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Introduction
Dans le chapitre intitulé « La prophétie », nous avons identifié 12 points spécifiques dans la première partie de nos Bibles, l’Ancien Testament, qui se réfèrent indubitablement au Messie.
De plus, nous avons relevé 12 autres points qui, bien qu’initialement ne semblant pas liés au Messie, ont été mis en lumière par divers événements de la vie de Jésus. Ces éléments constituent des prophéties en ce sens qu’ils décrivent le Messie plusieurs siècles avant son arrivée dans le monde.
Certaines de ces prophéties ont d’abord trouvé une réalisation dans le contexte politique de l’époque où elles ont été annoncées, puis une seconde interprétation avec la venue du Messie. Il paraît clair que les auteurs de ces textes n’avaient pas pleinement conscience de la portée messianique de leurs écrits.
Dans cette étude, nous nous attacherons à examiner ces textes et à les comparer aux informations fournies par les Évangiles concernant Jésus. Notre objectif est de déterminer si les contemporains de Jésus avaient la capacité d’établir un lien entre les prophéties de l’Ancien Testament et les détails spécifiques de la vie du Messie Jésus.
Le rappel des 24 prophéties
Nous entreprenons la comparaison des 24 points prophétiques définis dans le chapitre intitulé « La prophétie », avec les événements relatés dans les Évangiles. Notre but est d’évaluer la cohérence et la précision entre ces prophéties et les faits historiques rapportés.
Nous nous appuierons uniquement sur les informations disponibles, sans y ajouter d’interprétations personnelles. Nous noterons que les auteurs des Évangiles, notamment Matthieu, ont déjà établi certains de ces rapprochements.
Les 12 premiers points concernent spécifiquement le Messie :
1-L’annonce d’un Messie futur
2-Sa filiation divine
3-La venue d’un messager précurseur
4-Sa naissance à Bethléem
5-Ses titres et rôles messianiques
6-L’accomplissement de miracles messianiques
7-Son entrée messianique à Jérusalem
8-Son expérience de souffrance et de rejet
9-La date prophétisée de sa mort
10-Son inhumation dans un tombeau de riche
11-Son plan de rédemption et ses bénédictions universelles
12-Sa résurrection annoncée
La seconde liste de 12 points est associée au Messie en raison d’événements spécifiques le concernant :
1-Sa naissance virginale
2-Son établissement à Nazareth
3-Le massacre des innocents
4-Son retour d’Égypte
5-Sa trahison
6-Le prix de cette trahison
7-L’utilisation de l’argent de la trahison pour l’achat du champ du potier
8-Sa consommation de vinaigre
9-Ses mains et pieds percés, sans os brisé
10-L’obscurité en plein jour
11-La lune teintée de sang
12-Son ascension au ciel
Notre tâche sera de tracer des parallèles entre les écrits des prophètes et les récits des Évangiles, en s’appuyant notamment sur l’approche de Matthieu, qui a déjà réalisé une grande partie de cette analyse. Nous chercherons à identifier les sources des associations qu’il a établies.
Première partie
Nous allons reprendre les douze premiers points qui concernent, selon nous, directement la personne du Messie Jésus.
Point N°1 : Un Messie annoncé dans les textes juifs
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
L’appellation Dieu puissant :
Le prophète Ésaïe qualifie le Messie de « Dieu puissant », et l’apôtre Jean, dans son prologue, apporte des précisions sur la nature divine de Jésus.
Jean 1.1–5 décrit la Parole comme existante dès le commencement, avec Dieu, et étant elle-même Dieu. Tout a été créé par elle, et en elle réside la vie, source de lumière pour les êtres humains.
En Jean 1.14, cette Parole devient chair, habitant parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous révélant la gloire du Fils unique du Père.
Jean débute son évangile en affirmant la divinité de Jésus, témoignant qu’Il est à la fois le Fils de Dieu et le Messie prédit par les prophètes. Jean souligne que la compréhension du Messie nécessite la reconnaissance de l’incarnation de Dieu en homme.
Ainsi, le Messie Jésus est présenté non seulement comme un grand homme, mais comme Dieu lui-même.
