Consultation
Textes bibliques
Le Messie Jésus affirme sa Divinité

Détails techniques

Commentaires
Jean poursuit le récit de l’homme aveugle de naissance, guéri par le Messie Jésus. Les autorités religieuses, à savoir les pharisiens et les sadducéens, ont lancé une enquête minutieuse afin d’élucider le mystère de cette délivrance extraordinaire. Leur démarche ne se limite pas à interroger le jeune homme lui-même : ses parents sont également convoqués, comme en témoigne l’épisode rapporté dans Jean 9.18-21. Ces responsables cherchent par tous les moyens à influencer aussi bien le miraculé que sa famille, espérant obtenir des explications ou des aveux conformes à leurs attentes.
Pourtant, la réponse qu’ils reçoivent s’avère particulièrement déconcertante :
Jean 9.25 (S21) : « Il répondit: «S'il est un pécheur, je n'en sais rien. Je sais une chose: c'est que j'étais aveugle et maintenant je vois.» »
Face à l’attitude agressive des pharisiens, qui vont jusqu’à exclure cet homme, probablement de l’esplanade du Temple, le récit ne s’arrête pas à cette sanction. Jean continue son témoignage en soulignant que le Messie Jésus, va de nouveau à la rencontre de l’homme guéri. Ce nouvel échange, rapporté en détail, éclaire l’importance de l’événement et explique sans doute pourquoi Jean en transmet avec soin tous les éléments.
Nous pouvons lire le résumé de l’entretien qui va bouleverser toute la vie de cet homme. Dans ce passage, l’homme guéri vit une véritable conversion : il passe de la simple reconnaissance d’un miracle à la foi personnelle en Jésus le Messie. Rejeté par les chefs religieux, il se retrouve cherché et rejoint par le Messie Jésus lui‑même, comme si la guérison physique n’était que la première étape vers une guérison plus profonde. Quand le Messie Jésus lui révèle qu’il est le Fils de l’homme, l’homme s’ouvre avec une humilité totale, reconnaît celui qui lui parle et se prosterne.
A l’inverse, les pharisiens, pourtant témoins des mêmes faits, refusent de voir ce qui est devant eux. Leur certitude d’être dans la lumière les enferme dans une cécité spirituelle plus grave que la cécité physique de l’homme guéri. Le Messie Jésus montre ainsi que la vraie vision naît de l’humilité et de la vérité du cœur, tandis que l’orgueil religieux peut rendre aveugle même face à la lumière.
Jean met en contraste deux formes de cécité. Il y a d’abord celle de l’homme né aveugle, une cécité physique dont le Messie Jésus le délivre. Mais cet homme portait aussi une autre cécité, plus profonde : celle qui l’empêchait d’entrer dans le royaume des cieux. Pourtant, lorsqu’il rencontre le Messie Jésus et accueille sa révélation avec simplicité et humilité, ses yeux s’ouvrent vraiment. Il passe de la lumière physique à la lumière spirituelle, et entre dans la foi.
A l’inverse, les pharisiens, persuadés de voir clair, restent enfermés dans leur incrédulité. Leur refus de reconnaître Jésus les maintient dans une cécité spirituelle bien plus grave que celle de l’homme guéri. Ils se croient guides, mais demeurent aveugles ; ils pensent être proches de Dieu, mais n’entrent pas dans son royaume. Ainsi, celui qui était aveugle voit désormais, tandis que ceux qui prétendaient voir restent dans les ténèbres.
Regardons maintenant ce texte étonnant :
Jean 9.40–41 (S21) : « Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: «Nous aussi, sommes-nous aveugles?» Jésus leur répondit: «Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais en réalité, vous dites: ‘Nous voyons.’ [Ainsi donc,] votre péché reste. »
Dans leur question, les pharisiens se sentent visés et demandent au Messie Jésus s’ils sont, eux aussi, « aveugles ». Le Messie Jésus leur répond que s’ils étaient réellement aveugles, c’est‑à‑dire ignorants mais conscients de leur besoin, ils ne seraient pas coupables, car Dieu ouvre les yeux à ceux qui reconnaissent leur misère. Mais eux affirment « nous voyons », se déclarant capables de discerner la vérité par eux‑mêmes. C’est précisément cette prétention qui les condamne : en refusant d’admettre leur aveuglement spirituel, ils se ferment à la lumière que le Messie Jésus apporte. Leur péché demeure non parce qu’ils manquent de connaissance, mais parce qu’ils refusent la lumière qui se tient devant eux.

