Révélation
APO012
Le quatrième sceau, le quatrième cavalier

Pour plus d’informations

Vous pouvez consulter l’annexe ANN105 : L’inérrance de la Bible

Vous pouvez consulter le chapitre : Le prophète Daniel

Vous pouvez consulter l’annexe ANN067 : L’explication des 70 semaines de Daniel

Introduction

Résumé du paragraphe :

Le quatrième sceau fait apparaître le cheval pâle, monté par la Mort, suivie du Séjour des morts. Il reçoit un pouvoir limité, un quart de la terre, pour tuer par la guerre, la famine, les fléaux et les bêtes.

Cette scène montre l’aboutissement des trois cavaliers précédents et rappelle que, même face à la Mort elle‑même, Dieu fixe les limites du jugement.

 

Texte intégral :

Lorsque l’Agneau ouvre le quatrième sceau, Jean entend la voix du quatrième être vivant, celui qui ressemble à un aigle qui vole, dire : « Viens ». Alors apparaît un cheval pâle, et celui qui le monte se nomme la Mort, accompagné du Séjour des morts. Il reçoit le pouvoir sur le quart de la terre, pour faire périr par l’épée, par la famine, par la mortalité et par les bêtes sauvages.

Cette vision marque une intensification dramatique dans la série des cavaliers : après la conquête (cheval blanc), la guerre (cheval rouge) et la famine (cheval noir), vient désormais la mort elle-même, personnifiée et universelle. La couleur pâle du cheval, verdâtre, livide, couleur cadavérique, évoque directement la décomposition et la fin de la vie. Contrairement aux cavaliers précédents, celui-ci est explicitement nommé : la Mort, ce qui souligne la gravité et la finalité de son action.

Le quatrième sceau révèle la fragilité ultime de l’existence humaine : la guerre, la famine et les fléaux convergent vers la mort, qui s’étend sur une portion significative de la terre. Mais il rappelle aussi que cette puissance n’agit que dans les limites fixées par Dieu : « il leur fut donné pouvoir sur le quart de la terre », et pas davantage. La souveraineté divine encadre même le jugement le plus terrible.

Ainsi, l’ouverture du quatrième sceau introduit la figure la plus redoutable des cavaliers, et prépare le lecteur à comprendre que les jugements de Dieu ne sont pas seulement des crises ponctuelles, mais des réalités qui touchent à la condition humaine dans son essence : la vie et la mort.

 

Nous avons atteint la quatrième section du livre, intitulée « Les choses à venir », et nous abordons actuellement le deuxième sujet : l’ouverture des sept sceaux.

Le plan du livre

I. Introduction : Apocalypse 1.1-3.

II. Les choses passées : « ce que tu as vu » Apocalypse 1.4-20.

III. Les choses présentes : « ce qui est », le message du Seigneur aux sept Eglises Apocalypse 2.1 à Apocalypse 3.22.

IV. Les choses à venir

A             Le trône de Christ ; le livre scellé, Apocalypse 4.1 à Apocalypse 5.14.

B             Ouverture des 7 sceaux, Apocalypse 6.1-17 à Apocalypse 8.1.

C             Parenthèse : Les Juifs et les païens sauvés pendant la tribulation, Apocalypse 7.1-17.

D             Jugement annoncé par les sept trompettes, Apocalypse 8.2 à Apocalypse 9.21 et Apocalypse 11.15-19.

E              Parenthèse : prélude à la septième trompette, Apocalypse 10.1 à Apocalypse 11.14.

F              Personnages dominants, Apocalypse 12.1-18.

G             Avènement et règne de la Bête et du faux prophète, Apocalypse 13.1-18.

H             Parenthèse : visions prophétiques, Apocalypse 14.1-20.

I               Jugements annoncés par les sept coupes de la colère de Dieu, Apocalypse 15.1 à Apocalypse 16.21.

J               Condamnation de la grande Babylone, Apocalypse 17.1 à Apocalypse 19.6.

K              Préparatifs pour la bataille d’Harmaguédon et pour le règne de mille ans, Apocalypse 19.7 à Apocalypse 20.6.

L              Jugement dernier ; description de la cité sainte, Apocalypse 20.7 à Apocalypse 22.5.

