Annexe
Annexe 81
L’accomplissement des prophéties

Sommaire

Pour plus d’informations

Vous pouvez consulter le chapitre : Les prophéties

Introduction

Dans le chapitre intitulé « La prophétie », nous avons identifié 12 points spécifiques dans la première partie de nos Bibles, l’Ancien Testament, qui se réfèrent indubitablement au Messie.

De plus, nous avons relevé 12 autres points qui, bien qu’initialement ne semblant pas liés au Messie, ont été mis en lumière par divers événements de la vie de Jésus. Ces éléments constituent des prophéties en ce sens qu’ils décrivent le Messie plusieurs siècles avant son arrivée dans le monde.

Certaines de ces prophéties ont d’abord trouvé une réalisation dans le contexte politique de l’époque où elles ont été annoncées, puis une seconde interprétation avec la venue du Messie. Il paraît clair que les auteurs de ces textes n’avaient pas pleinement conscience de la portée messianique de leurs écrits.

Dans cette étude, nous nous attacherons à examiner ces textes et à les comparer aux informations fournies par les Évangiles concernant Jésus. Notre objectif est de déterminer si les contemporains de Jésus avaient la capacité d’établir un lien entre les prophéties de l’Ancien Testament et les détails spécifiques de la vie du Messie Jésus.

Le rappel des 24 prophéties

Nous entreprenons la comparaison des 24 points prophétiques définis dans le chapitre intitulé « La prophétie », avec les événements relatés dans les Évangiles. Notre but est d’évaluer la cohérence et la précision entre ces prophéties et les faits historiques rapportés.

Nous nous appuierons uniquement sur les informations disponibles, sans y ajouter d’interprétations personnelles. Nous noterons que les auteurs des Évangiles, notamment Matthieu, ont déjà établi certains de ces rapprochements.

Les 12 premiers points concernent spécifiquement le Messie :

1-L’annonce d’un Messie futur

2-Sa filiation divine

3-La venue d’un messager précurseur

4-Sa naissance à Bethléem

5-Ses titres et rôles messianiques

6-L’accomplissement de miracles messianiques

7-Son entrée messianique à Jérusalem

8-Son expérience de souffrance et de rejet

9-La date prophétisée de sa mort

10-Son inhumation dans un tombeau de riche

11-Son plan de rédemption et ses bénédictions universelles

12-Sa résurrection annoncée

La seconde liste de 12 points est associée au Messie en raison d’événements spécifiques le concernant :

1-Sa naissance virginale

2-Son établissement à Nazareth

3-Le massacre des innocents

4-Son retour d’Égypte

5-Sa trahison

6-Le prix de cette trahison

7-L’utilisation de l’argent de la trahison pour l’achat du champ du potier

8-Sa consommation de vinaigre

9-Ses mains et pieds percés, sans os brisé

10-L’obscurité en plein jour

11-La lune teintée de sang

12-Son ascension au ciel

Notre tâche sera de tracer des parallèles entre les écrits des prophètes et les récits des Évangiles, en s’appuyant notamment sur l’approche de Matthieu, qui a déjà réalisé une grande partie de cette analyse. Nous chercherons à identifier les sources des associations qu’il a établies.

Première partie

Nous allons reprendre les douze premiers points qui concernent, selon nous, directement la personne du Messie Jésus.

Point N°1 : Un Messie annoncé dans les textes juifs

a) Le texte

Genèse 49.9–10 (S21)

9 Juda est un jeune lion. Tu reviens du carnage, mon fils ! Il plie les genoux, il se couche comme un lion, comme une lionne : qui le fera se lever ?
10 Le sceptre ne s’éloignera pas de Juda, ni le bâton souverain d’entre ses pieds, jusqu’à ce que vienne le Shilo et que les peuples lui obéissent.

(Traduction Louis Segond S21)

Ésaïe 9.5 (S21)

5 En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné, et la souveraineté reposera sur son épaule ; on l’appellera merveilleux conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Jean 4.25–26 (S21)

25 La femme lui dit : « Je sais que le Messie doit venir, celui que l’on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout. »
26 Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

L’appellation Dieu puissant :

Le prophète Ésaïe qualifie le Messie de « Dieu puissant », et l’apôtre Jean, dans son prologue, apporte des précisions sur la nature divine de Jésus.

Jean 1.1–5 décrit la Parole comme existante dès le commencement, avec Dieu, et étant elle-même Dieu. Tout a été créé par elle, et en elle réside la vie, source de lumière pour les êtres humains.

En Jean 1.14, cette Parole devient chair, habitant parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous révélant la gloire du Fils unique du Père.

Jean débute son évangile en affirmant la divinité de Jésus, témoignant qu’Il est à la fois le Fils de Dieu et le Messie prédit par les prophètes. Jean souligne que la compréhension du Messie nécessite la reconnaissance de l’incarnation de Dieu en homme.

Ainsi, le Messie Jésus est présenté non seulement comme un grand homme, mais comme Dieu lui-même.

Point N°2 : Il sera Fils de Dieu

a) Le texte

Psaumes 2.7 (S21)

7 Je veux proclamer le décret de l’Eternel. Il m’a dit : « Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui !

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 3.16–17 (S21)

16 Dès qu’il fut baptisé, Jésus sortit de l’eau. Alors le ciel s’ouvrit [pour lui] et il vit l’Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.
17 Au même instant, une voix fit entendre du ciel ces paroles : “Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation.”

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Lors du baptême de Jésus, des événements surnaturels se sont produits. Jean le Baptiste, témoin de cette scène, rapporte une manifestation remarquable : une voix céleste proclamant que Jésus est le Fils de Dieu.

Cette déclaration aurait pu être perçue comme blasphématoire dans le contexte juif de l’époque, où l’idée d’un Dieu ayant un fils était contraire à la compréhension traditionnelle de la nature de Dieu.

Cependant, Jean relate fidèlement ce qu’il a observé et entendu, malgré le défi que cela représente pour sa propre interprétation des événements.

Point N°3 : Un messager annoncera sa venue

a) Le texte

Malachie 3.1–2 (S21)

1 Voici que j’enverrai mon messager pour me préparer le chemin. Et soudain, il entrera dans son temple, le Seigneur que vous cherchez ; le messager de l’alliance que vous désirez, le voici qui arrive, dit l’Eternel, le maître de l’univers.
2 Qui pourra supporter le jour de sa venue ? Qui restera debout quand il apparaîtra ? En effet, il sera pareil à un feu purificateur, à la lessive des blanchisseurs.

(Traduction Louis Segond S21)

Ésaïe 40.3–5 (S21)

3 Une voix crie dans le désert : “Préparez le chemin de l’Eternel, faites une route bien droite pour notre Dieu dans les endroits arides !
4 Toute vallée sera comblée, toute montagne et toute colline abaissées. Ce qui est tortueux sera redressé et les endroits rocailleux aplanis.
5 Alors la gloire de l’Eternel sera révélée, et au même instant tout homme la verra. Oui, c’est l’Eternel qui l’affirme.”

(Traduction Louis Segond S21)

Malachie 3.23–24 (S21)

23 Je vous enverrai le prophète Elie avant que n’arrive le jour de l’Eternel, ce jour grand et redoutable.
24 Il ramènera le cœur des pères vers leurs enfants et le cœur des enfants vers leurs pères, de peur que je ne vienne frapper le pays de destruction.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 3.3 (S21)

3 Jean est celui que le prophète Esaïe avait annoncé lorsqu’il a dit : C’est la voix de celui qui crie dans le désert : “Préparez le chemin du Seigneur, rendez ses sentiers droits.

