Parabole
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Les paraboles

Pour plus d’informations

Introduction

Dans cette série, nous proposons d’examiner en détail les différentes paraboles énoncées par le Messie Jésus. Avant d’aborder ces enseignements, il convient d’analyser la réponse de celui-ci à la question posée par ses disciples :

 

Matthieu 13.10 (S21) :

« Les disciples s’approchèrent de lui et lui demandèrent : “Pourquoi leur parles-tu en paraboles ?” »

 

La réponse de Jésus peut sembler énigmatique :

 

[b]Matthieu 13.11[/b] (S21) :

« Il leur répondit : “Parce qu’il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du royaume des cieux, mais pas à eux.” »

 

Il précise ensuite :

 

Matthieu 13.13 (S21) :

« C’est pourquoi je leur parle en paraboles : parce qu’en voyant ils ne voient pas, et qu’en entendant ils n’entendent pas et ne comprennent pas. »

 

Le but du Messie Jésus était d’annoncer son message de manière accessible et transparente à son auditoire. Pourtant, on observe qu’il utilise parfois un langage symbolique, voire énigmatique, qui semble réservé à une minorité initiée. Ses disciples doivent solliciter des clarifications de sa part pour saisir pleinement la signification de certaines paraboles. Cela soulève une question importante : pourquoi recourir à une telle forme d’expression si l’intention était la clarté ?

La question de l’accès équitable à la vérité mérite d’être posée : chaque individu bénéficie-t-il réellement des mêmes chances d’y parvenir ? Le concept du royaume de Dieu invite aussi à réfléchir à son caractère exclusif ou universel. D’après 1 Timothée 2.4, où il est affirmé que Dieu veut que tous soient sauvés, il devient essentiel d’examiner si cette volonté s’accompagne d’une égalité réelle dans les opportunités offertes à chacun pour accéder au salut.

La question de l’utilisation des paraboles dans l’enseignement s’est également posée pour les disciples de Jésus. Ceux-ci ont constaté que le recours aux paraboles introduisait, selon eux, une difficulté supplémentaire pour la compréhension du message.

Il est nécessaire de fournir des précisions concernant cette situation.

Cette question a déjà été traitée dans l’annexe ANN078 : Les paraboles.

Qu’est-ce qu’une parabole ?

Une parabole, dans le contexte biblique, est un récit imagé et symbolique utilisé pour transmettre une vérité spirituelle. Le Messie Jésus les employait souvent pour enseigner des réalités spirituelles à travers des situations simples et familières.

Origine du mot :

Du grec parabolê (παραβολή) : signifie comparaison ou mise en parallèle.

En hébreu, le mot correspondant est mashal (משל), qui peut aussi désigner une énigme ou un proverbe.

Caractéristiques d’une parabole :

C’est un court récit tiré de la vie quotidienne (agriculture, famille, commerce…).

Elle contient une leçon spirituelle ou morale.

Elle invite à réfléchir, souvent sans donner une explication directe.

Elle s’adresse à l’intelligence du cœur autant qu’à celle de l’esprit.

 

Pourquoi Jésus parlait-il en paraboles ?

« Parce qu’en voyant ils ne voient point, et qu’en entendant ils n’entendent ni ne comprennent. » (Matthieu 13.13)

 

Cela signifie que les paraboles permettent à ceux qui sont ouverts à la vérité de la découvrir, tandis qu’elles restent voilées pour ceux qui ne veulent pas entendre

Ce verset fait écho à une prophétie d’Esaïe 6.9-10, où Dieu annonce que le peuple aura les yeux ouverts mais restera aveugle, les oreilles attentives mais restera sourd, par endurcissement volontaire.

Il convient de souligner que la compréhension demeure complexe, même pour ceux qui font preuve d’ouverture à la vérité. Les disciples s’adressaient régulièrement au maître afin d’obtenir des éclaircissements. Cette réalité soulève la question suivante : qu’en était-il alors des personnes extérieures, ne côtoyant pas directement le Messie Jésus ?