V. Conclusion : dernier message de la Bible, Apocalypse 22.6-21.

I. Le texte

Apocalypse 6.7–8 (S21) : « Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le quatrième être vivant dire: «Viens.» Je regardai et je vis un cheval verdâtre. Celui qui le montait avait pour nom «la Mort», et le séjour des morts l'accompagnait. Ils reçurent le pouvoir, sur le quart de la terre, de faire mourir les hommes par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre. »

Jean assiste à un moment saisissant lorsque l’Agneau ouvre le quatrième sceau. À cet instant précis, le dernier des quatre êtres vivants prend la parole et proclame d’une voix forte : « Viens ». Cette invitation solennelle marque le début d’une scène dramatique : un cheval verdâtre fait alors son apparition, monté par un cavalier dont le nom est : la Mort.

Ce cavalier, porteur d’une mission précise donnée par Dieu, reçoit l’autorité d’ôter la vie à un quart de l’humanité. Dès qu’il est investi de cette tâche, il se met en action pour l’accomplir. Ainsi débute une période caractérisée par la mort massive d’un nombre considérable de personnes, marquant une étape redoutable dans la succession des événements décrits.

II. Les éléments symboliques

Résumé du paragraphe :

Le quatrième sceau dévoile le cheval pâle, couleur cadavérique, symbole d’une puissance mortifère qui traverse l’histoire. Son cavalier, explicitement nommé la Mort, est suivi du Séjour des morts, montrant que le jugement touche à la fois la vie et son aboutissement. Ils reçoivent un pouvoir limité, un quart de la terre, pour frapper par la guerre, la famine, les pestes et les bêtes sauvages.

Cette scène représente la culmination des cavaliers : après la conquête, la guerre et la famine, vient la mort elle-même. Pourtant, même ce jugement extrême reste encadré par Dieu, et l’Apocalypse annonce plus loin la victoire de l’Agneau sur la Mort et le Hadès.

 

Texte intégral :

 

Cette analyse examine en détail les aspects symboliques du quatrième sceau (Apocalypse 6.7-8). Ce passage présente une grande richesse d’images et de significations.

 

Cheval pâle

Couleur pâle (verdâtre, livide) : Évoque la pâleur cadavérique, la décomposition et l’absence de vitalité ; c’est une couleur de mort, de maladie et d’effroi. Elle se distingue du noir (famine) par son association directe avec l’agonie et la fin de vie.

Force impersonnelle : Comme les autres chevaux, il représente une puissance qui traverse l’histoire ; sa teinte signale que cette puissance est spécifiquement mortifère et généralisée.

 

Cavalier nommé Mort

Nom explicite : Contrairement aux cavaliers précédents, celui-ci est nommé « la Mort », ce qui rend sa fonction indiscutable et personnifie la réalité finale des jugements.

Portée universelle : Il ne vise pas une catégorie unique de châtiment ; il résume et concentre les effets des calamités précédentes en leur issue ultime : la mort.

 

Le séjour des morts qui suit

Hadès (séjour des morts) : Figure collective qui suit la Mort comme son prolongement : la sphère où vont les défunts. Il indique que la mort n’est pas seulement un événement, mais une condition qui emporte multitudes.

Couplage Mort–Hadès : Ensemble, ils montrent l’étendue du jugement : non seulement la cessation de vie, mais la récolte massive des âmes.

 

Pouvoir sur le quart de la terre

Limitation chiffrée : « Pouvoir sur le quart de la terre » indique une étendue significative mais non totale ; Dieu fixe des bornes aux jugements, même au plus terrible.

Lecture pédagogique : Aide à comprendre que les visions ne décrivent pas l’anéantissement complet mais des vagues limitées, orchestrées et mesurées.

 

Instruments de mort

Epée : Guerre ouverte, violence armée, massacres. Prolonge et intensifie le thème introduit par le cheval rouge.

Famine : Pénurie et rationnement, conséquence logique des conflits et de la désorganisation sociale.

Mort (pestilence) : Maladies et fléaux, mortalité non militaire ; complète l’éventail des causes de décès à large échelle.

