Révélation
APO011
Le troisième sceau, le troisième cavalier

Pour plus d’informations

Vous pouvez consulter l’annexe ANN105 : L’inérrance de la Bible

Vous pouvez consulter le chapitre : Le prophète Daniel

Vous pouvez consulter l’annexe ANN067 : L’explication des 70 semaines de Daniel

Introduction

Résumé du paragraphe :

Le troisième sceau révèle un cheval noir dont le cavalier tient une balance, symbole de rationnement et de pénurie. Une voix annonce des prix exorbitants pour les denrées essentielles, signe d’une famine qui suit naturellement la conquête et la guerre.

Cette scène souligne la fragilité des ressources humaines et rappelle la dépendance spirituelle de l’humanité face à la précarité du monde.

 

Texte intégral :

Lorsque l’Agneau ouvre le troisième sceau, Jean voit apparaître un cheval noir, monté par un cavalier tenant une balance dans sa main. Une voix retentit au milieu des quatre êtres vivants, annonçant le prix du blé et de l’orge, ainsi que la préservation du vin et de l’huile.

Cette vision, brève mais saisissante, introduit un nouveau jugement : après la conquête (cheval blanc) et la guerre (cheval rouge), vient la famine et la pénurie. Le cheval noir symbolise la privation et l’injustice économique, tandis que la balance évoque le rationnement et la fragilité des ressources.

Le texte souligne ainsi la progression dramatique des sceaux : les conflits engendrent la disette, et la survie devient incertaine. Cette introduction ouvre la réflexion sur la portée spirituelle de ce sceau, qui révèle la dépendance de l’humanité aux biens matériels et la précarité de la paix terrestre

 

Nous avons atteint la quatrième section du livre, intitulée « Les choses à venir », et nous abordons actuellement le deuxième sujet : l’ouverture des sept sceaux.

 

Le plan du livre

 

I. Introduction : Apocalypse 1.1-3.

II. Les choses passées : « ce que tu as vu » Apocalypse 1.4-20.

III. Les choses présentes : « ce qui est », le message du Seigneur aux sept Eglises Apocalypse 2.1 à Apocalypse 3.22.

 

IV. Les choses à venir

 

A             Le trône de Christ ; le livre scellé, Apocalypse 4.1 à Apocalypse 5.14.

 

B             Ouverture des 7 sceaux, Apocalypse 6.1-17 à Apocalypse 8.1.

 

C             Parenthèse : Les Juifs et les païens sauvés pendant la tribulation, Apocalypse 7.1-17.

D             Jugement annoncé par les sept trompettes, Apocalypse 8.2 à Apocalypse 9.21 et Apocalypse 11.15-19.

E              Parenthèse : prélude à la septième trompette, Apocalypse 10.1 à Apocalypse 11.14.

F              Personnages dominants, Apocalypse 12.1-18.

G             Avènement et règne de la Bête et du faux prophète, Apocalypse 13.1-18.

H             Parenthèse : visions prophétiques, Apocalypse 14.1-20.

I               Jugements annoncés par les sept coupes de la colère de Dieu, Apocalypse 15.1 à Apocalypse 16.21.

J               Condamnation de la grande Babylone, Apocalypse 17.1 à Apocalypse 19.6.

K              Préparatifs pour la bataille d’Harmaguédon et pour le règne de mille ans, Apocalypse 19.7 à Apocalypse 20.6.

L              Jugement dernier ; description de la cité sainte, Apocalypse 20.7 à Apocalypse 22.5.

V. Conclusion : dernier message de la Bible, Apocalypse 22.6-21.

Ce plan provient des commentaires de Scofield.

I. Le texte

Apocalypse 6.5–6 (S21) : « Quand l'Agneau ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant dire: «Viens.» Je regardai et je vis apparaître un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main. Et j'entendis [comme] une voix dire, au milieu des quatre êtres vivants: «Une mesure de blé pour une pièce d'argent et trois mesures d'orge pour une pièce d'argent, mais ne touche pas à l'huile et au vin.» »

Jean est témoin de l’ouverture du troisième sceau par l’Agneau. A ce moment précis, le troisième des quatre êtres vivants élève la voix et proclame : « Viens ». Aussitôt, un cheval noir apparaît, monté par un cavalier tenant une balance à la main.