(Traduction Louis Segond S21)

Marc 9.11–13 (S21)

11 Puis ils lui posèrent cette question : “Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu’Elie doit venir d’abord ?”
12 Il leur répondit : “Elie doit venir d’abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l’homme, qu’il doit souffrir beaucoup et être méprisé ?
13 Mais je vous le dis : Elie est déjà venu et ils l’ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Le Messie Jésus a affirmé que le messager prédit pour le précéder était Jean le Baptiste. Cette déclaration a trouvé un écho chez les Juifs de son temps, qui s’attendaient à l’avènement de deux Messies.

Selon cette croyance, le premier Messie devait être de nature sacerdotale, rôle que l’on associe désormais à Jean le Baptiste. Le second Messie était envisagé comme un roi, une figure que Jésus est venu incarner.

Cette distinction entre un Messie sacerdotal et un Messie royal était courante dans l’attente messianique juive de l’époque.

Point N°4 : Il naitra à Bethléem

a) Le texte

Michée 5.1-4 (S21)

1 Et toi, Bethléhem Ephrata, qui es petite parmi les villes de Juda, de toi sortira pour moi celui qui dominera sur Israël et dont l’origine remonte loin dans le passé, à l’éternité.
2 C’est pourquoi il livrera son peuple jusqu’au moment où accouchera celle qui doit accoucher, et le reste de ses frères reviendra auprès des Israélites.
3 Il se présentera et les conduira avec la force de l’Eternel, avec la majesté du nom de l’Eternel, son Dieu, et ils auront une habitation assurée, car sa grandeur sera reconnue jusqu’aux extrémités de la terre.
4 C’est lui qui ramènera la paix.

(Traduction Louis Segond S21)

Le prophète Michée, contemporain d’Ésaïe et d’Osée, a exercé son ministère au 8ème siècle av. J.-C., durant les règnes des rois Jotham, Achaz et Ézéchias du royaume de Juda. Cette période, qui se situe environ 150 ans avant la déportation babylonienne, était marquée par des menaces croissantes sur le royaume de Juda, avec la montée en puissance des Babyloniens.

Michée, dans ses prophéties, va au-delà des avertissements immédiats aux dirigeants de son époque et se projette dans un avenir lointain. Il prédit un temps de restauration et évoque la naissance d’un roi à Bethléem, le village natal de David.

Michée souligne également l’ancienneté de l’origine de ce futur roi, suggérant une lignée remontant loin dans le passé. Ces annonces prophétiques de Michée décrivent des événements qui se dérouleront bien au-delà de sa propre époque.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 2.1 (S21)

Jésus naquit à Bethléhem en Judée, à l’époque du roi Hérode. Or, des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu 2.3–6 (S21)

3 Quand le roi Hérode apprit cela, il fut troublé et tout Jérusalem avec lui.
4 Il rassembla tous les chefs des prêtres et spécialistes de la loi que comptait le peuple et leur demanda où le Messie devait naître.
5 Ils lui dirent : « A Bethléhem en Judée, car voici ce qui a été écrit par le prophète :
6Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n’es certes pas la plus petite parmi les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui prendra soin d’Israël, mon peuple.

(Traduction Louis Segond S21)

Cette parole du prophète Michée a bien été comprise par les religieux juifs. En effet lorsque le roi Hérode le Grand s’enquerra du lieu de naissance de ce roi auprès de ces sages, ils répondirent sans hésitation : Bethléem.

c) Conclusion

Les évangélistes Matthieu et Jean confirment explicitement que Jésus est né à Bethléem en Judée, ce qui corrobore la prophétie de Michée concernant le lieu de naissance du Messie. Joseph et Marie, ainsi que d’autres Juifs de leur époque, étaient probablement conscients de cette prophétie.

L’annonce par Michée que l’origine de ce roi remonte loin dans le passé peut être interprétée de deux manières.

D’une part, elle peut indiquer que le Messie est issu d’une lignée royale, successeur de la dynastie de David.

D’autre part, comme l’évoque l’apôtre Jean dans son prologue, cette origine lointaine pourrait aussi signifier l’existence préalable du Messie avant même la création du monde, soulignant ainsi sa nature divine et éternelle.

Point N°5 : Il possèdera le titre de roi

a) Le texte

Psaumes 2.6–7 (S21)

6 « C’est moi qui ai établi mon roi sur Sion, ma montagne sainte !»
7 Je veux proclamer le décret de l’Eternel. Il m’a dit : « Tu es mon fils, je t’ai engendré aujourd’hui !

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 2.1–2 (S21)

1 Jésus naquit à Bethléhem en Judée, à l’époque du roi Hérode. Or, des mages venus d’Orient arrivèrent à Jérusalem
2et dirent : “Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? En effet, nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus pour l’adorer.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu 27.37 (S21)

37 Pour indiquer le motif de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête : “Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Ce psaume, dont l’auteur est inconnu, était initialement une mise en garde adressée aux nations, les exhortant à ne pas se rebeller contre le roi nouvellement établi.

Cependant, avec le temps, ce psaume a été progressivement associé dans la mémoire collective au futur roi messianique tant attendu, le Shiloh ou le Messie.

Les expressions telles que « roi des Juifs » et « Fils de David » sont fréquemment utilisées dans les Évangiles pour désigner Jésus, confirmant ainsi son identité messianique selon la compréhension de l’époque.

Ces termes reflètent la reconnaissance de Jésus comme le Messie promis, une figure centrale dans l’attente eschatologique juive.

Point N°6 : Il accomplira des miracles

a) Le texte

Ésaïe  35.4–6 (S21)

4 Dites à ceux qui ont le cœur battant : « Fortifiez-vous, n’ayez pas peur ! Voici votre Dieu : elle viendra, la vengeance, la rémunération de Dieu. Il viendra lui-même pour vous sauver. »
5 Alors les yeux des aveugles seront ouverts et les oreilles des sourds seront débouchées.
6 Alors le boiteux sautera comme un cerf et la langue du muet lancera des cris joyeux. Oui, de l’eau jaillira dans le désert et des ruisseaux dans la plaine aride.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Luc 7.22–23 (S21)

22Puis il leur répondit: «Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
23Heureux celui pour qui je ne représenterai pas un obstacle!

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Jean le Baptiste était familier avec la prophétie d’Esaïe 34.4-5. Jésus, se référant à ce texte, établit un lien direct entre sa mission et les écrits d’Ésaïe, se proclamant ainsi ouvertement comme le Messie promis.

Cette affirmation était particulièrement significative, car les Juifs de cette époque connaissaient bien les écrits d’Ésaïe. Les leaders religieux de l’époque l’ont également reconnu, comme en témoigne Jean 3.2, où il est dit que nul ne peut accomplir de tels miracles sans être assisté par Dieu.

Cette reconnaissance du rôle messianique de Jésus s’appuyait sur la réalisation des miracles, considérés comme une preuve de sa connexion divine.

Point N°7 : Il entrera dans Jérusalem assis sur un ânon

a) Le texte

Zacharie 9.9 (S21)

9 Réjouis-toi, fille de Sion ! Lance des acclamations, fille de Jérusalem ! Voici ton roi qui vient à toi ; il est juste et victorieux, il est humble et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.