Bêtes sauvages : Désordre écologique et retrait de la protection humaine ; symbolise la création qui se retourne contre l’homme lorsque l’ordre est rompu.

 

La voix du quatrième être vivant

Origine céleste de l’appel : L’être vivant semblable à un aigle dit « Viens », liant la liturgie du trône aux jugements terrestres. L’aigle suggère vigilance et hauteur de vue sur les événements.

Fonction de médiation : L’appel introduit la scène, attestant que l’initiative vient du ciel, non des forces autonomes du chaos.

 

Formule « il lui fut donné »

Passif divin : Le pouvoir « fut donné » à la Mort et au Séjour des morts : les jugements se déploient sous permission divine, non par anarchie.

Souveraineté encadrante : Rappelle que Dieu demeure au-dessus des crises, en contrôlant leur portée et leur durée.

Portée théologique

Culmination des cavaliers : La mort est la conséquence ultime des crises humaines (guerre, famine, fléaux), révélée comme un jugement permis et limité.

Fragilité existential : Met à nu la condition humaine : la vie est précaire, et aucune sécurité terrestre ne suffit face à la Mort et au Hadès.

Appel à la lucidité : Cette scène invite à lire l’histoire dans une perspective spirituelle : derrière les événements, un dévoilement de la justice et de la souveraineté divines.

 

Conclusion : Le quatrième sceau

Le quatrième sceau révèle la puissance la plus redoutable des cavaliers : la Mort, accompagnée du Séjour des morts. Le cheval pâle, couleur cadavérique, incarne la fragilité ultime de l’existence humaine. Contrairement aux cavaliers précédents, celui-ci est explicitement nommé, ce qui souligne la gravité de son rôle.

Son pouvoir est vaste, un quart de la terre, mais limité : Dieu fixe les bornes de son action. Les instruments de mort (épée, famine, pestilence, bêtes sauvages) montrent que la vie humaine peut être frappée de multiples manières, toutes sous la souveraineté divine.

Ce sceau est la culmination des jugements des cavaliers : après la conquête, la guerre et la famine, vient la mort elle-même. Mais il rappelle aussi que la mort n’est pas la fin ultime : elle est encadrée par Dieu, et l’Apocalypse annonce plus loin la victoire de l’Agneau sur la mort et le séjour des morts.

 

III. Le quatrième être vivant

Résumé du paragraphe :

Le quatrième être vivant, celui qui ressemble à un aigle, appelle le quatrième cavalier lorsque l’Agneau ouvre le sceau. Comme les autres êtres vivants autour du trône, il représente une dimension de la création en adoration.

L’aigle, symbole de vigilance et de hauteur, introduit la vision du cheval pâle et de la Mort, montrant que ce jugement redoutable vient du trône de Dieu et reste entièrement sous sa souveraineté.

 

Texte intégral :

 

Dans Apocalypse 6.7, c’est le quatrième être vivant qui annonce l’ouverture du quatrième sceau et introduit le cavalier du cheval verdâtre.

 

Rappel des quatre êtres vivants (Apocalypse 4.6-8) placés autour du trône de Dieu.

Chacun a une apparence différente :

Premier : semblable à un lion.

Second : semblable à un veau.

Troisième : ayant une face comme celle d’un homme.

Quatrième : semblable à un aigle qui vole.

Tous sont remplis d’yeux et ont chacun six ailes, rappelant les chérubins d’Ezéchiel et les séraphins d’Esaïe.

 

Le rôle du quatrième être vivant

Dans Apocalypse 6.7 : c’est lui qui dit « Viens ! » lorsque l’Agneau ouvre le quatrième sceau.

 

Symbolisme de l’aigle :

L’aigle est un symbole de vigilance, de hauteur et de rapidité.

Il évoque la capacité de voir de loin et de dominer les événements.

Dans le contexte du quatrième sceau, il introduit la vision du cheval pâle et du cavalier nommé Mort.

 

Portée théologique

Les quatre êtres vivants représentent la création entière dans son adoration et sa vigilance autour du trône.

Le quatrième, l’aigle, incarne la dimension céleste et prophétique : il annonce le jugement le plus redoutable, celui de la mort.

Leur rôle est de servir de médiateurs entre le trône et les événements terrestres : chaque sceau est introduit par l’appel d’un être vivant.

