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Les différentes bibles
Il n'existe pas plusieurs Bibles mais différentes traductions des mêmes textes sources grecs et hébreux. L'évolution du langage nécessite des révisions régulières. Les catholiques incluent 7 livres deutérocanoniques absents du canon protestant. La traduction du 'Monde Nouveau' des Témoins de Jéhovah est critiquée pour ses choix orientés théologiquement.
Niveau : Simple Public : Debutant
INF012Les différentes bibles
I Cet article intitulé 'Les différentes bibles' aborde une question fondamentale et souvent mal comprise par les lecteurs : l'existence de plusieurs versions de la Bible ne signifie pas qu'il existe plusieurs Bibles différentes dans leur contenu originel. L'auteur commence par poser un principe essentiel : il n'existe qu'une seule Bible, dont les textes sources sont en grec pour le Nouveau Testament et en hébreu pour l'Ancien Testament. Ce que nous appelons couramment 'différentes bibles' ne sont en réalité que des traductions ou des révisions successives de ces mêmes textes originaux. L'article souligne d'abord la distinction entre la Bible hébraïque et la Bible chrétienne. La Bible hébraïque, utilisée dans le judaïsme, ne contient que ce que les chrétiens appellent l'Ancien Testament. Cette précision est importante pour comprendre les différences de canon entre les traditions religieuses. Une mention critique est faite concernant la traduction dite du 'Monde Nouveau', utilisée par les Témoins de Jéhovah. L'auteur indique que cette version fait l'objet de critiques sérieuses de la part de spécialistes en raison de choix de traduction jugés orientés idéologiquement et théologiquement.
II Ces choix auraient été effectués dans le but de rendre le texte conforme à la théologie propre aux Témoins de Jéhovah, ce que certains experts considèrent comme malhonnête et indéfendable sur le plan académique et exégétique. L'article explique ensuite la raison principale qui justifie la multiplicité des traductions : l'évolution naturelle du langage au fil du temps. Les mots changent de sens, certains termes tombent en désuétude ou deviennent incompréhensibles pour les lecteurs contemporains. Il est donc nécessaire de procéder à des adaptations linguistiques successives afin que le texte biblique reste accessible et compréhensible pour chaque génération de lecteurs. Cette réalité linguistique explique pourquoi nous disposons aujourd'hui d'un grand nombre de traductions différentes. L'auteur donne des exemples concrets de ce phénomène de révision en mentionnant les différentes versions de la traduction de Louis Segond et d'Augustin Crampon. Ces deux noms sont des références majeures dans le monde de la traduction biblique francophone. Louis Segond, traducteur protestant du XIXe siècle, a produit une traduction qui a été révisée plusieurs fois pour rester en phase avec l'évolution de la langue française.
III Augustin Crampon, traducteur catholique, a suivi un processus similaire. Ces révisions ne constituent pas des modifications du fond théologique ou du contenu scripturaire, mais simplement des mises à jour linguistiques destinées à améliorer la lisibilité et la compréhension du texte. Enfin, l'article aborde la question du canon biblique, c'est-à-dire la liste officielle des livres reconnus comme faisant partie de la Bible. Il note une différence importante entre les traditions catholique et protestante : les catholiques ont intégré dans leurs traductions sept livres supplémentaires par rapport au canon protestant, livres que l'on appelle deutérocanoniques (terme utilisé par les catholiques) ou apocryphes (terme préféré par les protestants). Ces livres se trouvent exclusivement dans l'Ancien Testament et comprennent des ouvrages comme Tobie, Judith, les Maccabées, la Sagesse, le Siracide, Baruch et des ajouts à Daniel et Esther. En résumé, cet article constitue une introduction claire et pédagogique aux questions relatives aux traductions bibliques et aux différences canoniques entre traditions chrétiennes. Il démystifie l'idée qu'il existerait plusieurs Bibles fondamentalement différentes, tout en reconnaissant les variations légitimes dues à l'histoire, la linguistique et les traditions ecclésiastiques. Il met également en garde contre certaines traductions à visée doctrinale partisane.
