Pourquoi Jean précise « la voix que j’avais entendue » ?
Contexte du verset
Apocalypse 4.1 marque une transition : Jean passe des lettres aux Églises (ch. 2–3) à la grande vision céleste.
Le texte dit : « Après cela, je regardai, et voici, une porte était ouverte dans le ciel. La première voix que j’avais entendue, comme le son d’une trompette, me dit : Monte ici… »
Pourquoi Jean précise « la voix que j’avais entendue » ?
Continuité narrative : Jean renvoie à la voix entendue en Apocalypse 1.10–11, celle du Christ glorifié qui lui avait donné la première révélation. Cela crée un fil conducteur entre les visions.
Autorité divine : En rappelant qu’il s’agit de la même voix, Jean souligne que l’origine de la révélation est unique et fiable : c’est le Christ qui parle, pas une nouvelle source.
Repère pour le lecteur : L’expression aide le lecteur à identifier la voix comme familière, déjà introduite, et donc digne de confiance. Cela évite toute confusion avec les autres voix qui apparaîtront dans le livre (anges, créatures, etc.).
Dimension pédagogique : Jean montre que la révélation n’est pas une suite de visions isolées, mais un discours cohérent guidé par le même Seigneur.
Symbolisme
La voix est décrite « comme une trompette » : image de clarté, puissance et appel solennel.
Le rappel de cette voix renforce l’idée que Jean est conduit pas à pas dans une progression pédagogique : d’abord la vision du Christ (ch. 1), puis les Églises (ch. 2–3), ensuite le trône céleste (ch. 4).
En résumé : Jean dit « la voix que j’avais entendue » pour assurer la continuité, rappeler l’autorité du Christ, et guider le lecteur dans une révélation cohérente. C’est une manière de montrer que tout ce qui suit procède de la même source divine.
