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Introduction
Résumé du chapitre :
Le texte explique que l’apparition de l’Antéchrist ne sera pas soudaine, mais le résultat d’une évolution progressive des mentalités. Autrefois, même les non‑croyants respectaient le religieux et l’autorité.
Aujourd’hui, on observe une contestation croissante de toute forme d’autorité, y compris médicale et spirituelle. Beaucoup revendiquent une liberté sans contraintes et rejettent les limites héritées du passé. Cette transformation graduelle prépare un contexte favorable à un rejet généralisé du divin.
Texte intégral :
L’étude du personnage de l’Antéchrist met en évidence qu’il ne surgira pas de façon miraculeuse ou soudaine. Au contraire, il apparaît clairement qu’une préparation progressive de son avènement est indispensable, comme le suggèrent nos conclusions.
Le monde ne basculera pas brusquement d’un état marqué par un certain respect du divin, même si ce respect ne s’accompagnait pas toujours d’une application de ses principes, vers une opposition franche et un rejet total de tout ce qui touche à Dieu. Cette transition s’opérera plutôt de manière graduelle.
Autrefois, le non-croyant, malgré la diversité des convictions religieuses, adoptait une attitude de respect. Il laissait à chacun la liberté de ses choix sans manifester un intérêt particulier pour ces questions. Il existait un respect généralisé envers l’autorité, le savoir et le religieux.
À l’époque actuelle (décembre 2025), on observe un changement notable : certains patients cherchent à imposer à leur médecin leurs propres choix et décisions. Je suis la personne la mieux placée pour savoir ce dont j’ai besoin ! L’autorité du praticien est contestée. Ce principe est appliqué dans tous les domaines y compris celui de la religion.
Beaucoup de personnes supportent de moins en moins toute forme d’entrave ou d’opposition à ce qu’elles considèrent être leur liberté. Elles aspirent à rejeter toutes les chaînes de l’ancien monde, entendues comme des limites, des interdictions ou des impositions.
I. Regard sur l’état de notre société
Résumé du chapitre :
Le texte décrit l’évolution du rapport à l’autorité dans les sociétés modernes. Alors que la majorité respectait autrefois les règles assurant la cohésion sociale, une minorité contestataire rejetait toute contrainte au nom d’une liberté totale.
Aujourd’hui, cette minorité grandit et tend à devenir dominante : la contestation de l’autorité se généralise, parfois de manière radicale, tandis que l’adhésion aux normes diminue. Les médias et l’actualité montrent un renversement profond des valeurs et une remise en cause croissante des principes qui structuraient la vie collective.
Texte intégral :
Evolution du rapport à l’autorité dans la société moderne
Dans les sociétés modernes, on observe que la grande majorité des individus adhère aux principes qui régissent leur vie collective. La plupart respectent ces règles et s’efforcent de les appliquer au quotidien, ce qui participe activement au maintien de la cohésion sociale et au bon fonctionnement général de la société.
Pourtant, au sein de cette même société, une minorité subsiste : certains rejettent toute forme d’autorité, qu’ils perçoivent comme une entrave à leur liberté individuelle. Pour ces personnes, chaque règle ou contrainte devient une limitation inacceptable de leur autonomie.
Ce désir de liberté absolue conduit cette minorité à adopter une posture de rébellion. Leur contestation de l’autorité peut s’exprimer de façon plus ou moins active, parfois même violente. Ils revendiquent et appliquent littéralement le slogan : « Il est interdit d’interdire ». Cependant, ce slogan, en cherchant à abolir toute interdiction, introduit paradoxalement une nouvelle contrainte : il impose l’interdiction d’interdire.
À l’heure actuelle (décembre 2025), on constate une inversion des tendances : la part de la population qui conteste et rejette l’autorité ne cesse de croître, tandis que celle qui adhère aux principes et à l’autorité diminue progressivement. La contestation gagne en ampleur, au point de supplanter ceux qui respectent et défendent les règles de la société. Ce bouleversement des normes devient de plus en plus évident, comme en témoignent les médias et l’actualité récente.
II. L’origine de cette inversion
Résumé du chapitre :
Le texte montre que l’inversion des valeurs, bien que présente depuis longtemps, prend aujourd’hui des formes nouvelles. Elle trouve ses racines dans la Bible, où elle est dénoncée comme un signe du péché et comme une préparation spirituelle à l’Antéchrist.
Sur le plan philosophique, Nietzsche et le relativisme moderne ont contribué à renverser les repères traditionnels en valorisant l’autonomie et la subjectivité. Historiquement, les grandes révolutions et Mai 68 ont accentué le rejet des normes établies.
