L'article ADA031 analyse la grande persécution de l'Église primitive à Jérusalem (Actes 8.1-3), vers l'an 34-35. Après le martyre d'Étienne, la répression s'étend à tous les croyants, y compris les femmes. Saul de Tarse en est le principal artisan, animé d'un zèle sincère mais mal dirigé pour les traditions juives. Ce texte illustre l'accomplissement des avertissements de Jésus sur la persécution et préfigure la conversion future de Paul.
Matthieu 27.20-25 (Louis Segond S21) :
Les chefs des prêtres et les anciens persuadèrent la foule de demander Barabbas et de faire mourir Jésus.Le gouverneur prit la parole et leur dit: «Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?» Ils répondirent: «Barabbas.»Pilate répliqua: «Que ferai-je donc de Jésus qu'on appelle le Christ?» Tous répondirent: «Qu'il soit crucifié!»«Mais quel mal a-t-il fait?» dit le gouverneur. Ils crièrent encore plus fort: «Qu'il soit crucifié!»Voyant qu'il ne gagnait rien mais que le tumulte augmentait, Pilate prit de l'eau, se lava les mains en présence de la foule et dit: «Je suis innocent du sang de ce juste. C'est vous que cela regarde.»Et tout le peuple répondit: «Que son sang retombe sur nous et sur nos enfants!»
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L'article ADA031 intitulé 'La persécution' s'inscrit dans la série des études sur les Actes des Apôtres et traite d'un moment charnière de l'histoire de l'Église primitive : la grande persécution qui éclate à Jérusalem vers l'an 34 ou 35, telle que rapportée en Actes 8.1-3. Le récit est tiré exclusivement de l'œuvre de Luc, dans son second ouvrage que constitue le livre des Actes. L'article s'articule autour de quatre axes principaux. Le premier axe décrit une nouvelle étape dans la persécution. Jusqu'alors, les autorités religieuses s'en prenaient principalement aux responsables de l'Église, notamment les apôtres, qui avaient été arrêtés à plusieurs reprises mais toujours relâchés après des avertissements ou des châtiments corporels (Actes 4.21 ; Actes 5.40-42). Gamaliel lui-même avait recommandé la prudence face au mouvement chrétien naissant (Actes 5.34-39). Mais le martyre d'Étienne marque un tournant décisif. L'hostilité ne se limite plus aux seules autorités religieuses et inaugure une nouvelle phase dans l'opposition au christianisme, rappelant par certains aspects le climat qui avait entouré la condamnation de Jésus (Matthieu 27.20-25). Le deuxième axe montre que la persécution s'étend désormais à l'ensemble des croyants.
Jean 16.2 (Louis Segond S21) :
On vous exclura des synagogues, et même l'heure vient où tous ceux qui vous feront mourir croiront offrir un culte à Dieu.
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II
Ce n'est plus seulement le cercle dirigeant qui est visé : les simples disciples, y compris les femmes, sont emprisonnés (Actes 8.3 ; Actes 22.4). Cette précision est théologiquement et socialement significative, car dans le judaïsme du Ier siècle, les femmes occupaient généralement une place plus discrète dans la vie religieuse publique. Leur emprisonnement témoigne de l'ampleur de la répression. Jésus avait lui-même annoncé que ses disciples seraient persécutés à cause de son nom (Jean 15.20 ; Jean 16.2) et avait rappelé les exigences du véritable engagement (Luc 14.28-33). L'article mentionne également l'existence de disciples plus discrets, comme Joseph d'Arimathée, Nicodème ou certains chefs juifs qui croyaient en Jésus sans l'avouer publiquement (Jean 19.38-39 ; Jean 12.42-43), sans pour autant préciser dans quelle mesure ce phénomène a joué durant cette persécution. Le troisième axe est consacré au zèle de Saul. Luc affirme que Saul 'ravageait l'Église' (Actes 8.3), un verbe grec évoquant une violence particulièrement intense. Paul lui-même reconnaîtra plus tard avoir persécuté l'Église avec acharnement, mû par un zèle extrême pour les traditions ancestrales (Galates 1.13-14 ; Philippiens 3.6). Ce zèle s'inscrit dans une tradition juive valorisant des figures comme Phinéas (Nombres 25.7-13) ou Élie (1 Rois 18.40), présentés comme animés d'une jalousie profonde pour l'honneur de Dieu.