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La Bible Segond 1910
La Bible Segond 1910 est la première révision majeure de la traduction biblique de Louis Segond, réalisée après sa mort sous l'égide de la British and Foreign Bible Society. Fidèle aux textes hébreux et grecs originaux, elle corrige les erreurs et modernise légèrement le langage pour une meilleure accessibilité. Largement adoptée par les communautés protestantes francophones, elle est devenue une référence incontournable pendant des décennies et a posé les bases des révisions bibliques ultérieures.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
INF076La Bible Segond 1910
I La Bible Segond 1910 représente une étape fondamentale dans l'histoire de la traduction biblique en langue française. Pour comprendre l'importance de cette révision, il convient de revenir brièvement sur son contexte historique et ecclésial. Louis Segond (1810-1885) fut un théologien et traducteur genevois qui consacra une grande partie de sa vie à produire une traduction complète de la Bible en français à partir des langues originales, l'hébreu pour l'Ancien Testament et le grec pour le Nouveau Testament. Sa traduction originale, publiée en 1880, fut rapidement reconnue pour sa rigueur philologique et sa qualité littéraire. Elle devint une référence incontournable pour les communautés protestantes francophones. Cependant, après le décès de Louis Segond en 1885, il apparut nécessaire de procéder à une révision de ce travail pionnier. C'est ainsi que la révision de 1910 fut entreprise, sous l'égide de la British and Foreign Bible Society, institution missionnaire britannique dont la vocation était précisément de diffuser les Écritures dans le plus grand nombre de langues et de versions possible. Le caractère posthume de cette révision est un élément important à souligner.
II Il impliquait que les réviseurs devaient à la fois demeurer fidèles à l'esprit et à la méthode de Louis Segond, tout en procédant aux ajustements nécessaires pour améliorer la qualité du texte. L'objectif principal était triple : corriger les éventuelles erreurs présentes dans la traduction originale, améliorer la précision grammaticale et syntaxique du texte français, et éliminer les ambiguïtés qui pouvaient nuire à la compréhension du message biblique. Sur le plan des caractéristiques principales, la révision de 1910 se distingue par plusieurs traits notables. Premièrement, elle a maintenu une fidélité rigoureuse aux textes sources hébreux et grecs, conformément à la tradition protestante qui accorde une place centrale à l'autorité des Écritures dans leur langue originale. Deuxièmement, elle a procédé à une modernisation partielle du langage, afin de rendre le texte plus accessible aux lecteurs francophones du début du XXe siècle, sans pour autant sacrifier la beauté et la dignité du style littéraire hérité de Segond. Troisièmement, une attention particulière fut portée à l'accessibilité du texte pour la lecture publique dans les assemblées chrétiennes et pour les études bibliques personnelles. L'impact de la révision de 1910 sur le protestantisme francophone a été considérable et durable. Cette version est rapidement devenue la Bible de référence pour des générations entières de croyants francophones, aussi bien en France, en Suisse, en Belgique que dans les pays francophones d'Afrique et d'ailleurs.
III Elle a accompagné la vie liturgique, la prédication, l'enseignement catéchétique et la dévotion personnelle de millions de chrétiens pendant plusieurs décennies. L'héritage de la Segond 1910 est également visible dans les révisions bibliques ultérieures. Elle a posé un cadre de référence stylistique et théologique qui a influencé des projets comme la Nouvelle Bible Segond (NBS) publiée en 2002, ou la Segond 21, qui cherchaient chacune à actualiser le travail de Segond tout en honorant son héritage. Aujourd'hui encore, la Bible Segond 1910 conserve une place affective et spirituelle importante pour de nombreux croyants francophones, qui y trouvent une prose élégante et un vocabulaire biblique familier transmis de génération en génération. Elle demeure un témoignage précieux de l'engagement des traducteurs et des sociétés bibliques à rendre la Parole de Dieu accessible à tous les peuples dans leur propre langue. En résumé, la Bible Segond 1910 est bien plus qu'une simple révision technique : elle incarne une vision missionnaire et pastorale de la diffusion des Écritures, et elle constitue un maillon essentiel dans la longue chaîne de la transmission de la Bible en français.