Point N°2 : Il sera Fils de Dieu
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Lors du baptême de Jésus, des événements surnaturels se sont produits. Jean le Baptiste, témoin de cette scène, rapporte une manifestation remarquable : une voix céleste proclamant que Jésus est le Fils de Dieu.
Cette déclaration aurait pu être perçue comme blasphématoire dans le contexte juif de l’époque, où l’idée d’un Dieu ayant un fils était contraire à la compréhension traditionnelle de la nature de Dieu.
Cependant, Jean relate fidèlement ce qu’il a observé et entendu, malgré le défi que cela représente pour sa propre interprétation des événements.
Point N°3 : Un messager annoncera sa venue
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Le Messie Jésus a affirmé que le messager prédit pour le précéder était Jean le Baptiste. Cette déclaration a trouvé un écho chez les Juifs de son temps, qui s’attendaient à l’avènement de deux Messies.
Selon cette croyance, le premier Messie devait être de nature sacerdotale, rôle que l’on associe désormais à Jean le Baptiste. Le second Messie était envisagé comme un roi, une figure que Jésus est venu incarner.
Cette distinction entre un Messie sacerdotal et un Messie royal était courante dans l’attente messianique juive de l’époque.
Point N°4 : Il naitra à Bethléem
a) Le texte
Le prophète Michée, contemporain d’Ésaïe et d’Osée, a exercé son ministère au 8ème siècle av. J.-C., durant les règnes des rois Jotham, Achaz et Ézéchias du royaume de Juda. Cette période, qui se situe environ 150 ans avant la déportation babylonienne, était marquée par des menaces croissantes sur le royaume de Juda, avec la montée en puissance des Babyloniens.
Michée, dans ses prophéties, va au-delà des avertissements immédiats aux dirigeants de son époque et se projette dans un avenir lointain. Il prédit un temps de restauration et évoque la naissance d’un roi à Bethléem, le village natal de David.
Michée souligne également l’ancienneté de l’origine de ce futur roi, suggérant une lignée remontant loin dans le passé. Ces annonces prophétiques de Michée décrivent des événements qui se dérouleront bien au-delà de sa propre époque.
b) La réalité historique des Evangiles
Cette parole du prophète Michée a bien été comprise par les religieux juifs. En effet lorsque le roi Hérode le Grand s’enquerra du lieu de naissance de ce roi auprès de ces sages, ils répondirent sans hésitation : Bethléem.
c) Conclusion
Les évangélistes Matthieu et Jean confirment explicitement que Jésus est né à Bethléem en Judée, ce qui corrobore la prophétie de Michée concernant le lieu de naissance du Messie. Joseph et Marie, ainsi que d’autres Juifs de leur époque, étaient probablement conscients de cette prophétie.
L’annonce par Michée que l’origine de ce roi remonte loin dans le passé peut être interprétée de deux manières.
D’une part, elle peut indiquer que le Messie est issu d’une lignée royale, successeur de la dynastie de David.
D’autre part, comme l’évoque l’apôtre Jean dans son prologue, cette origine lointaine pourrait aussi signifier l’existence préalable du Messie avant même la création du monde, soulignant ainsi sa nature divine et éternelle.
Point N°5 : Il possèdera le titre de roi
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Ce psaume, dont l’auteur est inconnu, était initialement une mise en garde adressée aux nations, les exhortant à ne pas se rebeller contre le roi nouvellement établi.
Cependant, avec le temps, ce psaume a été progressivement associé dans la mémoire collective au futur roi messianique tant attendu, le Shiloh ou le Messie.
Les expressions telles que « roi des Juifs » et « Fils de David » sont fréquemment utilisées dans les Évangiles pour désigner Jésus, confirmant ainsi son identité messianique selon la compréhension de l’époque.
Ces termes reflètent la reconnaissance de Jésus comme le Messie promis, une figure centrale dans l’attente eschatologique juive.
Point N°6 : Il accomplira des miracles
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Jean le Baptiste était familier avec la prophétie d’Esaïe 34.4-5. Jésus, se référant à ce texte, établit un lien direct entre sa mission et les écrits d’Ésaïe, se proclamant ainsi ouvertement comme le Messie promis.
Cette affirmation était particulièrement significative, car les Juifs de cette époque connaissaient bien les écrits d’Ésaïe. Les leaders religieux de l’époque l’ont également reconnu, comme en témoigne Jean 3.2, où il est dit que nul ne peut accomplir de tels miracles sans être assisté par Dieu.
