Synopse
Péricope 347
PER347 - Les différents sévices et la flagellation

Consultation

Vous pouvez consulter l’annexe ANN027 : Le dernier repas de Pâque

Vous pouvez consulter l’annexe ANN028 : La journée juive au temps de Jésus

Vous pouvez consulter l’annexe ANN026 : L’heure de la crucifixion

Vous pouvez consulter l’annexe ANN031 : Les Souverains Sacrificateurs

Textes bibliques

Matthieu 27.26-31 (Louis Segond S21)

Alors Pilate leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait fouetter Jésus, il le livra à la crucifixion.

Les soldats du gouverneur conduisirent Jésus dans le prétoire et rassemblèrent toute la troupe autour de lui.

Ils lui enlevèrent ses vêtements et lui mirent un manteau écarlate.

Ils tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête, et ils lui mirent un roseau dans la main droite; puis, s'agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui en disant: «Salut, roi des Juifs!»

Ils crachaient sur lui, prenaient le roseau et le frappaient sur la tête.

Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui enlevèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.

Marc 15.16-20 (Louis Segond S21)

Les soldats conduisirent Jésus à l'intérieur de la cour, c'est-à-dire dans le prétoire, et ils rassemblèrent toute la troupe.

Ils lui mirent un habit pourpre et posèrent sur sa tête une couronne d'épines qu'ils avaient tressée.

Puis ils se mirent à le saluer: «Salut, roi des Juifs!»

Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui et se mettaient à genoux pour se prosterner devant lui.

Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui enlevèrent l'habit pourpre, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.

Luc 23.23-25 (Louis Segond S21)

Cependant ils insistaient à grands cris, demandant qu'il soit crucifié, et leurs cris l'emportèrent, [avec ceux des chefs des prêtres.]

Pilate décida de leur accorder ce qu'ils demandaient.

Il relâcha celui qui avait été mis en prison pour émeute et pour meurtre, et qu'ils réclamaient, et il livra Jésus à leur volonté.

Jean 19.1-4 (Louis Segond S21)

Alors Pilate ordonna de prendre Jésus et de le fouetter.

Les soldats tressèrent une couronne d'épines qu'ils posèrent sur sa tête et lui mirent un manteau de couleur pourpre.

Puis, [s'approchant de lui] ils disaient: «Salut, roi des Juifs!» et ils lui donnaient des gifles.

Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs: «Voilà, je vous l'amène dehors afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.»

Détails techniques

Lieu : La ville de Jérusalem, le prétoire devant le palais de Pilate

Date : le vendredi 1er avril, le matin tôt

Mode opératoire : Nous suivons maintenant Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Jean reprennent ces informations

Ponce Pilate ordonne que Jésus soit fouetté, espérant sans doute que les autorités religieuses se satisferaient de ce châtiment.

Commentaires

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_20 Le retour chez Ponce Pilate arrive vers 8 h. Marc 15.6-19 ; Matthieu 27.15-30 ; Luc 23.13-25 ; Jean 18.39-40 ; Jean 19.1-16 .

_21 La foule, rassemblée devant le palais de Ponce Pilate, exige la crucifixion. Matthieu 27.22 ; Marc 14.11-15 ; Luc 23.23 ; Jean 19.15 .

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

 

Commentaire :

La flagellation infligée à Jésus s’inscrit dans les pratiques romaines réservées aux condamnés à la crucifixion. Ce supplice, d’une extrême violence, précédait généralement l’exécution et affaiblissait considérablement le condamné qui devait mourir plus rapidement sur la croix ; certains y succombaient même avant d’atteindre la croix. Il ne s’agissait pas d’un excès isolé, mais d’une procédure assumée et banalisée par les soldats ( Matthieu 27.26 ; Jean 19.1 ).

Après la flagellation, les soldats romains ajoutent à la souffrance physique une humiliation volontaire. Ils revêtent Jésus d’un manteau, placent une couronne d’épines sur sa tête et se moquent de lui en le saluant comme « roi des Juifs » ( Marc 15.17-19 ; Jean 19.2-3 ). Ce geste souligne ironiquement le motif de sa condamnation, tourné en dérision par ceux-là mêmes qui l’exécutent.

Loin d’un simple châtiment, ces sévices traduisent une volonté de rabaisser et d’anéantir. Pourtant, malgré l’intensité des coups et des outrages, Jésus demeure conscient et maître de lui-même. Les récits évangéliques montrent qu’il conserve la capacité de parler et d’interagir jusqu’au moment de la crucifixion, ce qui souligne à la fois la dureté du supplice et sa résistance exceptionnelle ( Jean 19.4 ).

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