(Traduction Louis Segond S21)

c) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 21.1–5 (S21)

1Lorsqu’ils approchèrent de Jérusalem et qu’ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciples
2en leur disant: «Allez au village qui est devant vous; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les-moi.
3Si quelqu’un vous dit quelque chose, vous répondrez: ‘Le Seigneur en a besoin.’ Et à l’instant il les laissera aller.
4Or [tout] ceci arriva afin que s’accomplisse ce que le prophète avait annoncé:
5Dites à la fille de Sion: ‘Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d’une ânesse.’

(Traduction Louis Segond S21)

Jean 12.12–16 (S21)

12 Le lendemain, une foule nombreuse de personnes venues à la fête apprirent que Jésus se rendait à Jérusalem.
13 Elles prirent des branches de palmiers et allèrent à sa rencontre en criant: «Hosanna! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur, le roi d’Israël!»
14 Jésus trouva un ânon et s’assit dessus, conformément à ce qui est écrit:
15 N’aie pas peur, fille de Sion! Voici ton roi qui vient, assis sur le petit d’une ânesse.
16 Sur le moment, ses disciples ne comprirent pas ce qui se passait, mais, lorsque Jésus fut dans sa gloire, ils se souvinrent que ces choses étaient écrites à son sujet et qu’on les avait faites pour lui.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Cette scène, où Jésus entre à Jérusalem assis sur le dos d’un ânon, est rapportée dans les quatre Évangiles : Matthieu 21.1-5 ; Marc 11.1-10 ; Luc 19.28-44 et Jean 12.12-14.

Nous nous concentrons particulièrement sur le récit de Jean, car il souligne un point crucial : les disciples ne comprenaient pas ce qui se passait sous leurs yeux.

À ce moment-là, ils n’ont pas su établir le lien entre cet événement et la prophétie de Zacharie 9.9, qu’ils connaissaient probablement. Cela indique qu’ils rencontraient des difficultés à associer les actions de Jésus avec les prophéties de l’Ancien Testament.

Ce n’est que plus tard, comme Matthieu le mentionne dans son Évangile, que les disciples ont commencé à percevoir et à comprendre ces correspondances entre les événements de la vie de Jésus et les écrits prophétiques.

Point N°8 : Il sera martyrisé

a) Le texte

Ésaïe 53.2–5 (S21)

2 Il a grandi devant lui comme une jeune plante, comme un rejeton qui sort d’une terre toute sèche. Il n’avait ni beauté ni splendeur propre à attirer nos regards, et son aspect n’avait rien pour nous plaire.
3 Méprisé et délaissé par les hommes, homme de douleur, habitué à la souffrance, il était pareil à celui face auquel on détourne la tête: nous l’avons méprisé, nous n’avons fait aucun cas de lui.
4 Pourtant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. Et nous, nous l’avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes: la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Luc 23.33–38 (S21)

33 Lorsqu’ils furent arrivés à l’endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l’un à droite, l’autre à gauche.
34 [Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font.»] Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.
35 Le peuple se tenait là et regardait. Les magistrats eux-mêmes se moquaient de Jésus [avec eux] en disant: «Il en a sauvé d’autres; qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie choisi par Dieu!»
36 Les soldats aussi se moquaient de lui; ils s’approchaient pour lui présenter du vinaigre
37 en disant: «Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!»
38 Il y avait au-dessus de lui cette inscription [écrite en grec, en latin et en hébreu]: «Celui-ci est le roi des Juifs.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Les quatre évangélistes, dans leurs récits, abordent l’épisode de la crucifixion, mais c’est Luc qui fournit le plus de détails.

Au-delà de la souffrance extrême endurée lors de la crucifixion, nous observons que la foule ne manifeste pas de compassion, mais choisit plutôt de se moquer de Jésus. Ainsi, le texte d’Ésaïe se trouve accompli à la lettre.

Cette scène cruelle, décrite par Luc, illustre de manière poignante la réalisation des prophéties de l’Ancien Testament concernant les souffrances du Messie.

Point N°9 : Il devra mourir lors de la fête de Pâques de l’an 33

a) Le texte

Daniel 9.24–27 (S21)

24 Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d’un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.
25 »Sache-le donc et sois attentif! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu’au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.
26 Après les 62 semaines, le Messie sera exclu et il n’y aura personne pour lui venir en aide. Le peuple d’un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, puis sa fin arrivera comme par une inondation. Il est décidé que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre.
27 Il imposera une alliance d’une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu’à ce que l’anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui.

(Traduction Louis Segond S21)

Nous clarifions et interprétons ce texte complexe dans le chapitre :  Le prophète Daniel , ainsi que dans l’annexe ANN005 : Calcul des dates concernant la vie du Messie Jésus, l’annexe ANN006 : La date exacte du décret, et l’annexe ANN067 – Les théories d’Anderson et de Denney.

À partir de ces analyses, nous en concluons que le Messie Jésus a été crucifié le 1er avril de l’an 33. Ces documents fournissent un aperçu détaillé et approfondi des calculs et des hypothèses qui sous-tendent cette date spécifique.

b) La réalité historique des Evangiles

Jean 19.13–16 (S21)

13 Après avoir entendu ces paroles, Pilate amena Jésus dehors et siégea au tribunal à l’endroit appelé «le Pavé», en hébreu Gabbatha.
14 C’était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»
15 Ils s’écrièrent alors: «A mort! A mort! Crucifie-le!» Pilate leur dit: «Dois-je crucifier votre roi?» Les chefs des prêtres répondirent: «Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur.»
16 Alors il le leur livra pour qu’il soit crucifié. Ils prirent donc Jésus et l’emmenèrent.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Nous constatons que, grâce aux prophéties notées par Daniel, il est possible de déduire avec précision la date de la crucifixion de Jésus.

Cette remarquable conclusion ne devient évidente qu’après une étude minutieuse de ces prophéties. Le résultat est étonnant et suggère l’existence d’une Autorité Supérieure qui orchestre les événements historiques afin que son plan préétabli se réalise de manière exacte.

Conformément au temps déterminé par Dieu, le Messie Jésus est mort, comme l’indiquent Romains 5.6 et Daniel 8.19.

Point N°10 : Il sera placé dans le tombeau prévu pour un riche personnage

a) Le texte

Ésaïe 53.9 (S21)

9 On a mis son tombeau parmi les méchants, sa tombe avec le riche, alors qu’il n’avait pas commis de violence et qu’il n’y avait pas eu de tromperie dans sa bouche.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Luc 23.50–53 (S21)

50 Il y avait un membre du sanhédrin du nom de Joseph; homme bon et juste,
51 il ne s’était pas associé à la décision et aux actes des autres. Il était d’Arimathée, ville des Juifs, et il attendait lui aussi le royaume de Dieu.
52 Il alla trouver Pilate et demanda le corps de Jésus.
53 Il le descendit de la croix, l’enveloppa dans un drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé dans la roche, où personne n’avait encore été mis.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Les quatre auteurs des Évangiles mentionnent l’inhumation de Jésus dans un tombeau (voir Matthieu 27:59 ; Marc 15:47 ; Luc 23:50 ; Jean 19:38.

Habituellement, seuls les individus riches étaient inhumés dans des tombeaux, tandis que les dépouilles des personnes moins aisées étaient souvent enterrées dans des fosses communes. Ainsi, la réalisation de cette prédiction spécifique d’Ésaïe semblait peu probable.