Cette reconnaissance du rôle messianique de Jésus s’appuyait sur la réalisation des miracles, considérés comme une preuve de sa connexion divine.
Point N°7 : Il entrera dans Jérusalem assis sur un ânon
a) Le texte
c) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Cette scène, où Jésus entre à Jérusalem assis sur le dos d’un ânon, est rapportée dans les quatre Évangiles : Matthieu 21.1-5 ; Marc 11.1-10 ; Luc 19.28-44 et Jean 12.12-14.
Nous nous concentrons particulièrement sur le récit de Jean, car il souligne un point crucial : les disciples ne comprenaient pas ce qui se passait sous leurs yeux.
À ce moment-là, ils n’ont pas su établir le lien entre cet événement et la prophétie de Zacharie 9.9, qu’ils connaissaient probablement. Cela indique qu’ils rencontraient des difficultés à associer les actions de Jésus avec les prophéties de l’Ancien Testament.
Ce n’est que plus tard, comme Matthieu le mentionne dans son Évangile, que les disciples ont commencé à percevoir et à comprendre ces correspondances entre les événements de la vie de Jésus et les écrits prophétiques.
Point N°8 : Il sera martyrisé
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Les quatre évangélistes, dans leurs récits, abordent l’épisode de la crucifixion, mais c’est Luc qui fournit le plus de détails.
Au-delà de la souffrance extrême endurée lors de la crucifixion, nous observons que la foule ne manifeste pas de compassion, mais choisit plutôt de se moquer de Jésus. Ainsi, le texte d’Ésaïe se trouve accompli à la lettre.
Cette scène cruelle, décrite par Luc, illustre de manière poignante la réalisation des prophéties de l’Ancien Testament concernant les souffrances du Messie.
Point N°9 : Il devra mourir lors de la fête de Pâques de l’an 33
a) Le texte
Nous clarifions et interprétons ce texte complexe dans le chapitre : Le prophète Daniel , ainsi que dans l’annexe ANN005 : Calcul des dates concernant la vie du Messie Jésus, l’annexe ANN006 : La date exacte du décret, et l’annexe ANN067 – Les théories d’Anderson et de Denney.
À partir de ces analyses, nous en concluons que le Messie Jésus a été crucifié le 1er avril de l’an 33. Ces documents fournissent un aperçu détaillé et approfondi des calculs et des hypothèses qui sous-tendent cette date spécifique.
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Nous constatons que, grâce aux prophéties notées par Daniel, il est possible de déduire avec précision la date de la crucifixion de Jésus.
Cette remarquable conclusion ne devient évidente qu’après une étude minutieuse de ces prophéties. Le résultat est étonnant et suggère l’existence d’une Autorité Supérieure qui orchestre les événements historiques afin que son plan préétabli se réalise de manière exacte.
Conformément au temps déterminé par Dieu, le Messie Jésus est mort, comme l’indiquent Romains 5.6 et Daniel 8.19.
Point N°10 : Il sera placé dans le tombeau prévu pour un riche personnage
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Les quatre auteurs des Évangiles mentionnent l’inhumation de Jésus dans un tombeau (voir Matthieu 27:59 ; Marc 15:47 ; Luc 23:50 ; Jean 19:38.
Habituellement, seuls les individus riches étaient inhumés dans des tombeaux, tandis que les dépouilles des personnes moins aisées étaient souvent enterrées dans des fosses communes. Ainsi, la réalisation de cette prédiction spécifique d’Ésaïe semblait peu probable.
Toutefois, l’intervention de Joseph d’Arimathée, qui a placé le corps de Jésus dans son propre tombeau, a conduit à l’accomplissement remarquable de cette prophétie. Il est peu probable que Joseph ait eu en tête le texte d’Ésaïe Esaïe 53.9, lorsqu’il a pris cette décision. Néanmoins, son action involontaire a contribué à l’accomplissement de la prophétie, rendant son nom mémorable jusqu’à nos jours.
Point N°11 : Il reviendra à la vie le 3ème jour
a) Le texte
Osée 6.2 n’indique pas explicitement la résurrection du Messie mais la coïncidence avec la résurrection de Jésus au troisième jour est remarquable.