Quand le Messie Jésus a-t-il commencé à parler en paraboles ?

La question formulée par les disciples sur l’utilisation de la parabole comme mode d’expression survient après celle du semeur (Matthieu 13.1-9). Il ressort que ce dispositif rhétorique a suscité chez eux une certaine perplexité. Les disciples demandent donc, dès le soir même, une explication approfondie de cette parabole au Maître. Ce comportement indique qu’une partie notable de l’auditoire partageait ce questionnement, sans que l’on puisse attribuer celui-ci à un manque de discernement de la part des apôtres.

Il apparaît que certains opposants ont perçu ce message comme dénué de fondement, tandis que d’autres membres de l’auditoire sont repartis avec de nombreuses interrogations et ont établi des liens avec des propos précédemment évoqués.

Ce principe rhétorique a poussé certaines personnes à rechercher des explications. Ils avaient déjà entendu le Messie Jésus et en croisant toutes leurs informations ils étaient capables de tirer des enseignements de ces paraboles.

Il est constaté que les participants sont passés du statut d’auditeur passif à celui d’auditeur actif, ce qui a conduit à une mémorisation accrue de l’information.

Il est également envisageable que le Saint-Esprit soutienne les personnes sincères dans leur compréhension du message du Messie Jésus. Dans cette perspective, la parabole favoriserait un engagement plus profond entre l’individu et Dieu, transformant l’auditeur passif en acteur impliqué. Ainsi, la relation avec Dieu deviendrait essentielle pour accéder à la dimension spirituelle du message délivré par le Messie Jésus. Ce lien serait accessible à tous ceux qui recherchent la vérité avec intégrité.

Un événement majeur a-t-il causé ce changement ?

Nous lisons avec Matthieu 12.14 que les pharisiens cherchaient un moyen de faire mourir le Messie Jésus (PER078). Nous retrouvons la même information en Marc 3.6 et Luc 6.11 nous sommes après la fête de Pâque du 24 mars 31, donc très tôt dans le ministère du Messie Jésus, commencé 1.5 ans plus tôt. La situation se dégrade et nous devons replacer cet événement dans le contexte de l’époque ou la vie d’une personne ne pesait rien. Les autorités religieuses possédaient un grand pouvoir, non pas de condamner à mort mais provoquer un lynchage comme cela a failli se passer à Nazareth (Luc 4.16-30).

 

Jean 11.47-53

« Les grands prêtres et les pharisiens réunirent donc le Conseil suprême […] À partir de ce jour-là, ils décidèrent de le tuer. »

 

C’est donc à partir de cet événement que le Messie Jésus a changé sa méthode d’enseignement en proposant la parabole du semeur.

L’emploi des paraboles par le Maître a permis d’éviter des conflits susceptibles de compromettre l’efficacité de son message d’évangélisation auprès du peuple. Cette méthode offrait aux auditeurs opposés la possibilité d’interpréter le contenu selon leur propre perspective, tandis que ceux désireux d’approfondir comprenaient, avec l’aide de Dieu, le sens véritable du message.

Le réalisme du Messie Jésus

Avant la parabole du semeur (Matthieu 13.1-7), Jésus enseignait de manière directe et explicite. Mais à partir de ce moment, il commence à parler principalement en paraboles. Voici ce qui a changé :

Une opposition croissante

Les chefs religieux (scribes, pharisiens) rejettent son message et l’accusent même d’agir par le pouvoir de Béelzébul (Matthieu 12.24).

Ce rejet marque un durcissement du cœur de beaucoup, comme l’explique le Messie Jésus en citant le prophète Esaïe 6.9-10.

Une pédagogie adaptée à la situation

Jésus choisit les paraboles pour provoquer la réflexion sans confrontation directe.

Il sème la Parole comme un semeur généreux, même si tous les terrains ne sont pas fertiles.

