Un chemin de sabbat
Dans les Actes, Luc précise que les disciples retournèrent à Jérusalem depuis le mont des Oliviers, qui se trouve :
« près de Jérusalem, à la distance d’un chemin de sabbat » ( Actes des apôtres 1.12 ).
Le « chemin de sabbat » était une distance maximale que la tradition juive autorisait à parcourir le jour du sabbat. Cette distance était d’environ 2 000 coudées, soit entre 800 et 1 100 mètres selon les mesures retenues. La valeur généralement admise est d’environ 900 mètres.
L’ascension s’est donc déroulée à une distance inférieure ou voisine d’un kilomètre de Jérusalem. Cela correspond parfaitement au mont des Oliviers, dont le sommet occidental n’est séparé de la ville que par la vallée du Cédron.
Il faut également noter que Luc 24.50 précise que Jésus conduisit ses disciples « jusque vers Béthanie » ( Luc 24.50 ). Or le village de Béthanie lui-même se trouvait à environ 15 stades de Jérusalem, soit près de 2,8 km ( Jean 11.18 ). Il est donc vraisemblable que l’ascension ne se soit pas produite dans le village même de Béthanie, mais sur le versant oriental du mont des Oliviers, en direction de Béthanie, dans une région intermédiaire située à moins d’un kilomètre de Jérusalem.
Ainsi, les deux indications de Luc peuvent être harmonisées :
- lieu général : le mont des Oliviers ;
- direction : vers Béthanie ;
- distance de Jérusalem : environ 800 à 1 000 mètres ( Actes des apôtres 1.12 ).
Plusieurs exégètes considèrent d’ailleurs que le lieu traditionnel de l’ascension, situé sur le sommet du mont des Oliviers, correspond assez bien à cette indication donnée par Luc.