Plaies d'Egypte
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La Septième plaie : la grêle mêlée de feu

Pour plus d’informations

Vous pouvez consulter l’annexe ANN105 : L’inérrance de la Bible

Vous pouvez consulter le chapitre : Le prophète Daniel

Vous pouvez consulter l’annexe ANN067 : L’explication des 70 semaines de Daniel

Introduction

Résumé du paragraphe :

La septième plaie marque un tournant : Dieu envoie une tempête de grêle mêlée de feu, d’une violence inédite, qui frappe hommes, bêtes et récoltes. Certains Égyptiens commencent à craindre sa parole, tandis que Pharaon s’endurcit malgré une confession de façade.

Cette plaie révèle un Dieu qui maîtrise les éléments, distingue les cœurs et poursuit son œuvre de délivrance en brisant la résistance du souverain égyptien.

 

Texte intégral :

La septième plaie marque un tournant majeur dans le cycle des jugements contre l’Egypte. Après les ulcères qui ont frappé la chair des Égyptiens, Dieu passe à une manifestation de puissance encore plus spectaculaire : une tempête de grêle mêlée de feu, sans précédent dans l’histoire du pays. Avec cette plaie, le conflit entre Dieu et Pharaon atteint une intensité nouvelle.

Pour la première fois, Dieu annonce un fléau d’une violence exceptionnelle, destiné à frapper non seulement les hommes et les animaux laissés dehors, mais aussi les récoltes et les arbres, touchant ainsi le cœur économique de l’Egypte.

Cette plaie inaugure une dynamique différente : certains Egyptiens commencent à craindre la parole de Dieu et à se mettre à l’abri, tandis que Pharaon, malgré une confession de façade, persiste dans son endurcissement.

La septième plaie révèle ainsi un Dieu qui maîtrise les forces de la nature, qui distingue ceux qui écoutent sa voix de ceux qui la méprisent, et qui poursuit inlassablement son œuvre de délivrance en brisant les résistances du souverain égyptien.

 

Les 10 plaies d’Egypte

Ordre Plaie Référence biblique exacte
1 Eaux changées en sang Exode 7.14–24
2 Invasion de grenouilles Exode 7.25-29 et Exode 8.1–11
3 Poussière changée en moustiques (ou poux) Exode 8.12-15
4 Nuées de mouches venimeuses (ou taons) Exode 8.16–28
5 Mort du bétail Exode 9.1–7
6 Ulcères et furoncles Exode 9.8–12

7

Grêle destructrice mêlée de feu

Exode 9.13–35

8 Invasion de sauterelles Exode 10.1–20
9 Ténèbres épaisses pendant trois jours Exode 10.21–29
10 Mort des premiers-nés Exode 11.1–10 et Exode 12.29–36

I. Textes bibliques

Exode 9.13–26 (S21) : « L'Eternel dit à Moïse: «Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon. Tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve. En effet, cette fois, je vais envoyer tous mes fléaux contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches qu'il n'y a personne qui soit pareil à moi sur toute la terre. Si j'étais intervenu pour te frapper de la peste, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre. Mais *voilà pourquoi je t'ai suscité: c'est pour te montrer ma puissance et afin que mon nom soit proclamé sur toute la terre. Si tu t'attaques encore à mon peuple et ne le laisses pas partir, alors je ferai pleuvoir demain, à cette heure, une grêle si forte qu'il n'y en a pas eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa fondation jusqu'à maintenant. Fais donc mettre en sécurité tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans les champs. La grêle tombera sur tous les hommes et sur tous les animaux qui se trouveront dans les champs et qui n'auront pas été rassemblés dans les maisons, et ils mourront.’» Les serviteurs du pharaon qui prirent la parole de l'Eternel au sérieux mirent leurs serviteurs et leurs troupeaux à l'abri dans les maisons, tandis que ceux qui ne prirent pas la parole de l'Eternel à cœur laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs. L'Eternel dit à Moïse: «Tends ta main vers le ciel et qu'il tombe de la grêle dans toute l'Egypte. Qu'elle tombe sur les hommes, sur les animaux et sur toutes les herbes des champs en Egypte.» Moïse tendit son bâton vers le ciel et l'Eternel envoya des coups de tonnerre et de la grêle; la foudre s'abattit sur la terre. L'Eternel fit pleuvoir de la grêle sur l'Egypte. Il tomba de la grêle accompagnée de foudre; elle était tellement forte qu'il n'y en avait pas eu de pareille dans toute l'Egypte depuis qu'elle existe en tant que nation. Dans toute l'Egypte, la grêle frappa tout ce qui se trouvait dans les champs, hommes ou animaux; elle frappa aussi toute la végétation et brisa tous les arbres. Ce fut seulement dans la région de Gosen, là où se trouvaient les Israélites, qu'il n'y eut pas de grêle. »

