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Introduction
Résumé du paragraphe :
Après quatre plaies, Pharaon reste inflexible malgré les signes et l’aveu des magiciens. La cinquième plaie inaugure une nouvelle étape : Dieu frappe le bétail, cœur économique et religieux de l’Égypte, tout en distinguant clairement Israël de l’Égypte.
Le jugement devient public et irréversible, mais Pharaon s’endurcit encore, révélant la souveraineté de Dieu sur la vie, la richesse et la frontière entre son peuple et ses ennemis.
Texte intégral :
Les quatre premières plaies ont révélé la puissance croissante de Dieu et l’endurcissement persistant de Pharaon. Malgré les signes visibles, les avertissements répétés, et même la reconnaissance des magiciens, le roi d’Égypte refuse toujours de laisser partir le peuple de Dieu. Il a vu l’eau changée en sang, les grenouilles envahir son palais, les moustiques tourmenter les corps, et les mouches souiller ses villes — mais son cœur reste fermé.
La cinquième plaie marque une nouvelle étape dans la pédagogie divine : Dieu va frapper le bétail, c’est‑à‑dire la richesse tangible de l’Egypte. Les troupeaux sont au cœur de l’économie, du culte, de l’agriculture et du prestige militaire. En les frappant, Dieu atteint le nerf vital de la nation.
Mais cette plaie se distingue aussi par un autre élément crucial : Dieu annonce à l’avance qu’il fera une distinction visible entre les troupeaux d’Israël et ceux de l’Egypte. Ce n’est plus seulement une protection discrète : c’est une séparation manifeste, vérifiable, publique.
Le fléau sera soudain, massif, et irréversible. Et pourtant, face à cette démonstration éclatante, Pharaon s’endurcira encore.
Entrons maintenant dans l’étude de cette cinquième plaie, où Dieu révèle sa souveraineté sur la vie, la richesse, et la frontière entre son peuple et ses ennemis.
Les 10 plaies d’Egypte
| Ordre | Plaie | Référence biblique exacte |
| 1 | Eaux changées en sang | Exode 7.14–24 |
| 2 | Invasion de grenouilles | Exode 7.25-29 et Exode 8.1–11 |
| 3 | Poussière changée en moustiques (ou poux) | Exode 8.12-15 |
| 4 | Nuées de mouches venimeuses (ou taons) | Exode 8.16–28 |
5 |
Mort du bétail |
Exode 9.1–7 |
| 6 | Ulcères et furoncles | Exode 9.8–12 |
| 7 | Grêle destructrice mêlée de feu | Exode 9.13–35 |
| 8 | Invasion de sauterelles | Exode 10.1–20 |
| 9 | Ténèbres épaisses pendant trois jours | Exode 10.21–29 |
| 10 | Mort des premiers-nés | Exode 11.1–10 et Exode 12.29–36 |
I. Textes bibliques
Exode 9.1–4 (S21) : « L'Eternel dit à Moïse: «Va trouver le pharaon et tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve. Si tu refuses de le laisser partir et si tu le retiens encore, la main de l'Eternel frappera tes troupeaux dans les champs, les chevaux, les ânes, les chameaux, les bœufs et les brebis; il y aura une mortalité très importante. L'Eternel traitera de manière différente les troupeaux d'Israël et ceux des Egyptiens: rien de tout ce qui appartient aux Israélites ne mourra.’» »
Exode 9.5–7 (S21) : « L'Eternel fixa un moment précis en disant: «Demain, l'Eternel fera cela dans le pays», et il agit ainsi dès le lendemain. Tous les troupeaux des Egyptiens moururent, tandis que pas une seule bête des troupeaux des Israélites ne mourut. Le pharaon s'informa de ce qui était arrivé et constata que pas une seule bête des troupeaux d'Israël n'était morte. Cependant, le cœur du pharaon resta insensible et il ne laissa pas partir le peuple. »
II. Contexte et déclenchement
Résumé du paragraphe :
Dieu renouvelle son ordre à Pharaon, mais l’avertit cette fois que son refus entraînera la mort du bétail, chevaux, ânes, chameaux, bœufs et brebis, piliers de l’économie égyptienne.
