

Nous parvenons à la conclusion des trois auteurs. Deux factions se distinguent désormais : celle des religieux juifs, qui cherchent un moyen d’éliminer le Messie Jésus, et celle du peuple, une multitude qui l’admire et le loue.
Un fossé se creuse entre ces hommes, responsables religieux, et ce nouveau prédicateur. Nous sommes dans la deuxième année du ministère du Messie Jésus. Il est à noter que rapidement, les autorités religieuses ont décidé de chercher un moyen d’éliminer le Messie Jésus. Matthieu nous informe qu’il a été averti des intentions malveillantes de ces hommes. Il semble donc qu’au sein de ces religieux, une minorité désapprouvait ce projet.
Nous observons cette division avec les paroles de Caïphe, qui affirmait qu’il était préférable qu’un homme meure (Jean 18.14), et celles de Gamaliel, qui ne voulait pas prendre le risque de s’opposer à Dieu (Actes 5.34-39). Nous savons également, grâce aux conversions de Nicodème et de Joseph d’Arimathée, que le courant dirigé par le Souverain Sacrificateur Caïphe, majoritaire au sein du Sanhédrin, a rencontré une certaine opposition interne. L’intervention de Nicodème, affirmant qu’on ne condamne pas un homme sans l’avoir écouté, probablement lors d’une réunion du Sanhédrin, souligne également la divergence d’opinions parmi ces représentants religieux (Jean 7.45-53).
Nous discernons les raisons qui ont incité Matthieu, Marc et Luc à nous rapporter ce miracle : l’homme à la main sèche, le jour du sabbat. Ils souhaitaient visiblement souligner le fait que le Messie Jésus était menacé de mort. Le clivage est perceptible, avec d’un côté une classe dirigeante opposée, et de l’autre le peuple, les petits, les pauvres, les sans importance, favorables. Nous ne constatons pas d’indifférence !
Ce contexte délétère ne va pas empêcher le Messie Jésus de poursuivre son œuvre.