 

Exode 9.27–30 (S21) : « Le pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et il leur dit: «Cette fois-ci, j'ai péché. C'est l'Eternel qui est juste, et mon peuple et moi nous sommes coupables. Priez l'Eternel pour qu'il n'y ait plus de coups de tonnerre ni de grêle et je vous laisserai partir, on ne vous retiendra plus.» Moïse lui dit: «Quand je sortirai de la ville, je lèverai les mains vers l'Eternel. Les coups de tonnerre cesseront et il n'y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre appartient à l'Eternel. Cependant, je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l'Eternel Dieu.» »

 

Exode 9.31–35 (S21) : « Le lin et l'orge avaient été touchés parce que l'orge était déjà en épis et que c'était l'époque de la floraison du lin. Quant au blé et à l'épeautre, ils n'avaient pas été touchés parce qu'ils sont plus tardifs. Moïse sortit de chez le pharaon pour se rendre à l'extérieur de la ville, et il leva les mains vers l'Eternel. Les coups de tonnerre et la grêle s'arrêtèrent et la pluie ne tomba plus sur la terre. Voyant que la pluie, la grêle et les coups de tonnerre s'étaient arrêtés, le pharaon continua de pécher et rendit son cœur plus insensible encore, tout comme ses serviteurs. Le cœur du pharaon s'endurcit et il ne laissa pas partir les Israélites. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit par l'intermédiaire de Moïse. »

II. Contexte et déclenchement

Résumé du paragraphe :

La septième plaie, une grêle mêlée de feu, intensifie le jugement divin : malgré l’avertissement d’un fléau sans précédent, Pharaon s’endurcit encore.

Cette plaie, inscrite dans le troisième cycle des jugements, annonce une destruction massive de l’environnement et révèle une fracture croissante parmi les Égyptiens : certains commencent à craindre la parole de Dieu, tandis que d’autres la méprisent.

Moïse lève la main, la tempête éclate, et ce fléau manifeste la souveraineté universelle de Dieu et son pouvoir de distinguer les cœurs.

 

Texte intégral :

La septième plaie, la grêle mêlée de feu, marque une intensification du jugement divin : Dieu avertit Pharaon d’un fléau sans précédent, mais ce dernier persiste dans son endurcissement. Le contexte révèle une fracture croissante entre ceux qui craignent la parole de Dieu et ceux qui la méprisent.

Contexte biblique

La septième plaie s’inscrit dans le troisième cycle des fléaux (plaies 7 à 9), caractérisé par une intensité croissante et une portée plus universelle. Elle intervient après les ulcères (sixième plaie) qui ont frappé les corps, et annonce désormais une destruction massive de l’environnement : hommes, bétail, arbres, récoltes.

Avant de frapper, Dieu envoie Moïse avec un message solennel à Pharaon :

Exode 9.14 (S21) : « En effet, cette fois, je vais envoyer tous mes fléaux contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches qu'il n'y a personne qui soit pareil à moi sur toute la terre. »

)

Ce discours marque une rupture : Dieu affirme sa souveraineté universelle, non seulement sur l’Égypte, mais sur toute la terre. Il annonce que la plaie sera sans équivalent dans l’histoire du pays (Exode 9.18).

