Annexe
Annexe 19
Dieu a-t-il réellement dit ?

Dieu a-t-il réellement dit ?

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Introduction

Vous pourriez penser que nous nous éloignons de notre objectif en nous intéressant à ce sujet. Pourtant, il existe un rapport étroit entre l’inerrance des Évangiles, que nous défendons, et les commentaires négatifs dont ils font l’objet.

Nous avons à différents moments évoqué les critiques à l’égard des écrits bibliques, qui remettent en cause leur crédibilité. Certains passages sont considérés comme anachroniques, incohérents, légendaires ou même rajoutés plus tard par des traducteurs, alors que d’autres sont perçus comme authentiques et historiques.

Ces opposants contestent l’intégrité des traducteurs et les accusent de modifications du texte dans le but de confirmer leur propre thèse. Cette position entraîne un climat de suspicion à l’égard de l’ensemble des écrits bibliques, et il deviendrait difficile, si nous acceptions ces conclusions, de discerner le vrai du faux !

Nous ne pouvons pas non plus accepter tout sans chercher à comprendre et à analyser, ce qui est précisément l’objet de ce site Internet. La constance de ces critiques nous interpelle. Selon nous, elle n’est pas uniquement la conséquence de la grande influence de la Bible.

Certaines critiques sont dénuées de tout fondement historique ou de vérité, et pourtant, elles sont considérées comme véridiques par de nombreuses personnes. Nous observons un travail méthodique de sape et des tentatives organisées de discrédit. L’importance de ces faits nous a incités à rédiger cette annexe.

Les critiques

La critique est un examen raisonné, objectif, qui s’attache à relever les qualités et les défauts et donne lieu à un jugement de valeur.
Cette forme nous semble naturelle et même indispensable.

Actes 17.10–11 (S21)

10 Aussitôt les frères firent partir de nuit Paul et Silas pour Bérée. Dès leur arrivée, ils entrèrent dans la synagogue des Juifs.

11 Ces derniers avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique. Ils accueillirent la parole avec beaucoup d’empressement, et ils examinaient chaque jour les Ecritures pour voir si ce qu’on leur disait était exact.

(Traduction Louis Segond S21)

Toutes les épîtres de Paul n’étaient pas encore écrites au moment où certains individus examinaient les enseignements qu’ils recevaient. Il est donc évident qu’ils évaluaient aussi la crédibilité des écrits de Paul. Cet examen raisonné, tel que pratiqué par les chrétiens de la ville de Bérée, est rassurant, car la foi ne peut pas tout accepter aveuglément. Le rejet des écrits apocryphes en est une parfaite illustration.

Nous sommes également confrontés à des attaques plus ou moins virulentes à l’encontre du texte biblique. Nous entrons là dans une autre dimension, où la recherche de la vérité n’est plus l’objectif, mais plutôt une simple volonté de discréditer et de détruire le message de la Bible.

L’argumentation ne repose plus sur des faits historiques mais sur l’idéologie. Le livre, l’Évangile de Barnabé, illustre bien ce type de critique. L’utilisation même du mot « évangile » dans son titre est trompeuse !

Nous souhaitons analyser non pas la critique, que nous approuvons et encourageons, mais ces attaques qui se dissimulent derrière ce terme.

Notre thèse

Nous souhaitons aborder une thèse que nous considérons comme fondamentale : les Évangiles sont la « Parole de Dieu » dans le sens où Dieu Lui-même a inspiré et guidé les auteurs bibliques.

Il a également dirigé les premiers chrétiens dans la sélection des textes qui formeraient le canon biblique, celui que nous retrouvons dans nos Bibles actuelles.

Nous soulignons que les écrits apocryphes, présents uniquement dans l’Ancien Testament, étaient dès le début perçus comme distincts.

Jérôme de Stridon dans sa traduction de la Bible, la Vulgate, n’envisageait pas de noter ces textes apocryphes.

La Bible est donc régulièrement l’objet d’attaques, plus ou moins directes, de la part du principal adversaire de nos âmes et de Dieu : Satan. À titre d’illustration, nous examinerons deux exemples mentionnés dans ce Livre sacré.

Genèse 3.1 (S21)

Le serpent était le plus rusé de tous les animaux sauvages que l’Eternel Dieu avait faits. Il dit à la femme : « Dieu a-t-il vraiment dit : ‘Vous ne mangerez aucun des fruits des arbres du jardin’ ?»

(Traduction Louis Segond S21)

Le principe est simple et se reflète dans la question : « Dieu a-t-il réellement dit ? » Il vise simplement à semer le doute dans les esprits afin de discréditer la Parole de Dieu.

Le second exemple, directement calqué sur le premier, se trouve dans le Nouveau Testament, plus précisément lors de la tentation du Messie Jésus.

Matthieu 4.5–7 (S21)

5 Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet du temple

6 et lui dit : « Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas ! En effet, il est écrit : Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre. »

7 Jésus lui dit : « Il est aussi écrit : Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu. »

(Traduction Louis Segond S21)

Nous remarquons que le principe reste similaire : instiller le doute dans l’esprit de l’auditeur. Ce même schéma se retrouve dans certains commentaires sur les Évangiles ou d’autres écrits bibliques.

Nous ne nous situons plus dans le domaine de la critique mais plutôt dans celui de la remise en question de la crédibilité de ces textes. Ces rédactions semblent contredire l’inerrance des récits bibliques.