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Les quatre Évangiles décrivent de manière remarquable l’événement de la résurrection du Messie Jésus (voir Matthieu 28:1 ; Marc 16:1 ; Luc 24:1 ; Jean 20:1.
Malgré les enseignements explicites du Maître sur ce sujet, ses disciples ne s’attendaient pas à un tel miracle. Nous constaterons que les disciples ont éprouvé de la difficulté à accepter cette réalité, bien que les prophéties l’aient annoncée à l’avance et malgré les avertissements directs de Jésus lui-même.
Point N°12 : Il viendra racheter l’humanité
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
La mort du Messie Jésus se distingue de toutes les autres car elle offre au monde une possibilité de rédemption. C’est la raison pour laquelle on parle parfois du « sacrifice de la croix ».
Ce concept s’inscrit dans la tradition judaïque, où la mort d’une victime innocente sert d’expiation pour les péchés des hommes. Toutefois, la grande différence avec la mort du Messie Jésus réside dans le fait que son sacrifice est considéré comme définitif et universel, couvrant les fautes de tous ceux qui le reconnaissent.
Seconde partie
Nous abordons maintenant des prophéties qui ont déjà trouvé une réalisation spécifique dans le passé et qui, par extension, concernent également le Messie.
Nous les comprenons en les mettant en relation avec l’histoire du Messie Jésus. En l’absence de ces événements historiques, ces prophéties seraient restées méconnues ou mal interprétées.
Point N°13 : Un fils né d’une vierge
a) Le texte
Ce texte est issu d’une déclaration du prophète Ésaïe au roi de Juda, Achaz. Son objectif premier est d’avertir le souverain rebelle. La prophétie n’aurait aucun sens sans une réalisation concrète qui interpelle Achaz.
Ésaïe annonce qu’une jeune femme vierge mettra au monde un enfant et qu’elle lui donnera le nom d’Emmanuel, signifiant « Dieu avec nous ». Cette naissance est totalement naturelle, se produisant dans le contexte d’un mariage avec l’intervention d’un homme.
Le signe donné à Achaz réside dans le nom de l’enfant et le moment de sa naissance. Environ trois ans après cette prophétie, en 732 av. J.-C., l’alliance entre le roi de Juda, Achaz, et Retsin, roi de Syrie, s’effondre lors de la destruction de Damas par l’empereur assyrien Tiglath-Pileser III.
Achaz devra alors payer un lourd tribut à l’empire assyrien. La naissance de cet enfant et les précisions du verset 16 se concrétisent littéralement à cette époque. Il est probable qu’Achaz connaissait cette femme et cet enfant, et qu’il a compris le signe annoncé par le prophète Ésaïe.
Cependant, il ne pouvait pas prévoir ce qui se déroulerait 730 ans plus tard. Nous observons souvent ce principe dans les prophéties : une première réalisation au temps de l’annonce et une autre dans le futur.
b) La réalité historique des Evangiles
Ces versets du livre d’Isaïe acquièrent une signification particulière avec la naissance de Jésus. L’apôtre Matthieu établit un lien entre cette prophétie d’Isaïe et la conception exceptionnelle de l’Enfant Jésus.
Il est important de se rappeler que Matthieu s’adressait à un public juif familier avec les écrits d’Esaïe. Toute interprétation erronée ou biaisée aurait été facilement identifiée et critiquée par ses contemporains.
c) Conclusion
Nous adhérons aux conclusions de Matthieu qui interprète le texte d’Isaïe comme une prophétie annonçant la naissance exceptionnelle de l’Enfant Jésus. Dans ce cas spécifique, nous observons une première réalisation de la prophétie à l’époque d’Isaïe, suivie d’un second accomplissement environ 730 ans plus tard.
Il devient évident que cette prophétie ne pouvait être pleinement comprise sans les circonstances entourant la naissance de Jésus, vécues par Marie. Ainsi, l’histoire a révélé l’accomplissement de cette parole prophétique.
Point N°14 : Il habitera Nazareth
a) Le texte
Bien que nous ne trouvions pas de texte spécifique dans l’Ancien Testament pour soutenir l’affirmation de Matthieu concernant Nazareth, il mentionne explicitement « les prophètes ». Il paraît donc que cette idée est le fruit d’une interprétation de divers passages de l’Ancien Testament.