Une révélation sélective

À ses disciples, le Messie Jésus explique : Les paraboles deviennent un voile pour ceux qui refusent de croire, et une lumière pour ceux qui cherchent (Matthieu 13.10-15, Marc 4.10-12 et Luc 8.9-10).

Une stratégie divine

Jésus ne force personne à croire. Il respecte la liberté intérieure de chacun. Les paraboles permettent à la vérité de germer lentement, selon la disposition du cœur.

En résumé, Jésus adapte son enseignement à la résistance spirituelle qu’il rencontre. Il ne cesse de semer, mais il laisse à chacun la responsabilité de recevoir ou rejeter la Parole.

L’endurcissement du cœur

Si nous regardons le texte de Esaïe 6.8-10 Nous pourrions imaginer que Dieu empêche les hommes de comprendre et de prendre ainsi les bonnes décisions.

Esaïe 6.8–10 (S21)

8 J’ai entendu le Seigneur dire : « Qui vais-je envoyer et qui va marcher pour nous ?» J’ai répondu : « Me voici, envoie-moi !»

9 Il a alors ordonné : « Va dire à ce peuple : ‘Vous aurez beau écouter, vous ne comprendrez pas, vous aurez beau regarder, vous ne saurez pas.’

10 Rends insensible le cœur de ce peuple, endurcis ses oreilles et ferme-lui les yeux pour qu’il ne voie pas de ses yeux, n’entende pas de ses oreilles, ne comprenne pas de son cœur, ne se convertisse pas et ne soit pas guéri. »

(Traduction Louis Segond S21)

Il n’en est rien, Dieu pensait que son peuple produirait de bons fruits et c’est le contraire qui se passe (Esaïe 5.3). Rien ne semble pouvoir changer le comportement de ce peuple, alors dans ces conditions Dieu accentue le problème. Vous avez endurci votre cœur au point que vous refusez de croire l’évidence alors moi aussi je vais endurcir votre cœur au point que vos yeux ne verront plus mes bénédictions et vos oreilles n’entendront plus la parole.

Nous retrouvons le même principe avec le pharaon d’Egypte, à partir de la sixième plaie, celle des ulcères, c’est Dieu qui endurcit le cœur de pharaon (Exode 9.12)

Le fait que Dieu endurcisse le cœur de Pharaon soulève une question fondamentale : jusqu’à quel point l’humain garde sa liberté quand Dieu intervient ? Le texte semble indiquer que Dieu confirme une résistance déjà présente. Pharaon choisit d’abord de refuser, puis Dieu lui permet d’aller au bout de son choix.

Le soleil fait fondre le beurre mais durcit l’argile. Ce n’est pas la lumière qui change, mais la nature du cœur qui réagit différemment.

Les pharisiens et une partie de la foule ont endurci leur cœur au point de ne plus reconnaitre les miracles réalisés par le Messie Jésus comme venant de Dieu mais de les attribuer au Diable.

Le Messie Jésus va respecter leur décision et pour leur permettre d’aller au bout de leur choix, il masquera à leur yeux son message de salut en utilisant la parabole.

La liberté de l’homme

Toute la difficulté pour Dieu réside dans la liberté qu’il a donnée à l’homme. L’apôtre Paul aborde ce sujet lorsqu’il évoque des vases d’honneur et de vase d’un usage vil dans Romains 9.21. Paul compare Dieu à un potier qui façonne des vases à partir d’une même masse d’argile, certains pour des usages nobles, d’autres pour des usages communs ou déshonorants.

Les vase d’honneur correspondent à des personne sanctifiée, utile à Dieu, consacrée à de bonnes œuvres (Romains 9.21, 2 Timothée 2.21).

Les vase d’un usage vil correspondent à des personnes qui résiste à Dieu, inutile ou presque entre Ses mains (Romains 9.21, 2 Timothée 2.20).

Interprétation théologique

Souveraineté divine et la responsabilité humaine : Paul souligne que Dieu a le droit de façonner chaque personne selon Son dessein. Mais cela ne signifie pas que certains sont condamnés d’avance. Au contraire, 2 Timothée 2.21 affirme que celui qui se purifie devient un vase d’honneur, donc il y a un choix personnel.