Déclenchement du fléau

  • Moïse lève la main vers le ciel, et Dieu envoie grêle, feu et tonnerre — une tempête surnaturelle qui ravage tout ce qui est exposé.
  • Les Égyptiens sont avertis : ceux qui croient la parole de Dieu mettent leurs serviteurs et leurs bêtes à l’abri, tandis que les autres les laissent dehors et les perdent (Exode 9.20‑21).
  • Ce moment révèle une première distinction intérieure : certains Égyptiens commencent à craindre Dieu, tandis que d’autres persistent dans l’indifférence.

III. Description du signe

Résumé du paragraphe :

La septième plaie déclenche une tempête de grêle mêlée de feu qui ravage tout ce qui est exposé. Malgré l’avertissement divin, Pharaon s’endurcit encore, tandis que certains Égyptiens commencent à craindre la parole de Dieu.

Ce fléau manifeste la souveraineté de Dieu et révèle une première séparation entre les cœurs qui écoutent et ceux qui résistent.

 

Texte intégral :

Le fléau se manifeste sous la forme d’une tempête surnaturelle, sans équivalent dans l’histoire de l’Égypte. Lorsque Moïse lève la main vers le ciel, Dieu déclenche un phénomène d’une violence extrême :

  • Une grêle massive tombe en blocs lourds et destructeurs, écrasant tout ce qui se trouve à découvert.
  • Du feu jaillit au milieu de la grêle, un mélange impossible dans l’ordre naturel, soulignant l’origine divine du fléau.
  • Tonnerre et éclairs déchirent le ciel, donnant à la scène une dimension de théophanie.

La tempête frappe hommes, bêtes, arbres, maisons et récoltes. Tout ce qui n’a pas été mis à l’abri est détruit. Les champs sont ravagés, les arbres brisés, les animaux tués, et les infrastructures endommagées. Seule la région de Goshen, où vivent les Hébreux, est totalement épargnée, montrant la capacité de Dieu à frapper et protéger en même temps.

Ce fléau n’est pas seulement destructeur : il est révélateur. Il met en lumière la puissance de Dieu, la vulnérabilité de l’Égypte et la distinction entre ceux qui craignent la parole divine et ceux qui la méprisent.

Le geste de Moïse et la propagation immédiate du fléau

IV. Portée théologique

Résumé du paragraphe :

La septième plaie prend la forme d’une tempête surnaturelle mêlant grêle, feu, tonnerre et éclairs, détruisant tout ce qui reste exposé, sauf la région de Goshen. Annoncé à l’avance, le fléau distingue ceux qui craignent la parole de Dieu de ceux qui l’ignorent.

D’une violence sans précédent, il ravage hommes, bêtes et récoltes, et marque une nouvelle escalade dans l’affrontement entre Dieu et Pharaon.

 

Texte intégral :

La septième plaie se manifeste par une tempête surnaturelle d’une violence inédite :

  • Grêle massive, tombant en blocs destructeurs
  • Feu mêlé à la grêle, un phénomène impossible en temps normal, soulignant l’origine divine du fléau
  • Tonnerre et éclairs, accompagnant la chute des éléments

Cette tempête frappe tout ce qui est exposé :

  • Les hommes et les bêtes restés dehors
  • Les arbres, les cultures, les bâtiments
  • Le territoire égyptien, à l’exception de la région de Goshen, où vivent les Hébreux, qui sont épargnés

Le fléau est annoncé à l’avance, permettant à ceux qui craignent la parole de Dieu de mettre leurs biens à l’abri. Ce détail introduit une distinction intérieure parmi les Égyptiens : certains commencent à respecter Dieu, tandis que d’autres persistent dans l’indifférence.