Ce dernier reçoit de Dieu la mission spécifique de réduire la nourriture produite par la terre. Dès lors, le cavalier se met en marche pour accomplir cette tâche, marquant ainsi le début d’une période marquée par la restriction des ressources alimentaires.

II. Les éléments symboliques

Résumé du paragraphe :

Le troisième sceau dévoile un cheval noir, symbole de deuil, privation et famine, monté par un cavalier tenant une balance, signe de rationnement et d’injustice économique. La voix divine annonce des prix exorbitants pour le blé et l’orge, tandis que l’huile et le vin sont préservés, révélant un déséquilibre social où les pauvres souffrent et les riches conservent leurs privilèges.

Cette scène montre que la famine découle de la conquête et de la guerre, met en lumière la fragilité des systèmes économiques, et rappelle que même dans le jugement, Dieu demeure souverain.

Elle enseigne la dépendance humaine aux biens matériels et la nécessité de rechercher la justice et la paix en Christ.

 

Texte intégral :

Cette analyse examine en détail les aspects symboliques du troisième sceau (Apocalypse 6.5-6). Ce passage présente une grande richesse d’images et de significations.

Les éléments symboliques du troisième sceau

 

  1. Le cheval noir

Couleur noire : symbole de deuil, de privation, de famine. Dans la Bible, le noir est associé à la détresse et à l’absence de lumière (cf.

Jérémie 14.2 (S21) : « Juda est endeuillé. »

).

Contraste avec les autres chevaux : après le blanc (conquête) et le rouge (guerre), le noir annonce les conséquences sociales et économiques : la famine.

Sens pédagogique : le noir est une couleur immédiatement évocatrice de manque et de désolation.

 

  1. Le cavalier

Objet tenu : une balance dans sa main.

Rôle : il ne porte pas une arme de guerre, mais un instrument de mesure, la famine n’est pas une destruction brutale, mais une privation organisée et contrôlée.

Symbolisme : il incarne la justice distributive dévoyée, où les ressources sont comptées au détail près, révélant la précarité de la survie humaine.

 

  1. La balance

Instrument de mesure : utilisée pour peser les denrées alimentaires.

Symbole du rationnement : les vivres sont si rares qu’ils doivent être pesés avec précision.

Lien biblique : Ezéchiel 4.16-17 annonce que le peuple « mangera son pain au poids et avec inquiétude », signe de jugement divin.

Portée spirituelle : la balance montre que la famine est une conséquence directe des jugements, mais aussi une révélation de l’injustice économique.

 

  1. La voix au milieu des quatre êtres vivants

Origine : elle vient du centre, là où Dieu siège, ce rationnement est sous contrôle divin.

Message : « Une mesure de blé pour un denier, et trois mesures d’orge pour un denier ; mais ne fais point de dommage au vin ni à l’huile. »

Sens : annonce des prix exorbitants pour les denrées de base, mais une préservation des produits de luxe (huile, vin).

Symbolisme : injustice sociale, les pauvres souffrent de la famine, tandis que les riches conservent leurs privilèges.

 

  1. Le prix du blé et de l’orge

Un denier : salaire d’un ouvrier pour une journée.

Une mesure de blé : quantité suffisante pour nourrir une seule personne, un travailleur ne peut nourrir sa famille.

Trois mesures d’orge : nourriture de moindre qualité, plus accessible, mais toujours insuffisante.

Sens : famine sévère, inflation, déséquilibre économique.

Portée pédagogique : montre la fragilité des systèmes économiques et la dépendance humaine aux ressources.

 

  1. Le vin et l’huile épargnés

Produits préservés : symboles de luxe, de joie et de confort.

Contraste : les biens essentiels manquent, mais les produits secondaires restent disponibles.

Sens spirituel : injustice et déséquilibre, les riches gardent leurs privilèges, les pauvres souffrent.

Lecture théologique : Dieu limite le jugement, la famine n’est pas totale, mais elle révèle l’injustice sociale.