Il annonce aussi une distinction visible : les troupeaux d’Israël seront épargnés, ceux de l’Égypte frappés.
Texte intégral :
Dieu ordonne à Moïse de se présenter de nouveau devant Pharaon avec le même message : « Laisse aller mon peuple, afin qu’il me serve. » Mais cette fois, l’avertissement est accompagné d’une menace claire : si Pharaon refuse, la main de l’Éternel frappera le bétail.
Le texte précise les animaux concernés :
- Chevaux,
- Ânes,
- Chameaux,
- Bœufs,
- Brebis.
Ce sont les cinq piliers de l’économie égyptienne : transport, agriculture, élevage, sacrifice, commerce.
Dieu annonce aussi une distinction visible : « L’Éternel fera une distinction entre les troupeaux d’Israël et ceux de l’Égypte. »
III. Description du signe
Résumé du paragraphe :
Le fléau annoncé pour le lendemain provoque une mort subite et massive du bétail égyptien. Les champs sont remplis de cadavres, tandis que les troupeaux d’Israël restent intacts. Le jugement est visible et incontestable.
Il a frappé uniquement les animaux dans les champs, épargnant ceux à l’abri, les chevaux militaires protégés et tout le bétail d’Israël. Cela explique pourquoi l’Egypte possède encore des chevaux pour ses chars lors de la poursuite des Hébreux jusqu’à la mer.
Texte intégral :
Le fléau est annoncé pour le lendemain. Il ne s’agit pas d’une maladie progressive, mais d’une mort subite et massive. Le texte dit : « Tous les troupeaux de l’Égypte moururent. »
Pharaon envoie des messagers pour vérifier : le bétail d’Israël n’a pas été touché.
Ce contraste est frappant :
- D’un côté, les champs égyptiens sont jonchés de cadavres,
- De l’autre, les pâturages d’Israël sont intacts.
Le fléau est visible, vérifiable, incontestable. le fléau a été massif, soudain et visible, mais il a frappé :
- Les troupeaux dans les champs,
- Pas les animaux à l’abri,
- Pas les chevaux militaires protégés,
- Pas les troupeaux d’Israël.
Ainsi, il reste parfaitement cohérent que l’Egypte dispose encore de chevaux pour ses chars lors de la poursuite des Hébreux jusqu’à la mer.
Les bœufs sont liés à Apis, dieu de la fertilité

IV. Portée théologique
Résumé du paragraphe :
La cinquième plaie frappe le bétail, touchant à la fois l’économie et les idoles de l’Égypte. En détruisant ces animaux sacrés ou stratégiques, Dieu révèle la vanité des dieux égyptiens, affaiblit le pays et interrompt son culte. Il montre aussi sa souveraineté sur la vie animale, choisissant précisément ce qu’il frappe.
Enfin, la distinction entre Israël et l’Egypte devient publique : Dieu juge, mais il protège son peuple comme un berger.
Texte intégral :
-
Dieu frappe l’économie et les idoles
Le bétail n’est pas neutre en Égypte :
- Les bœufs sont liés à Apis, dieu de la fertilité.
- Les vaches sont associées à Hathor, déesse de l’amour et de la maternité.
- Les moutons et chèvres sont utilisés dans les sacrifices.
- Les chevaux sont symboles de puissance militaire.
En frappant ces animaux, Dieu :
- Démontre la vanité des idoles,
- Affaiblit l’économie,
- Désarme militairement l’Égypte,
- Interrompt le culte païen.
-
Dieu affirme sa souveraineté sur la vie animale
Dieu ne frappe pas au hasard. Il choisit les animaux, le moment, la portée. Il montre qu’il est le Créateur, le Maître de la vie et de la mort, y compris dans le règne animal.