Toutefois, l’intervention de Joseph d’Arimathée, qui a placé le corps de Jésus dans son propre tombeau, a conduit à l’accomplissement remarquable de cette prophétie. Il est peu probable que Joseph ait eu en tête le texte d’Ésaïe Esaïe 53.9, lorsqu’il a pris cette décision. Néanmoins, son action involontaire a contribué à l’accomplissement de la prophétie, rendant son nom mémorable jusqu’à nos jours.

Point N°11 : Il reviendra à la vie le 3ème jour

a) Le texte

Osée 6.2 (S21)

2 Il nous rendra la vie dans deux jours, le troisième jour il nous relèvera et nous vivrons devant lui.

(Traduction Louis Segond S21)

Osée 6.2 n’indique pas explicitement la résurrection du Messie mais la coïncidence avec la résurrection de Jésus au troisième jour est remarquable.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 27.62–66 (S21)

62 Le lendemain, qui était le jour après la préparation du sabbat, les chefs des prêtres et les pharisiens allèrent ensemble chez Pilate
63 et dirent: «Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore: ‘Après trois jours je ressusciterai.’
64 Ordonne donc que le tombeau soit gardé jusqu’au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas voler le corps et dire au peuple: ‘Il est ressuscité.’ Cette dernière imposture serait pire que la première.»
65 Pilate leur dit: «Vous avez une garde. Allez-y, gardez-le comme vous le souhaitez!»
66 Ils s’en allèrent et firent surveiller le tombeau par la garde après avoir scellé la pierre.

(Traduction Louis Segond S21)

Luc 24.1–8 (S21)

1 Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin [avec quelques autres] en apportant les aromates qu’elles avaient préparés.
2 Elles découvrirent que la pierre avait été roulée de devant le tombeau.
3 Elles entrèrent, mais elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.
4 Comme elles ne savaient que penser de cela, voici que deux hommes leur apparurent, habillés de vêtements resplendissants.
5 Saisies de frayeur, elles tenaient le visage baissé vers le sol. Les hommes leur dirent: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?
6 Il n’est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu’il vous a dit, lorsqu’il était encore en Galilée:
7 ‘Il faut que le Fils de l’homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu’il soit crucifié et qu’il ressuscite le troisième jour.’»
8 Elles se souvinrent alors des paroles de Jésus.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Les quatre Évangiles décrivent de manière remarquable l’événement de la résurrection du Messie Jésus (voir Matthieu 28:1 ; Marc 16:1 ; Luc 24:1 ; Jean 20:1.

Malgré les enseignements explicites du Maître sur ce sujet, ses disciples ne s’attendaient pas à un tel miracle. Nous constaterons que les disciples ont éprouvé de la difficulté à accepter cette réalité, bien que les prophéties l’aient annoncée à l’avance et malgré les avertissements directs de Jésus lui-même.

Point N°12 : Il viendra racheter l’humanité

a) Le texte

Ésaïe 53.4–9 (S21)

4 Pourtant, ce sont nos souffrances qu’il a portées, c’est de nos douleurs qu’il s’est chargé. Et nous, nous l’avons considéré comme puni, frappé par Dieu et humilié.
5 Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions, brisé à cause de nos fautes : la punition qui nous donne la paix est tombée sur lui, et c’est par ses blessures que nous sommes guéris.
6 Nous étions tous comme des brebis égarées : chacun suivait sa propre voie, et l’Eternel a fait retomber sur lui nos fautes à tous.
7 Il a été maltraité, il s’est humilié et n’a pas ouvert la bouche. Pareil à un agneau qu’on mène à l’abattoir, à une brebis muette devant ceux qui la tondent, il n’a pas ouvert la bouche.
8 Il a été enlevé sous la contrainte et sous le jugement, et dans sa génération qui s’est inquiété de son sort ? Qui s’est soucié de ce qu’il était exclu de la terre des vivants, frappé à cause de la révolte de mon peuple ?
9 On a mis son tombeau parmi les méchants, sa tombe avec le riche, alors qu’il n’avait pas commis de violence et qu’il n’y avait pas eu de tromperie dans sa bouche.

(Traduction Louis Segond S21)

Ésaïe 52.15 (S21)

15 il purifiera beaucoup de nations. Devant lui des rois fermeront la bouche, car ils verront ce qu’on ne leur avait pas raconté, ils comprendront ce dont ils n’avaient pas entendu parler.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Jean  (S21)versets1 Jean 1.7 (S21)

7 Mais si nous marchons dans la lumière, tout comme Dieu lui-même est dans la lumière, nous sommes en communion les uns avec les autres et le sang de Jésus[-Christ] son Fils nous purifie de tout péché.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

La mort du Messie Jésus se distingue de toutes les autres car elle offre au monde une possibilité de rédemption. C’est la raison pour laquelle on parle parfois du « sacrifice de la croix ».

Ce concept s’inscrit dans la tradition judaïque, où la mort d’une victime innocente sert d’expiation pour les péchés des hommes. Toutefois, la grande différence avec la mort du Messie Jésus réside dans le fait que son sacrifice est considéré comme définitif et universel, couvrant les fautes de tous ceux qui le reconnaissent.

Hébreux 9.28 (S21)

28 De même, Christ s’est offert une seule fois pour porter les péchés de beaucoup d’hommes, puis il apparaîtra une seconde fois, sans rapport avec le péché, à ceux qui l’attendent pour leur salut.

(Traduction Louis Segond S21)

Seconde partie

Nous abordons maintenant des prophéties qui ont déjà trouvé une réalisation spécifique dans le passé et qui, par extension, concernent également le Messie.

Nous les comprenons en les mettant en relation avec l’histoire du Messie Jésus. En l’absence de ces événements historiques, ces prophéties seraient restées méconnues ou mal interprétées.

Point N°13 : Un fils né d’une vierge

a) Le texte

Ésaïe 7.14 (S21)

14 Voilà pourquoi c’est le Seigneur lui-même qui vous donnera un signe : la vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et l’appellera Emmanuel.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce texte est issu d’une déclaration du prophète Ésaïe au roi de Juda, Achaz. Son objectif premier est d’avertir le souverain rebelle. La prophétie n’aurait aucun sens sans une réalisation concrète qui interpelle Achaz.

Ésaïe annonce qu’une jeune femme vierge mettra au monde un enfant et qu’elle lui donnera le nom d’Emmanuel, signifiant « Dieu avec nous ». Cette naissance est totalement naturelle, se produisant dans le contexte d’un mariage avec l’intervention d’un homme.

Le signe donné à Achaz réside dans le nom de l’enfant et le moment de sa naissance. Environ trois ans après cette prophétie, en 732 av. J.-C., l’alliance entre le roi de Juda, Achaz, et Retsin, roi de Syrie, s’effondre lors de la destruction de Damas par l’empereur assyrien Tiglath-Pileser III.

Achaz devra alors payer un lourd tribut à l’empire assyrien. La naissance de cet enfant et les précisions du verset 16 se concrétisent littéralement à cette époque. Il est probable qu’Achaz connaissait cette femme et cet enfant, et qu’il a compris le signe annoncé par le prophète Ésaïe.

