Chapitre
Chapitre
Le prophète Daniel

Introduction

Introduction

Dans le cadre de notre étude, nous ferons plusieurs références au prophète Daniel et au livre qui porte son nom. Si sa vie est en soi fascinante, ce sont surtout ses écrits qui retiennent notre attention ici.

En particulier, Daniel révèle des périodes chronologiques qui nous aident à déterminer la date de la mort du Messie. Bien qu’il mentionne une durée spécifique, le point de départ de cette période reste sujet à interprétation, malgré les détails qu’il fournit.

C’est cette complexité qui rend l’étude de ses écrits si intrigante et qui nous amène à explorer en profondeur la vie et les révélations de cet homme remarquable.

Dans le cadre de notre étude, nous ferons plusieurs références au prophète Daniel et au livre qui porte son nom. Si sa vie est en soi fascinante, ce sont surtout ses écrits qui retiennent notre attention ici.

En particulier, Daniel révèle des périodes chronologiques qui nous aident à déterminer la date de la mort du Messie. Bien qu’il mentionne une durée spécifique, le point de départ de cette période reste sujet à interprétation, malgré les détails qu’il fournit.

C’est cette complexité qui rend l’étude de ses écrits si intrigante et qui nous amène à explorer en profondeur la vie et les révélations de cet homme remarquable.

Le contexte historique

Le contexte historique

Josias, souverain du royaume de Juda, se distingue comme le dernier roi véritablement dévoué au respect de la loi mosaïque. Contrairement à son grand-père Manassé et à son père Amon, Josias s’engage à honorer Dieu et élimine tous les lieux de culte dédiés à des divinités étrangères.

L’étude des écrits d’Ésaïe lui révèle que les Babyloniens s’apprêtent à dominer la région. En conséquence, en l’an 609 av. J.-C., alors qu’il est âgé de 39 ans, Josias décide de s’opposer au pharaon Néco, qui projette de traverser son territoire.

Josias est conscient qu’un jugement divin est imminent sur la nation de Juda, due à son abandon des voies de Dieu. Durant 23 ans, le prophète Jérémie a sans relâche averti le peuple des répercussions de son apostasie.

Cependant, Josias, ayant restauré l’observance de la loi de Dieu, reçoit la promesse que ce jugement divin ne s’abattra pas durant son règne (2 Rois 22.18-20).

2 Rois 22.18–20 (S21)

18 Mais vous annoncerez au roi de Juda (Josias) qui vous a envoyés pour consulter l’Éternel : ‘Voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, au sujet des paroles que tu as entendues :
19 Ton cœur a été touché, tu t’es humilié devant l’Éternel en entendant ce que j’ai déclaré contre cet endroit et contre ses habitants, à savoir qu’ils seront un objet d’étonnement et de malédiction, tu as déchiré tes habits et tu as pleuré devant moi. Eh bien, moi aussi, j’ai entendu cela, dit l’Éternel.
20 C’est pourquoi je te ferai rejoindre tes ancêtres, tu rejoindras la tombe dans la paix et tes yeux ne verront pas tous les malheurs que je ferai venir sur cet endroit.’ » Ils rapportèrent cette réponse au roi.

(Traduction Louis Segond S21)

C’est par l’intermédiaire de la prophétesse Hulda que cette parole divine fut annoncée. Cette situation nous rappelle que rien n’est laissé au hasard : une Autorité Suprême, Dieu, orchestre l’histoire selon un plan divinement établi.

Les 31 ans de règne de Josias furent marqués par la paix, mais le jugement divin annoncé devait inévitablement se réaliser. Josias, ayant étudié les écrits du prophète Ésaïe, avait compris que de grands changements géopolitiques étaient en cours.

Il discerna que la montée en puissance de Babylone offrait une opportunité stratégique, préférant s’aligner sur cette nouvelle puissance plutôt que de rester sous la tutelle de l’Égypte, jugée trop coûteuse en termes de tributs.

Dans ce contexte, Josias prit la décision audacieuse de défier le pharaon Néco.

Cette décision était-elle guidée par une certaine assurance obtenue de Babylone, ou était-ce simplement une erreur de jugement ?

Quoi qu’il en soit, l’action de Josias, qui semblait défier toute logique face à la puissance militaire égyptienne, s’est révélée être une faute grave.

2 Chroniques 35.20–24 (S21)

20 Après tout cela, après que Josias eut réparé la maison de l’Éternel, Néco, le roi d’Égypte, monta pour combattre à Karkemish, vers l’Euphrate. Josias marcha à sa rencontre,
21 et Néco lui envoya des messagers pour dire : « Que me veux-tu, roi de Juda ? Ce n’est pas contre toi que je viens aujourd’hui, c’est contre une dynastie avec laquelle je suis en guerre. Dieu m’a dit de me dépêcher. Ne t’oppose pas à Dieu, puisqu’il est avec moi, de peur qu’il ne te détruise. »
22 Mais Josias ne s’écarta pas de son chemin et il se déguisa pour l’attaquer, sans écouter les paroles de Néco, qui venaient pourtant de Dieu. Il s’avança pour combattre dans la vallée de Meguiddo.
23 Les archers tirèrent sur le roi Josias et le roi dit à ses serviteurs : « Emmenez-moi, car je suis gravement blessé. »
24 Ses serviteurs le retirèrent du char pour le faire monter sur son deuxième char et l’amenèrent à Jérusalem. Il mourut et fut enterré dans le tombeau de ses ancêtres. Tout Juda et Jérusalem pleurèrent Josias.

(Traduction Louis Segond S21)

En 609 av. J.-C., la décision de Josias de s’opposer à Néco, pharaon d’Égypte, a des conséquences tragiques. Dans la vallée de Meguiddo, Josias perd la vie, mettant fin à ses 31 années de règne.

À cette époque, le jeune Daniel n’a environ que 10 ans. »

Josias, souverain du royaume de Juda, se distingue comme le dernier roi véritablement dévoué au respect de la loi mosaïque. Contrairement à son grand-père Manassé et à son père Amon, Josias s’engage à honorer Dieu et élimine tous les lieux de culte dédiés à des divinités étrangères.

L’étude des écrits d’Ésaïe lui révèle que les Babyloniens s’apprêtent à dominer la région. En conséquence, en l’an 609 av. J.-C., alors qu’il est âgé de 39 ans, Josias décide de s’opposer au pharaon Néco, qui projette de traverser son territoire.

Josias est conscient qu’un jugement divin est imminent sur la nation de Juda, due à son abandon des voies de Dieu. Durant 23 ans, le prophète Jérémie a sans relâche averti le peuple des répercussions de son apostasie.

Cependant, Josias, ayant restauré l’observance de la loi de Dieu, reçoit la promesse que ce jugement divin ne s’abattra pas durant son règne (2 Rois 22.18-20).

2 Rois 22.18–20 (S21)

18 Mais vous annoncerez au roi de Juda (Josias) qui vous a envoyés pour consulter l’Éternel : ‘Voici ce que dit l’Éternel, le Dieu d’Israël, au sujet des paroles que tu as entendues :
19 Ton cœur a été touché, tu t’es humilié devant l’Éternel en entendant ce que j’ai déclaré contre cet endroit et contre ses habitants, à savoir qu’ils seront un objet d’étonnement et de malédiction, tu as déchiré tes habits et tu as pleuré devant moi. Eh bien, moi aussi, j’ai entendu cela, dit l’Éternel.
20 C’est pourquoi je te ferai rejoindre tes ancêtres, tu rejoindras la tombe dans la paix et tes yeux ne verront pas tous les malheurs que je ferai venir sur cet endroit.’ » Ils rapportèrent cette réponse au roi.

(Traduction Louis Segond S21)

C’est par l’intermédiaire de la prophétesse Hulda que cette parole divine fut annoncée. Cette situation nous rappelle que rien n’est laissé au hasard : une Autorité Suprême, Dieu, orchestre l’histoire selon un plan divinement établi.

Les 31 ans de règne de Josias furent marqués par la paix, mais le jugement divin annoncé devait inévitablement se réaliser. Josias, ayant étudié les écrits du prophète Ésaïe, avait compris que de grands changements géopolitiques étaient en cours.

Il discerna que la montée en puissance de Babylone offrait une opportunité stratégique, préférant s’aligner sur cette nouvelle puissance plutôt que de rester sous la tutelle de l’Égypte, jugée trop coûteuse en termes de tributs.

Dans ce contexte, Josias prit la décision audacieuse de défier le pharaon Néco.

Cette décision était-elle guidée par une certaine assurance obtenue de Babylone, ou était-ce simplement une erreur de jugement ?

Quoi qu’il en soit, l’action de Josias, qui semblait défier toute logique face à la puissance militaire égyptienne, s’est révélée être une faute grave.

2 Chroniques 35.20–24 (S21)

20 Après tout cela, après que Josias eut réparé la maison de l’Éternel, Néco, le roi d’Égypte, monta pour combattre à Karkemish, vers l’Euphrate. Josias marcha à sa rencontre,
21 et Néco lui envoya des messagers pour dire : « Que me veux-tu, roi de Juda ? Ce n’est pas contre toi que je viens aujourd’hui, c’est contre une dynastie avec laquelle je suis en guerre. Dieu m’a dit de me dépêcher. Ne t’oppose pas à Dieu, puisqu’il est avec moi, de peur qu’il ne te détruise. »
22 Mais Josias ne s’écarta pas de son chemin et il se déguisa pour l’attaquer, sans écouter les paroles de Néco, qui venaient pourtant de Dieu. Il s’avança pour combattre dans la vallée de Meguiddo.
23 Les archers tirèrent sur le roi Josias et le roi dit à ses serviteurs : « Emmenez-moi, car je suis gravement blessé. »
24 Ses serviteurs le retirèrent du char pour le faire monter sur son deuxième char et l’amenèrent à Jérusalem. Il mourut et fut enterré dans le tombeau de ses ancêtres. Tout Juda et Jérusalem pleurèrent Josias.

(Traduction Louis Segond S21)

En 609 av. J.-C., la décision de Josias de s’opposer à Néco, pharaon d’Égypte, a des conséquences tragiques. Dans la vallée de Meguiddo, Josias perd la vie, mettant fin à ses 31 années de règne.

À cette époque, le jeune Daniel n’a environ que 10 ans. »

Daniel et la déportation

Daniel et la déportation

Quatre années après la mort de Josias, le royaume de Juda se retrouve pris en étau entre les ambitions des Égyptiens et des Babyloniens. En 605 av. J.-C., à la suite de sa victoire sur les Assyriens et les Égyptiens à Karkemish, Nebucadnetsar II de Babylone emmène une partie du peuple de Juda, y compris Daniel et ses compagnons, en captivité à Babylone. À cette époque, Daniel n’a que 14 ans environ. L’engagement ferme de ces quatre jeunes hommes, Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria, envers leur Dieu est remarquable.

Cette déportation marque le point culminant d’une détérioration politique et sociale qui s’aggrave depuis des années, comme l’avait prédit le prophète Jérémie. Le règne paisible de Josias a seulement retardé cette inévitable chute. Bien que la situation économique et sociale critique du pays puisse sembler être due au lourd tribut exigé par les Égyptiens, la véritable cause est l’abandon de Dieu par le peuple.

Jérémie 25.11 (S21)

11 Tout ce pays deviendra une ruine, un endroit dévasté, et ces nations seront esclaves du roi de Babylone pendant 70 ans.

(Traduction Louis Segond S21)

Daniel ne retournera jamais dans ce qu’il considère comme ‘le plus beau pays du monde’, selon les prophètes Ézéchiel et Daniel. Fidèle à son Dieu jusqu’à la fin de sa vie, il restera à Babylone, servant divers rois qui se succéderont.

Daniel 1.21 (S21)

21 Telle fut la situation de Daniel jusqu’à la première année de règne de Cyrus.

(Traduction Louis Segond S21)

La chute de Babylone en 539 av. J.-C., marquée par la prise de la ville par les Perses le 12 octobre de cette année, signifie la fin de la domination babylonienne.

Cyrus, le nouveau roi de Perse, adopte une politique de tolérance, encourageant les peuples conquis à pratiquer leur religion et leurs coutumes, et autorise les Juifs à retourner dans leur pays pour reconstruire leur temple.

Le début de la domination babylonienne peut être daté à 609 av. J.-C., avec la mort de Josias, et se termine en 539 av. J.-C., soit une période de 70 ans, conformément à la prophétie de Jérémie.

D’autres périodes de 70 ans peuvent être observées dans l’histoire juive, telles que les 70 ans entre la destruction du temple en 587 av. J.-C. et sa reconstruction partielle en 516 av. J.-C., suivies d’améliorations jusqu’en 417 av. J.-C. sous le règne de Darius II.

Ces différentes périodes de 70 ans illustrent la précision de la prophétie de Jérémie et soulignent que l’histoire est guidée par la volonté divine.