 

Synthèse

Le quatrième être vivant, semblable à un aigle qui vole, est celui qui introduit la vision du cheval pâle et de la Mort en Apocalypse 6.7-8. Il symbolise la vigilance céleste et la hauteur de vue divine, rappelant que même le jugement le plus terrible est annoncé depuis le trône de Dieu et reste sous sa souveraineté.

 

IV. Le cavalier

Résumé du paragraphe :

Le cavalier du cheval verdâtre est explicitement nommé la Mort, suivi du Séjour des morts. Sa couleur livide évoque la maladie et la décomposition. Il reçoit un pouvoir limité, un quart de la terre, pour frapper par la guerre, la famine, la peste et les bêtes sauvages.

Ce cavalier représente la culmination des trois précédents fléaux et souligne que, même face à la Mort elle‑même, Dieu reste souverain et fixe les limites du jugement.

 

Texte intégral :

 

Le cavalier du cheval verdâtre en Apocalypse 6.7-8 est explicitement nommé : la Mort, accompagnée du séjour des morts (Hadès). Il reçoit un pouvoir limité, mais terrible sur le quart de la terre pour tuer par la guerre, la famine, la peste et les bêtes sauvages.

Contexte du quatrième sceau

Ouverture du sceau : L’Agneau ouvre le quatrième sceau, et le quatrième être vivant (semblable à un aigle) dit : « Viens ».

Vision : Jean voit un cheval verdâtre (chlōros en grec, couleur maladive, livide, évoquant la putréfaction).

Cavalier : Celui qui le monte se nomme la Mort (Thanatos), et derrière lui vient Hadès, personnification du séjour des morts.

Symbolisme de la couleur verdâtre

Le terme chlōros signifie « vert pâle », « livide », comme la couleur d’un corps malade ou en décomposition.

Contrairement au blanc (victoire), au rouge (guerre) et au noir (famine), le verdâtre incarne la conséquence ultime : la mort physique et spirituelle.

Cette couleur est unique dans l’Apocalypse, renforçant l’impact visuel et pédagogique.

 

Pouvoirs accordés

Le texte précise que la Mort et Hadès reçoivent autorité sur le quart de la terre :

Par l’épée → guerres, violences, terrorisme.

Par la famine → conséquence directe du troisième sceau.

Par la peste → maladies, épidémies, fragilité humaine après-guerre et malnutrition.

Par les bêtes sauvages → dangers naturels, attaques animales, mais aussi symboles de forces hostiles incontrôlées.

 

Portée théologique

Nom explicite : Contrairement aux autres cavaliers, celui-ci est nommé : la Mort.

Association Mort–Hadès : Double personnification qui souligne la gravité du jugement : la fin biologique et le destin spirituel.

Pouvoir limité : Le quart de la terre seulement, montrant que Dieu reste souverain et que la destruction n’est pas totale.

Lien avec Matthieu 24.7 : Jésus avait annoncé guerres, famines et pestes comme signes des temps de la fin.

 

Points pédagogiques essentiels

Synthèse des fléaux : Ce cavalier est le résultat des trois précédents (guerre, famine, désordre social).

Dimension eschatologique : La Mort n’est pas seulement biologique, elle est aussi spirituelle, car Hadès suit pour recueillir les victimes.

Impact visuel : La couleur maladive et le nom explicite frappent l’imagination des lecteurs et auditeurs.

 

Synthèse

Le cavalier du cheval verdâtre est la Mort personnifiée, suivie du séjour des morts. Sa couleur maladive symbolise la putréfaction et la fin de la vie. Il reçoit pouvoir limité mais effrayant pour frapper par guerre, famine, maladie et bêtes sauvages. Il incarne la culmination des calamités des trois cavaliers précédents et rappelle que Dieu reste souverain, même au cœur du jugement.

 

V. Le cheval verdâtre

Résumé du paragraphe :

Le cheval verdâtre d’Apocalypse 6.7-8, tire son nom du terme grec chlōros, un « vert pâle » maladif évoquant la maladie, la putréfaction et l’aspect cadavérique. Contrairement aux autres chevaux aux couleurs symboliques (victoire, guerre, famine), celui‑ci renvoie directement à la mort biologique.

