
Le Naziréat
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Introduction
Dans cette étude, nous examinons le thème du « Naziréat », une exploration inspirée par les paroles de l’ange Gabriel.
En effet cette déclaration de l’ange Gabriel évoque le Naziréat, une pratique observée par plusieurs figures prophétiques majeures de la Bible. Dans cette étude, nous analysons les textes définissant cet engagement religieux et spirituel.
Il convient de se demander si le Naziréat peut être associé à la vie de Jean le Baptiste.
Selon l’ange Gabriel, le fils de Zacharie et d’Elisabeth devra adopter ce mode de vie durant toute son existence. Cette affirmation mérite une analyse approfondie pour comprendre pleinement ses implications.
Définition du Naziréat
Le Naziréat, issu de l’hébreu, signifie ‘s’abstenir’, ‘se séparer’ ou ‘se consacrer’. Il représente un engagement spirituel envers Dieu. La personne qui s’engage dans le Naziréat est appelée ‘nazir’ ou ‘naziréen’.
Il est crucial de ne pas confondre ce terme avec ‘nazaréen’, qui désigne les habitants de Nazareth. Ainsi, bien que Jésus le Messie soit qualifié de Nazaréen, il n’est pas naziréen.
Les fondements du Naziréat sont établis dans le livre des Nombres, particulièrement dans les versets suivants :
Cet engagement volontaire, connu sous le nom de Naziréat, est ouvert tant aux hommes qu’aux femmes, et est généralement limité dans le temps. Le Nazir ne se retire pas de la société ; il vit simplement selon des normes différentes.
Plusieurs interdictions spécifiques sont énumérées dans le livre des Nombres. À la fin de son vœu, le Nazir doit offrir un sacrifice, raser sa tête, après quoi il peut reprendre une vie normale.
Exemples dans nos Bibles
Il est intéressant de noter que certains Nazirs ont consacré toute leur vie à cet engagement.
Parmi eux, on trouve Samson Juges 13.4-5, qui a transgressé les règles du Naziréat ainsi que celles de la Loi mosaïque.
Samuel (1 Samuel 1.11-18) et Jean le Baptiste sont d’autres exemples notables.
Dans le contexte historique, il est rapporté que, du temps du prophète Amos, certains Juifs incitaient les Nazirs à rompre leur vœu en consommant du vin.
Nous trouvons aussi l’exemple d’Anne la prophétesse à laquelle Luc fait allusion.
Même si tout n’est pas bien défini nous pouvons malgré tout déduire que cette femme, Anne ou Anna était Nazir (ou Naziréenne).
Nous possédons aussi cet exemple avec l’Apôtre Paul et ces quatre hommes qui arrivaient au terme de leurs vœux.
Nous observons que le Naziréat demeurait une pratique marginale, symbolisant un engagement significatif envers Dieu. Cette démarche, à la fois personnelle et volontaire, témoigne d’une volonté de se rapprocher du Dieu créateur.
Jean le baptiste, le Nazir
L’engagement de Jean le Baptiste en tant que nazir était, selon toute vraisemblance, un engagement à vie. Sa longue chevelure pourrait avoir été un signe visible de son naziréat, bien que cela ne soit pas explicitement mentionné dans les textes bibliques.
Cette caractéristique marque une différence notable avec la vie du Messie Jésus, qui n’a pas été décrit comme ayant adopté le naziréat. Ainsi, dans l’étude des figures bibliques, il est important de distinguer ces différences de pratiques et de symbolisme entre Jean le Baptiste et le Messie Jésus.
Nous imaginons que Jean le baptiste, au fond de sa prison devait penser à cela, mais nous reviendrons en détail sur cet épisode dans l’annexe ANN003 : la naissance et le ministère de Jean le Baptiste.
Conclusion
Le Naziréat est une institution qui symbolise un vœu de transformation personnelle et de consécration à Dieu, impliquant un détachement des valeurs sociétales conventionnelles.
Jean le Baptiste, dès sa naissance, a été introduit à ce mode de vie par ses parents qui souhaitaient respecter les directives de l’ange Gabriel. Cette consécration a été maintenue par Jean tout au long de son existence jusqu’à sa mort.
Dans le contexte de la société juive du premier siècle, ce principe de vie commandait le respect. Les Juifs faisaient souvent un parallèle entre la vie de Jean le Baptiste et celle de leurs grands prophètes, dont certains avaient également respecté le naziréat.
Cette comparaison conférait à Jean le Baptiste une autorité supplémentaire. Sa vie, à l’écart des tentations matérielles et du confort que pouvait offrir la société de l’époque, contrastait fortement avec celle des autorités religieuses qui dirigeaient le pays. Cette austérité plaisait au peuple qui le considérait, à juste titre, comme un envoyé de Dieu.
Sa naissance inattendue, couplée à l’application du naziréat, laissait présager un destin particulier. Beaucoup imaginaient qu’il était le Messie.