

Nous suivons la chronologie de Marc. Son expression : « Quelques jours après, Jésus revint à Capernaüm », signifie que, après la guérison de l’homme lépreux, il est revenu à Capernaüm. Matthieu précise qu’il a traversé la mer de Galilée en barque, ce qui suggère qu’il devait se trouver à quelques kilomètres de sa ville.
Il a peut-être traversé une ou plusieurs criques de cette mer. Le déplacement en barque lui évitait la bousculade avec la foule.
À Capernaüm, dans une maison, il débat avec des spécialistes de la loi ; Luc ajoute des pharisiens. Son arrivée n’est pas passée inaperçue, et les gens affluent, tous désireux de voir ce nouveau Maître.
Un paralytique, porté par quatre hommes selon Marc, ne pouvant traverser la foule, monte sur le toit-terrasse de la maison. Ils pratiquent une ouverture et, à l’aide de cordes, descendent le malheureux au milieu de la pièce.
La scène inoubliable met en évidence un autre point que la guérison de l’homme. « Mon ami, tes péchés te sont pardonnés. » Cette expression apparaît blasphématoire, car Dieu seul possède ce pouvoir. Les spécialistes de la loi comprennent la difficulté de la situation.
Le fossé continue de se creuser entre le Messie Jésus et ces hommes religieux incrédules. L’argumentation de ce récit, cité par les trois auteurs des synoptiques, démontre inévitablement sa divinité.
Le message est bien là ! Nous ne sommes pas face à une guérison de plus, mais à l’affirmation de la divinité du Messie Jésus.