Daniel 9.1–2 (S21)

La première année de règne de Darius, fils d’Assuérus, de la dynastie des Mèdes, sur le royaume des Babyloniens,
2la première année de son règne, moi, Daniel, je me suis aperçu dans les livres que le nombre d’années indiqué par l’Éternel au prophète Jérémie pour la durée de la dévastation de Jérusalem était de 70 (ans).

(Traduction Louis Segond S21)

Les références historiques de la plupart des récits de Daniel nous permettent de retracer la chronologie de sa vie.

Quatre années après la mort de Josias, le royaume de Juda se retrouve pris en étau entre les ambitions des Égyptiens et des Babyloniens. En 605 av. J.-C., à la suite de sa victoire sur les Assyriens et les Égyptiens à Karkemish, Nebucadnetsar II de Babylone emmène une partie du peuple de Juda, y compris Daniel et ses compagnons, en captivité à Babylone. À cette époque, Daniel n’a que 14 ans environ. L’engagement ferme de ces quatre jeunes hommes, Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria, envers leur Dieu est remarquable.

Cette déportation marque le point culminant d’une détérioration politique et sociale qui s’aggrave depuis des années, comme l’avait prédit le prophète Jérémie. Le règne paisible de Josias a seulement retardé cette inévitable chute. Bien que la situation économique et sociale critique du pays puisse sembler être due au lourd tribut exigé par les Égyptiens, la véritable cause est l’abandon de Dieu par le peuple.

Jérémie 25.11 (S21)

11 Tout ce pays deviendra une ruine, un endroit dévasté, et ces nations seront esclaves du roi de Babylone pendant 70 ans.

(Traduction Louis Segond S21)

Daniel ne retournera jamais dans ce qu’il considère comme ‘le plus beau pays du monde’, selon les prophètes Ézéchiel et Daniel. Fidèle à son Dieu jusqu’à la fin de sa vie, il restera à Babylone, servant divers rois qui se succéderont.

Daniel 1.21 (S21)

21 Telle fut la situation de Daniel jusqu’à la première année de règne de Cyrus.

(Traduction Louis Segond S21)

La chute de Babylone en 539 av. J.-C., marquée par la prise de la ville par les Perses le 12 octobre de cette année, signifie la fin de la domination babylonienne.

Cyrus, le nouveau roi de Perse, adopte une politique de tolérance, encourageant les peuples conquis à pratiquer leur religion et leurs coutumes, et autorise les Juifs à retourner dans leur pays pour reconstruire leur temple.

Le début de la domination babylonienne peut être daté à 609 av. J.-C., avec la mort de Josias, et se termine en 539 av. J.-C., soit une période de 70 ans, conformément à la prophétie de Jérémie.

D’autres périodes de 70 ans peuvent être observées dans l’histoire juive, telles que les 70 ans entre la destruction du temple en 587 av. J.-C. et sa reconstruction partielle en 516 av. J.-C., suivies d’améliorations jusqu’en 417 av. J.-C. sous le règne de Darius II.

Ces différentes périodes de 70 ans illustrent la précision de la prophétie de Jérémie et soulignent que l’histoire est guidée par la volonté divine.

Daniel 9.1–2 (S21)

La première année de règne de Darius, fils d’Assuérus, de la dynastie des Mèdes, sur le royaume des Babyloniens,
2la première année de son règne, moi, Daniel, je me suis aperçu dans les livres que le nombre d’années indiqué par l’Éternel au prophète Jérémie pour la durée de la dévastation de Jérusalem était de 70 (ans).

(Traduction Louis Segond S21)

Les références historiques de la plupart des récits de Daniel nous permettent de retracer la chronologie de sa vie.

Les repères historiques

Les repères historiques

Daniel prend soin de dater les évènements, selon les règles de l’époque, en fonction de nombre d’années de règne des rois. Dès lors, grâce aux indices donnés par Daniel, nous savons :

ÉvènementsDatesAges de DanielRéférences bibliques
Début de la captivité-60514 ans
Formation babylonienne -605 à -60315 ans à 17 ansDaniel 1.3-7
Songe du colosse aux pieds d’argile-602 ou -60118 ansDaniel 2.1-49
La statue d’or de Nebucadnetsar-594 ou -59326 ansDaniel 3.1-30
Le grand arbre et la maladie du roi-572 à-56847 ans et 51 ansDaniel 4.1-34
La vision des quatre grands animaux-55267 ansDaniel 7.1-28
La vision du bélier et du bouc-55070 ansDaniel 8.1-27
La révélation des 70 semaines-53981 ans Daniel 9.22-27
La chute de Babylone-53981 ansDaniel 5.1-30
Daniel, dans la fosse aux lions-539 à -53681 ans et 83 ansDaniel 6.1-29
Le décret de retour des Juifs (reconstruction du temple)-53683 ans
La vision près du fleuve-53485 ansDaniel 10.1-21
La mort de Daniel??

Nous arrivons maintenant en l’an -539 av. J.-C. et Daniel a 80 ans.

Daniel 9.2 (S21)

2 la première année de son règne, moi, Daniel, je me suis aperçu dans les livres que le nombre d’années indiqué par l’Éternel au prophète Jérémie pour la durée de la dévastation de Jérusalem était de 70.

(Traduction Louis Segond S21)

Lorsque nous combinons les données bibliques avec celles des anciens peuples tels que les Chaldéens, les Babyloniens et les Assyriens, nous obtenons une précision historique remarquable.

Ces civilisations anciennes étaient méticuleuses dans l’étude des corps célestes – le soleil, la lune et les étoiles – et notaient les dates importantes de leur histoire. Ces observations étaient essentielles pour aligner les mois et les années, ainsi que pour tenter de prévoir l’avenir.

Dans la Bible, nous trouvons des références temporelles précises, telles que ‘la première année du règne de Darius’. Parfois, même le mois et le jour exacts sont mentionnés, ce qui offre une richesse d’informations pour la datation des événements historiques.

Esdras 7.8–9 (S21)

8 Esdras arriva à Jérusalem le cinquième mois de la septième année de règne d’Artaxerxès ;
9 parti de Babylone le premier jour du premier mois, il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, car la bonne main de son Dieu reposait sur lui.

(Traduction Louis Segond S21)

La précision apportée par le scribe Esdras (7.8-9), établissant la date du 3 avril -458 av. J.C. selon notre calendrier grégorien, est extraordinaire. Cette mention dans son livre ne vise pas seulement à confirmer la véracité historique de l’événement. En effet, nous constaterons que ce détail, en apparence simple, revêt une importance capitale pour notre compréhension contemporaine.

L’intérêt de ce point précis devient encore plus évident quand nous examinons les révélations étonnantes de Daniel concernant les 70 semaines. Ces propos, rapportés par Daniel, sont d’une portée significative et méritent une attention particulière dans notre étude.

Daniel prend soin de dater les évènements, selon les règles de l’époque, en fonction de nombre d’années de règne des rois. Dès lors, grâce aux indices donnés par Daniel, nous savons :

ÉvènementsDatesAges de DanielRéférences bibliques
Début de la captivité-60514 ans
Formation babylonienne -605 à -60315 ans à 17 ansDaniel 1.3-7
Songe du colosse aux pieds d’argile-602 ou -60118 ansDaniel 2.1-49
La statue d’or de Nebucadnetsar-594 ou -59326 ansDaniel 3.1-30
Le grand arbre et la maladie du roi-572 à-56847 ans et 51 ansDaniel 4.1-34
La vision des quatre grands animaux-55267 ansDaniel 7.1-28
La vision du bélier et du bouc-55070 ansDaniel 8.1-27
La révélation des 70 semaines-53981 ans Daniel 9.22-27
La chute de Babylone-53981 ansDaniel 5.1-30
Daniel, dans la fosse aux lions-539 à -53681 ans et 83 ansDaniel 6.1-29
Le décret de retour des Juifs (reconstruction du temple)-53683 ans
La vision près du fleuve-53485 ansDaniel 10.1-21
La mort de Daniel??

Nous arrivons maintenant en l’an -539 av. J.-C. et Daniel a 80 ans.

Daniel 9.2 (S21)

2 la première année de son règne, moi, Daniel, je me suis aperçu dans les livres que le nombre d’années indiqué par l’Éternel au prophète Jérémie pour la durée de la dévastation de Jérusalem était de 70.

(Traduction Louis Segond S21)

Lorsque nous combinons les données bibliques avec celles des anciens peuples tels que les Chaldéens, les Babyloniens et les Assyriens, nous obtenons une précision historique remarquable.

Ces civilisations anciennes étaient méticuleuses dans l’étude des corps célestes – le soleil, la lune et les étoiles – et notaient les dates importantes de leur histoire. Ces observations étaient essentielles pour aligner les mois et les années, ainsi que pour tenter de prévoir l’avenir.

Dans la Bible, nous trouvons des références temporelles précises, telles que ‘la première année du règne de Darius’. Parfois, même le mois et le jour exacts sont mentionnés, ce qui offre une richesse d’informations pour la datation des événements historiques.

Esdras 7.8–9 (S21)

8 Esdras arriva à Jérusalem le cinquième mois de la septième année de règne d’Artaxerxès ;
9 parti de Babylone le premier jour du premier mois, il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, car la bonne main de son Dieu reposait sur lui.

(Traduction Louis Segond S21)

La précision apportée par le scribe Esdras (7.8-9), établissant la date du 3 avril -458 av. J.C. selon notre calendrier grégorien, est extraordinaire. Cette mention dans son livre ne vise pas seulement à confirmer la véracité historique de l’événement. En effet, nous constaterons que ce détail, en apparence simple, revêt une importance capitale pour notre compréhension contemporaine.

L’intérêt de ce point précis devient encore plus évident quand nous examinons les révélations étonnantes de Daniel concernant les 70 semaines. Ces propos, rapportés par Daniel, sont d’une portée significative et méritent une attention particulière dans notre étude.

Les recherches de Daniel

Les recherches de Daniel

Daniel se distingue par son intelligence et son érudition. À plusieurs reprises, il interprète avec succès des présages pour les rois successifs de Babylone, en insistant à chaque fois que ces révélations lui sont transmises par son Dieu. Au fil du temps, Daniel occupe des postes de haute responsabilité auprès de ces monarques, comme le détaille le livre de Daniel dans la Bible.

Tout en assumant ces responsabilités, Daniel n’oublie jamais ses racines et s’efforce de comprendre les raisons et la durée de la captivité du peuple juif. Il étudie assidûment les textes sacrés juifs, notamment la Torah (composée des livres de la Genèse, de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome) ainsi que les écrits du prophète Jérémie.

Grâce à ses études approfondies, Daniel réalise que la période de 70 ans de captivité annoncée par Jérémie touche à sa fin. Il comprend que les événements historiques qu’il vit confirment les écritures.

Trois éléments clés émergent alors : la parole prophétique, l’histoire et l’étude approfondie. Daniel saisit que l’heure de la fin de la déportation est proche. Il est convaincu que la rencontre avec l’ange Gabriel, messager de Dieu, est là pour confirmer ses conclusions.

Daniel 10.12 (S21)

12 Il m’a dit : « Daniel, n’aie pas peur, car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause d’elles que je suis venu.

(Traduction Louis Segond S21)

En fait, ce qui surprend réellement dans la révélation apportée par l’ange Gabriel à Daniel, c’est qu’elle ne se concentre plus sur les 70 années de captivité du peuple juif.

À la place, Gabriel présente une nouvelle période, cette fois de 7 fois 70 ans, soit 490 ans. Contrairement à la période de captivité, cette nouvelle ère annoncée par Gabriel ne se rapporte pas à la domination des peuples étrangers sur les Juifs, mais à un temps historique, aboutissant à un événement crucial : la mort du Messie.

Cette mort marquera le début d’une nouvelle ère de rédemption et de salut pour l’humanité.

Daniel 9.22 (S21)

22 Il m’a enseigné et a parlé avec moi. Il m’a dit :
« Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ta compréhension.

(Traduction Louis Segond S21)

Nous arrivons maintenant au texte, qui demeure une clé importante, pour comprendre l’histoire du Messie Jésus.

Daniel se distingue par son intelligence et son érudition. À plusieurs reprises, il interprète avec succès des présages pour les rois successifs de Babylone, en insistant à chaque fois que ces révélations lui sont transmises par son Dieu. Au fil du temps, Daniel occupe des postes de haute responsabilité auprès de ces monarques, comme le détaille le livre de Daniel dans la Bible.

Tout en assumant ces responsabilités, Daniel n’oublie jamais ses racines et s’efforce de comprendre les raisons et la durée de la captivité du peuple juif. Il étudie assidûment les textes sacrés juifs, notamment la Torah (composée des livres de la Genèse, de l’Exode, du Lévitique, des Nombres et du Deutéronome) ainsi que les écrits du prophète Jérémie.