Cependant, il ne pouvait pas prévoir ce qui se déroulerait 730 ans plus tard. Nous observons souvent ce principe dans les prophéties : une première réalisation au temps de l’annonce et une autre dans le futur.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 1.18 (S21)

18 Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph ; or, avant qu’ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l’action du Saint-Esprit.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu 1.21–23 (S21)

21 Elle mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »
22 Tout cela arriva afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète :
23 La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l’appellera Emmanuel, ce qui signifie « Dieu avec nous ».

(Traduction Louis Segond S21)

Ces versets du livre d’Isaïe acquièrent une signification particulière avec la naissance de Jésus. L’apôtre Matthieu établit un lien entre cette prophétie d’Isaïe et la conception exceptionnelle de l’Enfant Jésus.

Il est important de se rappeler que Matthieu s’adressait à un public juif familier avec les écrits d’Esaïe. Toute interprétation erronée ou biaisée aurait été facilement identifiée et critiquée par ses contemporains.

c) Conclusion

Nous adhérons aux conclusions de Matthieu qui interprète le texte d’Isaïe comme une prophétie annonçant la naissance exceptionnelle de l’Enfant Jésus. Dans ce cas spécifique, nous observons une première réalisation de la prophétie à l’époque d’Isaïe, suivie d’un second accomplissement environ 730 ans plus tard.

Il devient évident que cette prophétie ne pouvait être pleinement comprise sans les circonstances entourant la naissance de Jésus, vécues par Marie. Ainsi, l’histoire a révélé l’accomplissement de cette parole prophétique.

Point N°14 : Il habitera Nazareth

a) Le texte

Bien que nous ne trouvions pas de texte spécifique dans l’Ancien Testament pour soutenir l’affirmation de Matthieu concernant Nazareth, il mentionne explicitement « les prophètes ». Il paraît donc que cette idée est le fruit d’une interprétation de divers passages de l’Ancien Testament.

Une hypothèse est que Matthieu ait fait le lien entre le mépris envers Nazareth, un village dont le développement dépendait directement de la ville romaine de Sépphoris toute proche, donc associé à l’occupant romain, et le rejet que le Messie Jésus allait subir.

Cette perspective pourrait être rapprochée des textes d’Isaïe, qui parlent du mépris et de la souffrance du serviteur de Dieu. Nazareth, en tant que lieu méprisé, devient ainsi symbolique du rejet que Jésus, originaire de ce village, allait expérimenter.

Ésaïe 53.3 (S21)

3 Méprisé et délaissé par les hommes, homme de douleur, habitué à la souffrance, il était pareil à celui face auquel on détourne la tête : nous l’avons méprisé, nous n’avons fait aucun cas de lui.

(Traduction Louis Segond S21)

Nathanaël avec cette parole lapidaire résume clairement la situation de l’époque.

Jean 1.46 (S21)

46 Nathanaël lui dit : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens et vois. »

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 2.23 (S21)

23 et vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s’accomplisse ce que les prophètes avaient annoncé : « Il sera appelé nazaréen. »

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Matthieu, sans hésiter, affirme que, conformément aux prophéties, Jésus devait résider à Nazareth. Bien qu’il soit difficile de trouver des sources prophétiques directes pour étayer cette affirmation, l’histoire biblique valide effectivement que, suite à leur retour d’Égypte, la famille de Jésus, initialement désireuse de s’établir à Bethléem, choisit finalement de retourner à Nazareth, le village natal.

Cette décision est influencée par la révélation d’un ange à Joseph. L’allusion de Matthieu à Nazareth, bien que ne s’appuyant pas sur une prophétie spécifique, est interprétée dans un contexte plus large où il cherche à relier la vie de Jésus aux écrits prophétiques.

Il nous semble évident que Matthieu n’ait pas commis d’erreur en citant ce passage, mais ait plutôt choisi une interprétation théologique pour souligner la signification de la vie de Jésus en rapport avec les Écritures hébraïques.

Point N°15 : Des enfants seront massacrés lors de sa naissance

a) Le texte

Jérémie 31.15 (S21)

15 Voici ce que dit l’Eternel : On a entendu des cris à Rama, des lamentations et des pleurs amers : c’est Rachel qui pleure ses enfants et n’a pas voulu être consolée à propos de ses enfants, parce qu’ils ne sont plus là.

(Traduction Louis Segond S21)

Dans ce texte, le prophète Jérémie fait allusion à un événement tragique et douloureux. Rama, située environ 8 km au nord de Jérusalem, est le lieu que Jérémie mentionne, tandis que Bethléem se trouve à environ 8 km au sud de Jérusalem. Rachel, considérée comme la mère ancestrale de Joseph et de Benjamin, représente symboliquement les mères d’Israël. Elle vivait près de 10 siècles avant l’événement précisé par Jérémie.

La référence de Jérémie à Rachel qui pleure ses enfants semble être une métaphore pour exprimer le chagrin et la désolation éprouvés par les mères lors de la déportation en 722 av. J.-C., lorsque le royaume du nord fut conquis par les Assyriens et de nombreux Israélites furent déportés. Cette déportation a certainement entraîné des souffrances indicibles, y compris la mort d’enfants, ce qui pourrait expliquer la mention de Rachel pleurant.

Il est donc probable que Jérémie, à travers cette figure de Rachel, fasse référence à la douleur collective et historique du peuple d’Israël, symbolisée par le chagrin d’une mère pleurant la perte de ses enfants. Cette image poignante sert à illustrer la profondeur de la détresse nationale à la suite des tragédies et des perturbations vécues par le peuple.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 2.17–18 (S21)

17 Alors s’accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé : 18On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations : c’est Rachel qui pleure ses enfants et n’a pas voulu être consolée, parce qu’ils ne sont plus là.

(Traduction Louis Segond S21)

Dans le texte de Matthieu, l’évangéliste établit un lien explicite entre la prophétie de Jérémie 31.15 et le massacre des enfants de Bethléem et des alentours, tel que rapporté dans son évangile.

Matthieu semble interpréter la douleur de Rachel, qui pleure ses enfants perdus lors de la déportation, comme une préfiguration symbolique du désespoir des mères de Bethléem confrontées au massacre ordonné par le roi Hérode.

Cette interprétation de Matthieu reflète une approche typologique de l’Écriture, où un événement de l’Ancien Testament est vu comme une préfiguration ou un symbole d’un événement du Nouveau Testament. Dans ce cas, la souffrance de Rachel est vue comme une anticipation de la douleur des mères de Bethléem. Cela montre comment Matthieu, en tant qu’auteur de l’Évangile, tisse des liens entre les écrits des prophètes de l’Ancien Testament et les événements de la vie de Jésus, soulignant ainsi la continuité et l’accomplissement des prophéties bibliques dans la personne de Jésus.

Il est donc clair que Matthieu n’utilise pas le texte de Jérémie de manière littérale, mais plutôt comme un moyen de relier symboliquement les souffrances du passé à celles du temps de Jésus.

c) Conclusion

L’interprétation par Matthieu de la prophétie de Jérémie concernant le massacre des enfants à Bethléem présente un exemple de l’approche typologique utilisée par les auteurs du Nouveau Testament. Cette méthode interprétative consiste à voir des événements de l’Ancien Testament comme des préfigurations symboliques d’événements ultérieurs dans le Nouveau Testament.

Dans son évangile, Matthieu relie explicitement le massacre des enfants mâles juifs par Hérode à la prophétie de Jérémie 31.15, où Rachel pleure ses enfants perdus. Bien que le passage original de Jérémie ne prévoie pas spécifiquement cet événement tragique sous Hérode, Matthieu l’interprète comme une réalisation symbolique de la prophétie.