Dans la culture contemporaine, médias et réseaux sociaux renforcent cette dynamique en privilégiant l’émotion et l’instantané. Spirituellement, cette inversion est interprétée comme une œuvre de séduction qui brouille les repères moraux et prépare un terrain favorable à la confusion ultime.
Texte intégral :
L’inversion des valeurs est un phénomène ancien, mais qui prend des formes nouvelles dans la modernité. On peut en retracer les origines sur plusieurs plans, biblique, philosophique et historique.
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Racines bibliques
Esaïe 5.20 : « Malheur à ceux qui appellent le mal bien, et le bien mal, qui changent les ténèbres en lumière et la lumière en ténèbres… » → Déjà dans l’Ancien Testament, l’inversion des repères moraux est dénoncée comme une marque du péché collectif.
2 Thessaloniciens 2.7-12 : Paul décrit le « mystère de l’iniquité » déjà à l’œuvre, préparant l’avènement de l’Antéchrist. → L’inversion des valeurs est comprise comme une préfiguration spirituelle de la séduction finale.
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Origines philosophiques
Nietzsche (XIXe siècle) : parle de la « transvaluation des valeurs » (Umwertung aller Werte), c’est-à-dire le renversement des valeurs chrétiennes (humilité, compassion) au profit de la force, de la volonté de puissance. → Cette pensée a profondément marqué la modernité et inspiré des idéologies qui valorisent l’autonomie absolue.
Relativisme moderne : avec les Lumières puis le postmodernisme, la vérité absolue est remplacée par des vérités multiples et subjectives. → Ce glissement ouvre la voie à une société où « interdire d’interdire » devient cohérent.
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Origines historiques et culturelles
Révolutions modernes (1789, 1917, 1968) : chaque fois, un rejet des normes établies (religieuses, morales, politiques) au nom de la liberté.
Mai 68 : incarne une étape décisive où l’inversion des valeurs devient un slogan culturel : l’autorité est suspecte, la transgression valorisée.
Culture contemporaine : la publicité, les médias et les réseaux sociaux valorisent l’instant, l’émotion, la consommation, souvent en contradiction avec les valeurs traditionnelles de patience, vérité et transcendance.
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Lecture spirituelle
L’inversion des valeurs n’est pas seulement un accident historique : elle est comprise, dans une lecture biblique, comme l’œuvre d’un esprit de séduction.
Elle dissout les repères (bien/mal, vrai/faux, sacré/profane).
Elle séduit par le langage (slogans, paradoxes, relativisme).
Elle prépare le terrain à une figure qui incarnera cette confusion : l’Antéchrist.
III. L’esprit de l’Antéchrist
Résumé du chapitre :
La société traverse aujourd’hui un profond bouleversement des valeurs, marqué par un rejet croissant non seulement des repères laïques, mais aussi de l’ordre religieux. Ce mouvement exprime un désir d’émancipation totale de toute référence divine, signe de ce que la tradition appelle « l’esprit de ce monde », associé à l’Antéchrist.
Dans ce climat, tout ce qui touche à Dieu, à la foi et aux symboles spirituels est systématiquement contesté. Les Juifs, peuple de l’Alliance, deviennent une cible privilégiée, et cette hostilité pourrait bientôt s’étendre plus directement aux doctrines chrétiennes. L’ensemble de ces attitudes correspond à une forme d’apostasie : une révolte généralisée où l’homme affirme son autosuffisance et son refus de Dieu.
Texte intégral :
On constate aujourd’hui, aussi bien dans le monde qu’en France, un profond bouleversement des valeurs qui structurent la société. Ce phénomène ne se limite plus au questionnement des règles laïques : il s’étend désormais à une remise en cause vigoureuse de l’ordre religieux, dont le rejet se fait entendre de manière spectaculaire.
La tendance dominante est le désir de se libérer de toute influence divine. Cet état d’esprit, caractéristique de la société actuelle, reflète la réalité de « l’esprit de ce monde », identifié ici comme celui de l’Antéchrist. Ainsi, tout ce qui concerne Dieu, la foi et les valeurs spirituelles, ainsi que les symboles religieux et ce qu’ils représentent, subissent un rejet systématique. Ce rejet s’attaque en particulier à l’autorité de Dieu.
Alors que les doctrines de l’Église sont déjà remises en cause, tout indique que ces contestations ne feront que s’amplifier. Dans ce climat où le sacré dérange, les Juifs, peuple de l’Alliance et mémoire vivante de l’histoire de Dieu, deviennent une cible privilégiée. Mais cette hostilité n’en restera pas là. Ce qui frappe aujourd’hui le peuple juif pourrait bien, demain, se tourner plus violemment encore contre les doctrines chrétiennes. C’est le signe d’une opposition grandissante à tout ce qui rappelle la présence de Dieu dans l’histoire.