La violence du fléau est telle qu’il est décrit comme sans précédent dans l’histoire de l’Egypte. Il provoque des pertes humaines, agricoles et économiques considérables, et marque une escalade décisive dans le bras de fer entre Dieu et Pharaon.

V. Symbolisme et résonances bibliques

Résumé du paragraphe :

La septième plaie, mêlant grêle, feu et tonnerre, manifeste un jugement divin à la fois purificateur et dévastateur, révélant la maîtrise totale de Dieu sur les éléments.

Elle frappe le cœur économique de l’Égypte, distingue ceux qui craignent la parole de Dieu de ceux qui la méprisent, expose l’endurcissement de Pharaon et annonce la chute des puissances injustes.

Par ses échos apocalyptiques, elle devient un archétype du jugement final où Dieu purifie la terre et renverse les systèmes oppresseurs.

 

Texte intégral :

La septième plaie possède une densité symbolique exceptionnelle : elle combine grêle, feu, tonnerre et éclairs, un mélange impossible dans l’ordre naturel. Cette impossibilité même devient un signe : Dieu maîtrise les éléments et les utilise pour juger une nation qui refuse obstinément sa parole.

 

  1. La grêle et le feu : un jugement venu du ciel

La grêle représente la destruction, tandis que le feu symbolise la sainteté brûlante de Dieu. Leur union paradoxale manifeste un jugement à la fois purificateur et dévastateur. Dans l’Ancien Testament, ces éléments sont souvent associés aux théophanies (Exode 19, Psaume 18), soulignant que Dieu se révèle dans la tempête pour défendre son peuple.

 

  1. Un fléau qui frappe l’économie et la terre

Contrairement aux plaies précédentes, celle-ci détruit les récoltes, les arbres, les bêtes et les maisons. Elle révèle que Dieu peut atteindre le cœur économique d’un empire lorsque celui-ci fonde sa puissance sur l’oppression. La terre elle-même devient témoin du jugement, comme dans les prophètes où la création souffre à cause de l’injustice humaine.

 

  1. Une distinction intérieure : ceux qui craignent la parole

Pour la première fois, certains Égyptiens écoutent l’avertissement de Dieu et mettent leurs serviteurs à l’abri. La plaie introduit donc une séparation spirituelle au sein même de l’Égypte :

  • Ceux qui craignent Dieu,
  • Et ceux qui méprisent sa parole. Cette distinction annonce les appels prophétiques à choisir la vie (Deutéronome 30).

  1. Chute des puissances et dévoilement du cœur de Pharaon

Pharaon confesse brièvement sa faute, mais son cœur reste inchangé. La tempête révèle la faillibilité des empires : même les structures les plus solides sont incapables de résister à la parole divine. Comme dans les prophètes, Dieu renverse les puissances qui s’opposent à lui.

 

  1. Résonances apocalyptiques

La septième plaie trouve un écho direct dans l’Apocalypse :

  • La première trompette (Apocalypse 8,7) fait tomber grêle et feu sur la terre, brûlant arbres et herbe ;
  • Les jugements célestes y sont également décrits comme des tempêtes de feu et de glace.

Ces parallèles montrent que la plaie devient un archétype du jugement final, où Dieu purifie la terre et renverse les systèmes injustes.

VI. Réaction de Pharaon et suite du récit

Résumé du paragraphe :

La septième plaie pousse Pharaon à confesser sa faute, mais seulement sous la pression du fléau. Dès que la grêle cesse, il endurcit de nouveau son cœur et refuse de laisser partir Israël. Sa réaction révèle une repentance de façade, sans véritable changement intérieur.

Texte intégral :

La septième plaie provoque chez Pharaon une réaction inédite, mais finalement superficielle.