Jean 19.38-39 (Louis Segond S21) :
Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des chefs juifs, demanda à Pilate la permission d'enlever le corps de Jésus. Pilate le lui permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus.Nicodème, l'homme qui auparavant était allé trouver Jésus de nuit, vint aussi. Il apportait un mélange d'environ 30 kilos de myrrhe et d'aloès.
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III
Toutefois, Paul reconnaîtra plus tard avoir agi 'par ignorance, dans l'incrédulité' (1 Timothée 1.13), illustrant ainsi que la sincérité d'un zèle religieux ne garantit pas la justesse du discernement spirituel. Le quatrième axe présente Saul comme le principal artisan de cette persécution. Son nom devient synonyme de terreur pour les disciples. Même après sa conversion, cette réputation persistera et suscitera la méfiance des croyants de Damas (Actes 9.13-14) puis de Jérusalem (Actes 9.26). Sa conviction d'agir au service de Dieu illustre l'avertissement de Jésus : 'L'heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu' (Jean 16.2). En résumé, cet article met en lumière la dynamique complexe de la persécution dans les premières décennies du christianisme : une répression qui s'intensifie et s'élargit après le martyre d'Étienne, portée notamment par Saul de Tarse, dont le zèle sincère mais mal dirigé illustre le danger d'un engagement religieux dépourvu de véritable discernement. La dispersion qui s'ensuit sera paradoxalement le vecteur de la propagation de l'Évangile.
La péricope 165 analyse les circonstances de l'assassinat de Jean le Baptiste selon Matthieu (14.6-12) et Marc (6.21-29). En Galilée, en mars 32, Hérode Antipas cède à la manipulation d'Hérodiade via la danse de Salomé et fait décapiter le prophète. L'article souligne le parallèle entre le martyre de Jean et celui de Jésus, deux figures messianiques injustement condamnées et ensevelies dans un tombeau.
Matthieu 14.6-12 (Louis Segond S21) :
Or, lorsqu'on célébra l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa au milieu des invités et plut à Hérode,de sorte qu'il promit avec serment de lui donner ce qu'elle demanderait.A l'instigation de sa mère, elle dit: «Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ordonna de la lui donneret il envoya décapiter Jean dans la prison.Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.Les disciples de Jean vinrent prendre son corps et l'ensevelirent. Puis ils allèrent l'annoncer à Jésus.
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Rappel des conditions de l’assassinat de Jean le baptiste
I
La péricope 165 s'inscrit dans le cadre de la synopse évangélique et traite du rappel des conditions de l'assassinat de Jean le Baptiste, tel que rapporté par Matthieu (14.6-12) et Marc (6.21-29). Cet épisode se situe en Galilée, en mars de l'an 32, et constitue un moment charnière dans la narration évangélique, révélant la brutalité du pouvoir politique face à la parole prophétique. L'article commence par souligner le rôle particulier de Marc dans la transmission de ce récit. Marc, qui travaillait en étroite collaboration avec Pierre, lui-même disciple et probablement baptisé par Jean le Baptiste, apporte des détails supplémentaires au récit de Matthieu. Cette proximité avec Jean le Baptiste explique la volonté de Marc de souligner le rôle prophétique de Jean et son statut de précurseur du Messie. L'auteur met en évidence un parallèle théologique fort : Jean le Baptiste, figure messianique sacerdotale, et Jésus, figure messianique royale, ont tous deux été victimes d'une injustice similaire, condamnés pour des motifs futiles, et tous deux ont été ensevelis dans un tombeau après leur mort. La structure narrative des deux évangiles est analysée en détail. Chez Marc (6.14-29), le récit s'ouvre sur la réaction d'Hérode Antipas face aux miracles de Jésus, certains supposant qu'il pourrait être Jean le Baptiste ressuscité.