Cet ensemble de comportements et d’attitudes correspond à ce que la tradition nomme littéralement l’apostasie : une révolte généralisée contre Dieu et contre tout ce qui se rattache à Lui. Dans cette dynamique, l’être humain exalte son autosuffisance et affirme qu’il peut se passer de Dieu. Une telle posture manifeste précisément les effets de l’esprit de l’Antéchrist.
IV. Les dangers pour l’Eglise
Résumé du chapitre :
Le texte explique que l’esprit contestataire issu de Mai 68 a progressivement pénétré l’Eglise, introduisant une remise en cause systématique de l’autorité spirituelle. Cette attitude, qui peut sembler saine lorsqu’elle s’appuie sur l’examen biblique, devient problématique lorsqu’elle engendre des conflits internes, affaiblit les priorités spirituelles et pousse certains à édulcorer les Ecritures pour les rendre plus acceptables.
Ces dérives, subtiles et progressives, altèrent insensiblement la vie de l’Eglise, comme une saleté invisible sur un plafond blanc. L’auteur insiste que la Parole de Dieu, doit rester intacte et non adaptée aux normes du monde afin de préserver son autorité.
Texte intégral :
La révolution initiée lors des événements de Mai 68 s’est inscrite dans l’histoire comme un mouvement de contestation profonde. Depuis lors, ses principes se sont insérés de façon discrète mais persistante, influençant progressivement le fonctionnement interne de l’Église.
En introduisant un esprit de remise en cause et de contestation, cette influence a modifié la dynamique des communautés religieuses, suscitant une interrogation légitime : le dirigeant religieux a-t-il raison ? Cette interrogation peut sembler saine au premier abord, en s’appuyant sur l’exemple des Béréens qui vérifiaient tout à la lumière des Écritures ( Actes des apôtres 17.10-12 ).
Toutefois, il est préoccupant de constater que cette contestation systématique et ce désir d’écouter des paroles agréables s’inscrivent dans la même logique que celle qui anime la société contemporaine.
Lorsque le responsable d’une Église consacre plus de temps à gérer les conflits internes qu’à la prière et à l’étude de la Bible, cela révèle un profond malaise ( Actes des apôtres 17.5 , Actes des apôtres 13.45 , 2 Corinthiens 10.5 , 1 Corinthiens 14.33 ). Cette situation témoigne d’une dérive où les priorités spirituelles sont reléguées au second plan au profit de problèmes humains.
Une autre manifestation de cette influence se retrouve lorsque certains chrétiens souhaitent atténuer, voire altérer, le sens de certains versets bibliques sous prétexte qu’ils pourraient heurter la sensibilité de certains. De plus, on observe que des principes issus du monde extérieur s’immiscent dans la maison de Dieu et finissent par servir de référence, remettant en cause l’autorité des Écritures.
Ces dérives ne s’installent pas brutalement ; elles s’introduisent de manière subtile et progressive, à tel point qu’il devient parfois difficile d’en évaluer la gravité. Cette réalité peut être illustrée par l’exemple d’un plafond blanc d’une pièce avec un cheminée qui, à première vue, semble impeccable. Pourtant, lorsqu’on le nettoie avec un chiffon humide, une autre réalité apparaît : le plafond a perdu sa blancheur initiale, révélant une altération insidieuse jusque-là invisible.
De la même manière, la parole de Dieu ne doit pas être modifiée dans le but de se conformer aux principes de notre société. Elle doit rester la référence, sans compromis, afin de préserver sa pureté et son autorité.
V. Psaumes 2
Résumé du chapitre :
Le passage du Psaume 2 montre l’humanité en révolte contre Dieu et contre l’autorité qu’Il a établie. Les « chaînes » symbolisent la loi divine, perçue non comme une protection mais comme une contrainte.
L’homme refuse désormais ces limites et cherche à s’en libérer pour suivre ses propres règles. Cette attitude exprime une volonté d’émancipation spirituelle qui rejette la Parole de Dieu au profit de normes humaines.
Texte intégral :
Nous lisons au :
*Pourquoi cette agitation parmi les nations
Les rois de la terre se soulèvent
«Arrachons leurs liens,
Les « chaînes » évoquées dans le Psaume 2 symbolisent la loi de Dieu, c’est-à-dire l’ensemble des principes qu’Il a établis et annoncés notamment par le Messie Jésus. Ce passage souligne le rejet de ces règles par l’humanité : l’homme ne souhaite plus se soumettre à l’autorité divine, il ne supporte plus ces « liens » qui lui rappellent les limites posées par Dieu.