Une hypothèse est que Matthieu ait fait le lien entre le mépris envers Nazareth, un village dont le développement dépendait directement de la ville romaine de Sépphoris toute proche, donc associé à l’occupant romain, et le rejet que le Messie Jésus allait subir.
Cette perspective pourrait être rapprochée des textes d’Isaïe, qui parlent du mépris et de la souffrance du serviteur de Dieu. Nazareth, en tant que lieu méprisé, devient ainsi symbolique du rejet que Jésus, originaire de ce village, allait expérimenter.
Nathanaël avec cette parole lapidaire résume clairement la situation de l’époque.
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Matthieu, sans hésiter, affirme que, conformément aux prophéties, Jésus devait résider à Nazareth. Bien qu’il soit difficile de trouver des sources prophétiques directes pour étayer cette affirmation, l’histoire biblique valide effectivement que, suite à leur retour d’Égypte, la famille de Jésus, initialement désireuse de s’établir à Bethléem, choisit finalement de retourner à Nazareth, le village natal.
Cette décision est influencée par la révélation d’un ange à Joseph. L’allusion de Matthieu à Nazareth, bien que ne s’appuyant pas sur une prophétie spécifique, est interprétée dans un contexte plus large où il cherche à relier la vie de Jésus aux écrits prophétiques.
Il nous semble évident que Matthieu n’ait pas commis d’erreur en citant ce passage, mais ait plutôt choisi une interprétation théologique pour souligner la signification de la vie de Jésus en rapport avec les Écritures hébraïques.
Point N°15 : Des enfants seront massacrés lors de sa naissance
a) Le texte
Dans ce texte, le prophète Jérémie fait allusion à un événement tragique et douloureux. Rama, située environ 8 km au nord de Jérusalem, est le lieu que Jérémie mentionne, tandis que Bethléem se trouve à environ 8 km au sud de Jérusalem. Rachel, considérée comme la mère ancestrale de Joseph et de Benjamin, représente symboliquement les mères d’Israël. Elle vivait près de 10 siècles avant l’événement précisé par Jérémie.
La référence de Jérémie à Rachel qui pleure ses enfants semble être une métaphore pour exprimer le chagrin et la désolation éprouvés par les mères lors de la déportation en 722 av. J.-C., lorsque le royaume du nord fut conquis par les Assyriens et de nombreux Israélites furent déportés. Cette déportation a certainement entraîné des souffrances indicibles, y compris la mort d’enfants, ce qui pourrait expliquer la mention de Rachel pleurant.
Il est donc probable que Jérémie, à travers cette figure de Rachel, fasse référence à la douleur collective et historique du peuple d’Israël, symbolisée par le chagrin d’une mère pleurant la perte de ses enfants. Cette image poignante sert à illustrer la profondeur de la détresse nationale à la suite des tragédies et des perturbations vécues par le peuple.
b) La réalité historique des Evangiles
Dans le texte de Matthieu, l’évangéliste établit un lien explicite entre la prophétie de Jérémie 31.15 et le massacre des enfants de Bethléem et des alentours, tel que rapporté dans son évangile.
Matthieu semble interpréter la douleur de Rachel, qui pleure ses enfants perdus lors de la déportation, comme une préfiguration symbolique du désespoir des mères de Bethléem confrontées au massacre ordonné par le roi Hérode.
Cette interprétation de Matthieu reflète une approche typologique de l’Écriture, où un événement de l’Ancien Testament est vu comme une préfiguration ou un symbole d’un événement du Nouveau Testament. Dans ce cas, la souffrance de Rachel est vue comme une anticipation de la douleur des mères de Bethléem. Cela montre comment Matthieu, en tant qu’auteur de l’Évangile, tisse des liens entre les écrits des prophètes de l’Ancien Testament et les événements de la vie de Jésus, soulignant ainsi la continuité et l’accomplissement des prophéties bibliques dans la personne de Jésus.