Vase de colère et vase de miséricorde : Romains 9.22-23 parle aussi de vases de colère (formés pour la perdition) et de vases de miséricorde (préparés pour la gloire). Cela montre que Dieu supporte avec patience ceux qui résistent, mais prépare avec amour ceux qui répondent à Son appel.

Une image du cœur humain : Comme l’argile entre les mains du potier, notre cœur peut être malléable ou durci. Dieu façonne, mais nous choisissons si nous voulons être utiles à Son œuvre ou non.

La parabole, avec son langage voilé, permet donc de respecter la liberté de ceux qui ne souhaite pas devenir des vases d’honneur pour reprendre la métaphore de l’apôtre Paul.

Le Messie Jésus, avec ces paraboles, ne s’adresse plus à une foule passive mais a des personnes obligées de réfléchir et d’effectuer des efforts pour comprendre le message. Même si elle ne percevait pas toutes les subtilités de ces prédications elle pouvait en saisir les grandes lignes ce qui était visiblement l’objectif du Maître.

Le Messie Jésus agit-il pour accomplir la prophétie ?

La prophétie d’Esaïe 6.9-10 évoque l’emploi de paraboles et Matthieu 13.14-15 le rappelle bien. Alors le Messie Jésus adapte-t-il sa façon d’enseigner en fonction des prophéties ?

Dans Luc 18.31 et Matthieu 26.56, le Messie Jésus affirme qu’il accomplit les écritures, prenant même des mesures concrète comme dans son entrée à Jérusalem (Matthieu 21.1-7) lorsqu’il demande un ânon. Il devait respecter la prophétie de Zacharie 9.9.

Lors du dernier repas avec l’institution de la Cène : il parle du sang de l’alliance, accomplissant Jérémie 31.31 sur la nouvelle alliance.

Juste avant la crucifixion entre deux brigands le Messie Jésus cite Esaïe 53.12, et même dans Luc 22.37, il dit : « … il faut que cette parole qui est écrite s’accomplisse en moi : ‘Il a été mis au nombre des malfaiteurs ; et ce qui me concerne arrive à sa fin.’ »

Nous constatons donc un lien parfait entre les prophéties et les actions du Messie Jésus.

Mais il ne force pas l’accomplissement. Le Messie Jésus n’agit pas comme un acteur jouant un rôle, mais comme quelqu’un qui incarne pleinement ce que les prophéties annoncent.

Il vit en harmonie avec la volonté du Père, et les prophéties sont l’expression de cette volonté.

En résumé, le Messie Jésus agit avec une conscience prophétique. Il accomplit les Ecritures, non par calcul, mais par fidélité à sa mission. Il est le Verbe fait chair, et les prophéties sont comme des empreintes divines qu’il vient révéler en pleine lumière.

Les bénéfices liés à l’utilisation de la parabole

Les paraboles éclairent ceux qui cherchent avec foi, mais restent obscures pour ceux qui écoutent sans ouverture de cœur. Cela évite les conflits.

Une parabole comme celle du semeur ou du fils prodigue parle à chacun selon son vécu. Elle invite à la réflexion personnelle plutôt qu’à une compréhension immédiate. Elle touche ainsi les consciences.

Plutôt que d’imposer une vérité, le Messie Jésus propose une histoire qui laisse place à la méditation et à l’interprétation, mais aussi à la recherche de Dieu. L’enseignement est ainsi proposé en douceur.

Les paraboles sont courtes et imagées. Elles utilisent des éléments du quotidien (semences, bergers, pièces perdues) pour illustrer des réalités spirituelles. Le temps d’écoute et de concentration se trouve donc réduit par rapport à une démonstration plus académique. L’image favorise la mémorisation.

Elles sont riches en symboles. Chaque détail peut porter un sens caché, mais le message principal reste centré sur le Royaume de Dieu. Chacun peut comprendre en fonction de son vécu.