Au lieu de suivre la voie tracée par la Parole, il préfère s’affranchir de toute contrainte spirituelle et adopter ses propres principes, cherchant ainsi à se libérer de ce qu’il perçoit comme des entraves à sa liberté. Cette attitude traduit une volonté de s’émanciper de la loi divine, au profit de normes et de valeurs qui lui sont propres.
VI. Le rôle institutionnel de l’Eglise
Résumé du chapitre :
Le texte présente l’Église comme un lieu central de la vie chrétienne. Elle rassemble les croyants pour la prière et la célébration des sacrements institués par Jésus : le baptême, le mariage et la Sainte Cène.
L’Eglise est aussi un phare spirituel, un espace où Dieu se rend présent et où les fidèles sont appelés à être lumière dans un monde matérialiste. Enfin, elle assure la transmission de la doctrine par l’enseignement biblique, la prédication et la formation de nouveaux disciples, afin de préserver et transmettre fidèlement la Parole de Dieu.
Texte intégral :
Lieu de culte et de sacrements
Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières.
L’Eglise est le lieu où les fidèles se rassemblent pour prier et célébrer les sacrements.
Le baptême est institué par Jésus lui-même :
Allez [donc], faites de toutes les nations des disciples, baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit
Le mariage est sanctifié par la Parole :
Ainsi, ils ne sont plus deux mais ne font qu'un. Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.»
La Sainte Cène est instituée par Jésus comme mémorial de son sacrifice : « Faites ceci en mémoire de moi. » ( Luc 22.19 , 1 Corinthiens 11.23-26 ). Elle rappelle la mort et la résurrection du Christ, nourrit la communion fraternelle et fortifie la foi des croyants.
Phare spirituel
En effet, là où deux ou trois sont rassemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux.»
L’Église est un lieu de rencontre avec Dieu, même dans un monde matérialiste.
Elle est appelée à être lumière :
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée,
Elle offre un espace de recueillement et de méditation, rappelant que
Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
Transmission de la doctrine
Toute l'Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour corriger, pour instruire dans la justice,
L’Église perpétue la foi par la prédication et l’enseignement biblique.
Paul rappelle :
Ne rendez à personne le mal pour le mal. Recherchez ce qui est bien devant tous les hommes.
La mission est claire :
Ce que tu as entendu de moi en présence de nombreux témoins, confie-le à des personnes fidèles qui soient capables de l'enseigner aussi à d'autres.
Conclusion
Résumé du chapitre :
Le texte affirme que les dérives doctrinales annoncées dans la Bible doivent être attendues par les chrétiens, car elles servent à éprouver leur discernement et leur fidélité. Face à ces épreuves, l’Église est appelée à rester vigilante et à examiner chaque enseignement à la lumière des Écritures, à l’exemple des Béréens.
La Bible doit demeurer l’unique autorité pour le croyant, aucune parole humaine ne pouvant la contredire. Guidé par le Saint‑Esprit, le chrétien est conduit dans la vérité et protégé contre l’égarement.
Texte intégral :
Les dérives précédemment évoquées ne doivent en aucun cas surprendre le chrétien. En effet, elles sont clairement annoncées dans la Bible, notamment dans 2 Corinthiens 11.26 , Matthieu 7.15 , 1 Corinthiens 11.19 et Matthieu 24.24 . Leur survenue est inscrite dans le plan de Dieu et constitue une épreuve de discernement pour les croyants. Ces événements servent à éprouver la fidélité des disciples du Christ et à distinguer le vrai du faux.
Elles rappellent l’importance pour l’Église de demeurer vigilante et solidement enracinée dans la Parole. À l’exemple des Béréens mentionnés dans Actes des apôtres 17.11 , il convient de vérifier chaque enseignement à la lumière des Écritures. La vigilance et l’examen constant de la doctrine sont essentiels pour éviter de se laisser égarer.
En conclusion, il apparaît que la Bible, en tant que Parole de Dieu, doit rester l’unique référence dans la vie du chrétien. Aucune parole humaine qui serait en contradiction avec les textes bibliques ne doit être acceptée. Le guide véritable du croyant est la Bible, éclairée par le Saint-Esprit qui conduit chacun dans toute la vérité. Comme il est écrit dans :
Quand le défenseur sera venu, l'Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu et vous annoncera les choses à venir.
