Daniel 7 donne une interprétation explicite des dix cornes :
« ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume » (但以理书 7.24).
Trois conclusions peuvent donc être considérées comme solidement établies par le texte : ils sont dix, ils représentent des pouvoirs royaux et ils proviennent du quatrième royaume.
Leur identification historique précise n’est en revanche pas donnée.
Les tentatives visant à les réduire définitivement à dix royaumes particuliers issus de la chute de Rome rencontrent la difficulté de listes divergentes et, surtout, de la séquence eschatologique du chapitre.
Apocalypse 17 apporte un éclairage déterminant en reprenant les dix cornes comme dix rois contemporains recevant une autorité avec la bête et combattant finalement l’Agneau.
Dans la lecture retenue ici, les dix cornes représentent donc la configuration finale du quatrième royaume, immédiatement avant l’établissement du pouvoir hostile final et l’intervention du Messie.
La prophétie fournit suffisamment d’éléments pour reconnaître cette configuration lorsqu’elle s’accomplira, mais pas suffisamment pour justifier des identifications géopolitiques prématurées. La prudence consiste donc à maintenir ensemble deux convictions : les dix rois doivent être pris au sérieux comme élément réel de la prophétie, mais leurs noms ne doivent pas être ajoutés à un texte qui ne les donne pas.