Ainsi, un auteur anonyme, sous prétexte d’une formation intellectuelle, peut proposer des hypothèses qui s’opposent directement aux écrits de Matthieu, de Marc, de Luc, ou de Jean. Il est essentiel de ne jamais oublier que leurs récits ont été validés par un grand nombre de témoins.

L’équilibre entre la critique et la foi

Le texte de la Bible est avant tout un message destiné à être compris par toutes les personnes, malgré leur diversité culturelle et de connaissances.

Le regard technique de l’individu du 21ème siècle ne peut en aucun cas être comparé à celui d’une personne vivant dans l’Antiquité, au Moyen Âge ou même au Siècle des Lumières.

Cette finalité explique aussi naturellement l’absence de certains détails, ce qui nous amène à envisager différentes hypothèses dans certaines situations. Ainsi, la foi a permis, tout au long de ces siècles, de pallier ce manque de connaissances.

Daniel 12.4 (S21)

4 Quant à toi, Daniel, tiens ces paroles cachées et marque le livre du sceau du secret jusqu’au moment de la fin! Beaucoup seront perplexes, mais la connaissance augmentera.

(Traduction Louis Segond S21)

L’individu moderne, fort de ses connaissances, peut comprendre plus aisément ce message. Il est désormais capable de découvrir et d’interpréter des révélations qui sont restées cachées pendant des siècles. Les événements historiques, en particulier ceux liés à l’histoire des Juifs, fournissent un éclairage indispensable.

De nos jours, la foi s’oriente différemment ; elle nous permet d’accepter les promesses de Dieu. Cependant, elle ne doit en aucun cas entraver l’étude des faits bibliques. En effet, l’idée que la foi est l’unique moyen d’interpréter les récits bibliques n’est, à notre avis, pas le chemin vers la vérité.

La Bible est la Parole de Dieu et incarne la vérité. Elle n’a pas à craindre la confrontation, que ce soit avec l’histoire profane ou avec la science.

Les attaques à l’encontre des Evangiles

Nous approuvons le principe de la critique des Évangiles, mais pas lorsqu’elle se transforme en attaque visant uniquement à discréditer ces textes. En étudiant les informations fournies par Matthieu et Luc concernant le début du ministère de Jean le Baptiste et la naissance du Messie Jésus, nous sommes confrontés à une contradiction formelle avec l’hypothèse d’une mort du roi Hérode en l’an 4 av. J.-C. Nous avons établi qu’une mort en l’an 1 av. J.-C. constitue une autre hypothèse envisageable, et que, dans ce cas précis, l’histoire profane confirme l’ensemble des données de Luc.

Pourtant, un point nous interpelle : l’hypothèse d’une mort en l’an 4 av. J.-C. est, avec le temps, devenue un fait historique défendu par de nombreux historiens. Nous sortons alors du domaine de la critique constructive pour entrer dans une tentative de discréditation du texte biblique.

Nous pourrions multiplier les exemples, mais notre but ici est simplement de noter que de nombreux chercheurs tentent d’imposer l’idée de deux histoires incompatibles : celle, bien réelle, du monde et celle, plus ou moins fantaisiste, de la Bible. Cela amènerait le lecteur à choisir entre le monde réel, concret, celui de l’histoire laïque, et le monde imaginaire, légendaire, celui de l’histoire biblique !

Nous trouvons la meilleure réponse dans les paroles du Messie Jésus : ‘Il est aussi écrit’ !

Il est donc envisageable, contre toute attente, de démontrer que l’ensemble des écrits bibliques est compatible avec l’histoire profane. Voici donc un des buts de l’écriture de ce livre : démontrer que la grande majorité des contradictions évoquées peut être expliquée simplement par une étude minutieuse des textes bibliques.

‘Donnez-moi un point d’appui et un levier, je soulèverai le monde’, avait théorisé Archimède environ trois siècles avant J.-C. Dès lors que nous acceptons une petite erreur dans ce texte, nous ne sommes plus sûrs de rien.

Personne n’est neutre dans cette affaire, et nous n’échappons pas à cette règle. L’indépendance intellectuelle absolue est, à nos yeux, une utopie. Malgré tout, nous pouvons tenter d’analyser simplement les textes bibliques et considérer que leurs auteurs ont été honnêtes dans leurs rédactions.

Conclusion

La Bible, reconnue comme la ‘Parole de Dieu’, se trouve légitimement au cœur d’un conflit qui dépasse notre entendement. L’adversaire de l’humanité, souvent désigné comme Satan, déploie tous ses efforts pour discréditer cet ouvrage sacré. Il juge crucial d’empêcher les hommes de découvrir le plan merveilleux élaboré par Dieu !

À son époque, le roi Salomon affirmait :

Ecclésiaste 1.9 (S21)

9 Ce qui a existé, c’est ce qui existera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera. Il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

(Traduction Louis Segond S21)

Nous pouvons constater la véracité de cette affirmation à travers les attaques récurrentes contre la ‘Parole de Dieu’.

Il est donc impératif que les individus contemporains s’efforcent d’analyser ces textes afin de dévoiler la réalité extraordinaire révélée dans la Bible, que nous pouvons synthétiser ainsi : Dieu contrôle l’histoire du monde !