Dans la perspective de Matthieu, la douleur de Rachel dans la prophétie de Jérémie est une illustration anticipative du chagrin des mères de Bethléem. Cependant, il est important de noter que cette interprétation typologique est spécifique à Matthieu et ne découle pas directement du texte de Jérémie lui-même.

Ainsi, tout en reconnaissant la validité de cette interprétation dans le contexte du Nouveau Testament, il faut aussi admettre que le passage de Jérémie n’indiquait pas explicitement un tel événement futur.

Point N°16 : Il devra revenir du pays d’Egypte

a) Le texte

Osée 11.1 (S21)

Quand Israël était jeune, je l’aimais, et j’ai appelé mon fils à sortir d’Egypte.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu cite le prophète Osée qui dans ces lignes rappelle la grande délivrance des Hébreux avec Moïse. Il reprendra ce thème à plusieurs reprises dans son livre Osée 12.10 ; Osée 12.14 ; Osée 13.4.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 2.15 (S21)

15 Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode, afin que s’accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète : J’ai appelé mon fils à sortir d’Egypte.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu reprend donc cette observation du prophète afin de l’appliquer au Messie Jésus qui effectivement reviendra du pays d’Egypte.

c) Conclusion

L’histoire du Messie Jésus seule nous permet d’établir un lien entre les paroles du prophète Osée 11.1, concernant ‘l’appel de mon fils hors d’Égypte’, et le retour d’Egypte de la famille de Jésus, après leur exil. Matthieu, dans son Évangile, n’hésite pas à évoquer ce passage, le considérant comme une preuve supplémentaire de la messianité de Jésus.

Il semble peu probable que Joseph et Marie aient interprété l’événement comme le fait Matthieu après coup. Cependant, Matthieu trace un parallèle entre la délivrance du peuple hébreu, que Dieu a fait sortir d’Égypte, et la délivrance apportée par le Messie Jésus, qui est une source de bénédiction. Cette interprétation de Matthieu montre comment des événements du passé peuvent acquérir de nouvelles significations à la lumière d’événements plus récents.

Point N°17 : Il sera trahi par un proche

a) Le texte

Psaumes 55.13–15 (S21)

13 Ce n’est pas un ennemi qui m’insulte : je le supporterais ; ce n’est pas mon adversaire qui s’attaque à moi : je me cacherais devant lui ;
14 c’est toi, un homme de mon rang, toi, mon confident et mon ami !
15 Ensemble nous vivions dans une douce intimité, nous allions avec la foule à la maison de Dieu !

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Marc 14.17–21 (S21)

17 Le soir venu, il s’y rendit avec les douze.
18 Pendant qu’ils étaient à table et qu’ils mangeaient, Jésus dit: «Je vous le dis en vérité, l’un de vous, qui mange avec moi, me trahira.»
19 Ils devinrent tout tristes et lui dirent l’un après l’autre: «Est-ce moi?»
20 Il leur répondit: «C’est l’un des douze, celui qui met la main dans le plat avec moi.
21 Le Fils de l’homme s’en va conformément à ce qui est écrit à son sujet, mais malheur à l’homme par qui le Fils de l’homme est trahi! Mieux vaudrait pour cet homme qu’il ne soit pas né.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Le parallèle entre le psaume de David et la trahison de Judas l’Iscariote semble manifeste. David, dans ses écrits, fait référence à des événements spécifiques de sa propre vie, mais curieusement, ces mêmes mots semblent trouver un écho dans la trahison de Judas, un proche du Messie Jésus.

Ce lien ne devient apparent qu’avec la connaissance des événements qui ont conduit à l’arrestation de Jésus. Sans cette compréhension contextuelle, la portée prophétique du texte de David resterait voilée.

Point N°18 : Le prix de cette trahison sera de 30 pièces d’argent

a) Le texte

Zacharie 11.12–13 (S21)

12 Je leur ai dit : « Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire, sinon, ne le donnez pas. » Alors ils ont pesé pour mon salaire 30 pièces d’argent.
13 L’Eternel m’a dit : « Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé !» J’ai donc pris les 30 pièces d’argent et je les ai jetées dans la maison de l’Eternel pour le potier.

(Traduction Louis Segond S21)

Le Prophète Zacharie précise même la somme allouée pour la trahison. Cette somme correspond au prix d’un esclave.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 26.14–16 (S21)

14 Alors l’un des douze, appelé Judas l’Iscariot, alla vers les chefs des prêtres
15 et dit: «Que voulez-vous me donner pour que je vous livre Jésus?» Ils lui payèrent 30 pièces d’argent.
16 Dès ce moment, il se mit à chercher une occasion favorable pour trahir Jésus.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu rapporte la trahison de Judas l’Iscariot et spécifie la somme d’argent que le Sanhédrin a offerte pour cette trahison.

c) Conclusion

La trahison de Judas l’Iscariot et le montant qu’il a reçu éclairent le texte de Zacharie 11.12. Cette somme coïncide avec le prix d’un esclave, tel qu’établi dans Exode 21.28-32.

L’exactitude de cette prophétie est frappante. Il n’est pas évident que Judas l’Iscariot connaissait ce passage de Zacharie. Rien n’indique qu’il ait fait le lien entre la prophétie et ses actions, puisqu’il a poursuivi son chemin destructeur, qui s’est finalement soldé par son suicide.

Point N°20 : Cet argent servira à acheter le terrain du potier

a) Le texte

Zacharie 11.12–13 (S21)

12 Je leur ai dit : « Si vous le trouvez bon, donnez-moi mon salaire, sinon, ne le donnez pas. » Alors ils ont pesé pour mon salaire 30 pièces d’argent.
13 L’Eternel m’a dit : « Jette-le au potier, ce prix magnifique auquel ils m’ont estimé !» J’ai donc pris les 30 pièces d’argent et je les ai jetées dans la maison de l’Eternel pour le potier.

(Traduction Louis Segond S21)

Le verset 13 de Zacharie offre des révélations remarquables. Il met en lumière deux éléments distincts : d’abord, l’évocation de l’argent jeté dans le Temple, puis la mention intrigante d’un potier.

Ces détails semblent préfigurer des événements spécifiques liés à la trahison de Judas l’Iscariot, comme décrit dans les Évangiles, où Judas jette l’argent de la trahison dans le Temple et cet argent est ensuite utilisé pour acheter le champ du potier.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 27.7 (S21)

7 Après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour y ensevelir les étrangers.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu 27.6–10 (S21)

6 Les chefs des prêtres les ramassèrent en disant: «Il n’est pas permis de les mettre dans le trésor sacré puisque c’est le prix du sang.»
7 Après en avoir délibéré, ils achetèrent avec cet argent le champ du potier, pour y ensevelir les étrangers.
8 C’est pourquoi ce champ a été appelé «champ du sang» jusqu’à aujourd’hui.
9 Alors s’accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé: Ils ont pris les 30 pièces d’argent, la valeur à laquelle il a été estimé par les Israélites,
10 et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l’avait ordonné.