 

Portée théologique et pédagogique

Progression des sceaux : conquête → guerre → famine → mort. Le troisième sceau est une étape logique : la guerre entraîne la pénurie.

Souveraineté divine : même la famine est permise et limitée par Dieu (« ne fais point de dommage au vin ni à l’huile »).

Message spirituel : la dépendance humaine aux biens matériels est mise en lumière ; seule la providence divine assure la véritable sécurité.

Application pédagogique : ce sceau illustre la fragilité des équilibres économiques et la nécessité de chercher la justice et la paix en Christ.

 

Synthèse

Le troisième sceau révèle la famine et l’injustice économique à travers :

Le cheval noir (privation, deuil).

Le cavalier avec une balance (rationnement, contrôle).

La voix divine (jugement sous souveraineté).

Le prix du blé et de l’orge (inflation, insuffisance).

Le vin et l’huile épargnés (injustice sociale, jugement limité).

Ensemble, ces symboles enseignent que la guerre et les conflits engendrent la famine, que les injustices sociales s’accentuent, et que Dieu reste souverain même dans les jugements.

III. L’être vivant ?

Résumé du paragraphe :

Le troisième sceau est annoncé par le troisième être vivant, celui qui a une face d’homme, symbole de raison, discernement et humanité. Ce messager introduit le cheval noir, signe de famine et de rationnement, et relie la liturgie céleste au jugement terrestre.

Le choix de cet être vivant est significatif : la famine touche l’humanité dans ses besoins les plus essentiels, et l’homme, celui qui mesure et rationne, reflète parfaitement la portée de ce jugement.

 

Texte intégral :

Dans Apocalypse 6.5, c’est le troisième être vivant qui annonce l’ouverture du troisième sceau et introduit le cavalier du cheval noir.

 

Rappel des quatre êtres vivants (Apocalypse 4.6-8) placés autour du trône de Dieu.

Chacun a une apparence différente :

Premier : semblable à un lion.

Second : semblable à un veau.

Troisième : ayant une face comme celle d’un homme.

Quatrième : semblable à un aigle qui vole.

Tous sont remplis d’yeux et ont six ailes, proclamant sans cesse la sainteté de Dieu.

 

Le troisième être vivant

Aspect : il a une face comme celle d’un homme (Apocalypse 4.7).

Symbolisme : l’homme est symbole de raison, intelligence et discernement. Il représente la dimension humaine dans la création, en contraste avec les autres figures animales.

Dans la tradition, il est parfois associé à l’Evangile de Luc, qui met en avant l’humanité du Christ.

Rôle dans Apocalypse 6.5 :

Il dit à Jean : « Viens ».

Il introduit la vision du cheval noir et du cavalier avec la balance.

Sa voix relie la liturgie céleste au jugement terrestre.

Portée spirituelle

Le fait que ce soit l’être vivant à face d’homme qui annonce la famine est significatif : la famine touche directement l’humanité dans sa dimension la plus fragile : la nourriture, la survie.

L’homme est celui qui mesure, calcule, rationne, cohérent avec la balance du cavalier noir. Cela souligne que les jugements divins concernent la vie humaine dans ses besoins essentiels.

 

Synthèse

L’être vivant qui annonce le troisième cavalier est le troisième être vivant, ayant une face comme celle d’un homme. Il symbolise la raison et l’humanité. Il introduit le cheval noir, signe de famine et de rationnement.

Son intervention souligne que ce jugement touche directement la condition humaine et ses besoins vitaux.

 

IV. Le cavalier

Résumé du paragraphe :

Le troisième cavalier, monté sur le cheval noir, tient une balance, signe de rationnement plutôt que d’attaque. Il représente la famine, la privation des biens essentiels et la fragilité de la subsistance humaine.

Son action, permise par Dieu, manifeste une force impersonnelle qui bouleverse l’équilibre économique et social. Symbole d’un jugement mesuré mais sévère, il rappelle la vulnérabilité humaine et la précarité de la sécurité matérielle.

Dans la progression des sceaux, il apparaît logiquement après la conquête et la guerre, qui conduisent à la famine.