Sa teinte seule suffit à transmettre une leçon visuelle : la fragilité de la vie et la réalité du jugement. Le même mot qui désigne l’« herbe verte » (Marc 6.39) devient ici une allégorie de la mort.

En bref, le cheval verdâtre est une image chromatique de la mort et de la corruption, dont la couleur suffit à révéler son rôle.

 

Texte intégral :

 

Concentrons-nous maintenant sur le cheval verdâtre d’Apocalypse 6.7-8.

Le cheval verdâtre

Terme grec : chlōros signifie « vert pâle », « verdâtre », parfois traduit par « livide ».

Couleur maladive : Ce n’est pas un vert vif, mais une teinte qui évoque : la maladie et la putréfaction et l’aspect cadavérique d’un corps sans vie.

Singularité : C’est la seule monture décrite avec une couleur qui renvoie directement à la mort biologique. Les autres chevaux (blanc, rouge, noir) portent des couleurs plus symboliques (victoire, guerre, famine).

Symbolisme pédagogique

Image frappante : Le cheval verdâtre est une incarnation visuelle de la fragilité de la vie.

Didactique : Sa couleur seule suffit à évoquer la fin, sans besoin de nommer le cavalier.

Contraste : Il se distingue des autres par son aspect maladif, ce qui permet aux auditeurs/lecteurs de saisir immédiatement son rôle.

Portée biblique

Lien avec la nature : Le mot chlōros est aussi utilisé pour décrire la verdure (Marc 6.39 : « l’herbe verte »). Ici, le même terme prend une connotation négative : non pas la vie végétale, mais la teinte de la mort.

Effet visuel : Le cheval verdâtre est une allégorie chromatique : la couleur seule devient un langage théologique.

En résumé : le cheval verdâtre est une figure visuelle de la mort et de la corruption, sa couleur maladive suffisant à transmettre l’idée de finitude et de jugement.

VI. Lien avec le discours du mont des Oliviers

Résumé du paragraphe :

Le quatrième cavalier, la Mort, apparaît en Apocalypse 6.7-8 comme l’aboutissement des trois fléaux précédents : guerre, famine et pestes. Dans le discours du mont des Oliviers, le Messie Jésus annonce exactement la même progression (Matthieu 24 ; Luc 21) : guerres → famines → pestes → mort de multitudes.

Le Messie Jésus décrit les causes, tandis qu’Apocalypse en montre la conséquence personnifiée : la Mort, agissant dans des limites fixées par Dieu. Ainsi, le quatrième cavalier incarne la mort massive annoncée par le Messie Jésus, révélant un jugement contrôlé et la fragilité humaine.

 

Texte intégral :

Oui, on peut établir un lien clair entre le discours du mont des Oliviers et le quatrième cavalier, mais il faut être très précis : ce lien ne porte pas sur un verset unique, mais sur la logique d’ensemble du discours de Jésus.

Voici la synthèse la plus juste, centrée uniquement sur le quatrième cavalier : la Mort.

 

  1. Le quatrième cavalier : la Mort comme aboutissement des crises

Dans Apocalypse 6.7-8, le cheval verdâtre représente :

  • La mort généralisée,
  • Par guerre,
  • Par famine,
  • Par pestes,
  • Et par désordre naturel (bêtes sauvages).

👉 Le quatrième cavalier n’est pas un fléau isolé : il est la conséquence finale des trois précédents.

 

  1. Dans le discours du mont des Oliviers, Jésus annonce la même progression

Dans Matthieu 24.6-7, Jésus décrit :

  • Guerres,
  • Famines,
  • Pestes (Luc 21.11),
  • Terreurs et catastrophes.

Ces éléments ne sont pas la fin, mais le début des douleurs.

👉 Cette séquence correspond exactement aux trois premiers cavaliers… …et prépare la conséquence ultime : la mort, même si Jésus ne la personnifie pas.

 

  1. Le lien précis : la Mort comme résultat des signes annoncés par Jésus

Jésus ne décrit pas un cavalier, mais il annonce clairement que :

  • Les guerres,
  • Les famines,
  • Les pestes,
  • Les tremblements de terre,

entraîneront la mort de multitudes (Matthieu 24.7-8, Luc 21.11 ).

