

Jean n’emploie pas le terme de Pâques, mais se réfère simplement à “la fête des Juifs”. Nous interprétons cela comme étant Pessa’h du lundi 14 nissan 3791, ce qui correspond au 24 mars 31.
La raison principale qui nous amène à interpréter cette célébration juive comme une fête de Pâques réside dans le fait que Jean la situe dans son texte entre deux autres événements similaires, en Jean 2.23 et Jean 6.4. Par conséquent, d’un point de vue chronologique, cette déduction semble cohérente. Le pèlerinage souligne l’importance de cette célébration. La forme littéraire semble indiquer une coutume, une normalité en ce qui concerne le déplacement. Certes, nous pourrions envisager une autre fête, mais cette hypothèse nous paraît moins plausible.
D’autre part, Luc 6.1 (PER076 : Jésus est le maître du sabbat) relate un événement qui a eu lieu le second sabbat après Pâques lors du retour de Jérusalem, et nous constatons effectivement que les blés en Galilée sont prêts à être moissonnés. Nous sommes donc bien au printemps. Le rapprochement s’effectue comme nous le constaterons, à travers la chronologie du texte de Marc.
Jean évoque ici un second pèlerinage, donc celui de la Pâque selon nous, que le Messie Jésus et ses disciples vont entreprendre. Ils resteront à Jérusalem au moins jusqu’au sabbat, jour de la guérison de l’homme infirme à la piscine de Bethesda.
Dix-huit mois se sont écoulés depuis le baptême de Jésus, le Messie. Lui et ses disciples observent avec rigueur les célébrations juives et les pèlerinages prescrits par le judaïsme. Ces événements représentent également une opportunité pour Jésus, le Messie, d’entrer en contact avec un grand nombre d’individus, dont certains sont issus de la diaspora et se sont rendus à Jérusalem pour le pèlerinage.
Le temps du début de printemps, très clément en Israël, permet facilement de dormir sous des tentes, comme le faisaient la plupart des pèlerins pauvres.
Nous constatons qu’en venant à Jérusalem, le Messie Jésus affronte automatiquement les autorités religieuses juives qui ne manquent jamais de le questionner. Le peuple apprécie de le voir reprendre ces pharisiens orgueilleux. Le parvis du Temple se transforme, à l’instar de l’Aréopage d’Athènes, en un lieu de débats enflammés.
Le Messie Jésus profite de ces attroupements pour annoncer son message, souvent sous forme de paraboles.