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La Bible Scofield
La Bible Scofield (Version Revue 1975) est une révision de la traduction de Louis Segond enrichie des notes de référence du théologien américain C.I. Scofield. Elle intègre des annotations doctrinales, des références croisées, des schémas et des cartes géographiques. Outil majeur dans les milieux évangéliques et fondamentalistes, elle popularise le dispensationalisme et reste largement utilisée pour l'étude approfondie des Écritures.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
INF077La Bible Scofield
I La Bible Scofield, également connue sous le nom de Version Revue 1975, représente une étape importante dans l'histoire des outils d'étude biblique en langue française. Il s'agit d'une révision de la célèbre traduction de Louis Segond, enrichie des notes de référence élaborées par Cyrus Ingerson Scofield, théologien américain né en 1843 et décédé en 1921. Cette combinaison entre un texte biblique reconnu et un appareil annotatif exhaustif en fait un instrument d'étude particulièrement apprécié dans les milieux évangéliques et fondamentalistes. C.I. Scofield était un avocat converti au christianisme qui devint pasteur congrégationaliste. Il est surtout connu pour avoir élaboré un système d'interprétation dispensationaliste de la Bible, une approche théologique qui divise l'histoire de l'humanité en plusieurs périodes distinctes appelées dispensations, au cours desquelles Dieu traite différemment avec l'homme selon un plan précis. Ses notes de référence, initialement publiées en anglais en 1909 sous le titre Scofield Reference Bible, ont connu un succès mondial et ont profondément influencé la pensée évangélique du XXe siècle. La révision française de 1975 intègre ces notes dans le cadre de la traduction de Louis Segond, elle-même une référence majeure dans le protestantisme francophone depuis sa publication complète en 1880.
II Louis Segond, théologien genevois, avait produit une traduction rigoureuse et élégante directement à partir des textes originaux hébreux et grecs, qui est restée pendant plus d'un siècle la version protestante de référence dans les pays francophones. Les caractéristiques principales de la Bible Scofield révisée en 1975 sont nombreuses et diversifiées. Premièrement, les annotations de Scofield constituent le cœur de cet outil : elles couvrent des domaines aussi variés que la théologie systématique, l'histoire biblique, la prophétie eschatologique, la chronologie biblique et l'interprétation des textes difficiles. Ces notes sont disposées dans les marges ou en bas de page, permettant au lecteur de consulter simultanément le texte sacré et le commentaire correspondant. Deuxièmement, cette Bible intègre un système de références croisées particulièrement développé, permettant à l'étudiant de comparer des passages entre eux, d'établir des liens thématiques entre l'Ancien et le Nouveau Testament, et de suivre le fil directeur des grandes doctrines bibliques à travers l'ensemble des Écritures. Ce système favorise une lecture cohérente et une compréhension globale du message biblique. Troisièmement, la version de 1975 contient des plans, des schémas synthétiques et des cartes géographiques qui facilitent la visualisation des contextes historiques, géographiques et culturels dans lesquels se déroulent les événements bibliques. Ces outils visuels sont particulièrement précieux pour les étudiants débutants ou intermédiaires qui cherchent à s'orienter dans l'univers complexe de la géographie du Proche-Orient ancien.
III L'importance de la Bible Scofield dans le paysage théologique protestant est considérable. Elle a contribué à populariser le dispensationalisme, une école herméneutique qui distingue notamment le peuple d'Israël et l'Église comme deux entités distinctes dans le plan de Dieu, avec des promesses et des destinées différentes. Cette vision a influencé de nombreux mouvements évangéliques, pentecôtistes et fondamentalistes, ainsi que des approches contemporaines de la prophétie biblique liées à l'État d'Israël et aux événements de la fin des temps. Cependant, les notes de Scofield ne font pas l'unanimité dans le monde théologique. Certains spécialistes et théologiens critiquent le dispensationalisme pour ses interprétations littérales parfois rigides des prophéties de l'Ancien Testament, ou pour sa tendance à introduire des distinctions doctrinales que d'autres courants théologiques ne reconnaissent pas. Il est donc important de lire cet outil en gardant à l'esprit qu'il représente une interprétation théologique particulière parmi d'autres. Malgré ces critiques, la Bible Scofield demeure un outil d'étude largement utilisé, particulièrement dans les communautés évangéliques francophones. Sa combinaison du texte de Louis Segond, reconnu pour sa qualité littéraire et sa fidélité aux originaux, avec les ressources pédagogiques et doctrinales des notes scofieldiennes en fait un compagnon précieux pour quiconque souhaite approfondir sa connaissance des Écritures dans une perspective dispensationaliste.