Grâce à ses études approfondies, Daniel réalise que la période de 70 ans de captivité annoncée par Jérémie touche à sa fin. Il comprend que les événements historiques qu’il vit confirment les écritures.

Trois éléments clés émergent alors : la parole prophétique, l’histoire et l’étude approfondie. Daniel saisit que l’heure de la fin de la déportation est proche. Il est convaincu que la rencontre avec l’ange Gabriel, messager de Dieu, est là pour confirmer ses conclusions.

Daniel 10.12 (S21)

12 Il m’a dit : « Daniel, n’aie pas peur, car dès le premier jour où tu as eu à cœur de comprendre et de t’humilier devant ton Dieu, tes paroles ont été entendues, et c’est à cause d’elles que je suis venu.

(Traduction Louis Segond S21)

En fait, ce qui surprend réellement dans la révélation apportée par l’ange Gabriel à Daniel, c’est qu’elle ne se concentre plus sur les 70 années de captivité du peuple juif.

À la place, Gabriel présente une nouvelle période, cette fois de 7 fois 70 ans, soit 490 ans. Contrairement à la période de captivité, cette nouvelle ère annoncée par Gabriel ne se rapporte pas à la domination des peuples étrangers sur les Juifs, mais à un temps historique, aboutissant à un événement crucial : la mort du Messie.

Cette mort marquera le début d’une nouvelle ère de rédemption et de salut pour l’humanité.

Daniel 9.22 (S21)

22 Il m’a enseigné et a parlé avec moi. Il m’a dit :
« Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ta compréhension.

(Traduction Louis Segond S21)

Nous arrivons maintenant au texte, qui demeure une clé importante, pour comprendre l’histoire du Messie Jésus.

La prophétie des 70 semaines

La prophétie des 70 semaines

C’est donc ce passage particulier qui a suscité de nombreuses discussions et entrainé une abondance de théories diverses, parfois complexes à saisir. Cette effervescence autour du texte témoigne indéniablement de son importance significative.

Daniel 9.22–25 (S21)

22 Il m’a enseigné et a parlé avec moi. Il m’a dit : « Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ta compréhension.
23 Lorsque tu as commencé à prier, une parole est sortie et je viens pour te l’annoncer, car tu es considéré comme précieux. Sois attentif à la parole et comprends la vision !
24 Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d’un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.
25 « Sache-le donc et sois attentif ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu’au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.

(Traduction Louis Segond S21)

C’est donc ce passage particulier qui a suscité de nombreuses discussions et entrainé une abondance de théories diverses, parfois complexes à saisir. Cette effervescence autour du texte témoigne indéniablement de son importance significative.

Daniel 9.22–25 (S21)

22 Il m’a enseigné et a parlé avec moi. Il m’a dit : « Daniel, je suis venu maintenant pour ouvrir ta compréhension.
23 Lorsque tu as commencé à prier, une parole est sortie et je viens pour te l’annoncer, car tu es considéré comme précieux. Sois attentif à la parole et comprends la vision !
24 Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d’un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.
25 « Sache-le donc et sois attentif ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu’au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.

(Traduction Louis Segond S21)

L’analyse du texte

L’analyse du texte

Nous souhaitons souligner une observation essentielle, qui offre une réponse à ceux qui considèrent que ces textes restent, et demeureront, des énigmes sans intérêt.

Daniel 12.4 (S21)

4 Quant à toi, Daniel, tiens ces paroles cachées et marque le livre du sceau du secret jusqu’au moment de la fin ! Beaucoup seront perplexes, mais la connaissance augmentera.

(Traduction Louis Segond S21)

Effectivement, les paroles de l’ange rapportées par Daniel suggèrent que ces révélations sont destinées à la génération vivant les derniers temps. Nous devons donc nous demander : sommes-nous cette génération finale, particulièrement au vu des signes accomplis envers Israël, comme nous le constatons ?

Si tel est le cas, il est impératif d’étudier ces textes pour en tirer des explications logiques, rationnelles et instructives.

Si ces paroles doivent encore rester cachées, à qui sont-elles destinées ?

Dieu aurait-il parlé en vain ?

Rappelons que dans l’Apocalypse, Jean insiste sur le fait que sa révélation ne doit pas être scellée ou cachée (Apocalypse 22.10).

Nous allons donc reprendre l’analyse du texte de Daniel concernant ces 70 semaines. Le verset 24 indique que ces 70 semaines marquent l’intervalle entre deux événements majeurs : le décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem et la mort du Messie.

Six points clés liés à l’œuvre expiatoire du Messie Jésus, incluant sa mort et sa résurrection, sont évoqués.

La septième et dernière semaine se distingue des autres. La précision de ces informations nous permet d’analyser l’Histoire avec un nouvel éclairage.

Cependant, après avoir examiné de nombreux commentaires sur ce sujet, nous constatons une certaine déception : les interprétations varient, et même les exégètes les plus sérieux ne s’accordent pas sur les dates.

Nous identifierons donc d’abord les points faisant consensus, avant de nous pencher sur les sujets de débat. L’enjeu est de taille : il s’agit de déterminer la date précise de la mort de Jésus de Nazareth, le Messie.

Si cette date corrobore les données des Évangiles, cela confirmerait l’omniscience et l’omnipotence de Dieu, ainsi que l’exactitude de son plan divin.

Nous souhaitons souligner une observation essentielle, qui offre une réponse à ceux qui considèrent que ces textes restent, et demeureront, des énigmes sans intérêt.

Daniel 12.4 (S21)

4 Quant à toi, Daniel, tiens ces paroles cachées et marque le livre du sceau du secret jusqu’au moment de la fin ! Beaucoup seront perplexes, mais la connaissance augmentera.

(Traduction Louis Segond S21)

Effectivement, les paroles de l’ange rapportées par Daniel suggèrent que ces révélations sont destinées à la génération vivant les derniers temps. Nous devons donc nous demander : sommes-nous cette génération finale, particulièrement au vu des signes accomplis envers Israël, comme nous le constatons ?

Si tel est le cas, il est impératif d’étudier ces textes pour en tirer des explications logiques, rationnelles et instructives.

Si ces paroles doivent encore rester cachées, à qui sont-elles destinées ?

Dieu aurait-il parlé en vain ?

Rappelons que dans l’Apocalypse, Jean insiste sur le fait que sa révélation ne doit pas être scellée ou cachée (Apocalypse 22.10).

Nous allons donc reprendre l’analyse du texte de Daniel concernant ces 70 semaines. Le verset 24 indique que ces 70 semaines marquent l’intervalle entre deux événements majeurs : le décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem et la mort du Messie.

Six points clés liés à l’œuvre expiatoire du Messie Jésus, incluant sa mort et sa résurrection, sont évoqués.

La septième et dernière semaine se distingue des autres. La précision de ces informations nous permet d’analyser l’Histoire avec un nouvel éclairage.

Cependant, après avoir examiné de nombreux commentaires sur ce sujet, nous constatons une certaine déception : les interprétations varient, et même les exégètes les plus sérieux ne s’accordent pas sur les dates.

Nous identifierons donc d’abord les points faisant consensus, avant de nous pencher sur les sujets de débat. L’enjeu est de taille : il s’agit de déterminer la date précise de la mort de Jésus de Nazareth, le Messie.

Si cette date corrobore les données des Évangiles, cela confirmerait l’omniscience et l’omnipotence de Dieu, ainsi que l’exactitude de son plan divin.

Concernant ce qui fait l’unanimité

Concernant ce qui fait l’unanimité

L’unanimité sur cette question se retrouve uniquement parmi les études approfondies et sérieuses. Le terme ‘semaine’, dans ce contexte, doit être interprété comme une ‘septaine’, se référant à une période de sept années. Ainsi, les ’70 semaines’ mentionnées par Daniel équivalent à 490 ans (7 années x 70 semaines).

Pourquoi parler de semaines d’années ? La réponse réside dans une déduction logique : des semaines de jours ou de mois ne correspondraient pas à l’ampleur historique des événements décrits. Par conséquent, la seule unité de temps pertinente pour ces ‘semaines’ est l’année.

Cette interprétation est renforcée par le fait que Daniel utilise le terme ‘années’ dans des passages précédents, suggérant ainsi qu’il continue de penser en termes d’années lorsqu’il parle de ces semaines.

Le point de départ de cette période est défini par un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem.

Quant à la 70ème et dernière semaine, elle est considérée comme unique en son genre et distincte des 69 semaines précédentes.

L’unanimité sur cette question se retrouve uniquement parmi les études approfondies et sérieuses. Le terme ‘semaine’, dans ce contexte, doit être interprété comme une ‘septaine’, se référant à une période de sept années. Ainsi, les ’70 semaines’ mentionnées par Daniel équivalent à 490 ans (7 années x 70 semaines).

Pourquoi parler de semaines d’années ? La réponse réside dans une déduction logique : des semaines de jours ou de mois ne correspondraient pas à l’ampleur historique des événements décrits. Par conséquent, la seule unité de temps pertinente pour ces ‘semaines’ est l’année.

Cette interprétation est renforcée par le fait que Daniel utilise le terme ‘années’ dans des passages précédents, suggérant ainsi qu’il continue de penser en termes d’années lorsqu’il parle de ces semaines.

Le point de départ de cette période est défini par un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem.

Quant à la 70ème et dernière semaine, elle est considérée comme unique en son genre et distincte des 69 semaines précédentes.

Concernant les sujets de débats

Concernant les sujets de débats

La principale divergence parmi les chercheurs concerne la date du décret royal, qui marque le début de la période prophétique de 490 ans, ainsi que l’interprétation de la 70ème semaine. Ces différences d’analyse affectent la cohérence des calculs visant à relier cette période à une date précise pour la mort de Jésus.

Parmi les jours potentiels pour la célébration de la Pâque, qui correspondraient à un vendredi dans la période concernée, on trouve le 7 avril 30 et le 1er avril 33.

Pour être en accord avec la prophétie de Daniel, nous devons identifier un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem, y ajouter 490 ans (en prenant en compte l’absence d’une année 0 dans le calendrier) et arriver à l’une de ces deux dates.

Par ailleurs, l’interprétation de la dernière semaine de la période de 70 semaines génère également des débats. Certains estiment que cette dernière semaine ne fait pas partie de la période et qu’elle est reportée à la fin des temps.

Ainsi, le décompte serait de 483 ans et non de 490. Nous allons maintenant examiner ces deux points controversés pour tenter de trouver une explication satisfaisante.

La principale divergence parmi les chercheurs concerne la date du décret royal, qui marque le début de la période prophétique de 490 ans, ainsi que l’interprétation de la 70ème semaine. Ces différences d’analyse affectent la cohérence des calculs visant à relier cette période à une date précise pour la mort de Jésus.

Parmi les jours potentiels pour la célébration de la Pâque, qui correspondraient à un vendredi dans la période concernée, on trouve le 7 avril 30 et le 1er avril 33.

Pour être en accord avec la prophétie de Daniel, nous devons identifier un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem, y ajouter 490 ans (en prenant en compte l’absence d’une année 0 dans le calendrier) et arriver à l’une de ces deux dates.

Par ailleurs, l’interprétation de la dernière semaine de la période de 70 semaines génère également des débats. Certains estiment que cette dernière semaine ne fait pas partie de la période et qu’elle est reportée à la fin des temps.

Ainsi, le décompte serait de 483 ans et non de 490. Nous allons maintenant examiner ces deux points controversés pour tenter de trouver une explication satisfaisante.

La détermination de la date de départ

La détermination de la date de départ

La Bible mentionne quatre décrets royaux potentiels qui pourraient marquer le début des 70 semaines mentionnées dans le livre de Daniel. Ce décret, émanant d’une autorité royale, est un acte officiel qui doit correspondre au critère stipulé par le texte prophétique, à savoir l’autorisation de reconstruire Jérusalem.

Il existe un débat de longue date sur le décrets qui doit être considéré comme le point de départ de ces 70 semaines. Sans prétendre résoudre définitivement cette controverse, nous souhaitons examiner ces quatre décrets mentionnés dans les textes bibliques pour proposer une interprétation qui pourrait s’harmoniser avec Daniel 9.24.

Nous examinerons donc en détail ces quatre décrets royaux pour déterminer lequel d’entre eux pourrait le mieux correspondre au commencement des 70 semaines prophétiques.

La Bible mentionne quatre décrets royaux potentiels qui pourraient marquer le début des 70 semaines mentionnées dans le livre de Daniel. Ce décret, émanant d’une autorité royale, est un acte officiel qui doit correspondre au critère stipulé par le texte prophétique, à savoir l’autorisation de reconstruire Jérusalem.