Il est donc clair que Matthieu n’utilise pas le texte de Jérémie de manière littérale, mais plutôt comme un moyen de relier symboliquement les souffrances du passé à celles du temps de Jésus.
c) Conclusion
L’interprétation par Matthieu de la prophétie de Jérémie concernant le massacre des enfants à Bethléem présente un exemple de l’approche typologique utilisée par les auteurs du Nouveau Testament. Cette méthode interprétative consiste à voir des événements de l’Ancien Testament comme des préfigurations symboliques d’événements ultérieurs dans le Nouveau Testament.
Dans son évangile, Matthieu relie explicitement le massacre des enfants mâles juifs par Hérode à la prophétie de Jérémie 31.15, où Rachel pleure ses enfants perdus. Bien que le passage original de Jérémie ne prévoie pas spécifiquement cet événement tragique sous Hérode, Matthieu l’interprète comme une réalisation symbolique de la prophétie.
Dans la perspective de Matthieu, la douleur de Rachel dans la prophétie de Jérémie est une illustration anticipative du chagrin des mères de Bethléem. Cependant, il est important de noter que cette interprétation typologique est spécifique à Matthieu et ne découle pas directement du texte de Jérémie lui-même.
Ainsi, tout en reconnaissant la validité de cette interprétation dans le contexte du Nouveau Testament, il faut aussi admettre que le passage de Jérémie n’indiquait pas explicitement un tel événement futur.
Point N°16 : Il devra revenir du pays d’Egypte
a) Le texte
Matthieu cite le prophète Osée qui dans ces lignes rappelle la grande délivrance des Hébreux avec Moïse. Il reprendra ce thème à plusieurs reprises dans son livre Osée 12.10 ; Osée 12.14 ; Osée 13.4.
b) La réalité historique des Evangiles
Matthieu reprend donc cette observation du prophète afin de l’appliquer au Messie Jésus qui effectivement reviendra du pays d’Egypte.
c) Conclusion
L’histoire du Messie Jésus seule nous permet d’établir un lien entre les paroles du prophète Osée 11.1, concernant ‘l’appel de mon fils hors d’Égypte’, et le retour d’Egypte de la famille de Jésus, après leur exil. Matthieu, dans son Évangile, n’hésite pas à évoquer ce passage, le considérant comme une preuve supplémentaire de la messianité de Jésus.
Il semble peu probable que Joseph et Marie aient interprété l’événement comme le fait Matthieu après coup. Cependant, Matthieu trace un parallèle entre la délivrance du peuple hébreu, que Dieu a fait sortir d’Égypte, et la délivrance apportée par le Messie Jésus, qui est une source de bénédiction. Cette interprétation de Matthieu montre comment des événements du passé peuvent acquérir de nouvelles significations à la lumière d’événements plus récents.
Point N°17 : Il sera trahi par un proche
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Le parallèle entre le psaume de David et la trahison de Judas l’Iscariote semble manifeste. David, dans ses écrits, fait référence à des événements spécifiques de sa propre vie, mais curieusement, ces mêmes mots semblent trouver un écho dans la trahison de Judas, un proche du Messie Jésus.
Ce lien ne devient apparent qu’avec la connaissance des événements qui ont conduit à l’arrestation de Jésus. Sans cette compréhension contextuelle, la portée prophétique du texte de David resterait voilée.
Point N°18 : Le prix de cette trahison sera de 30 pièces d’argent
a) Le texte
Le Prophète Zacharie précise même la somme allouée pour la trahison. Cette somme correspond au prix d’un esclave.
b) La réalité historique des Evangiles
Matthieu rapporte la trahison de Judas l’Iscariot et spécifie la somme d’argent que le Sanhédrin a offerte pour cette trahison.
c) Conclusion
La trahison de Judas l’Iscariot et le montant qu’il a reçu éclairent le texte de Zacharie 11.12. Cette somme coïncide avec le prix d’un esclave, tel qu’établi dans Exode 21.28-32.
L’exactitude de cette prophétie est frappante. Il n’est pas évident que Judas l’Iscariot connaissait ce passage de Zacharie. Rien n’indique qu’il ait fait le lien entre la prophétie et ses actions, puisqu’il a poursuivi son chemin destructeur, qui s’est finalement soldé par son suicide.
Point N°20 : Cet argent servira à acheter le terrain du potier
a) Le texte
Le verset 13 de Zacharie offre des révélations remarquables. Il met en lumière deux éléments distincts : d’abord, l’évocation de l’argent jeté dans le Temple, puis la mention intrigante d’un potier.
