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La porte Sud

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La datation de cet événement est aisée puisque Jean 12.1 indique explicitement qu’il a lieu le lendemain du repas. Ainsi, si le repas s’est déroulé le samedi 26 mars, l’événement se situe le dimanche 27 mars.
Nous assistons ici à une mise en scène surprenante. Le Messie Jésus aurait pu entrer à pied dans Jérusalem, comme il l’avait toujours fait, mais il choisit de s’y rendre assis sur un ânon. Ce geste n’a rien d’anodin : il renvoie à une tradition ancienne et surtout à la prophétie de Zacharie 9.9 , que Matthieu souligne. Le Messie Jésus n’entre donc pas comme un conquérant, mais comme le Prince de la paix. Les autorités juives, familières des Ecritures, ne peuvent ignorer le lien entre cet événement et les acclamations tirées du Psaumes 118.1-29 , que la foule reprend spontanément.
Tous les disciples sont présents, rejoints par des pèlerins venant pour la Pâque et par des habitants de Jérusalem. À mesure que le Messie Jésus avance, la foule grossit pour former une véritable procession. Les deux disciples envoyés par le Maître ont trouvé l’ânon, et, comme le précise Matthieu, sa mère l’ânesse, exactement comme le Maître l’avait annoncé. Après avoir expliqué aux propriétaires que « le Seigneur en a besoin », ils ramènent les animaux. Les disciples déposent leurs manteaux sur l’ânon, et le Messie Jésus s’y installe pour poursuivre le chemin.
En progressant vers la ville, le Messie Jésus est entouré d’une foule enthousiaste. Beaucoup étendent leurs manteaux devant lui, geste réservé aux rois, tandis que d’autres agitent des branches coupées dans les champs. Tous acclament le Fils de David et bénissent celui qui vient au nom du Seigneur. Luc précise que cette joie collective s’explique par les nombreux miracles dont la foule a été témoin. Certains pharisiens demandent au Messie Jésus de faire taire ces cris, mais il répond que si les hommes se taisaient, les pierres elles-mêmes crieraient. Ils sont donc témoin de cet événement !
Arrivé à la descente du mont des Oliviers, l’enthousiasme atteint son sommet. En entrant dans Jérusalem, l’agitation soulève des questions : « Qui est cet homme ? » La foule répond qu’il s’agit de Jésus, le prophète venu de Nazareth en Galilée. Matthieu ajoute que des aveugles et des boiteux viennent à lui et qu’il les guérit dans le Temple. La situation est si intense qu’elle pourrait presque conduire à une révolte populaire ; le Messie Jésus aurait pu rassembler la foule contre les autorités religieuses, mais le dessein de Dieu est tout autre.
Ainsi, l’entrée du Messie Jésus à Jérusalem apparaît comme un accomplissement public des prophéties, une proclamation messianique claire, mais aussi un acte de profonde humilité. Le Roi promis entre dans sa ville non pas pour prendre le pouvoir par la force, mais pour accomplir le plan de Dieu dans la paix et l’obéissance.
Cette séquence restera immanquablement marquée dans les mémoires, quelle différence avec ce qui se passera dans quatre jours !
La belle porte