Il existe un débat de longue date sur le décrets qui doit être considéré comme le point de départ de ces 70 semaines. Sans prétendre résoudre définitivement cette controverse, nous souhaitons examiner ces quatre décrets mentionnés dans les textes bibliques pour proposer une interprétation qui pourrait s’harmoniser avec Daniel 9.24.

Nous examinerons donc en détail ces quatre décrets royaux pour déterminer lequel d’entre eux pourrait le mieux correspondre au commencement des 70 semaines prophétiques.

Le premier décret, celui du roi Artaxerxès de 445 av J.C.

Le premier décret, celui du roi Artaxerxès de 445 av J.C.

La référence souvent utilisée concerne ce décret cité par Néhémie. Il est daté de -445 av J.C.

Néhémie 2.4–6 (S21)

4 Le roi m’a demandé : « Que voudrais-tu ? » J’ai alors prié le Dieu du ciel
5 et répondu au roi : « Si tu le juges bon et si moi, ton serviteur, j’ai obtenu ta faveur, j’aimerais que tu m’envoies en Juda, vers la ville qui abrite les tombeaux de mes ancêtres, pour que je la reconstruise. »
6 Le roi et la reine assise à ses côtés m’ont alors demandé : « Combien de temps ton voyage durerait-il et quand serais-tu de retour ? » Ainsi, le roi s’est montré disposé à me laisser partir et je lui ai indiqué un délai.

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi Artaxerxès a accordé, selon le passage cité, une autorisation à Néhémie pour se rendre à Jérusalem et reconstruire la ville. Ce décret, daté de la 20ème année du règne d’Artaxerxès, soit -445 av. J.-C., mentionne explicitement la reconstruction de Jérusalem. Cette date correspond donc à un point de départ potentiel en accord avec les indications de Daniel.

En ajoutant 490 ans à l’année -445 av. J.-C., nous atteignons l’année 46 de notre ère (n’oublions pas que l’année zéro n’existe pas, donc le passage de l’an -1 à l’an 1 ne compte que pour une année). Cependant, cette date est trop tardive par rapport aux années envisagées pour la crucifixion du Christ, qui sont le 7 avril 30 ou le 1er avril 33, correspondant à un vendredi de Pâques.

Certains chercheurs ont proposé d’utiliser une année de 360 jours, comme indiqué dans la description biblique du déluge, pour recalculer cette période.

Avec cette approche, la durée totale se réduit de 2450 jours, soit environ 6,8 années, menant à l’an 39. Malgré cette réduction, nous devons encore ajuster la période pour coïncider avec les années 30 ou 33.

En prenant en compte seulement 69 des 70 semaines, en excluant la dernière semaine considérée comme distincte, nous calculons : 483 – 445 + 1 = 39. Avec des années de 360 jours, on soustrait environ 6,7 ans, ce qui donne l’an 32.

Après correction, certains choisissent l’année 33. Bien que cette méthode soit largement adoptée, elle semble forcer l’interprétation du texte pour obtenir un résultat spécifique. Cette approche donne l’impression d’une pièce de puzzle mal ajustée, ce qui ne cadre pas avec la précision associée à un plan divin.

La théorie d’Anderson, basée sur ce calcul, est discutée plus en détail dans l’annexe ANN067 intitulée « Les théories d’Anderson et de Denney.

La référence souvent utilisée concerne ce décret cité par Néhémie. Il est daté de -445 av J.C.

Néhémie 2.4–6 (S21)

4 Le roi m’a demandé : « Que voudrais-tu ? » J’ai alors prié le Dieu du ciel
5 et répondu au roi : « Si tu le juges bon et si moi, ton serviteur, j’ai obtenu ta faveur, j’aimerais que tu m’envoies en Juda, vers la ville qui abrite les tombeaux de mes ancêtres, pour que je la reconstruise. »
6 Le roi et la reine assise à ses côtés m’ont alors demandé : « Combien de temps ton voyage durerait-il et quand serais-tu de retour ? » Ainsi, le roi s’est montré disposé à me laisser partir et je lui ai indiqué un délai.

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi Artaxerxès a accordé, selon le passage cité, une autorisation à Néhémie pour se rendre à Jérusalem et reconstruire la ville. Ce décret, daté de la 20ème année du règne d’Artaxerxès, soit -445 av. J.-C., mentionne explicitement la reconstruction de Jérusalem. Cette date correspond donc à un point de départ potentiel en accord avec les indications de Daniel.

En ajoutant 490 ans à l’année -445 av. J.-C., nous atteignons l’année 46 de notre ère (n’oublions pas que l’année zéro n’existe pas, donc le passage de l’an -1 à l’an 1 ne compte que pour une année). Cependant, cette date est trop tardive par rapport aux années envisagées pour la crucifixion du Christ, qui sont le 7 avril 30 ou le 1er avril 33, correspondant à un vendredi de Pâques.

Certains chercheurs ont proposé d’utiliser une année de 360 jours, comme indiqué dans la description biblique du déluge, pour recalculer cette période.

Avec cette approche, la durée totale se réduit de 2450 jours, soit environ 6,8 années, menant à l’an 39. Malgré cette réduction, nous devons encore ajuster la période pour coïncider avec les années 30 ou 33.

En prenant en compte seulement 69 des 70 semaines, en excluant la dernière semaine considérée comme distincte, nous calculons : 483 – 445 + 1 = 39. Avec des années de 360 jours, on soustrait environ 6,7 ans, ce qui donne l’an 32.

Après correction, certains choisissent l’année 33. Bien que cette méthode soit largement adoptée, elle semble forcer l’interprétation du texte pour obtenir un résultat spécifique. Cette approche donne l’impression d’une pièce de puzzle mal ajustée, ce qui ne cadre pas avec la précision associée à un plan divin.

La théorie d’Anderson, basée sur ce calcul, est discutée plus en détail dans l’annexe ANN067 intitulée « Les théories d’Anderson et de Denney.

Le second décret,
celui du roi Cyrus de -537 av J.C.

Le second décret,
celui du roi Cyrus de -537 av J.C.

Esdras 1.2–4 (S21)

2 « Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse : L’Éternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda.
3 Qui parmi vous fait partie de son peuple ? Que son Dieu soit avec lui et qu’il monte à Jérusalem, en Juda, pour reconstruire la maison de l’Éternel, le Dieu d’Israël ! C’est lui, le Dieu qui réside à Jérusalem.
4 Partout où s’est installé le reste du peuple de l’Éternel, les habitants de l’endroit lui donneront de l’argent, de l’or, du matériel et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de Dieu à Jérusalem.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce décret autorise bien le peuple juif à retourner dans son pays, mais la reconstruction ne concerne que le temple, c’est très clair.
Cette date est aussi beaucoup trop ancienne, si nous ajoutons les 490 ans, nous arrivons en l’an -47 av J.C. Nous sommes très loin des deux dates présagées pour la mort du Messie.

Esdras 1.2–4 (S21)

2 « Voici ce que dit Cyrus, roi de Perse : L’Éternel, le Dieu du ciel, m’a donné tous les royaumes de la terre et m’a désigné pour lui construire un temple à Jérusalem, en Juda.
3 Qui parmi vous fait partie de son peuple ? Que son Dieu soit avec lui et qu’il monte à Jérusalem, en Juda, pour reconstruire la maison de l’Éternel, le Dieu d’Israël ! C’est lui, le Dieu qui réside à Jérusalem.
4 Partout où s’est installé le reste du peuple de l’Éternel, les habitants de l’endroit lui donneront de l’argent, de l’or, du matériel et du bétail, avec des offrandes volontaires pour la maison de Dieu à Jérusalem.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce décret autorise bien le peuple juif à retourner dans son pays, mais la reconstruction ne concerne que le temple, c’est très clair.
Cette date est aussi beaucoup trop ancienne, si nous ajoutons les 490 ans, nous arrivons en l’an -47 av J.C. Nous sommes très loin des deux dates présagées pour la mort du Messie.

Le troisième décret, celui du roi Darius en -518 av J.C.

Le troisième décret, celui du roi Darius en -518 av J.C.

Esdras 5.17–6.5 (S21)

17 « Maintenant, si le roi le juge bon, que l’on fasse des recherches dans le dépôt des trésors royaux à Babylone, pour vérifier si le roi Cyrus a effectivement donné l’ordre de reconstruire cette maison de Dieu à Jérusalem.
Que le roi nous fasse connaître ensuite quelle est sa volonté concernant cette affaire. » Alors le roi Darius donna l’ordre de faire des recherches dans le bâtiment des archives où l’on déposait les trésors à Babylone,
2 et l’on trouva à Achmetha, dans la place forte qui se trouve dans la province de Médie, un rouleau sur lequel était consigné le rapport suivant :
3 « La première année de son règne, le roi Cyrus a donné l’ordre que voici concernant la maison de Dieu à Jérusalem : ‘Que le temple soit reconstruit pour être un endroit où l’on offre des sacrifices et qu’il ait de solides fondations. Il aura 30 mètres de haut et de large,
4 trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront pris en charge par le palais royal.
5 De plus, on rendra les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés à Babylone. Chacun retrouvera sa place au temple de Jérusalem, on les déposera dans la maison de Dieu.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce nouveau décret est en réalité une confirmation du décret initial émis par le roi Cyrus en -537 av. J.-C. Il se concentre exclusivement sur la reconstruction du temple et ne mentionne pas la reconstruction de la ville de Jérusalem. La date ne correspond pas non plus à notre recherche ; si l’on ajoutait 490 ans à -537 av. J.-C., nous arriverions à l’année -28 av. J.-C., bien trop tôt par rapport à la période envisagée pour la crucifixion du Christ.

Il est important de noter que la politique des rois perses incluait la concession de la liberté religieuse et le soutien à la reconstruction des lieux de culte. Le British Museum abrite effectivement un cylindre, connu sous le nom de cylindre de Cyrus, qui témoigne de ce décret autorisant la reconstruction du temple, corroborant ainsi les récits bibliques.

Il nous reste à examiner le dernier décret. Pour une compréhension approfondie, il est essentiel d’étudier ce décret avec une attention particulière. Chaque pièce de ce puzzle historique doit s’emboîter parfaitement pour former une image cohérente et précise.

Esdras 5.17–6.5 (S21)

17 « Maintenant, si le roi le juge bon, que l’on fasse des recherches dans le dépôt des trésors royaux à Babylone, pour vérifier si le roi Cyrus a effectivement donné l’ordre de reconstruire cette maison de Dieu à Jérusalem.
Que le roi nous fasse connaître ensuite quelle est sa volonté concernant cette affaire. » Alors le roi Darius donna l’ordre de faire des recherches dans le bâtiment des archives où l’on déposait les trésors à Babylone,
2 et l’on trouva à Achmetha, dans la place forte qui se trouve dans la province de Médie, un rouleau sur lequel était consigné le rapport suivant :
3 « La première année de son règne, le roi Cyrus a donné l’ordre que voici concernant la maison de Dieu à Jérusalem : ‘Que le temple soit reconstruit pour être un endroit où l’on offre des sacrifices et qu’il ait de solides fondations. Il aura 30 mètres de haut et de large,
4 trois rangées de pierres de taille et une rangée de bois neuf. Les frais seront pris en charge par le palais royal.
5 De plus, on rendra les ustensiles en or et en argent de la maison de Dieu que Nebucadnetsar avait enlevés du temple de Jérusalem et amenés à Babylone. Chacun retrouvera sa place au temple de Jérusalem, on les déposera dans la maison de Dieu.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce nouveau décret est en réalité une confirmation du décret initial émis par le roi Cyrus en -537 av. J.-C. Il se concentre exclusivement sur la reconstruction du temple et ne mentionne pas la reconstruction de la ville de Jérusalem. La date ne correspond pas non plus à notre recherche ; si l’on ajoutait 490 ans à -537 av. J.-C., nous arriverions à l’année -28 av. J.-C., bien trop tôt par rapport à la période envisagée pour la crucifixion du Christ.

Il est important de noter que la politique des rois perses incluait la concession de la liberté religieuse et le soutien à la reconstruction des lieux de culte. Le British Museum abrite effectivement un cylindre, connu sous le nom de cylindre de Cyrus, qui témoigne de ce décret autorisant la reconstruction du temple, corroborant ainsi les récits bibliques.

Il nous reste à examiner le dernier décret. Pour une compréhension approfondie, il est essentiel d’étudier ce décret avec une attention particulière. Chaque pièce de ce puzzle historique doit s’emboîter parfaitement pour former une image cohérente et précise.

Le quatrième décret, celui du roi Artaxerxès de -458 av J.C.

Le quatrième décret, celui du roi Artaxerxès de -458 av J.C.

Nous devons donc considérer le décret mentionné dans Esdras 7.12-26. Si ce décret ne s’avère pas être le point de départ recherché pour notre étude des 70 semaines, il nous faudra alors envisager d’autres possibilités. L’une d’elles serait de se tourner vers le décret rapporté dans Néhémie 2.5.

