21. Les enfants sur la place publique (PER114), Luc 7.31-35, Matthieu 11.11-19
Analyse comparative des récits de Luc et Matthieu.
Les passages de Luc 7.31-35 et Matthieu 11.16-19 traitent tous deux de la rĂ©ponse du Messie JĂ©sus Ă ceux qui critiquent Jean-Baptiste et lui-mĂȘme. Bien qu’ils partagent des thĂšmes similaires, il existe des diffĂ©rences notables dans le contexte, la formulation et l’accent des rĂ©cits. Voici une analyse dĂ©taillĂ©e des diffĂ©rences entre ces deux passages :
Luc 7.31-35
RĂ©sumĂ© : Dans ce passage, JĂ©sus compare les gens de sa gĂ©nĂ©ration Ă des enfants assis sur les places publiques, qui se plaignent que leurs compagnons ne rĂ©pondent pas Ă leurs appels. Jean-Baptiste est venu sans manger ni boire de vin, et ils disent qu’il a un dĂ©mon. Le Fils de l’Homme est venu mangeant et buvant, et ils disent qu’il est un glouton et un buveur de vin, un ami des publicains et des pĂ©cheurs. JĂ©sus conclut que la sagesse est justifiĂ©e par tous ses enfants.
Signification : JĂ©sus met en lumiĂšre l’hypocrisie et l’inconstance de la gĂ©nĂ©ration actuelle, qui trouve des raisons pour rejeter Ă la fois Jean-Baptiste pour son ascĂ©tisme et le Messie JĂ©sus pour sa convivialitĂ©. La sagesse, selon le Messie JĂ©sus, se justifie par ses rĂ©sultats, ou ses « enfants » (numĂ©ro Strong 5043) â c’est-Ă -dire les fruits visibles de la vĂ©ritable sagesse. Il s’agit des personnes qui accĂšdent au royaume des cieux, celles qui sont sauvĂ©es.
Matthieu 11.16-19
RĂ©sumĂ© : Dans ce passage, JĂ©sus critique la gĂ©nĂ©ration actuelle en disant qu’elle est semblable Ă des enfants assis dans les places publiques, appelant Ă leurs compagnons et se plaignant que personne ne danse ou ne se lamente en rĂ©ponse Ă leurs appels. Jean-Baptiste est venu, ne mangeant ni ne buvant, et ils disent qu’il a un dĂ©mon. Le Fils de l’Homme est venu mangeant et buvant, et ils disent que c’est un glouton et un ivrogne, un ami des publicains et des pĂ©cheurs. JĂ©sus conclut en affirmant que la sagesse est justifiĂ©e par ses Ćuvres (NumĂ©ro Strong 2041 lâĆuvre ou le rĂ©sultat du travail).
Signification : JĂ©sus dĂ©nonce l’hypocrisie et l’inconstance de la gĂ©nĂ©ration qui rejette les diffĂ©rents messages de Dieu pour des raisons opposĂ©es. Jean-Baptiste, reprĂ©sentant l’ascĂ©tisme, est rejetĂ© pour sa rigueur, tandis que JĂ©sus, reprĂ©sentant la convivialitĂ©, est rejetĂ© pour son association avec les marginaux. La sagesse est justifiĂ©e par ses Ćuvres, montrant que les vĂ©ritĂ©s divines sont prouvĂ©es par leurs impacts tangibles.
Différences Clés
1. Formulation de la Conclusion :
o Luc : Jésus conclut que la sagesse est justifiée par tous ses enfants.
o Matthieu : JĂ©sus conclut que la sagesse est justifiĂ©e par ses Ćuvres. Cette diffĂ©rence peut reflĂ©ter une variation dans la transmission orale des enseignements de JĂ©sus ou une adaptation pour l’audience spĂ©cifique de chaque Ă©vangĂ©liste.
2. Audience :
o Luc : Le rĂ©cit met en avant l’aspect communautaire et la rĂ©action collective de la gĂ©nĂ©ration. L’expression « tous ses enfants » peut souligner les diffĂ©rents aspects ou manifestations de la sagesse.
o Matthieu : L’accent est mis sur les « Ćuvres », indiquant une perspective plus axĂ©e sur les rĂ©sultats tangibles des actions et des ministĂšres de Jean-Baptiste et de JĂ©sus.
3. Contexte :
o Luc : S’inscrit dans une sĂ©rie de miracles et d’enseignements oĂč JĂ©sus dĂ©fend son ministĂšre face aux critiques.
o Matthieu : Fait partie d’un discours oĂč JĂ©sus parle de Jean-Baptiste et de la rĂ©action de la foule, englobant une rĂ©flexion sur le rĂŽle de Jean-Baptiste dans le contexte plus large du ministĂšre de JĂ©sus.
Conclusion
Les rĂ©cits de Luc 7.31-35 et de Matthieu 11.16-19, bien qu’ils partagent une critique centrale de l’hypocrisie et de l’inconstance de la gĂ©nĂ©ration actuelle, diffĂšrent dans la formulation de la conclusion et l’accent mis sur les rĂ©sultats tangibles des ministĂšres de Jean-Baptiste et du Messie JĂ©sus. Luc met l’accent sur la diversitĂ© des manifestations de la sagesse, tandis que Matthieu se concentre sur les « Ćuvres » comme preuves des vĂ©ritĂ©s divines. La traduction « S21 » a optĂ©, dans les deux cas, pour l’expression « ses enfants », bien que le terme grec diffĂšre et nĂ©cessite une prĂ©cision quant Ă son sens. Ces diffĂ©rences enrichissent notre comprĂ©hension des enseignements de JĂ©sus et des perspectives distinctes des deux Ă©vangĂ©listes.