 

  1. Une confession exceptionnelle, mais trompeuse

Sous la violence de la tempête, Pharaon reconnaît pour la première fois explicitement sa faute :

Exode 9.27 (S21) : « Le pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et il leur dit: «Cette fois-ci, j'ai péché. C'est l'Eternel qui est juste, et mon peuple et moi nous sommes coupables. »

 

Cette confession semble marquer un tournant, mais elle est motivée par la peur du fléau, non par une véritable repentance. Il demande à Moïse d’intercéder pour lui, espérant simplement mettre fin à la catastrophe.

 

  1. Une repentance de façade

Dès que la grêle cesse, Pharaon retombe dans son endurcissement :

  • Il voit que la tempête est arrêtée
  • Il endurcit son cœur
  • Il refuse de laisser partir Israël

Le texte insiste : Pharaon et ses serviteurs endurcissent volontairement leur cœur (Exode 9.34-35). Sa confession n’était donc qu’une stratégie de survie, non un changement intérieur.

 

  1. Un contraste avec les Égyptiens qui craignent Dieu

Fait nouveau : certains Égyptiens ont craint la parole de Dieu et mis leurs serviteurs à l’abri. Pharaon, lui, reste insensible, même face à un fléau sans précédent.

 

Synthèse

La réaction de Pharaon révèle :

  • Une confession forcée, sans transformation réelle
  • Un endurcissement croissant, malgré les signes
  • Un contraste avec ceux qui commencent à reconnaître la puissance de Dieu

La septième plaie expose ainsi la faillite morale de Pharaon : même face à un jugement spectaculaire, il refuse de se soumettre à Dieu.

VII. Echos apocalyptiques et prophétiques

Résumé du paragraphe :

La septième plaie devient un véritable archétype du jugement divin : reprise dans l’Apocalypse et annoncée par les prophètes, elle associe grêle, feu et tempête pour révéler la souveraineté de Dieu sur les nations.

Comme dans l’Exode, ces jugements frappent la terre, l’économie et les puissances injustes, tout en distinguant ceux qui écoutent Dieu de ceux qui s’endurcissent.

Cette plaie préfigure ainsi le jugement universel, qui renverse les empires, prépare la délivrance du peuple de Dieu et ouvre la voie à son Règne.

 

Texte intégral :

La septième plaie, avec sa grêle mêlée de feu, dépasse largement le cadre historique de l’Exode. Elle devient un archétype biblique du jugement divin, repris et amplifié dans les visions prophétiques et apocalyptiques.

 

  1. Un parallèle direct avec l’Apocalypse

L’Apocalypse reprend explicitement l’image de la grêle et du feu comme instruments du jugement final :

  • Première trompette :

    Apocalypse 8.7 (S21)

    7 Le premier sonna de la trompette, et de la grêle et du feu mêlés de sang s'abattirent sur la terre. Le tiers de la terre fut brûlé, le tiers des arbres fut brûlé et toute herbe verte fut brûlée.

    (Traduction Louis Segond S21)

  • Septième coupe :

    Apocalypse 16.21 (S21)

    21 Une grosse grêle, dont les grêlons pesaient environ 40 kilos, tomba du ciel sur les hommes. Et les hommes blasphémèrent Dieu à cause du fléau de la grêle, parce que ce fléau était terrible.

    (Traduction Louis Segond S21)

Ces scènes reprennent la même dynamique que la septième plaie : un jugement venu du ciel, destructeur, purificateur, et révélant la souveraineté de Dieu sur les nations.

 

  1. Le motif de la tempête divine dans les prophètes

Les prophètes utilisent souvent la tempête, la grêle et le feu pour annoncer le jugement :

  • Esaïe 28.2 : grêle et tempête comme instruments de Dieu
  • Ezéchiel 38.22 : grêle, feu et soufre contre Gog
  • Nahum 1.3-6 : Dieu se manifeste dans l’orage et le feu

Ces textes prolongent le message de l’Exode : Dieu intervient dans l’histoire pour renverser les puissances injustes.