Elles possèdent un caractère universel et intemporel : Même aujourd’hui, elles résonnent dans la vie de l’homme du 21ème siècle, même si le semeur n’est plus une image actuelle. Les timbres Français représentaient pendant de longues années une semeuse.

Ces récits ne sont pas de simples contes : ce sont des fenêtres ouvertes sur le mystère du Royaume, des invitations à voir le monde avec les yeux de Dieu.

Liste des paraboles explicitement désignées comme telles dans le texte

Voici une sélection de paraboles de Jésus dans les Évangiles où le texte précise explicitement qu’il s’agit d’une parabole (souvent introduite par des expressions comme « Il leur dit cette parabole » ou « Il leur proposa une autre parabole ») :

Paraboles clairement identifiées dans le texte

1_ Le semeur, (Matthieu 13.3), « Il leur parla en paraboles… »

2_ L’ivraie, (Matthieu 13.24) « Il leur proposa une autre parabole… »

3_ Le grain de moutarde, (Matthieu 13.31, Marc 4.30, Luc 13.18), « Il leur proposa une autre parabole… »

4_ Le levain, (Matthieu 13.33, Luc 13.20), « Il leur dit cette autre parabole… »

5_ Le trésor caché, (Matthieu 13.44), « Le royaume des cieux est encore semblable… »

6_ La perle de grand prix, (Matthieu 13.45), « Le royaume des cieux est encore semblable… »

7_ Le filet, (Matthieu 13.47), « Le royaume des cieux est encore semblable… »

8_ Le figuier stérile, (Luc 13.6), « Il dit aussi cette parabole… »

9_ Le fils prodigue, (Luc 15.11), « Jésus dit encore… » (dans une série de paraboles)

10_ La brebis perdue, (Luc 15.3), « Il leur dit cette parabole… »

11_ La drachme perdue, (Luc 15.8), « Ou quelle femme… » (dans la continuité des paraboles)

12_ Le riche insensé, (Luc 12.16), « Il leur dit cette parabole… ».

13_ Le grand souper, (Luc 14.16), « Jésus lui répondit : Un homme donna un grand souper… »

14_ Le figuier et tous les arbres, (Luc 21.29), « Il leur dit une parabole… »

15_ Le juge inique, (Luc 18.1), « Jésus leur adressa une parabole… »

16_ Le pharisien et le publicain, (Luc 18.9), « Il dit aussi cette parabole… »

17_ Les méchants vignerons, (Matthieu 21.33, Marc 12.1, Luc 20.9), « Écoutez une autre parabole… »

18_ Les dix vierges, (Matthieu 25.1), « Alors le royaume des cieux sera semblable… »

19_ Les talents, (Matthieu 25.14), « Il en sera comme d’un homme… »

20_ Le serviteur impitoyable, (Matthieu 18.23), « C’est pourquoi le royaume des cieux est semblable… »

21_ L’intendant infidèle, (Luc 16.1), « Jésus dit aussi à ses disciples… » (introduit comme parabole)

Ces 21 paraboles sont explicitement désignées comme telles dans le texte biblique, souvent pour souligner leur portée symbolique et spirituelle. D’autres récits de Jésus peuvent être considérés comme des paraboles par leur structure, mais ne sont pas toujours nommés ainsi dans le texte.

Les autres paraboles

Paraboles implicites dans les Évangiles : ces récits ne sont pas explicitement identifiés comme des « paraboles » dans le texte, mais ils sont reconnus par les chercheurs comme relevant de cette catégorie.

1_Le récit du Bon Samaritain (Luc 10.25-37) présente une histoire énoncée par Jésus en réponse à la question « Qui est mon prochain ? », sans introduction explicite en tant que parabole. Ce récit sert d’illustration au commandement d’aimer son prochain.

2_Le Fils Prodigue (Luc 15.11-32), présenté par la phrase « Un homme avait deux fils… ». Cette histoire illustre la miséricorde du père et la réaction du frère aîné face au pardon.