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La Nouvelle Édition de Genève
La Nouvelle Édition de Genève (NEG 1979) est une révision de la traduction de Louis Segond, publiée par la Société Biblique de Genève. Elle modernise le langage tout en restant fidèle aux manuscrits hébreux et grecs originaux. Largement adoptée dans les églises protestantes francophones, elle est appréciée pour sa clarté, sa précision et son utilité dans les études bibliques et l'enseignement théologique.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
INF078La Nouvelle Édition de Genève
I La Nouvelle Édition de Genève (NEG), également désignée sous l'appellation NEG 1979, représente une étape significative dans l'histoire de la traduction biblique en langue française. Publiée en 1979 par la Société Biblique de Genève, cette révision s'inscrit dans la continuité directe de la traduction historique de Louis Segond, tout en cherchant à répondre aux besoins des lecteurs francophones contemporains. Son élaboration répond à une double exigence : d'une part, moderniser le langage vieillissant de la version Segond originale du XIXe siècle, et d'autre part, conserver une fidélité rigoureuse aux textes sources hébreux et grecs qui constituent le fondement de toute traduction biblique sérieuse. Le contexte dans lequel cette révision a vu le jour est important à comprendre. La traduction de Louis Segond, réalisée au XIXe siècle, avait acquis une place centrale dans les milieux protestants francophones. Cependant, l'évolution naturelle de la langue française au fil des décennies avait rendu certains passages moins accessibles pour les lecteurs modernes. La Société Biblique de Genève a donc entrepris un travail de révision linguistique approfondi, visant à actualiser le vocabulaire et les tournures stylistiques sans trahir le sens original des Écritures. Parmi les caractéristiques fondamentales de la NEG 1979, on note en premier lieu sa fidélité aux manuscrits anciens.
II Les traducteurs se sont appuyés sur les manuscrits les plus anciens et les plus fiables disponibles à cette époque, garantissant ainsi une traduction ancrée dans les meilleures sources textuelles. Cette démarche philologique rigoureuse distingue la NEG des traductions purement dynamiques qui privilégient la lisibilité au détriment de la précision littérale. En deuxième lieu, la révision linguistique constitue un apport majeur de cette édition. Le texte a été retravaillé pour être plus fluide et compréhensible, en tenant compte des évolutions de la langue française tout en maintenant un registre soutenu, propre à la lecture liturgique et à l'étude théologique. Cette attention portée à la clarté du texte a permis à la NEG 1979 de devenir une version de référence dans de nombreuses communautés protestantes francophones. L'importance de la NEG 1979 se mesure également à son usage étendu. Elle est devenue l'une des versions les plus répandues dans les églises protestantes de langue française, que ce soit en France, en Suisse, en Belgique, ou dans d'autres régions francophones du monde. Sa popularité repose sur l'équilibre qu'elle réalise entre fidélité aux textes originaux et accessibilité pour le lecteur contemporain, ce qui en fait un outil précieux aussi bien pour la lecture personnelle que pour le culte public.
III Par ailleurs, la NEG 1979 est largement utilisée comme base pour les études bibliques et les commentaires théologiques. Les pasteurs, théologiens et enseignants l'ont adoptée comme texte de référence, appréciant sa précision et sa clarté pour l'exégèse et l'enseignement. Elle constitue ainsi un pont entre la tradition traductologique protestante héritée de la Réforme et les exigences de la pédagogie biblique moderne. Il convient également de situer la NEG 1979 dans l'histoire plus large des traductions de la Bible en français. Depuis la traduction d'Olivétan au XVIe siècle, en passant par les diverses révisions Segond, la tradition protestante francophone a toujours accordé une grande importance à la qualité et à la fidélité des traductions bibliques. La NEG 1979 s'inscrit dans cette longue tradition en apportant une contribution durable à la transmission des Écritures en langue française. En conclusion, la Nouvelle Édition de Genève de 1979 représente une révision biblique majeure qui a su moderniser l'héritage de Louis Segond tout en restant profondément ancrée dans la rigueur exégétique et la fidélité aux textes originaux. Son adoption large dans les milieux protestants francophones témoigne de la réussite de ce projet éditorial et de son adéquation avec les besoins des communautés chrétiennes contemporaines de langue française.
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La Bible à la Colombe
La Bible à la Colombe est une révision de la traduction Segond 1910, publiée en 1978 par l'Alliance Biblique Française. Issue d'un travail de 25 ans par des experts belges, français et suisses, elle vise à moderniser le langage et à se rapprocher des manuscrits originaux. Prisée dans les milieux protestants francophones, elle tire son nom de la colombe ornant sa couverture.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
INF079La Bible à la Colombe
I La Bible à la Colombe est une version française de la Bible qui occupe une place particulière dans l'histoire de la traduction biblique francophone. Il s'agit d'une révision approfondie de la célèbre traduction de Louis Segond, plus précisément de la version Segond 1910, publiée en 1978 sous l'égide de l'Alliance Biblique Française. L'origine de ce projet remonte à 1952, lorsqu'un comité de révision spécialisé fut constitué dans le but de moderniser et d'améliorer la traduction de Segond. Ce comité réunissait des experts issus de trois pays francophones : la Belgique, la France et la Suisse. Il était composé de théologiens, de pasteurs et de linguistes, garantissant ainsi une approche à la fois rigoureuse sur le plan théologique et attentive aux exigences linguistiques de la langue française contemporaine. Le travail de révision s'est étalé sur une période remarquablement longue d'environ 25 ans, témoignant du soin et de la minutie apportés à cette entreprise.
