Synopse
Péricope 245
PER245 - La parabole du fils prodigue

Consultation

Vous pouvez consulter l’annexe ANN078 : Les paraboles

Vous pouvez consulter l’étude PAR000 : Les paraboles

Vous pouvez consulter l’étude PAR033 : La drachme perdue

Vous pouvez consulter l’étude PAR031 : La brebis perdue

Textes bibliques

Matthieu (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Marc (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Luc 15.11-32 (Louis Segond S21)

Il dit encore: «Un homme avait deux fils.

Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de l'héritage qui doit me revenir.’ Le père leur partagea alors ses biens.

Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche.

Alors qu'il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin.

Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les porcs.

Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.

Il se mit à réfléchir et se dit: ‘Combien d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim!

Je vais retourner vers mon père et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,

je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes ouvriers.’

Il se leva et alla vers son père. Alors qu'il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa.

Le fils lui dit: ‘Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.’

Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez [vite] le plus beau vêtement et mettez-le-lui; passez-lui un anneau au doigt et mettez-lui des sandales aux pieds.

Amenez le veau qu'on a engraissé et tuez-le! Mangeons et réjouissons-nous,

car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête.

»Or le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.

Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait.

Le serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour et ton père a tué le veau engraissé parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé.’

Le fils aîné se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier d'entrer,

mais il répondit à son père: ‘Voilà tant d'années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis.

Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui tu as tué le veau engraissé!’

‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j'ai est à toi,

mais il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’»

Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

La parabole du fils prodigue

Détails techniques

Lieu : Sur la route de Béthanie au delà du Jourdain.

Date : Avant la fête de la dédicace du 15 décembre 32

Mode opératoire : Nous continuons avec Luc

Note sur le mode opératoire : Luc seul note cette parabole

Luc, pour parler du royaume des cieux, rapporte cette parabole du Messie Jésus, sur le fils prodigue.

Commentaires

Le discours rapporté par Luc peut se situer à différents moments et en divers lieux, ce qui laisse entendre qu’aucune chronologie stricte n’est respectée dans sa narration. Il apparaît même très probable que Luc ait délibérément choisi ce point du récit pour regrouper plusieurs enseignements. Cette démarche lui permet non seulement d’omettre certains éléments contextuels afin de rendre son récit plus concis, mais aussi d’enrichir et de développer son argumentation sur le thème du royaume des cieux.

Ainsi, Luc présente des récits qui ne suivent pas nécessairement un ordre chronologique formel. Au contraire, il organise son propos selon une logique précise, structurée autour de ses objectifs théologiques. Ce principe d’organisation est approfondi dans le paragraphe intitulé « L’argumentation de Luc dans les chapitres 13 à 19 ». Il est donc essentiel, pour l’étude de ces chapitres, de prendre en compte l’intention de l’auteur dans la composition et la structuration de son évangile.

 

 

Pour obtenir des informations complémentaires, veuillez consulter l’étude sur les paraboles : PAR034 : L’enfant prodigue » ainsi que PAR000 : Les paraboles. Vous pouvez lire également l’annexe ANN078 : Les paraboles. Nous avons décidé de suivre le développement de Luc afin de bien comprendre son argumentation.

La parabole du fils prodigue :

La parabole du fils prodigue constitue la dernière des trois paraboles qui, dans l’évangile de Luc, abordent le thème central de la recherche du royaume des cieux. Après avoir illustré ce thème par l’exemple de la brebis perdue ( Luc 15.3-7 ), puis par celui de la pièce de monnaie égarée ( Luc 15.8-10 ), Luc présente ici un récit centré sur le fils d’une famille aisée ( Luc 15.11-32 ).

Ce récit se distingue par sa longueur : Luc lui consacre vingt-deux versets, tandis que la parabole de la brebis en comptait cinq et celle de la pièce, trois. Cette différence de traitement suscite inévitablement des interrogations sur le rôle particulier de cette troisième parabole.

Il apparaît clairement que cette parabole constitue la pièce maîtresse de l’exposé du chapitre 15. Les trois paraboles de ce chapitre mettent en lumière l’attitude de Dieu envers ceux qui demeurent à l’extérieur du royaume des cieux. Toutefois, la dernière parabole, en présentant une famille riche, facilite la compréhension générale en offrant une image concrète et accessible.

Le récit place les deux fils au cœur de la réflexion. Le personnage du Père, commun aux trois paraboles, se manifeste à nouveau ici comme compatissant, accueillant et plein d’amour. L’attention du lecteur est donc dirigée vers les deux frères, membres de cette même famille.

Le message associé au fils cadet est aisément compréhensible. Après s’être égaré, il se repent, revient vers son père et reçoit de lui le pardon, retrouvant ainsi sa place initiale. Cette dynamique rappelle la bonté de Dieu, toujours en quête de ceux qui sont perdus.

La figure du fils aîné introduit cependant une dimension supplémentaire. Son attitude, désapprouvée par le Père, met en lumière son incompréhension et son refus d’admettre la générosité paternelle envers son frère fautif. Le fils aîné fait valoir la différence entre sa fidélité et la conduite de son cadet qui a renié son statut.

Le fils aîné symbolise ainsi celui qui croit que sa propre justice et ses bonnes œuvres suffisent pour accéder au royaume des cieux. Il se pense irréprochable, mais le retour de son frère révèle les mauvais penchants de son cœur. Les deux frères ont en réalité besoin de repentance, même si l’aîné n’en a pas encore conscience. Le père court vers le fils cadet ( Luc 15.20 ), mais il supplie également son fils aîné ( Luc 15.28 ).

La parabole ne livre pas la réaction finale du fils aîné. Jésus, le Messie, se contente d’affirmer que la porte du royaume des cieux demeure ouverte.

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