3_Le Pharisien et le Publicain (Luc 18.9-14), présenté comme une histoire destinée à un public s’estimant juste. Objectif : Mettre en évidence les dangers de l’orgueil spirituel et promouvoir la vertu de l’humilité.

4_Le récit du Riche et de Lazare (Luc 16.19-31) n’emploie pas explicitement le terme « parabole », mais il s’agit d’une représentation symbolique de la justice divine. Sa fonction principale est d’offrir un avertissement concernant l’usage des richesses et la dureté du cœur.

5_Les Deux Fils (Matthieu 21.28-32). Dans ce passage, le Messie Jésus interroge son auditoire : « Que vous en semble ? » puis présente une histoire. L’objectif principal est de mettre en lumière l’hypocrisie religieuse.

6_Le Serviteur Impitoyable (Matthieu 18.23-35) commence par « C’est pourquoi le Royaume des cieux est semblable à… » et illustre l’importance du pardon mutuel.

Pour quelles raisons ces éléments ne sont-ils pas désignés sous le terme de paraboles ?

Le mot grec parabolè n’est pas toujours utilisé, car Jésus varie ses styles : récit, comparaison, allégorie, exemple. Dans la tradition juive, le mot mashal englobe plusieurs formes : proverbes, énigmes, fables, etc. Les évangélistes ne cherchent pas à classifier les discours du Messie Jésus, mais à transmettre leur puissance.

Cette liste couvre les paraboles implicites les plus connues, mais elle n’est pas exhaustive. En fait, il existe entre quarante et cinquante paraboles dans les Évangiles, et certaines sont très brèves, métaphoriques, ou imbriquées dans des dialogues, ce qui les rend difficiles à classifier. Les spécialistes comme Joachim Jeremias ou Charles Harold Dodd ont tenté de les regrouper en catégories : paraboles, comparaisons, allégories, exemples, etc.

Voici quelques autres récits ou images de Jésus qui fonctionnent comme des paraboles sans être nommés comme tels :

Exemples supplémentaires de paraboles implicites

La lampe sur le support (

Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
,
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
, Luc 8.16) : Une image simple, mais puissante sur la visibilité du témoignage.

Le figuier stérile (

Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
) : Une mise en garde sur la stérilité spirituelle.

Le riche insensé (

Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
) : Une critique de l’avidité et de la sécurité illusoire.

Les serviteurs vigilants (

Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
,
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
) : Appel à la vigilance dans l’attente du retour du maître.

Le prêteur et les deux débiteurs (

Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
) : Une parabole miniature insérée dans un dialogue avec Simon le Pharisien.

Ce thème est examiné plus en détail dans l’annexe ANN078 : les paraboles. Cette section comprend l’analyse de quarante deux paraboles, qui représente la liste la plus complète identifiée par nos recherches.

Conclusion

Nous avons repris dans cette introduction aux paraboles certains points déjà développés dans l’annexe ANN078 : les paraboles. Cependant ces deux études se complètent. L’avantage le plus important, selon notre analyse, pour l’homme d’aujourd’hui reste le caractère intemporel de ces enseignements que nous pouvons facilement transposer de nos jours.

Nous proposerons prochainement sur notre site une série d’illustrations contemporaines pour représenter ces enseignements du Messie Jésus. Ces visuels seront présentés sous forme de carrousel, accompagnés du texte biblique correspondant. Cette initiative permettra de mettre en évidence la proximité des sentiments et de la réflexion entre l’homme du premier siècle et l’homme contemporain.

Il est notable que l’enseignement du Messie Jésus, transmis au travers de ses paraboles, a permis à des générations d’hommes et de femmes d’être interpellés par ces illustrations et de les intégrer dans le contexte de leur vie contemporaine.

Il apparait évident que lorsque le Messie Jésus parlait à la foule son enseignement était aussi destinés aux nombreuses futures générations. Nous pourrions aussi nous demander si cet aspect n’a pas aussi influencé le Maître ?