Une autre option, bien que surprenante et peu probable au vu des documents disponibles, serait l’existence d’un cinquième décret, qui n’aurait laissé aucune trace dans les textes bibliques.

Examinons donc attentivement le texte d’Esdras 7.12-26 pour évaluer sa pertinence dans ce contexte.

Esdras 7.11–26 (S21)

11 Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Esdras, le prêtre et scribe expert dans le domaine des commandements et prescriptions de l’Éternel relatifs à Israël :
12 « Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, prêtre et scribe de la loi du Dieu du ciel, etc.
13 J’ai donné l’ordre de laisser partir tous les membres du peuple d’Israël, ses prêtres et les Lévites qui se trouvent dans mon royaume et qui sont volontaires pour t’accompagner à Jérusalem.
14 En effet, le roi et ses sept conseillers t’envoient pour inspecter Juda et Jérusalem d’après la loi de ton Dieu, qui est entre tes mains,
15 et pour y apporter l’argent et l’or que le roi et ses conseillers ont volontairement offerts au Dieu d’Israël qui a sa demeure à Jérusalem,
16 ainsi que tout l’argent et l’or que tu trouveras dans toute la province de Babylone, avec les dons volontaires faits par le peuple et les prêtres pour la maison de leur Dieu à Jérusalem.
17 » Par conséquent, tu veilleras à acheter avec cet argent des taureaux, des béliers et des agneaux, ainsi que les éléments nécessaires pour les offrandes végétales et les offrandes liquides qui les accompagnent, et tu les offriras sur l’autel de la maison de votre Dieu à Jérusalem.
18 Avec le reste de l’argent et de l’or, vous ferez ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.
19 En ce qui concerne les ustensiles qui te sont remis pour le service de la maison de ton Dieu, dépose-les tous devant le Dieu de Jérusalem.
20 Quant aux dépenses qu’il te faudra encore faire pour la maison de ton Dieu, pourvois-y en puisant dans le dépôt des trésors royaux.
21 » Moi, le roi Artaxerxès, voici l’ordre que je donne à tous les trésoriers de la région située à l’ouest de l’Euphrate : On respectera scrupuleusement toutes les demandes d’Esdras, prêtre et scribe de la loi du Dieu du ciel,
22 jusqu’à concurrence de 3 tonnes d’argent, 22’000 litres de blé, 2200 litres de vin et 2200 litres d’huile. Quant au sel, il sera livré à volonté.
23 Qu’on mette du zèle à respecter tous les ordres du Dieu du ciel concernant son temple, afin que sa colère ne vienne pas frapper le royaume, le roi et ses fils.
24 Nous vous informons qu’il n’est permis de prélever aucune taxe, aucun impôt ni aucun droit de passage sur aucun des prêtres, des Lévites, des musiciens, des portiers, des serviteurs du temple ou autres assistants de cette maison de Dieu.
25 » Quant à toi, Esdras, conformément à la sagesse divine qui t’habite, désigne des juges et des magistrats chargés de rendre la justice pour toute la population de la région située à l’ouest de l’Euphrate, pour tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu, et fais-les connaître à ceux qui les ignorent !
26 Toute personne qui ne respectera pas fidèlement la loi de ton Dieu et celle du roi devra être condamnée à la mort, à l’exil, à une amende ou à la prison. »

(Traduction Louis Segond S21)

Esdras nous étonne, car, il cite le décret du roi Artaxerxès, dans son intégralité, il recopie, ni plus ni moins, la lettre du roi.

Un simple résumé n’aurait-il pas suffi ?

Esdras 7.11 (S21)

11Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Esdras, le prêtre et scribe expert dans le domaine des commandements et prescriptions de l’Éternel relatifs à Israël

(Traduction Louis Segond S21)

Esdras cite et date ce décret avec précision !

Jean  (S21)versetsEsdras 7.7 (S21)

7 Plusieurs des Israélites, des prêtres et des Lévites, des musiciens, des portiers et des serviteurs du temple, montèrent aussi à Jérusalem, la septième année du roi Artaxerxès.

(Traduction Louis Segond S21)

Nous avons même le jour !

Esdras 7.8–9 (S21)

8 Esdras arriva à Jérusalem le cinquième mois de la septième année de règne d’Artaxerxès ;
9 parti de Babylone le premier jour du premier mois, il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, car la bonne main de son Dieu reposait sur lui.

(Traduction Louis Segond S21)

Cette date est le 1er nissan 3303, correspondant au 3 avril -458 av. J.C. dans notre calendrier grégorien.

Référez-vous à l’annexe ANN006 intitulée : La date exacte du décret pour plus de détails.
Ce décret est remarquable pour plusieurs raisons :

– Il est intégralement reproduit dans la langue originale, l’araméen, à la différence du reste du livre d’Esdras qui est en hébreu. Cette fidélité au texte original évite toute altération potentielle du sens dans une traduction.

-La date est précisément indiquée : le 1er nissan -458, équivalent au 3 avril 458 av. J.C. selon notre calendrier grégorien.

-Une note spécifique mentionne que c’est Dieu lui-même qui a inspiré au roi Artaxerxès de rédiger ce décret.

-En ajoutant les 490 ans mentionnés dans Daniel 9.24 à cette date, nous obtenons l’année 33. Cela nous mène précisément au 3 avril 33, une des dates pressenties pour la résurrection du Messie.

Cependant, une question demeure : pourquoi existe-t-il un débat autour de cette date si l’équation semble si évidente ?

La réponse réside dans Esdras 7.11-24. Le roi Artaxerxès n’y mentionne pas explicitement la reconstruction de Jérusalem, ce qui conduit certains exégètes à écarter ce décret comme point de départ des 70 semaines.

Nous allons examiner minutieusement ce texte pour démontrer que, bien que la reconstruction de la ville ne soit pas explicitement citée, elle est implicitement sous-entendue.

Nous étudierons également la compréhension qu’Esdras avait de cet édit, ainsi que l’interprétation qu’en ont faite les opposants au peuple d’Israël. Enfin, nous analyserons la réaction du roi Artaxerxès face à l’opposition à ce projet.

Nous devons donc considérer le décret mentionné dans Esdras 7.12-26. Si ce décret ne s’avère pas être le point de départ recherché pour notre étude des 70 semaines, il nous faudra alors envisager d’autres possibilités. L’une d’elles serait de se tourner vers le décret rapporté dans Néhémie 2.5.

Une autre option, bien que surprenante et peu probable au vu des documents disponibles, serait l’existence d’un cinquième décret, qui n’aurait laissé aucune trace dans les textes bibliques.

Examinons donc attentivement le texte d’Esdras 7.12-26 pour évaluer sa pertinence dans ce contexte.

Esdras 7.11–26 (S21)

11 Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Esdras, le prêtre et scribe expert dans le domaine des commandements et prescriptions de l’Éternel relatifs à Israël :
12 « Artaxerxès, roi des rois, à Esdras, prêtre et scribe de la loi du Dieu du ciel, etc.
13 J’ai donné l’ordre de laisser partir tous les membres du peuple d’Israël, ses prêtres et les Lévites qui se trouvent dans mon royaume et qui sont volontaires pour t’accompagner à Jérusalem.
14 En effet, le roi et ses sept conseillers t’envoient pour inspecter Juda et Jérusalem d’après la loi de ton Dieu, qui est entre tes mains,
15 et pour y apporter l’argent et l’or que le roi et ses conseillers ont volontairement offerts au Dieu d’Israël qui a sa demeure à Jérusalem,
16 ainsi que tout l’argent et l’or que tu trouveras dans toute la province de Babylone, avec les dons volontaires faits par le peuple et les prêtres pour la maison de leur Dieu à Jérusalem.
17 » Par conséquent, tu veilleras à acheter avec cet argent des taureaux, des béliers et des agneaux, ainsi que les éléments nécessaires pour les offrandes végétales et les offrandes liquides qui les accompagnent, et tu les offriras sur l’autel de la maison de votre Dieu à Jérusalem.
18 Avec le reste de l’argent et de l’or, vous ferez ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.
19 En ce qui concerne les ustensiles qui te sont remis pour le service de la maison de ton Dieu, dépose-les tous devant le Dieu de Jérusalem.
20 Quant aux dépenses qu’il te faudra encore faire pour la maison de ton Dieu, pourvois-y en puisant dans le dépôt des trésors royaux.
21 » Moi, le roi Artaxerxès, voici l’ordre que je donne à tous les trésoriers de la région située à l’ouest de l’Euphrate : On respectera scrupuleusement toutes les demandes d’Esdras, prêtre et scribe de la loi du Dieu du ciel,
22 jusqu’à concurrence de 3 tonnes d’argent, 22’000 litres de blé, 2200 litres de vin et 2200 litres d’huile. Quant au sel, il sera livré à volonté.
23 Qu’on mette du zèle à respecter tous les ordres du Dieu du ciel concernant son temple, afin que sa colère ne vienne pas frapper le royaume, le roi et ses fils.
24 Nous vous informons qu’il n’est permis de prélever aucune taxe, aucun impôt ni aucun droit de passage sur aucun des prêtres, des Lévites, des musiciens, des portiers, des serviteurs du temple ou autres assistants de cette maison de Dieu.
25 » Quant à toi, Esdras, conformément à la sagesse divine qui t’habite, désigne des juges et des magistrats chargés de rendre la justice pour toute la population de la région située à l’ouest de l’Euphrate, pour tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu, et fais-les connaître à ceux qui les ignorent !
26 Toute personne qui ne respectera pas fidèlement la loi de ton Dieu et celle du roi devra être condamnée à la mort, à l’exil, à une amende ou à la prison. »

(Traduction Louis Segond S21)

Esdras nous étonne, car, il cite le décret du roi Artaxerxès, dans son intégralité, il recopie, ni plus ni moins, la lettre du roi.

Un simple résumé n’aurait-il pas suffi ?

Esdras 7.11 (S21)

11Voici la copie de la lettre donnée par le roi Artaxerxès à Esdras, le prêtre et scribe expert dans le domaine des commandements et prescriptions de l’Éternel relatifs à Israël

(Traduction Louis Segond S21)

Esdras cite et date ce décret avec précision !

Jean  (S21)versetsEsdras 7.7 (S21)

7 Plusieurs des Israélites, des prêtres et des Lévites, des musiciens, des portiers et des serviteurs du temple, montèrent aussi à Jérusalem, la septième année du roi Artaxerxès.

(Traduction Louis Segond S21)

Nous avons même le jour !

Esdras 7.8–9 (S21)

8 Esdras arriva à Jérusalem le cinquième mois de la septième année de règne d’Artaxerxès ;
9 parti de Babylone le premier jour du premier mois, il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, car la bonne main de son Dieu reposait sur lui.

(Traduction Louis Segond S21)

Cette date est le 1er nissan 3303, correspondant au 3 avril -458 av. J.C. dans notre calendrier grégorien.

Référez-vous à l’annexe ANN006 intitulée : La date exacte du décret pour plus de détails.
Ce décret est remarquable pour plusieurs raisons :

– Il est intégralement reproduit dans la langue originale, l’araméen, à la différence du reste du livre d’Esdras qui est en hébreu. Cette fidélité au texte original évite toute altération potentielle du sens dans une traduction.

-La date est précisément indiquée : le 1er nissan -458, équivalent au 3 avril 458 av. J.C. selon notre calendrier grégorien.

-Une note spécifique mentionne que c’est Dieu lui-même qui a inspiré au roi Artaxerxès de rédiger ce décret.

-En ajoutant les 490 ans mentionnés dans Daniel 9.24 à cette date, nous obtenons l’année 33. Cela nous mène précisément au 3 avril 33, une des dates pressenties pour la résurrection du Messie.

Cependant, une question demeure : pourquoi existe-t-il un débat autour de cette date si l’équation semble si évidente ?

La réponse réside dans Esdras 7.11-24. Le roi Artaxerxès n’y mentionne pas explicitement la reconstruction de Jérusalem, ce qui conduit certains exégètes à écarter ce décret comme point de départ des 70 semaines.

Nous allons examiner minutieusement ce texte pour démontrer que, bien que la reconstruction de la ville ne soit pas explicitement citée, elle est implicitement sous-entendue.

Nous étudierons également la compréhension qu’Esdras avait de cet édit, ainsi que l’interprétation qu’en ont faite les opposants au peuple d’Israël. Enfin, nous analyserons la réaction du roi Artaxerxès face à l’opposition à ce projet.

Analyse de l’édit d’Artaxerxès cité par Esdras

Analyse de l’édit d’Artaxerxès cité par Esdras

Après la lecture de cet édit, nous sommes obligés de reconnaitre qu’Artaxerxès n’a pas mentionné la reconstruction de la ville de Jérusalem.