 

Texte intégral :

Le troisième cavalier

 

  1. Identité

C’est le cavalier du cheval noir.

Il est décrit comme tenant une balance dans sa main.

Contrairement aux deux premiers cavaliers (arc et épée), il ne porte pas une arme de guerre mais un instrument économique.

 

  1. Fonction

Sa mission est liée à la famine et au rationnement.

Il incarne la privation des biens essentiels, la fragilité de la subsistance humaine.

Il agit sous l’autorité divine : il ne sort qu’après l’ouverture du sceau par l’Agneau et l’appel de l’être vivant.

 

  1. Symbolisme

Balance : symbole du calcul minutieux, du rationnement, de la justice distributive dévoyée.

Rôle du cavalier : il personnifie la famine comme une force impersonnelle qui domine les sociétés.

Caractère impersonnel : il n’est pas nommé, ce qui souligne qu’il représente une réalité universelle plutôt qu’un individu historique.

 

  1. Portée spirituelle

Le cavalier noir révèle que la famine est une puissance qui agit dans l’histoire, permise par Dieu.

Il montre que l’humanité est vulnérable : un seul cavalier suffit à bouleverser l’équilibre économique et social.

Il rappelle que la survie matérielle est précaire et que seule la providence divine assure la véritable sécurité.

 

Synthèse

Le troisième cavalier est la personnification de la famine et du rationnement.

Il tient une balance, signe de calcul et de privation.

Il agit comme une force impersonnelle, universelle, qui révèle la fragilité humaine.

Son apparition marque une étape logique dans la progression des jugements : après la conquête et la guerre, vient la famine.

V. Le cheval noir

Résumé du paragraphe :

Le cheval rouge‑feu symbolise la guerre qui se déchaîne sur la terre. Sa couleur évoque le sang, l’incendie et la violence, annonçant immédiatement un climat de conflit généralisé.

Comme cheval, il représente la puissance et la propagation rapide de la guerre. En contraste avec le cheval blanc du premier sceau, il marque le passage de la conquête à la guerre ouverte.

Il incarne ainsi un monde enflammé où la paix est retirée et où la violence collective se répand.

 

Texte intégral :

Le cheval rouge-feu du deuxième sceau (Apocalypse 6.3-4) est une image extrêmement riche en symboles. Voici une analyse détaillée :

 

  1. Sa couleur : rouge‑feu

  • Rouge : évoque le sang versé, la guerre, l’incendie et la colère.
  • Rouge‑feu : intensifie l’idée d’embrasement, comme une terre enflammée par les conflits.
  • Impact visuel : la couleur annonce immédiatement un climat de violence généralisée.

 

  1. Sa fonction symbolique

  • Le cheval est un vecteur de puissance, de mouvement et d’irruption.
  • Ici, il devient le support de la guerre, l’animal qui porte et manifeste la dynamique du conflit.
  • Il représente la propagation rapide de la violence : la guerre ne reste pas statique, elle se répand.

 

  1. Son contraste avec le premier cheval

  • Le blanc du premier cheval évoquait la conquête initiale.
  • Le rouge‑feu marque un basculement : la conquête se transforme en guerre ouverte.
  • Ce contraste visuel structure la progression des jugements.

 

  1. Sa portée symbolique

  • Le cheval rouge‑feu n’est pas un simple décor : il incarne la nature même du jugement.
  • Il représente un monde enflammé par les conflits, où la paix est retirée.
  • Il est le symbole animal de la violence collective qui se déchaîne.

 

Synthèse

Le cheval rouge‑feu symbolise la guerre qui embrase la terre : sa couleur évoque le sang, l’incendie et la violence, tandis que sa nature de cheval exprime la puissance et la propagation rapide du conflit. Par son contraste avec le cheval blanc, il marque le passage de la conquête à la guerre ouverte et devient l’image même d’un monde où la paix est ôtée.

VI. La balance

Résumé du paragraphe :

La balance du troisième cavalier symbolise un rationnement strict : elle n’est pas une arme, mais un instrument économique qui évoque la pénurie, la distribution au poids et une justice dévoyée où les ressources sont comptées sans équité.