(Traduction Louis Segond S21)

Actes 1.16–19 (S21)

16 «Mes frères, il fallait que s’accomplisse l’Ecriture, ce que le Saint-Esprit avait annoncé d’avance par la bouche de David au sujet de Judas, devenu le guide de ceux qui ont arrêté Jésus.
17 Il était l’un des nôtres et il avait part au même ministère.
18 Cet homme a acheté un champ avec le salaire du crime; il y est tombé en avant, s’est éventré et toutes ses entrailles sont sorties.
19 Tous les habitants de Jérusalem l’ont appris, c’est pourquoi ce champ a été appelé dans leur langue ‘Hakeldama’, c’est-à-dire ‘le champ du sang’.

(Traduction Louis Segond S21)

Matthieu réalise un rapprochement avec le texte prophétique de Zacharie 11.12, mais il cite Jérémie comme source. Cette mention suscite la question : Matthieu aurait-il pu confondre les deux prophètes ?

Cette hypothèse semble peu probable, surtout en considérant que Matthieu s’adressait à un public familier avec ces textes, qui aurait aisément identifié toute erreur.

Bien que Jérémie traite de thèmes similaires (voir Jérémie 19.4 ; Jérémie 6.11, il est clair que le passage en question est plus étroitement lié à Zacharie 11.12. Il est donc probable que Matthieu ait intentionnellement choisi de citer Jérémie, un prophète plus renommé, pour souligner l’importance et la portée de l’événement décrit, tout en faisant implicitement référence au passage spécifique de Zacharie.

c) Conclusion

Le texte prophétique de Zacharie 11.13, écrit plusieurs siècles avant les événements du Nouveau Testament, prédit avec une précision remarquable des détails qui se concrétiseront lors de la trahison de Judas l’Iscariot.

Ce passage décrit une somme d’argent spécifique, le geste de jeter cet argent dans le Temple, et l’achat ultérieur d’un champ appartenant à un potier. Ces éléments, initialement prophétisés par Zacharie, trouvent leur réalisation concrète dans les actions de Judas, telles que rapportées dans les Évangiles.

Il est intéressant de noter que, malgré la clarté de cette prophétie avec le recul historique, les sages religieux contemporains de ces événements ne semblent pas avoir fait le rapprochement entre la prophétie de Zacharie et la trahison de Judas, ce qui aurait pu influencer leur interprétation des événements et leurs réactions.

Point N°21 : Lors de sa mort des hommes lui offrirons du vinaigre et du fiel

a) Le texte

Psaumes 69.22 (S21)

22 Ils mettent du poison dans ma nourriture, et pour apaiser ma soif ils me donnent du vinaigre.

(Traduction Louis Segond S21)

David, dans ce passage, parle de ses propres épreuves et adversités. Les paroles de David, expriment ses propres souffrances et défis.

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 27.34 (S21)

34 ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel; mais quand il l’eut goûté, il ne voulut pas boire.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Le psaume de David évoque l’amertume à travers des images de poison et de vinaigre. Ces mêmes éléments ressurgissent de manière poignante dans le récit de la crucifixion du Messie Jésus, tel que le rapporte Matthieu.

Lors de sa souffrance sur la croix, Jésus se voit proposer du vinaigre mélangé à du fiel, probablement une substance amère ou toxique. Cette concordance entre les écrits de David et les événements de la vie de Jésus souligne l’aspect prophétique de l’Ancien Testament.

Elle met en lumière la figure du Messie comme un personnage central de toute la Bible, dont les souffrances avaient été prédites bien avant leur réalisation.

Point N°22 : Ses mains et ses pieds seront percé mais ses os ne seront pas brisés

a) Le texte

Psaumes 22.17–19 (S21)

17 Oui, des chiens m’environnent, une bande de scélérats rôdent autour de moi ; ils ont percé mes mains et mes pieds.
18 Je pourrais compter tous mes os ; eux, ils observent, ils me regardent,
19 ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort mon habit.

(Traduction Louis Segond S21)

Zacharie 12.10 (S21)

10 Alors je déverserai sur la famille de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils tourneront les regards vers moi, celui qu’ils ont transpercé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.

(Traduction Louis Segond S21)

David, dans le Psaumes 22.1-30, aborde des thèmes qui préfigurent des événements de la crucifixion du Messie : il parle de mains et de pieds percés, de vêtements partagés et de la tunique tirée au sort, tout en précisant qu’aucun de ses os ne sera brisé.

Ces détails, étonnamment spécifiques, correspondent étroitement aux récits de la crucifixion de Jésus dans les Évangiles.

De plus, Zacharie utilise le terme ‘transpercé’ et fait allusion à un ‘fils unique’ et à un ‘premier-né’. Ces expressions prophétiques, bien que rédigées des siècles auparavant, semblent évoquer de manière frappante les circonstances de la mort de Jésus, soulignant ainsi le caractère prophétique et anticipatif des écrits de l’Ancien Testament concernant le Messie.

b) La réalité historique des Evangiles

Jean 19.33–37 (S21)

33 Quand ils s’approchèrent de lui, ils virent qu’il était déjà mort. Ils ne lui brisèrent pas les jambes,
34 mais un des soldats lui transperça le côté avec une lance et aussitôt il en sortit du sang et de l’eau.
35 Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu’il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.
36 En effet, cela est arrivé afin que ce passage de l’Ecriture soit accompli : Aucun de ses os ne sera brisé.
37 Ailleurs l’Ecriture dit encore : Ils verront celui qu’ils ont transpercé.

(Traduction Louis Segond S21)

Jean 19.23–24 (S21)

23 Après avoir crucifié Jésus, les soldats prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d’une seule pièce depuis le haut jusqu’en bas. Ils se dirent entre eux:
24 «Ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour savoir à qui elle sera.» C’est ainsi que s’accomplit cette parole de l’Ecriture: Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort mon habit. Voilà ce que firent les soldats.

(Traduction Louis Segond S21)

Jean 20.27–29 (S21)

27 Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance aussi ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois pas incrédule, mais crois!»
28 Thomas lui répondit: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Jésus lui dit:
29 «Parce que tu m’as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru!»

(Traduction Louis Segond S21)

Vous pouvez consulter les références bibliques suivantes : Exode 12.46 ; Psaumes 34.20 ; Zacharie 12.10 ; Apocalypse 1.7.

c) Conclusion

L’apôtre Jean met en évidence l’accomplissement des prophéties de Zacharie, soulignant des détails spécifiques qui se sont concrétisés lors des événements entourant la vie de Jésus.

Cette précision dans l’accomplissement de tant de prophéties anciennes nous amène à envisager l’existence d’une direction divine orchestrant ces événements.

Cela défie notre raisonnement logique habituel et suggère fortement une intervention ou une prévision surnaturelle, guidant le déroulement de l’histoire conformément aux écrits prophétiques.

Point N°23 : Une nuit particulière arrivera en plein midi

a) Le texte

Amos 8.9 (S21)

9 « Ce jour-là, déclare le Seigneur, l’Eternel, je ferai coucher le soleil à midi et j’obscurcirai la terre en plein jour.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Matthieu 27.45 (S21)

45 De midi jusqu’à trois heures de l’après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Le prophète Amos prédit qu’au jour de la mort du Messie, une obscurité anormale surviendra en plein midi. Cette prophétie est particulièrement pertinente en relation avec la crucifixion de Jésus, où l’on rapporte que le ciel s’est assombri durant son supplice.

Nous explorerons plus en détail ce phénomène, ainsi que sa correspondance avec les ‘trois jours et trois nuits’ de Jonas, dans l’annexe ANN35 intitulée : Les trois jours et trois nuits.