Néhémie 2.5 (S21)

5 et répondu au roi : « Si tu le juges bon et si moi, ton serviteur, j’ai obtenu ta faveur, j’aimerais que tu m’envoies en Juda, vers la ville qui abrite les tombeaux de mes ancêtres, pour que je la reconstruise. »

(Traduction Louis Segond S21)

Bien que le roi Artaxerxès ait explicitement autorisé la reconstruction de Jérusalem dans son édit adressé à Néhémie en -445 av. J.C., il est vrai que dans l’édit antérieur de -458 av. J.C., daté de 13 ans plus tôt, une telle mention n’est pas explicitement faite.

Il est intéressant de noter l’attitude du roi Artaxerxès envers Néhémie : il n’hésite ni ne tergiverse quant à l’autorisation de reconstruire Jérusalem. Il semble que la question centrale concerne davantage les moyens à mettre en œuvre pour la reconstruction, plutôt que la décision elle-même.

On pourrait en déduire que le roi avait déjà envisagé cette possibilité et qu’il se concentre désormais sur l’attribution des ressources financières nécessaires.

Cependant, revenons au récit d’Esdras et examinons plus en détail le verset 18 : »

Esdras 7.18 (S21)

18 Avec le reste de l’argent et de l’or, vous ferez ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi insiste sur la maison de Dieu, mais accorde une grande liberté d’action à Esdras, dans le cadre de la volonté de son Dieu.

Ésaïe 44.28 (S21)

28 Je dis à propos de Cyrus : « Il est mon berger et il accomplira toute ma volonté. Il dira à Jérusalem : ‘Sois reconstruite !’ et au temple : ‘Que tes fondations soient posées !’

(Traduction Louis Segond S21)

Cette prophétie du prophète Esaïe qui exerça son ministère en Juda de -740 av J.C. à -680 av J.C. annonce le projet de Dieu.

Environ 150 ans avant ce décret, Dieu annonce qu’un roi du nom de Cyrus ordonnera la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem. Cette prophétie a été réalisée en partie, car en -537 av J.C. le roi Cyrus laisse le peuple d’Israël partir de la région de Babylone à Jérusalem pour reconstruire la maison de Dieu.

Flavius Joseph écrit dans les Antiquités Juives livre XI chapitre 1 :
« Cyrus connut ces prédictions en lisant le livre des prophéties qu’avait laissé Isaïe deux cent dix auparavant : celui-ci assure que Dieu lui dit en secret : « Je veux que Cyrus, que je marquerai pour régner sur des peuples nombreux et puissants, renvoie mon peuple dans sa patrie et construise mon Temple ».Voilà ce que prophétisa Isaïe cent quarante ans avant la destruction du Temple. Cyrus lut la promesse divine, en fut émerveillé, et fut pris du désir et de l’ambition d’accomplir ce qui était écrit. »

La reconstruction de la ville de Jérusalem n’a pas débuté à cet instant précis. Nous constatons que c’était la volonté de Dieu. C’était aussi le dessein d’Esdras et de ce peuple.

Donc dans la formulation, « vous ferez ce que vous voudrez, mais conformément à la volonté de Dieu » la reconstruction de la ville de Jérusalem est incluse.

Esdras 7.25–26 (S21)

25 « Quant à toi, Esdras, conformément à la sagesse divine qui t’habite, désigne des juges et des magistrats chargés de rendre la justice pour toute la population de la région située à l’ouest de l’Euphrate, pour tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu, et fais-les connaître à ceux qui les ignorent
26 Toute personne qui ne respectera pas fidèlement la loi de ton Dieu et celle du roi devra être condamnée à la mort, à l’exil, à une amende ou à la prison. »

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi Artaxerxès a confié à Esdras l’autorité totale pour restaurer le système judiciaire, lui octroyant même le pouvoir d’appliquer la peine capitale en cas de nécessité. Il est difficile d’imaginer la mise en place d’une telle magistrature dans une ville en ruines. Par conséquent, la reconstruction de Jérusalem est implicitement sous-entendue dans ce mandat.

Esdras a clairement saisi l’intention du décret, puisqu’il a entrepris la reconstruction de la ville. Le chapitre 4 du Livre d’Esdras détaille deux incidents majeurs qui ont entravé la progression des travaux.

Le premier incident (Esdras 4/1) concerne le temple et Zorobabel. Cependant, le second incident, mentionné en Esdras 4.7, se situe dans le temps d’Artaxerxès.

Dans ce contexte, nous sommes dans la période d’activité d’Esdras. Les adversaires de la restauration israélienne ont écrit au roi Artaxerxès pour protester contre la reconstruction de la ville de Jérusalem.

Ce qui est particulièrement remarquable, c’est que leur plainte ne se concentre pas sur la reconstruction en elle-même, mais plutôt sur le caractère historique et l’importance de la ville de Jérusalem.

Esdras 4.12–13 (S21)

12 Roi, tu dois savoir que les Juifs partis de chez toi et arrivés près de nous à Jérusalem reconstruisent cette ville rebelle et mauvaise, en relèvent les murs et en restaurent les fondations.
13 Roi, tu dois maintenant savoir que, si cette ville est reconstruite et ses murs relevés, ils ne paieront ni taxe, ni impôt, ni droit de passage et cela portera préjudice au trésor royal.

(Traduction Louis Segond S21)

Ces opposants n’invoquent pas la question d’une quelconque interdiction de rebâtir cette ville, mais uniquement celle d’un futur risque de révolte lorsqu’elle sera reconstruite.

La réponse du roi est aussi très significative.

Esdras 4.19–21 (S21)

19 J’ai donné ordre de faire des recherches, et l’on a trouvé que depuis toujours cette ville s’est soulevée contre les rois et a abrité des rébellions et des révoltes.
20 De plus, il y a eu à Jérusalem des rois puissants, qui ont exercé leur domination sur toute la région située à l’ouest de l’Euphrate et auxquels on payait taxe, impôt et droit de passage.
21 Ordonnez donc de faire cesser les travaux de ces hommes, afin que cette ville ne soit pas reconstruite tant que je n’en aurai pas donné l’autorisation.

(Traduction Louis Segond S21)

Lorsque le roi Artaxerxès a été informé du recours, il a ordonné la cessation des travaux de reconstruction. Si son décret n’avait pas inclus la reconstruction de la ville, il aurait certainement réagi contre cette violation présumée de ses directives.

Il est difficile d’imaginer qu’à cette époque, quelqu’un aurait osé désobéir impunément aux ordres d’un roi aussi puissant. Si cela avait été le cas, le roi aurait probablement réagi avec des mesures punitives bien plus sévères qu’un simple arrêt des travaux.

Cela soulève la question : cette lettre faisait-elle référence à Esdras et au décret que nous examinons ?

À ce stade, trois décrets étaient en vigueur : celui de Cyrus en -537 av. J.-C., confirmé par celui de Darius en -518 av. J.-C., tous deux se rapportant uniquement à la reconstruction du temple.

C’est donc le décret de -458 av. J.-C. qui a motivé, cette opposition. Nos analyses montrent que toutes les parties concernées – Esdras, le peuple juif, leurs opposants, ainsi que le roi Artaxerxès et ses conseillers – comprenaient que la reconstruction de la ville était autorisée, bien qu’implicitement, dans le décret de -458 av. J.-C.

Cela explique également pourquoi Néhémie était si affligé par l’état de Jérusalem lorsqu’il y est arrivé, 13 ans plus tard. Il savait que le roi avait autorisé la reconstruction, mais les progrès n’étaient pas à la hauteur de ses attentes.

Il est important de rappeler que certaines familles impliquées dans les travaux de reconstruction de la muraille sous la direction de Néhémie ont été affectées à des sections situées à proximité immédiate de leurs maisons, comme le mentionnent les passages de Néhémie 3.10, Néhémie 3.30 et Néhémie 3.31. Elles étaient donc reconstruites !

Pour toutes ces raisons, nous concluons que le décret du roi Artaxerxès daté du 3 avril -458 av. J.-C. constitue bien le point de départ des 70 semaines mentionnées par Daniel.

Après la lecture de cet édit, nous sommes obligés de reconnaitre qu’Artaxerxès n’a pas mentionné la reconstruction de la ville de Jérusalem.

Néhémie 2.5 (S21)

5 et répondu au roi : « Si tu le juges bon et si moi, ton serviteur, j’ai obtenu ta faveur, j’aimerais que tu m’envoies en Juda, vers la ville qui abrite les tombeaux de mes ancêtres, pour que je la reconstruise. »

(Traduction Louis Segond S21)

Bien que le roi Artaxerxès ait explicitement autorisé la reconstruction de Jérusalem dans son édit adressé à Néhémie en -445 av. J.C., il est vrai que dans l’édit antérieur de -458 av. J.C., daté de 13 ans plus tôt, une telle mention n’est pas explicitement faite.

Il est intéressant de noter l’attitude du roi Artaxerxès envers Néhémie : il n’hésite ni ne tergiverse quant à l’autorisation de reconstruire Jérusalem. Il semble que la question centrale concerne davantage les moyens à mettre en œuvre pour la reconstruction, plutôt que la décision elle-même.

On pourrait en déduire que le roi avait déjà envisagé cette possibilité et qu’il se concentre désormais sur l’attribution des ressources financières nécessaires.

Cependant, revenons au récit d’Esdras et examinons plus en détail le verset 18 : »

Esdras 7.18 (S21)

18 Avec le reste de l’argent et de l’or, vous ferez ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.

18 Avec le reste de l’argent et de l’or, vous ferez ce que vous jugerez bon de faire, toi et tes frères, en vous conformant à la volonté de votre Dieu.

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi insiste sur la maison de Dieu, mais accorde une grande liberté d’action à Esdras, dans le cadre de la volonté de son Dieu.

Ésaïe 44.28 (S21)

28 Je dis à propos de Cyrus : « Il est mon berger et il accomplira toute ma volonté. Il dira à Jérusalem : ‘Sois reconstruite !’ et au temple : ‘Que tes fondations soient posées !’

(Traduction Louis Segond S21)

Cette prophétie du prophète Esaïe qui exerça son ministère en Juda de -740 av J.C. à -680 av J.C. annonce le projet de Dieu.

Environ 150 ans avant ce décret, Dieu annonce qu’un roi du nom de Cyrus ordonnera la reconstruction du temple et de la ville de Jérusalem. Cette prophétie a été réalisée en partie, car en -537 av J.C. le roi Cyrus laisse le peuple d’Israël partir de la région de Babylone à Jérusalem pour reconstruire la maison de Dieu.

Flavius Joseph écrit dans les Antiquités Juives livre XI chapitre 1 :
« Cyrus connut ces prédictions en lisant le livre des prophéties qu’avait laissé Isaïe deux cent dix auparavant : celui-ci assure que Dieu lui dit en secret : « Je veux que Cyrus, que je marquerai pour régner sur des peuples nombreux et puissants, renvoie mon peuple dans sa patrie et construise mon Temple ».Voilà ce que prophétisa Isaïe cent quarante ans avant la destruction du Temple. Cyrus lut la promesse divine, en fut émerveillé, et fut pris du désir et de l’ambition d’accomplir ce qui était écrit. »

La reconstruction de la ville de Jérusalem n’a pas débuté à cet instant précis. Nous constatons que c’était la volonté de Dieu. C’était aussi le dessein d’Esdras et de ce peuple.

Donc dans la formulation, « vous ferez ce que vous voudrez, mais conformément à la volonté de Dieu » la reconstruction de la ville de Jérusalem est incluse.

Esdras 7.25–26 (S21)

25 « Quant à toi, Esdras, conformément à la sagesse divine qui t’habite, désigne des juges et des magistrats chargés de rendre la justice pour toute la population de la région située à l’ouest de l’Euphrate, pour tous ceux qui connaissent les lois de ton Dieu, et fais-les connaître à ceux qui les ignorent
26 Toute personne qui ne respectera pas fidèlement la loi de ton Dieu et celle du roi devra être condamnée à la mort, à l’exil, à une amende ou à la prison. »

(Traduction Louis Segond S21)

Le roi Artaxerxès a confié à Esdras l’autorité totale pour restaurer le système judiciaire, lui octroyant même le pouvoir d’appliquer la peine capitale en cas de nécessité. Il est difficile d’imaginer la mise en place d’une telle magistrature dans une ville en ruines. Par conséquent, la reconstruction de Jérusalem est implicitement sous-entendue dans ce mandat.

Esdras a clairement saisi l’intention du décret, puisqu’il a entrepris la reconstruction de la ville. Le chapitre 4 du Livre d’Esdras détaille deux incidents majeurs qui ont entravé la progression des travaux.

Le premier incident (Esdras 4/1) concerne le temple et Zorobabel. Cependant, le second incident, mentionné en Esdras 4.7, se situe dans le temps d’Artaxerxès.