 

  1. Un jugement qui touche la terre et l’économie

Comme dans l’Exode, les jugements eschatologiques frappent :

  • La terre,
  • Les arbres,
  • Les récoltes,
  • Les structures économiques.

La création devient témoin du jugement, rappelant que l’injustice humaine a des répercussions cosmiques.

 

  1. Une distinction entre ceux qui écoutent et ceux qui s’endurcissent

Dans l’Exode, certains Égyptiens craignent la parole de Dieu et se mettent à l’abri. Dans l’Apocalypse, la même distinction apparaît :

  • Ceux qui se repentent,
  • Ceux qui blasphèment malgré les fléaux (Apocalypse 16.9, Apocalypse 16.11 et Apocalypse 16.21).

La septième plaie annonce donc un discernement final, où Dieu sépare ceux qui l’écoutent de ceux qui persistent dans la rébellion.

 

  1. Préfiguration du jugement universel

La septième plaie devient une figure du jugement dernier :

  • Dieu frappe les systèmes oppressifs
  • Il dévoile la fragilité des empires
  • Il prépare la délivrance de son peuple
  • Il annonce la venue de son Règne

Comme dans l’Exode, le jugement n’est pas une fin en soi : il ouvre la voie à une libération, à une nouvelle création, et à l’établissement du Royaume de Dieu.

Conclusion : le sens profond de la septième plaie

Résumé du paragraphe :

La septième plaie révèle un Dieu qui renverse les puissances injustes, distingue les cœurs et prépare la délivrance de son peuple. Par une tempête de grêle mêlée de feu, il expose la fragilité de l’Égypte et l’endurcissement de Pharaon.

Cette plaie devient un archétype du jugement biblique et ouvre la voie à un fléau encore plus dévastateur : les sauterelles, qui prolongeront la ruine d’un empire déjà vacillant.

 

Texte intégral :

La septième plaie : un jugement qui dévoile, distingue et prépare

La septième plaie marque un tournant décisif dans le cycle des jugements. Par une tempête de grêle mêlée de feu, Dieu manifeste une puissance qui dépasse l’ordre naturel et frappe au cœur même de la prospérité égyptienne. Ce fléau révèle la fragilité des empires, l’inconsistance des faux pouvoirs et l’endurcissement tragique de Pharaon, dont la confession n’est qu’un sursaut de peur sans véritable conversion.

En même temps, cette plaie introduit une distinction nouvelle : certains Égyptiens commencent à craindre la parole de Dieu et à se mettre à l’abri, tandis que d’autres persistent dans l’indifférence. Le jugement devient ainsi un lieu de discernement, où les cœurs se dévoilent.

Enfin, la septième plaie ouvre une perspective plus large : elle devient un archétype prophétique, repris dans l’Apocalypse et dans l’enseignement de Jésus sur la fin des temps. Elle annonce un Dieu qui renverse les puissances injustes, purifie la terre et prépare la délivrance finale de son peuple.

Ainsi, la septième plaie n’est pas seulement un épisode de l’histoire d’Israël : elle est une clé de lecture du jugement divin dans toute la Bible, un signe que Dieu agit pour briser l’oppression et faire advenir son Royaume.

Après la tempête de grêle mêlée de feu, l’Égypte est déjà profondément meurtrie : les arbres sont brisés, les récoltes détruites, et l’économie vacille. Pourtant, malgré l’ampleur du jugement et sa propre confession de faute, Pharaon s’endurcit à nouveau dès que le fléau cesse. Ce refus obstiné ouvre la voie à une nouvelle intervention divine.

Ce que la grêle a laissé debout, Dieu va maintenant le livrer à un fléau encore plus ravageur : une armée de sauterelles qui dévorera tout ce qui subsiste. Ainsi, la huitième plaie s’inscrit dans la continuité logique du récit : elle prolonge la destruction, révèle l’effondrement progressif de l’Egypte, et met en lumière un Pharaon de plus en plus isolé face à la puissance de Dieu.