Matthieu 14.1-12 (Louis Segond S21) :
A cette époque-là, Hérode le tétrarque entendit parler de Jésus,et il dit à ses serviteurs: «C'est Jean-Baptiste! Il est ressuscité, et c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles.»En effet, Hérode avait fait arrêter Jean; il l'avait enchaîné et mis en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme.»Il voulait le faire mourir, mais il redoutait les réactions de la foule parce qu'elle considérait Jean comme un prophète.Or, lorsqu'on célébra l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa au milieu des invités et plut à Hérode,de sorte qu'il promit avec serment de lui donner ce qu'elle demanderait.A l'instigation de sa mère, elle dit: «Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ordonna de la lui donneret il envoya décapiter Jean dans la prison.Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.Les disciples de Jean vinrent prendre son corps et l'ensevelirent. Puis ils allèrent l'annoncer à Jésus.
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II
Marc retrace ensuite l'emprisonnement de Jean, motivé par les critiques de ce dernier envers le mariage d'Hérode avec Hérodiade, l'ex-femme de son frère Philippe. Le récit culmine avec le banquet d'anniversaire d'Hérode, la danse de Salomé, la promesse imprudente du tétrarque et la demande macabre d'Hérodiade transmise par sa fille : la tête de Jean le Baptiste sur un plat. Chez Matthieu (14.1-12), la trame narrative est similaire mais plus condensée, sans les détails supplémentaires que Marc introduit, comme la mention des invités prestigieux du banquet. Les personnages principaux sont présentés avec soin. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, est décrit comme un homme faible, contraint par sa propre promesse publique imprudente. Hérodiade incarne la rancœur et la manipulation, cherchant depuis longtemps à se débarrasser de Jean le Baptiste dont les accusations morales menaçaient sa position. Salomé, fille d'Hérodiade non nommée dans les Évangiles mais identifiée par la tradition, joue un rôle d'instrument dans la machination de sa mère. Jean le Baptiste apparaît comme le prophète intègre, victime d'un système politique corrompu.
Marc 6.21-29 (Louis Segond S21) :
Cependant, un jour propice arriva lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux personnalités de la Galilée.La fille d'Hérodiade entra dans la salle, elle dansa et plut à Hérode et à ses invités. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai.»Il ajouta avec serment: «Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'était la moitié de mon royaume.»Elle sortit et dit à sa mère: «Que demanderai-je?» Sa mère répondit: «La tête de Jean-Baptiste.»Elle s'empressa aussitôt de rentrer vers le roi et lui fit cette demande: «Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ne voulut pas refuser.Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean-Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prisonet apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille et la jeune fille la donna à sa mère.Quand les disciples de Jean apprirent cette nouvelle, ils vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.
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III
L'analyse thématique met en lumière plusieurs dimensions importantes. Le banquet d'Hérode, cadre symbolique du pouvoir et de ses excès, est le lieu où une décision fatale est prise. La danse de Salomé, détail narratif marquant, est le déclencheur de la promesse irréfléchie d'Hérode. Ce moment illustre comment le pouvoir politique, mêlé à la séduction et à la vengeance personnelle, peut conduire à des actes d'une injustice criante. L'article invite également le lecteur à consulter plusieurs annexes complémentaires, notamment sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste (ANN003), sur les paraboles (ANN078), et sur la manière dont Jésus se faisait entendre (ANN050), ce qui inscrit cet épisode dans un ensemble pédagogique plus large. En définitive, cette péricope offre une réflexion profonde sur le martyre du précurseur du Messie, sur les mécanismes du pouvoir oppresseur, et sur le parallèle établi entre le destin de Jean le Baptiste et celui de Jésus. Elle constitue une étape importante dans la compréhension de la mission et du contexte historico-religieux dans lequel Jésus accomplit son ministère, entre la deuxième et la troisième fête de Pâque.
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