Dans ce contexte, nous sommes dans la période d’activité d’Esdras. Les adversaires de la restauration israélienne ont écrit au roi Artaxerxès pour protester contre la reconstruction de la ville de Jérusalem.

Ce qui est particulièrement remarquable, c’est que leur plainte ne se concentre pas sur la reconstruction en elle-même, mais plutôt sur le caractère historique et l’importance de la ville de Jérusalem.

Esdras 4.12–13 (S21)

12 Roi, tu dois savoir que les Juifs partis de chez toi et arrivés près de nous à Jérusalem reconstruisent cette ville rebelle et mauvaise, en relèvent les murs et en restaurent les fondations.
13 Roi, tu dois maintenant savoir que, si cette ville est reconstruite et ses murs relevés, ils ne paieront ni taxe, ni impôt, ni droit de passage et cela portera préjudice au trésor royal.

(Traduction Louis Segond S21)

Ces opposants n’invoquent pas la question d’une quelconque interdiction de rebâtir cette ville, mais uniquement celle d’un futur risque de révolte lorsqu’elle sera reconstruite.

La réponse du roi est aussi très significative.

Esdras 4.19–21 (S21)

19 J’ai donné ordre de faire des recherches, et l’on a trouvé que depuis toujours cette ville s’est soulevée contre les rois et a abrité des rébellions et des révoltes.
20 De plus, il y a eu à Jérusalem des rois puissants, qui ont exercé leur domination sur toute la région située à l’ouest de l’Euphrate et auxquels on payait taxe, impôt et droit de passage.
21 Ordonnez donc de faire cesser les travaux de ces hommes, afin que cette ville ne soit pas reconstruite tant que je n’en aurai pas donné l’autorisation.

(Traduction Louis Segond S21)

Lorsque le roi Artaxerxès a été informé du recours, il a ordonné la cessation des travaux de reconstruction. Si son décret n’avait pas inclus la reconstruction de la ville, il aurait certainement réagi contre cette violation présumée de ses directives.

Il est difficile d’imaginer qu’à cette époque, quelqu’un aurait osé désobéir impunément aux ordres d’un roi aussi puissant. Si cela avait été le cas, le roi aurait probablement réagi avec des mesures punitives bien plus sévères qu’un simple arrêt des travaux.

Cela soulève la question : cette lettre faisait-elle référence à Esdras et au décret que nous examinons ?

À ce stade, trois décrets étaient en vigueur : celui de Cyrus en -537 av. J.-C., confirmé par celui de Darius en -518 av. J.-C., tous deux se rapportant uniquement à la reconstruction du temple.

C’est donc le décret de -458 av. J.-C. qui a motivé, cette opposition. Nos analyses montrent que toutes les parties concernées – Esdras, le peuple juif, leurs opposants, ainsi que le roi Artaxerxès et ses conseillers – comprenaient que la reconstruction de la ville était autorisée, bien qu’implicitement, dans le décret de -458 av. J.-C.

Cela explique également pourquoi Néhémie était si affligé par l’état de Jérusalem lorsqu’il y est arrivé, 13 ans plus tard. Il savait que le roi avait autorisé la reconstruction, mais les progrès n’étaient pas à la hauteur de ses attentes.

Il est important de rappeler que certaines familles impliquées dans les travaux de reconstruction de la muraille sous la direction de Néhémie ont été affectées à des sections situées à proximité immédiate de leurs maisons, comme le mentionnent les passages de Néhémie 3.10, Néhémie 3.30 et Néhémie3.31. Elles étaient donc reconstruites !

Pour toutes ces raisons, nous concluons que le décret du roi Artaxerxès daté du 3 avril -458 av. J.-C. constitue bien le point de départ des 70 semaines mentionnées par Daniel.

La prière d’Esdras

La prière d’Esdras

La prière d’Esdras, exprimée dans le chapitre 9 verset 9 de son livre, révèle qu’il avait pleinement saisi que la reconstruction de Jérusalem était implicitement incluse dans le décret du 1er Nissan -458 av. J.-C.

Esdras n’a pas outrepassé les instructions reçues, mais s’est conformé scrupuleusement aux ordres du roi.

Esdras 9.9 (S21)

9 Oui, nous sommes des esclaves, mais notre Dieu ne nous a pas abandonnés dans notre esclavage : il a manifesté sa bonté en nous attirant la faveur des rois de Perse, en nous redonnant la vie afin que nous puissions reconstruire son temple et réparer ses ruines, et en nous fournissant un abri sûr en Juda et à Jérusalem.

(Traduction Louis Segond S21)

En effet, lorsqu’Esdras évoque un abri sûr à Jérusalem, il sous-entend des maisons rebâties.

Nous allons maintenant revenir au texte de Daniel et essayer de comprendre l’accomplissement de la dernière semaine. Nous savons par ailleurs que l’Apôtre Jean en parle dans son livre, l’Apocalypse, et la place à la fin des temps.

La prière d’Esdras, exprimée dans le chapitre 9 verset 9 de son livre, révèle qu’il avait pleinement saisi que la reconstruction de Jérusalem était implicitement incluse dans le décret du 1er Nissan -458 av. J.-C.

Esdras n’a pas outrepassé les instructions reçues, mais s’est conformé scrupuleusement aux ordres du roi.

Esdras 9.9 (S21)

9 Oui, nous sommes des esclaves, mais notre Dieu ne nous a pas abandonnés dans notre esclavage : il a manifesté sa bonté en nous attirant la faveur des rois de Perse, en nous redonnant la vie afin que nous puissions reconstruire son temple et réparer ses ruines, et en nous fournissant un abri sûr en Juda et à Jérusalem.

(Traduction Louis Segond S21)

En effet, lorsqu’Esdras évoque un abri sûr à Jérusalem, il sous-entend des maisons rebâties.

Nous allons maintenant revenir au texte de Daniel et essayer de comprendre l’accomplissement de la dernière semaine. Nous savons par ailleurs que l’Apôtre Jean en parle dans son livre, l’Apocalypse, et la place à la fin des temps.

La 70ème semaine

La 70ème semaine

L’ange Gabriel a révélé à Daniel qu’une période de 70 semaines, correspondant à 490 ans (7 années x 70), devait s’écouler jusqu’à la mort du Messie. C’est pourquoi nous avons choisi de ne pas séparer la 69ème semaine de la 70ème.

Cependant, la question se pose : que devient cette dernière semaine durant laquelle l’antéchrist est censé apparaître ?

À l’heure actuelle (novembre 2021), cet évènement ne s’est pas encore produit.

Nous interprétons cette dernière semaine comme ayant été annulée, le temps s’arrêtant en quelque sorte pour le peuple juif, tandis que l’ère de l’Église commençait.

Cette semaine se répétera une seconde fois dans les derniers temps, devenant alors une période de jugement et de tribulations pour le peuple juif, et s’achèvera par la victoire finale du Messie Jésus.

Un parallèle historique peut être tiré avec l’expérience du peuple juif dans l’Exode. Après la Pâque, les Juifs quittent l’Égypte et voyagent vers la Terre Promise.

Cependant, leur refus d’entrer dans le pays de Canaan conduit Dieu à les renvoyer dans le désert pour 40 ans. Après ce détour, ils reviennent et entrent finalement dans la Terre Promise. Le même événement se déroule deux fois !

De manière similaire, la 70ème semaine de Daniel sera ‘rejouée’ à la fin des temps, selon cette interprétation.

Nous développons cette proposition dans l’annexe ANN067 : Les théories d’Anderson et de Denney.

L’ange Gabriel a révélé à Daniel qu’une période de 70 semaines, correspondant à 490 ans (7 années x 70), devait s’écouler jusqu’à la mort du Messie. C’est pourquoi nous avons choisi de ne pas séparer la 69ème semaine de la 70ème.

Cependant, la question se pose : que devient cette dernière semaine durant laquelle l’antéchrist est censé apparaître ?

À l’heure actuelle (novembre 2021), cet évènement ne s’est pas encore produit.

Nous interprétons cette dernière semaine comme ayant été annulée, le temps s’arrêtant en quelque sorte pour le peuple juif, tandis que l’ère de l’Église commençait.

Cette semaine se répétera une seconde fois dans les derniers temps, devenant alors une période de jugement et de tribulations pour le peuple juif, et s’achèvera par la victoire finale du Messie Jésus.

Un parallèle historique peut être tiré avec l’expérience du peuple juif dans l’Exode. Après la Pâque, les Juifs quittent l’Égypte et voyagent vers la Terre Promise.

Cependant, leur refus d’entrer dans le pays de Canaan conduit Dieu à les renvoyer dans le désert pour 40 ans. Après ce détour, ils reviennent et entrent finalement dans la Terre Promise. Le même événement se déroule deux fois !

De manière similaire, la 70ème semaine de Daniel sera ‘rejouée’ à la fin des temps, selon cette interprétation.

Nous développons cette proposition dans l’annexe ANN067 : Les théories d’Anderson et de Denney.

Analyse détaillée du texte de Daniel

Analyse détaillée du texte de Daniel

Nous étudions les versets 24 à 27 du chapitre 9 du livre de Daniel.

Le verset 24

Daniel 9.24 (S21)

24 Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d’un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.

(Traduction Louis Segond S21)

Il s’agit effectivement d’une période ininterrompue de 70 semaines, soit 490 ans (70 semaines multipliées par 7 ans), qui s’étend jusqu’à la mort du Messie, apportant l’expiation des péchés.

Il est à noter que tous les objectifs énoncés n’ont pas encore été pleinement réalisés. Ils le seront lors du second déroulement de cette dernière semaine prophétisée, qui reste à venir.

Le verset 25

Jean  (S21)versetsDaniel 9.25 (S21)

25 « Sache-le donc et sois attentif ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu’au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.

(Traduction Louis Segond S21)

Après avoir expliqué le déroulement global des faits, Daniel entre dans des détails. Nous remarquons un premier découpage de 7 semaines et un second de 62 semaines et ensuite nous avons la 70ème semaine qui est à part.

Nous observons donc, visiblement, une première étape, après 49 années, qui semble correspondre au terme de la reconstruction de la ville de Jérusalem et une seconde à partir de la 483ème année qui marque le début de la dernière semaine si particulière.

Le verset 26

Daniel 9.26 (S21)

26 Après les 62 semaines, le Messie sera exclu et il n’y aura personne pour lui venir en aide. Le peuple d’un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, puis sa fin arrivera comme par une inondation. Il est décidé que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre.

(Traduction Louis Segond S21)

En lisant ce passage, nous pourrions avoir l’impression que le Messie est retranché à la fin de la 69ème semaine, nous devons ajouter les 7 premières semaines soit 7 + 62 semaines comme c’est écrit au verset précédent. Mais Daniel précise que cela arrivera après la 69ème semaine, soit pendant la 70ème !

Il voit maintenant comme une compression du temps. Daniel liste des évènements qui vont se dérouler après cette 69ème semaine. Il nous annonce une période plus longue qu’une septaine.

L’histoire confirme ses propos, car le prince qui vient correspond bien au général Titus, fils de l’empereur Vespasien, venu détruire le temple de Jérusalem en l’an 70. Le terme de la guerre coïncide, avec l’écrasement de la révolte juive lors de la victoire des Romains à Massada qui a lieu lors de la Paque de l’an 73, 40 années exactement après la crucifixion.

Ce sont les faits historiques qui nous permettent de comprendre les propos du Prophète Daniel.

Le verset 27

Daniel 9.27 (S21)

27 Il imposera une alliance d’une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu’à ce que l’anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui. »

(Traduction Louis Segond S21)

Nous observons dans les écrits de Daniel une évolution intéressante : après la disparition du Messie, un nouveau personnage émerge, marquant ce qui semble être une seconde interprétation de la 70ème semaine, avec l’Antéchrist comme figure centrale. Cette semaine est divisée en deux parties de 3,5 ans chacune, et durant la seconde moitié, l’Antéchrist se révèle comme un ennemi acharné du peuple juif.

Bien que Daniel ne mentionne pas explicitement le terme ‘Antéchrist’, il décrit un personnage aux caractéristiques similaires, qui cherche à imiter et à pervertir l’œuvre du Messie, entraînant des conséquences catastrophiques. L’apôtre Jean, dans son Apocalypse, explore davantage cette période.

En résumé, Daniel décrit initialement une période de 490 ans se concluant par la mort du Messie, où la 70ème semaine est directement liée à la mission du Messie. Puis, il détaille cette période en deux segments distincts : 49 ans et 434 ans, totalisant 483 ans. Les 7 années restantes sont distinctement séparées et traitent d’une époque différente, celle de l’Antéchrist.

Ce qui est remarquable, c’est que Daniel semble présenter deux interprétations de la 70ème semaine – l’une consacrée au Messie, et l’autre à l’Antéchrist. Dans les deux cas, nous voyons un schéma similaire où un événement significatif se produit après 3,5 ans. Cette structure parallèle souligne l’importance de ces périodes dans le plan prophétique.