Autrement dit :

Le discours du mont des Oliviers décrit les causes.

Le quatrième cavalier en montre l’aboutissement : la Mort qui récolte ce que les crises ont semé.

 

  1. Le point de convergence majeur

Dans les deux textes :

La mort massive n’est pas un événement isolé, mais le résultat d’un enchaînement de crises.

  • Jésus : guerres → famines → pestes → mort.
  • Apocalypse : cheval rouge → cheval noir → cheval verdâtre (Mort).

👉 Le quatrième cavalier incarne ce que Jésus décrit.

 

  1. Dimension théologique commune

Dans les deux cas :

  • La mort n’est pas hors de contrôle,
  • Elle agit dans des limites fixées par Dieu,
  • Elle fait partie d’un processus de jugement,
  • Elle révèle la fragilité humaine.

Apocalypse le montre explicitement : « Il leur fut donné pouvoir sur le quart de la terre », pouvoir limité.

Jésus, lui, dit : « Mais ce ne sera pas encore la fin », progression contrôlée.

 

Synthèse

Oui : le quatrième cavalier correspond à la mort massive annoncée par Jésus dans le discours du mont des Oliviers, comme résultat des guerres, famines et pestes. Jésus décrit les causes ; Apocalypse personnifie leur conséquence ultime : la Mort sous mandat divin.

VII. Existe-t-il un lien avec les informations communiquées par Daniel ?

Résumé du paragraphe :

Les visions de Daniel et d’Apocalypse 6.7-8 convergent sur plusieurs points : toutes deux utilisent des images fortes (bêtes monstrueuses, couleurs maladives, figure de la Mort) pour montrer la fragilité des puissances humaines. Dans les deux livres, les forces destructrices disposent d’un pouvoir réel mais limité, car Dieu reste souverain.

Daniel montre des royaumes corrompus jugés par Dieu ; Apocalypse présente le cheval verdâtre, symbole de putréfaction et de mort, agissant sur une portion restreinte de la terre.

Les deux annoncent une progression de calamités menant au jugement final, soulignant que l’histoire humaine est sous le contrôle divin et orientée vers son dénouement eschatologique.

 

Texte intégral :

Points de convergence entre Daniel et Apocalypse

Les points de convergence entre Daniel et Apocalypse 6.7-8, résident dans la thématique des visions apocalyptiques : les couleurs, les bêtes et les jugements symbolisent la fragilité de la vie humaine et l’autorité divine sur l’histoire.

Convergences majeures

 

  1. Symbolisme des couleurs et des apparences

Dans Daniel 7, les quatre bêtes représentent des puissances terrestres successives. Leur aspect monstrueux traduit la corruption morale et la fragilité des royaumes humains.

Dans Apocalypse 6.7-8, le cheval verdâtre (chlōros) traduit la corruption et la putréfaction de la vie.

Convergence : l’usage de l’apparence (bêtes ou couleur maladive) pour signifier la mortalité et la fragilité des puissances humaines.

 

  1. Pouvoir limité mais réel

Dans Daniel 7.12, les bêtes reçoivent un temps limité pour exercer leur domination.

Dans Apocalypse 6.8, la Mort et Hadès reçoivent pouvoir sur le quart de la terre, pas sur la totalité.

Convergence : Dieu reste souverain, les forces destructrices n’ont qu’un pouvoir restreint.

 

  1. Jugement et destin final

Daniel 7.9-10 : le trône est dressé, les livres sont ouverts, et les bêtes sont jugées.

Apocalypse 6.8 : la Mort est suivie par Hadès, rappelant le destin ultime des hommes et le jugement à venir.

Convergence : les visions mettent en scène la fin des puissances terrestres et le jugement divin.

 

  1. Chaîne de calamités

Dans Daniel 7, chaque bête incarne une étape de l’histoire humaine, menant à la confrontation finale.

Dans Apocalypse 6, chaque cheval incarne une calamité (conquête, guerre, famine, mort), culminant avec le cheval verdâtre.

Convergence : progression dramatique vers une intensification des fléaux, jusqu’à la mort universelle.