II Cette durée illustre la complexité de la tâche entreprise : il ne s'agissait pas simplement de corriger quelques termes désuets, mais de procéder à une révision systématique du texte afin de le rendre plus fidèle aux manuscrits originaux tout en le rendant accessible aux lecteurs modernes. L'objectif principal de cette révision était double. D'une part, les réviseurs cherchaient à se rapprocher davantage des textes sources originaux, en intégrant les avancées de la critique textuelle et les découvertes manuscrites réalisées au cours du XXe siècle. D'autre part, ils souhaitaient éliminer les archaïsmes présents dans la traduction de 1910 et adopter un langage plus contemporain, facilitant ainsi la compréhension du texte biblique par les lecteurs du XXe siècle. Le nom de cette version, la Bible à la Colombe, est directement inspiré de son iconographie : la couverture de cette édition est ornée d'une colombe en vol, symbole traditionnel du Saint-Esprit dans la tradition chrétienne, qui a donné son identité visuelle à cette traduction et permis de la distinguer facilement des autres versions disponibles sur le marché. Sur le plan de sa réception et de son usage, la Bible à la Colombe s'est imposée comme une référence particulièrement appréciée au sein des communautés protestantes francophones.
III Elle est utilisée dans de nombreuses églises et communautés chrétiennes qui lui font confiance pour la lecture publique, l'enseignement et la dévotion personnelle. Son ancrage dans la tradition Segond lui confère une familiarité pour les lecteurs habitués à cette lignée de traductions, tout en offrant une version révisée et améliorée. Depuis sa publication originale en 1978, la Bible à la Colombe a fait l'objet d'une mise à jour récente, avec une nouvelle mise en page et des notes actualisées, afin de maintenir sa pertinence et son accessibilité pour les lecteurs contemporains. Cette actualisation témoigne de la volonté de ses éditeurs de continuer à proposer un outil biblique à la fois fiable et moderne. Dans le contexte plus large de l'histoire des traductions françaises de la Bible, la Bible à la Colombe représente un maillon important de la chaîne des révisions successives de la traduction Segond, aux côtés d'autres versions comme la Nouvelle Bible Segond (NBS) ou la Segond 21. Elle illustre la démarche constante des traducteurs et théologiens francophones visant à rendre le texte sacré toujours plus accessible et fidèle, en dialogue permanent avec les progrès de la recherche biblique et les évolutions de la langue française.
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LGH002
Louis SEGOND
Louis Segond, théologien suisse, a traduit la Bible en français. Sa version, basée sur le texte massorétique et le Textus Receptus, reste une référence majeure pour les protestants francophones. Sa traduction fidèle des Écritures a été révisée après sa mort et continue d'être utilisée aujourd'hui.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
LGH002Louis SEGOND
I L'article se concentre sur la vie et l'œuvre de Louis Segond, un théologien suisse célèbre pour sa traduction de la Bible en français. Né en 1810 à Plainpalais, près de Genève, Segond a d'abord étudié les sciences naturelles et la médecine avant de se tourner vers la théologie. Il a servi comme pasteur de l'Église nationale de Genève à Chêne-Bougeries pendant 24 ans. En 1872, il devint professeur d'Ancien Testament à l'académie de Genève.
II Segond a traduit l'Ancien Testament sur la demande de la Compagnie des pasteurs de Genève entre 1864 et 1871, et le Nouveau Testament entre 1874 et 1880. Sa traduction, réalisée principalement à partir du texte massorétique pour l'Ancien Testament et du texte grec pour le Nouveau Testament, est réputée pour sa fidélité aux textes originaux. Après sa mort, sa traduction a été révisée en 1910 par la British and Foreign Bible Society. Cette Bible, plus tard version S21, reste un pilier dans les églises protestantes francophones.
III Le texte massorétique et le Textus Receptus ont servi de bases essentielles pour cette traduction. L'article souligne l'importance de son œuvre qui continue d'influencer le protestantisme moderne.