Nous étudions les versets 24 à 27 du chapitre 9 du livre de Daniel.

Le verset 24

Daniel 9.24 (S21)

24 Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d’un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.

(Traduction Louis Segond S21)

Il s’agit effectivement d’une période ininterrompue de 70 semaines, soit 490 ans (70 semaines multipliées par 7 ans), qui s’étend jusqu’à la mort du Messie, apportant l’expiation des péchés.

Il est à noter que tous les objectifs énoncés n’ont pas encore été pleinement réalisés. Ils le seront lors du second déroulement de cette dernière semaine prophétisée, qui reste à venir.

Le verset 25

Jean  (S21)versetsDaniel 9.25 (S21)

25 « Sache-le donc et sois attentif ! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu’au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.

(Traduction Louis Segond S21)

Après avoir expliqué le déroulement global des faits, Daniel entre dans des détails. Nous remarquons un premier découpage de 7 semaines et un second de 62 semaines et ensuite nous avons la 70ème semaine qui est à part.

Nous observons donc, visiblement, une première étape, après 49 années, qui semble correspondre au terme de la reconstruction de la ville de Jérusalem et une seconde à partir de la 483ème année qui marque le début de la dernière semaine si particulière.

Le verset 26

Daniel 9.26 (S21)

26 Après les 62 semaines, le Messie sera exclu et il n’y aura personne pour lui venir en aide. Le peuple d’un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, puis sa fin arrivera comme par une inondation. Il est décidé que les dévastations dureront jusqu’au terme de la guerre.

(Traduction Louis Segond S21)

En lisant ce passage, nous pourrions avoir l’impression que le Messie est retranché à la fin de la 69ème semaine, nous devons ajouter les 7 premières semaines soit 7 + 62 semaines comme c’est écrit au verset précédent. Mais Daniel précise que cela arrivera après la 69ème semaine, soit pendant la 70ème !

Il voit maintenant comme une compression du temps. Daniel liste des évènements qui vont se dérouler après cette 69ème semaine. Il nous annonce une période plus longue qu’une septaine.

L’histoire confirme ses propos, car le prince qui vient correspond bien au général Titus, fils de l’empereur Vespasien, venu détruire le temple de Jérusalem en l’an 70. Le terme de la guerre coïncide, avec l’écrasement de la révolte juive lors de la victoire des Romains à Massada qui a lieu lors de la Paque de l’an 73, 40 années exactement après la crucifixion.

Ce sont les faits historiques qui nous permettent de comprendre les propos du Prophète Daniel.

Le verset 27

Daniel 9.27 (S21)

27 Il imposera une alliance d’une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu’à ce que l’anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui. »

(Traduction Louis Segond S21)

Nous observons dans les écrits de Daniel une évolution intéressante : après la disparition du Messie, un nouveau personnage émerge, marquant ce qui semble être une seconde interprétation de la 70ème semaine, avec l’Antéchrist comme figure centrale. Cette semaine est divisée en deux parties de 3,5 ans chacune, et durant la seconde moitié, l’Antéchrist se révèle comme un ennemi acharné du peuple juif.

Bien que Daniel ne mentionne pas explicitement le terme ‘Antéchrist’, il décrit un personnage aux caractéristiques similaires, qui cherche à imiter et à pervertir l’œuvre du Messie, entraînant des conséquences catastrophiques. L’apôtre Jean, dans son Apocalypse, explore davantage cette période.

En résumé, Daniel décrit initialement une période de 490 ans se concluant par la mort du Messie, où la 70ème semaine est directement liée à la mission du Messie. Puis, il détaille cette période en deux segments distincts : 49 ans et 434 ans, totalisant 483 ans. Les 7 années restantes sont distinctement séparées et traitent d’une époque différente, celle de l’Antéchrist.

Ce qui est remarquable, c’est que Daniel semble présenter deux interprétations de la 70ème semaine – l’une consacrée au Messie, et l’autre à l’Antéchrist. Dans les deux cas, nous voyons un schéma similaire où un événement significatif se produit après 3,5 ans. Cette structure parallèle souligne l’importance de ces périodes dans le plan prophétique.

Comment pouvons-nous expliquer cette situation ?

Comment pouvons-nous expliquer cette situation ?

Daniel, dans ses visions, perçoit une sorte de compression du temps. Certains détails lui échappent, notamment la période de l’Église, qui n’est pas révélée dans ses prophéties. C’est pourquoi il semble passer directement de la destruction du temple de Jérusalem et la déroute totale du peuple juif – marquant la fin de cette guerre – à des événements concernant la fin des temps.

L’histoire confirme effectivement cette prédiction. Conformément au message de Daniel, environ 40 ans après la mort du Messie, la chute de Massada en Nisan 73 (pendant la Pâque) marque la fin du conflit avec les Romains. Tout espoir de relèvement pour le peuple juif semble alors perdu. Le temple de Jérusalem avait déjà été détruit en 70 par le général Titus, que Daniel avait désigné comme ‘le prince qui vient’.

Ensuite, Daniel fait un bond en avant de près de vingt siècles, jusqu’à la fin des temps, pour introduire un personnage à la fois important et terrifiant : l’Antéchrist. La durée exacte du cycle de l’Église n’est pas précisée dans ses écrits.

Daniel, par conséquent, passe de la description de la chute de Jérusalem à celle de l’Antéchrist, sans mentionner l’intervalle de temps qui sépare ces deux époques.

La vision de Daniel

Daniel, dans ses visions, perçoit une sorte de compression du temps. Certains détails lui échappent, notamment la période de l’Église, qui n’est pas révélée dans ses prophéties. C’est pourquoi il semble passer directement de la destruction du temple de Jérusalem et la déroute totale du peuple juif – marquant la fin de cette guerre – à des événements concernant la fin des temps.

L’histoire confirme effectivement cette prédiction. Conformément au message de Daniel, environ 40 ans après la mort du Messie, la chute de Massada en Nisan 73 (pendant la Pâque) marque la fin du conflit avec les Romains. Tout espoir de relèvement pour le peuple juif semble alors perdu. Le temple de Jérusalem avait déjà été détruit en 70 par le général Titus, que Daniel avait désigné comme ‘le prince qui vient’.

Ensuite, Daniel fait un bond en avant de près de vingt siècles, jusqu’à la fin des temps, pour introduire un personnage à la fois important et terrifiant : l’Antéchrist. La durée exacte du cycle de l’Église n’est pas précisée dans ses écrits.

Daniel, par conséquent, passe de la description de la chute de Jérusalem à celle de l’Antéchrist, sans mentionner l’intervalle de temps qui sépare ces deux époques.

La vision de Daniel

La précision des 49 ans

La précision des 49 ans

Daniel, dans sa description des futurs événements, distingue deux périodes : sept semaines, soit 49 années, et soixante-deux semaines, soit 434 années, totalisant 483 années. Cette première période de 49 ans s’étend donc de -458 av. J.-C. à -409 av. J.-C., coïncidant avec l’époque d’Esdras et de Néhémie et, par conséquent, avec la reconstruction de la ville de Jérusalem. Il est probable que Daniel fait référence ici à la durée de la réédification de Jérusalem. Néhémie arrive en -445 av. J.-C., reconstruit les murailles en 52 jours et sert en tant que gouverneur jusqu’en -432 av. J.-C.

Néhémie 5.14 (S21)

14 De plus, dès le jour où le roi m’a désigné pour que je sois leur gouverneur dans le pays de Juda, soit depuis la vingtième année du règne d’Artaxerxès et jusqu’à la trente-deuxième année, pendant ces 12 ans, ni moi ni ma parenté n’avons vécu des revenus octroyés au gouverneur.

(Traduction Louis Segond S21)

Cette analyse de la première période, un jubilé, qui suit l’édit d’Artaxerxès, dépasse le cadre de notre étude, mais nous envisageons ici la réédification complète de la ville de Jérusalem.

Si Néhémie est décédé en -413 av. J.-C., il n’a probablement pas assisté à l’achèvement total de la reconstruction de Jérusalem, une ville qu’il s’est efforcé de repeupler pour lui redonner sa dignité, suggérant ainsi un processus de développement relativement long.

Cette date, -409 av. J.-C., a une certaine importance, car elle marque potentiellement la réalisation de l’objectif de l’édit royal, à savoir la reconstruction de Jérusalem.

À partir de cette date, Jérusalem ne sera plus jamais détruite, accomplissant ainsi pleinement la prophétie d’Ésaïe (58.12). Il est important de rappeler que ces prophéties s’adressent principalement au peuple juif et le concernent directement.

Daniel, dans sa description des futurs événements, distingue deux périodes : sept semaines, soit 49 années, et soixante-deux semaines, soit 434 années, totalisant 483 années. Cette première période de 49 ans s’étend donc de -458 av. J.-C. à -409 av. J.-C., coïncidant avec l’époque d’Esdras et de Néhémie et, par conséquent, avec la reconstruction de la ville de Jérusalem. Il est probable que Daniel fait référence ici à la durée de la réédification de Jérusalem. Néhémie arrive en -445 av. J.-C., reconstruit les murailles en 52 jours et sert en tant que gouverneur jusqu’en -432 av. J.-C.

Néhémie 5.14 (S21)

14 De plus, dès le jour où le roi m’a désigné pour que je sois leur gouverneur dans le pays de Juda, soit depuis la vingtième année du règne d’Artaxerxès et jusqu’à la trente-deuxième année, pendant ces 12 ans, ni moi ni ma parenté n’avons vécu des revenus octroyés au gouverneur.

(Traduction Louis Segond S21)

Cette analyse de la première période, un jubilé, qui suit l’édit d’Artaxerxès, dépasse le cadre de notre étude, mais nous envisageons ici la réédification complète de la ville de Jérusalem.

Si Néhémie est décédé en -413 av. J.-C., il n’a probablement pas assisté à l’achèvement total de la reconstruction de Jérusalem, une ville qu’il s’est efforcé de repeupler pour lui redonner sa dignité, suggérant ainsi un processus de développement relativement long.

Cette date, -409 av. J.-C., a une certaine importance, car elle marque potentiellement la réalisation de l’objectif de l’édit royal, à savoir la reconstruction de Jérusalem.

À partir de cette date, Jérusalem ne sera plus jamais détruite, accomplissant ainsi pleinement la prophétie d’Ésaïe (58.12). Il est important de rappeler que ces prophéties s’adressent principalement au peuple juif et le concernent directement.

Conclusion

Conclusion

Daniel nous livre des informations remarquables, transmises par un messager de Dieu, destinées aux hommes et femmes de la fin des temps, c’est-à-dire à notre époque actuelle. Ces informations concernent principalement le peuple juif, qui est au cœur des événements passés et futurs de l’Histoire humaine.

Nous observons que les événements historiques ne surviennent pas par hasard, mais sont connus de Dieu, qui détient la connaissance de l’avenir, une dimension qui nous échappe. Lorsque nous étudions ces textes prophétiques, y compris les Évangiles, nous sommes confrontés à une réalité qui dépasse notre compréhension naturelle et notre intelligence.

Il devient évident qu’une Autorité Suprême exerce un contrôle sur le cours de l’histoire mondiale, et que les événements se déroulent selon un calendrier divinement établi. Bien que nous ayons abordé des faits historiques anciens, les principes demeurent inchangés.

L’Apôtre Jean, dans son livre de l’Apocalypse, de manière similaire à Daniel, aborde notre avenir. Une analyse des événements récents vécus par les Juifs révèle que tout converge vers un plan préétabli.

Cependant, cette discussion mérite une exploration plus approfondie et constitue un sujet distinct.

Daniel nous livre des informations remarquables, transmises par un messager de Dieu, destinées aux hommes et femmes de la fin des temps, c’est-à-dire à notre époque actuelle. Ces informations concernent principalement le peuple juif, qui est au cœur des événements passés et futurs de l’Histoire humaine.

Nous observons que les événements historiques ne surviennent pas par hasard, mais sont connus de Dieu, qui détient la connaissance de l’avenir, une dimension qui nous échappe. Lorsque nous étudions ces textes prophétiques, y compris les Évangiles, nous sommes confrontés à une réalité qui dépasse notre compréhension naturelle et notre intelligence.

Il devient évident qu’une Autorité Suprême exerce un contrôle sur le cours de l’histoire mondiale, et que les événements se déroulent selon un calendrier divinement établi. Bien que nous ayons abordé des faits historiques anciens, les principes demeurent inchangés.

L’Apôtre Jean, dans son livre de l’Apocalypse, de manière similaire à Daniel, aborde notre avenir. Une analyse des événements récents vécus par les Juifs révèle que tout converge vers un plan préétabli.

Cependant, cette discussion mérite une exploration plus approfondie et constitue un sujet distinct.