Cette analyse permettra de comprendre comment les événements entourant la mort de Jésus s’alignent avec les prédictions d’Amos 8.9, renforçant ainsi l’idée d’une concordance entre les Écritures et les faits historiques de la vie de Jésus.

Point N° 24 : Il y aura des phénomènes atmosphériques anormaux le jour de sa mort

a) Le texte

Joël 3.4 (S21)

4 Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du jour de l’Eternel, de ce jour grand et terrible.

(Traduction Louis Segond S21)

b) La réalité historique des Evangiles

Actes 2.16–22 (S21)

16 Mais maintenant se réalise ce qu’a dit le prophète Joël:
17 Dans les derniers jours, dit Dieu, je déverserai de mon Esprit sur tout être humain; vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards auront des rêves.
18 Oui, sur mes serviteurs et sur mes servantes, durant ces jours-là, je déverserai de mon Esprit et ils prophétiseront.
19 Je ferai des prodiges en haut dans le ciel et des signes miraculeux en bas sur la terre: du sang, du feu et une vapeur de fumée;
20 le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang avant l’arrivée du jour du Seigneur, de ce jour grand et glorieux.
21 Alors toute personne qui fera appel au nom du Seigneur sera sauvée.
22 »Israélites, écoutez ces paroles! Dieu vous a désigné Jésus de Nazareth en accomplissant par lui, au milieu de vous, des miracles, des prodiges et des signes, comme vous le savez vous-mêmes.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

Lorsque l’apôtre Pierre cite le prophète Joël, faisant allusion à divers phénomènes atmosphériques, il semble faire directement référence aux événements survenus le 1er avril 33, que la plupart des témoins présents auraient observés.

Cette interprétation est approfondie dans l’annexe ANN036 intitulée : Le discours de l’apôtre Pierre. Dans cette annexe, nous analysons comment Pierre relie les prophéties de Joël aux circonstances exceptionnelles entourant la crucifixion de Jésus, ce qui éclaire le contexte biblique et historique de son message.

Point N°25 : Il sera enlevé au ciel

a) Le texte

Psaumes 24.7–10 (S21)

7 Portes, élevez vos linteaux ! Elevez-vous, portes éternelles ! Que le roi de gloire fasse son entrée !
8 Qui est ce roi de gloire ? L’Eternel, si fort et si puissant, l’Eternel puissant dans les combats !
9 Portes, élevez vos linteaux ! Elevez-les, portes éternelles ! Que le roi de gloire fasse son entrée !
10 Qui donc est ce roi de gloire ? L’Eternel, le maître de l’univers : c’est lui le roi de gloire !

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi prophète David évoque l’ascension du Messie.

b) La réalité historique des Evangiles

Luc 24.50–53 (S21)

50 Il les conduisit jusque vers Béthanie, puis il leva les mains et les bénit.
51 Pendant qu’il les bénissait, il les quitta et fut enlevé au ciel.
52 Quant à eux, après l’avoir adoré, ils retournèrent à Jérusalem remplis d’une grande joie.
53 Ils étaient constamment dans le temple, [louant et] bénissant Dieu.

(Traduction Louis Segond S21)

Actes 1.9–11 (S21)

9 Après avoir dit cela, il s’éleva dans les airs pendant qu’ils le regardaient et une nuée le cacha à leurs yeux.
10 Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu’il s’en allait, deux hommes habillés de blanc leur apparurent
11 et dirent: «Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous à regarder le ciel? Ce Jésus qui a été enlevé au ciel du milieu de vous reviendra de la même manière que vous l’avez vu aller au ciel.

(Traduction Louis Segond S21)

c) Conclusion

L’ascension du Messie Jésus, un événement capital dans la vie des apôtres, est décrite uniquement par Luc dans ses deux écrits, l’Évangile selon Luc et les Actes des Apôtres. Cette période, survenant après la résurrection, était remplie d’interrogations pour les disciples sur l’issue du ministère de leur Maître.

Pendant 40 jours, le Messie ressuscité s’est manifesté à plusieurs reprises, non seulement aux femmes qui l’avaient suivi, mais aussi à ses apôtres et à d’autres disciples.

Cette période d’incertitude a pris fin de manière inattendue. Le jeudi 12 mai de l’an 33, une journée qui commença comme tant d’autres, allait entrer dans l’histoire.

Réunis avec leur Maître sur le mont des Oliviers, les apôtres reçurent ses dernières instructions. Puis, sous leurs yeux ébahis, le Messie Jésus s’éleva vers le ciel. Cette scène extraordinaire, chargée de signification et d’émotion, resterait à jamais gravée dans leur mémoire.

Ce moment marque non seulement la fin physique de la présence de Jésus parmi ses disciples, mais aussi le début d’une nouvelle ère dans leur mission.

La date précise, le 12 mai 33, souligne l’importance de cet événement dans le calendrier chrétien, marquant un tournant dans la propagation de leur foi.

Daniel 2.20–23 (S21)

20 «Que le nom de Dieu soit béni d’éternité en éternité! C’est à lui qu’appartiennent la sagesse et la force.
21 C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la connaissance à ceux qui ont de l’intelligence.
22 C’est lui qui dévoile ce qui est profondément enfoui et caché, qui connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière réside auprès de lui.
23 Dieu de mes ancêtres, je te dis toute ma reconnaissance et ma louange parce que tu m’as donné la sagesse et la force et parce que tu m’as fait connaître ce que nous t’avons demandé, parce que tu nous as fait connaître ce qui concerne le roi.

(Traduction Louis Segond S21)

Conclusion

Nous venons de relever de la manière la plus exhaustive possible les différentes prophéties qui évoquent le Messie Jésus. Certaines sont directement liées au Messie tandis que d’autre y font allusions alors même qu’elles se sont déjà accomplies au temps où elles ont été annoncées.

Sur les 25 prophéties citées au minimum 12 sont directement liées à ce Messie. Nous cherchons à calculer les probabilités pour que 12 faits annoncés à l’avance s’accomplissent au même moment.

Ce calcul irréalisable dévoile néanmoins l’impossibilité que toutes ces informations trouvent leur accomplissement au travers d’une personne, le Messie Jésus, et ceci pendant une période limitée à 3,5 années.

L’étude de ces différents textes nous poussent à envisager quelqu’un aux commandes de l’histoire du monde, ordonnant la mise en place des faits dans le but de réaliser son plan.

La compréhension de ces faits dépasse les capacités de l’intelligence humaine et nous laisse entrevoir une dimension qui nous échappe totalement.

Le prophète Daniel lors de ses recherches arrive à une conclusion étonnante que nous partageons :

Daniel 2.20–23 (S21)

20 «Que le nom de Dieu soit béni d’éternité en éternité! C’est à lui qu’appartiennent la sagesse et la force.
21 C’est lui qui change les temps et les circonstances, qui renverse et établit les rois, qui donne la sagesse aux sages et la connaissance à ceux qui ont de l’intelligence.
22 C’est lui qui dévoile ce qui est profondément enfoui et caché, qui connaît ce qui est dans les ténèbres, et la lumière réside auprès de lui.
23 Dieu de mes ancêtres, je te dis toute ma reconnaissance et ma louange parce que tu m’as donné la sagesse et la force et parce que tu m’as fait connaître ce que nous t’avons demandé, parce que tu nous as fait connaître ce qui concerne le roi.

(Traduction Louis Segond S21)