 

  1. Dimension eschatologique

Daniel 12.1-2 annonce la résurrection et le jugement final.

Apocalypse 6.8 évoque la Mort et Hadès, qui préfigurent le jugement et la destinée éternelle.

Convergence : les deux livres relient les visions à la fin des temps et au sort ultime des hommes.

 

Synthèse

Daniel : visions de bêtes monstrueuses représentant des empires, limitées dans le temps, jugées par Dieu.

Apocalypse 6.7-8: vision du cheval verdâtre, couleur de la putréfaction, limité à un quart de la terre, annonçant la mort et le jugement.

Point commun : les deux utilisent des images fortes (bêtes, couleurs, mort) pour montrer que les puissances humaines et la vie terrestre sont fragiles, limitées, et soumises au jugement divin.

VIII. Est-il possible d’établir une corrélation avec les dix plaies d’Egypte ?

Résumé du paragraphe :

Le quatrième cavalier, la Mort, présente un parallèle indirect avec les dix plaies d’Égypte : dans les deux cas, une série de fléaux croissants culmine dans la mort, jugement ultime mais strictement limité par Dieu.

Les instruments de mort du cavalier (guerre, famine, peste, bêtes sauvages) rappellent plusieurs plaies, et les deux récits montrent une création qui se retourne contre l’homme. Théologiquement, la mort n’est pas seulement un châtiment : elle prépare une délivrance — l’exode pour Israël, la victoire finale de l’Agneau dans l’Apocalypse.

 

Texte intégral :

Oui, il existe un lien, mais indirect, entre le quatrième cavalier (la Mort) et les dix plaies d’Égypte. Ce lien n’est pas littéral, mais thématique, théologique et structurel.

 

  1. Point commun majeur : la Mort comme jugement final

Dans les deux récits, la mort apparaît comme le dernier et le plus redoutable des jugements.

  • Dixième plaie : mort des premiers-nés (Exode 12.29-36).
  • Quatrième cavalier : la Mort elle-même, suivie du séjour des morts (Apocalypse 6.8).

👉 Dans les deux cas, la mort est l’ultime conséquence d’une série de fléaux.

 

  1. Progression des fléaux : un crescendo qui mène à la mort

Les dix plaies suivent une montée en intensité : eau → animaux → maladies → ténèbres → mort.

Les cavaliers suivent la même logique : conquête → guerre → famine → mort.

👉 Le quatrième cavalier joue le rôle de culmination, comme la dixième plaie.

 

  1. Les instruments de mort : échos des plaies

Le quatrième cavalier tue par :

  • Epée → violence, guerre
  • Famine → pénurie
  • Peste → maladies
  • Bêtes sauvages → nature hostile

Plusieurs plaies d’Égypte relèvent des mêmes catégories :

  • Pestes animales (plaie 5)
  • Ulcères (plaie 6)
  • Grêle destructrice (plaie 7)
  • Sauterelles (plaie 8)
  • Ténèbres (plaie 9)
  • Mort (plaie 10)

👉 Même logique : la création se retourne contre l’homme.

 

  1. Souveraineté divine dans les deux récits

Dans les deux cas :

  • Les fléaux ne sont pas anarchiques,
  • Ils sont déclenchés et limités par Dieu,
  • Ils servent un but théologique : révéler sa justice et sa souveraineté.

Apocalypse 6.8 : « Il leur fut donné pouvoir… » → pouvoir limité.

Exode : Chaque plaie est envoyée sur ordre de Dieu, avec une portée précise.

 

  1. Le lien théologique le plus fort

Dans les deux récits, la mort n’est pas seulement un événement biologique : elle est un acte de jugement, mais aussi un prélude à la délivrance.

  • En Égypte : la mort des premiers-nés précède la libération d’Israël.
  • Dans l’Apocalypse : la Mort et Hadès seront vaincus (Apocalypse 20.14).

👉 La mort est un jugement, mais aussi un passage vers la victoire de Dieu.

 

Synthèse

Oui : le quatrième cavalier et les dix plaies d’Égypte convergent dans leur structure et leur théologie, une série de fléaux croissants culminant dans la Mort, instrument de jugement divin mais toujours sous contrôle et orienté vers la délivrance finale.