Ces détails semblent préfigurer des événements spécifiques liés à la trahison de Judas l’Iscariot, comme décrit dans les Évangiles, où Judas jette l’argent de la trahison dans le Temple et cet argent est ensuite utilisé pour acheter le champ du potier.
b) La réalité historique des Evangiles
Matthieu réalise un rapprochement avec le texte prophétique de Zacharie 11.12, mais il cite Jérémie comme source. Cette mention suscite la question : Matthieu aurait-il pu confondre les deux prophètes ?
Cette hypothèse semble peu probable, surtout en considérant que Matthieu s’adressait à un public familier avec ces textes, qui aurait aisément identifié toute erreur.
Bien que Jérémie traite de thèmes similaires (voir Jérémie 19.4 ; Jérémie 6.11, il est clair que le passage en question est plus étroitement lié à Zacharie 11.12. Il est donc probable que Matthieu ait intentionnellement choisi de citer Jérémie, un prophète plus renommé, pour souligner l’importance et la portée de l’événement décrit, tout en faisant implicitement référence au passage spécifique de Zacharie.
c) Conclusion
Le texte prophétique de Zacharie 11.13, écrit plusieurs siècles avant les événements du Nouveau Testament, prédit avec une précision remarquable des détails qui se concrétiseront lors de la trahison de Judas l’Iscariot.
Ce passage décrit une somme d’argent spécifique, le geste de jeter cet argent dans le Temple, et l’achat ultérieur d’un champ appartenant à un potier. Ces éléments, initialement prophétisés par Zacharie, trouvent leur réalisation concrète dans les actions de Judas, telles que rapportées dans les Évangiles.
Il est intéressant de noter que, malgré la clarté de cette prophétie avec le recul historique, les sages religieux contemporains de ces événements ne semblent pas avoir fait le rapprochement entre la prophétie de Zacharie et la trahison de Judas, ce qui aurait pu influencer leur interprétation des événements et leurs réactions.
Point N°21 : Lors de sa mort des hommes lui offrirons du vinaigre et du fiel
a) Le texte
David, dans ce passage, parle de ses propres épreuves et adversités. Les paroles de David, expriment ses propres souffrances et défis.
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Le psaume de David évoque l’amertume à travers des images de poison et de vinaigre. Ces mêmes éléments ressurgissent de manière poignante dans le récit de la crucifixion du Messie Jésus, tel que le rapporte Matthieu.
Lors de sa souffrance sur la croix, Jésus se voit proposer du vinaigre mélangé à du fiel, probablement une substance amère ou toxique. Cette concordance entre les écrits de David et les événements de la vie de Jésus souligne l’aspect prophétique de l’Ancien Testament.
Elle met en lumière la figure du Messie comme un personnage central de toute la Bible, dont les souffrances avaient été prédites bien avant leur réalisation.
Point N°22 : Ses mains et ses pieds seront percé mais ses os ne seront pas brisés
a) Le texte
David, dans le Psaumes 22.1-30, aborde des thèmes qui préfigurent des événements de la crucifixion du Messie : il parle de mains et de pieds percés, de vêtements partagés et de la tunique tirée au sort, tout en précisant qu’aucun de ses os ne sera brisé.
Ces détails, étonnamment spécifiques, correspondent étroitement aux récits de la crucifixion de Jésus dans les Évangiles.
De plus, Zacharie utilise le terme ‘transpercé’ et fait allusion à un ‘fils unique’ et à un ‘premier-né’. Ces expressions prophétiques, bien que rédigées des siècles auparavant, semblent évoquer de manière frappante les circonstances de la mort de Jésus, soulignant ainsi le caractère prophétique et anticipatif des écrits de l’Ancien Testament concernant le Messie.
b) La réalité historique des Evangiles
Vous pouvez consulter les références bibliques suivantes : Exode 12.46 ; Psaumes 34.20 ; Zacharie 12.10 ; Apocalypse 1.7.
c) Conclusion
L’apôtre Jean met en évidence l’accomplissement des prophéties de Zacharie, soulignant des détails spécifiques qui se sont concrétisés lors des événements entourant la vie de Jésus.
Cette précision dans l’accomplissement de tant de prophéties anciennes nous amène à envisager l’existence d’une direction divine orchestrant ces événements.