-
Dieu protège son peuple
La distinction entre Israël et l’Égypte devient visible, vérifiable, publique. Dieu n’est pas seulement juge : il est berger de son peuple.
Les vaches sont associées à Hathor, déesse de l’amour et de la maternité

V. Symbolisme et résonances bibliques
Résumé du paragraphe :
Le bétail symbolise la richesse, la force et le culte. En le frappant, Dieu montre que ni la prospérité ni la puissance ne sauvent : seule l’obéissance à sa parole donne la vie.
Cette plaie prépare la Pâque, où la distinction entre protégés et jugés deviendra encore plus nette grâce au sang de l’agneau.
Texte intégral :
-
Le bétail : richesse, force, sacrifice
Dans la Bible, le bétail représente :
- La prospérité (Genèse 13.2),
- La force (Deutéronome 17.16),
- Le culte (Lévitique 1–7).
En frappant le bétail, Dieu montre que :
- La richesse ne protège pas,
- La force ne sauve pas,
- Seul l’obéissance à sa parole garantit la vie.
-
Une plaie qui prépare la Pâque
Le contraste entre les troupeaux annonce un autre contraste à venir : les maisons marquées du sang de l’agneau seront épargnées. La logique de séparation, de protection, de jugement ciblé s’intensifie.
VI. Réaction de Pharaon et suite du récit
Résumé du paragraphe :
Pharaon voit la preuve, mais s’endurcit encore et refuse de se soumettre à Dieu.
Texte intégral :
Pharaon fait vérifier. Il constate que le bétail d’Israël est intact. Mais malgré l’évidence, il s’endurcit encore.
Le texte est sobre : « Le cœur de Pharaon s’endurcit, et il ne laissa point aller le peuple. »
Il ne peut plus nier la puissance de Dieu, mais il refuse de s’y soumettre.
Conclusion : le sens profond de la quatrième plaie
Résumé du paragraphe :
La cinquième plaie manifeste la souveraineté de Dieu : il frappe l’économie égyptienne, réduit les idoles au silence, protège Israël et révèle l’endurcissement irrationnel de Pharaon. Malgré la crise provoquée par la mort du bétail, le roi refuse encore de céder.
Le jugement devient alors plus personnel : la sixième plaie touche directement les corps, humiliant même les magiciens incapables de se tenir devant Moïse. Dieu montre qu’aucune puissance humaine ne peut lui résister.
Texte intégral :
La cinquième plaie révèle :
- La souveraineté de Dieu sur la vie, la richesse, et les frontières,
- L’impuissance des idoles égyptiennes,
- La fidélité de Dieu envers son peuple,
- L’endurcissement irrationnel de Pharaon.
Elle prépare la suite : le jugement va maintenant toucher les corps, les peaux, la santé. La sixième plaie s’approche, et avec elle, une intensité nouvelle.
La cinquième plaie a frappé un pilier fondamental de l’Égypte : son bétail. En un seul jour, les troupeaux dans les champs sont décimés, provoquant une crise économique, agricole et religieuse. Et pourtant, malgré l’évidence du fléau, malgré la distinction visible entre Israël et l’Égypte, Pharaon s’endurcit encore.
Dieu a frappé :
- La nature,
- Les maisons,
- Les corps,
- L’ordre social,
- L’économie.
Mais le cœur du roi reste fermé. Le refus de Pharaon devient de plus en plus irrationnel, et le jugement de plus en plus personnel.
La sixième plaie franchit un nouveau seuil : elle touche directement la santé des Égyptiens, provoquant des ulcères douloureux sur les hommes et les bêtes. Et cette fois, les magiciens eux-mêmes sont atteints, incapables de se tenir devant Moïse.
Le jugement devient corporel, humiliant, inéluctable. Dieu révèle que nul ne peut se tenir debout devant lui, pas même les puissants de ce monde.
Entrons dans l’étude de cette sixième plaie, où le corps devient le théâtre du jugement, et où l’endurcissement de Pharaon atteint un point de non-retour.