IX. Commentaire

Résumé du paragraphe :

Le texte apocalyptique rappelle que la mort reste une réalité puissante, non encore totalement vaincue. Le quatrième sceau annonce la disparition d’un quart de l’humanité, chiffre immense mais crédible dans le cadre de la fin des temps.

Cette mortalité résulte d’un ensemble de fléaux, guerre, famine, épidémies, bouleversements naturels, et inclut même les « bêtes » invisibles comme les microbes.

L’exemple du COVID‑19 montre combien un agent minuscule peut déstabiliser le monde entier, rendant les chiffres de l’Apocalypse non pas imaginaires, mais plausibles dans une perspective eschatologique.

 

Texte intégral :

La réalité de la mort demeure une évidence dans le texte apocalyptique, celle-ci n’ayant pas encore été totalement vaincue par le Messie Jésus (Apocalypse 1.18, Apocalypse 12.11, Apocalypse 20.14). Ce passage souligne avec force le nombre impressionnant d’êtres humains qui disparaîtront lors de ces fléaux : il est question d’un quart de l’humanité, soit environ deux milliards de personnes.

Cette donnée saisissante suscite le trouble et l’interrogation. Certains lecteurs préfèrent y voir un symbole, traduisant simplement une grande quantité de victimes, mais limitée dans l’histoire. Selon cette lecture, quelques milliers de morts pourraient sembler une interprétation plus raisonnable, tandis que l’idée de deux milliards de victimes paraît difficilement concevable.

Pourtant, la vision de Jean concerne la période ultime de l’histoire du monde tel que nous le connaissons. Dans cette perspective, l’information livrée conserve sa crédibilité et ne relève pas de l’exagération.

Le nombre de décès évoqué ne résulte pas d’un seul facteur, mais de la combinaison de plusieurs fléaux : la guerre, la famine, les épidémies, ainsi que les bouleversements de la nature. Lorsqu’il est question de bêtes sauvages, il ne faut pas se limiter à l’image des félins ou des requins ; il s’agit aussi de menaces moins visibles, comme les microbes, qui sont des « bêtes » invisibles mais tout aussi dangereuses pour l’homme.

L’exemple récent du COVID-19 montre combien un microbe, invisible à l’œil nu, peut bouleverser l’équilibre économique, politique et social de la planète, avec près de sept millions de décès officiellement recensés dans le monde, sans compter les dizaines de millions de cas graves. Cela nous invite à reconsidérer la portée des chiffres avancés dans la vision de Jean : loin de relever de l’imaginaire, ils s’inscrivent dans une réalité désormais tangible.

 

Conclusion

Résumé du paragraphe :

Le troisième cavalier montre que la famine et l’injustice économique découlent des conflits humains. Le cheval noir évoque le deuil, la balance le rationnement.

Malgré cette crise où le nécessaire manque et où les inégalités explosent, l’ouverture du sceau rappelle que Dieu reste souverain. Le message est clair : la sécurité matérielle est fragile, seule la providence divine demeure fiable.

 

Texte intégral :

Le troisième cavalier, monté sur le cheval noir et tenant une balance, incarne la famine et l’injustice économique qui frappent l’humanité. Sa présence rappelle que les guerres et les ambitions humaines conduisent inévitablement à la privation et à la souffrance. La couleur noire exprime le deuil et la désolation, tandis que la balance souligne la fragilité des ressources et la dureté du rationnement.

Ce sceau révèle la précarité de la vie terrestre : un salaire journalier ne suffit plus à nourrir une famille, et pourtant les produits de luxe demeurent intacts, signe d’une injustice sociale criante. Mais derrière cette image sombre, le texte souligne aussi la souveraineté de Dieu : c’est l’Agneau qui ouvre le sceau, et c’est la voix céleste qui fixe les limites du jugement.

Ainsi, le troisième cavalier n’est pas seulement une vision de famine; il est une leçon spirituelle : la paix et la subsistance humaines sont fragiles, et seule la providence divine assure la véritable sécurité. Ce sceau invite les croyants à ne pas placer leur confiance dans les richesses ou les systèmes économiques, mais à chercher la justice et la paix qui viennent de Dieu.