Cela défie notre raisonnement logique habituel et suggère fortement une intervention ou une prévision surnaturelle, guidant le déroulement de l’histoire conformément aux écrits prophétiques.
Point N°23 : Une nuit particulière arrivera en plein midi
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Le prophète Amos prédit qu’au jour de la mort du Messie, une obscurité anormale surviendra en plein midi. Cette prophétie est particulièrement pertinente en relation avec la crucifixion de Jésus, où l’on rapporte que le ciel s’est assombri durant son supplice.
Nous explorerons plus en détail ce phénomène, ainsi que sa correspondance avec les ‘trois jours et trois nuits’ de Jonas, dans l’annexe ANN35 intitulée : Les trois jours et trois nuits.
Cette analyse permettra de comprendre comment les événements entourant la mort de Jésus s’alignent avec les prédictions d’Amos 8.9, renforçant ainsi l’idée d’une concordance entre les Écritures et les faits historiques de la vie de Jésus.
Point N° 24 : Il y aura des phénomènes atmosphériques anormaux le jour de sa mort
a) Le texte
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
Lorsque l’apôtre Pierre cite le prophète Joël, faisant allusion à divers phénomènes atmosphériques, il semble faire directement référence aux événements survenus le 1er avril 33, que la plupart des témoins présents auraient observés.
Cette interprétation est approfondie dans l’annexe ANN036 intitulée : Le discours de l’apôtre Pierre. Dans cette annexe, nous analysons comment Pierre relie les prophéties de Joël aux circonstances exceptionnelles entourant la crucifixion de Jésus, ce qui éclaire le contexte biblique et historique de son message.
Point N°25 : Il sera enlevé au ciel
a) Le texte
Le roi prophète David évoque l’ascension du Messie.
b) La réalité historique des Evangiles
c) Conclusion
L’ascension du Messie Jésus, un événement capital dans la vie des apôtres, est décrite uniquement par Luc dans ses deux écrits, l’Évangile selon Luc et les Actes des Apôtres. Cette période, survenant après la résurrection, était remplie d’interrogations pour les disciples sur l’issue du ministère de leur Maître.
Pendant 40 jours, le Messie ressuscité s’est manifesté à plusieurs reprises, non seulement aux femmes qui l’avaient suivi, mais aussi à ses apôtres et à d’autres disciples.
Cette période d’incertitude a pris fin de manière inattendue. Le jeudi 12 mai de l’an 33, une journée qui commença comme tant d’autres, allait entrer dans l’histoire.
Réunis avec leur Maître sur le mont des Oliviers, les apôtres reçurent ses dernières instructions. Puis, sous leurs yeux ébahis, le Messie Jésus s’éleva vers le ciel. Cette scène extraordinaire, chargée de signification et d’émotion, resterait à jamais gravée dans leur mémoire.
Ce moment marque non seulement la fin physique de la présence de Jésus parmi ses disciples, mais aussi le début d’une nouvelle ère dans leur mission.
La date précise, le 12 mai 33, souligne l’importance de cet événement dans le calendrier chrétien, marquant un tournant dans la propagation de leur foi.
Conclusion
Nous venons de relever de la manière la plus exhaustive possible les différentes prophéties qui évoquent le Messie Jésus. Certaines sont directement liées au Messie tandis que d’autre y font allusions alors même qu’elles se sont déjà accomplies au temps où elles ont été annoncées.
Sur les 25 prophéties citées au minimum 12 sont directement liées à ce Messie. Nous cherchons à calculer les probabilités pour que 12 faits annoncés à l’avance s’accomplissent au même moment.
Ce calcul irréalisable dévoile néanmoins l’impossibilité que toutes ces informations trouvent leur accomplissement au travers d’une personne, le Messie Jésus, et ceci pendant une période limitée à 3,5 années.
L’étude de ces différents textes nous poussent à envisager quelqu’un aux commandes de l’histoire du monde, ordonnant la mise en place des faits dans le but de réaliser son plan.
La compréhension de ces faits dépasse les capacités de l’intelligence humaine et nous laisse entrevoir une dimension qui nous échappe totalement.
Le prophète Daniel lors de ses recherches arrive à une conclusion étonnante que nous partageons :