Impersonnelle et froide, elle représente la famine comme un processus administré.

Spirituellement, elle révèle la fragilité humaine, l’illusion de maîtriser les ressources et le jugement limité mais réel permis par Dieu.

 

Texte intégral :

La balance du troisième cavalier : sens et portée

 

  1. Un instrument économique, non militaire

La balance n’est pas une arme : elle signale que le jugement du troisième sceau n’est pas une destruction violente, mais une privation mesurée, contrôlée, administrée.

 

  1. Symbole du rationnement

Dans l’Antiquité, on pesait les denrées lorsque les ressources étaient extrêmement rares. La balance évoque donc :

  • La pénurie,
  • La distribution au compte-gouttes,
  • La survie calculée.

Elle renvoie directement aux annonces prophétiques où le pain est « mangé au poids » (Ézéchiel 4.16‑17).

 

  1. Image d’une justice distributive dévoyée

La balance est normalement un symbole de justice. Ici, elle devient le signe d’une injustice économique :

  • Les ressources sont pesées,
  • Mais elles ne sont pas équitablement accessibles.

La balance montre que la famine n’est pas seulement un manque, mais un déséquilibre social.

 

  1. Un instrument impersonnel

La balance n’exprime ni colère ni violence : elle représente une force froide, presque administrative. Elle incarne la famine comme un processus, non comme un acte ponctuel.

 

  1. Portée spirituelle

La balance révèle :

  • La fragilité de la subsistance humaine,
  • La vanité de croire que l’homme contrôle ses ressources,
  • La limitation imposée par Dieu : la famine est permise, mais encadrée.

 

Synthèse

La balance du troisième cavalier symbolise un rationnement strict, une injustice économique et la précarité humaine, montrant que la famine est un jugement mesuré mais implacable.

VII. La voix au milieu des quatre êtres vivants

Résumé du paragraphe :

La voix au milieu des quatre êtres vivants provient du centre du trône, signe de l’autorité directe de Dieu. Elle ne provoque pas le jugement, mais en fixe les limites, montrant que même la crise est mesurée et encadrée.

Cette voix relie le ciel et la terre, affirmant que les événements ne sont ni arbitraires ni livrés au hasard : Dieu demeure au centre, souverain, même au cœur du désordre.

 

Texte intégral :

La voix au milieu des quatre êtres vivants, un élément clé du troisième sceau.

 

  1. Une voix qui vient du centre

L’expression « au milieu des quatre êtres vivants » indique une origine centrale, c’est‑à‑dire du lieu même où Dieu siège (Apocalypse 4). Cette voix ne vient pas d’un des êtres vivants, mais du cœur du trône, du centre de l’autorité divine.

 

  1. Un signe d’autorité souveraine

Parce qu’elle émane du centre du trône, cette voix porte :

  • L’autorité de Dieu,
  • La légitimité du jugement,
  • La garantie que ce qui est annoncé n’est pas arbitraire, mais voulu et limité par Dieu.

Elle n’est pas une voix de chaos, mais une voix d’ordre.

 

  1. Une voix qui régule et encadre

Cette voix ne déclenche pas l’action : elle définit les limites du jugement. Elle fixe les prix, elle détermine ce qui est touché et ce qui ne doit pas l’être. Elle montre que même dans le désordre apparent, il existe une mesure, une frontière, une maîtrise divine.

 

  1. Un lien entre le ciel et la terre

La voix joue un rôle de médiation :

  • Elle part du trône,
  • Elle traverse le cercle des êtres vivants,
  • Elle atteint la scène terrestre.

Elle relie la liturgie céleste (louange, sainteté, ordre) au jugement terrestre (pénurie, déséquilibre).

 

  1. Portée spirituelle

Cette voix révèle que :

  • Les événements ne sont pas livrés au hasard,
  • Dieu reste au centre, même dans les temps de crise,
  • Le jugement est encadré, non illimité,
  • La souveraineté divine demeure intacte.

 

Synthèse

La voix au milieu des quatre êtres vivants est la voix du trône, expression directe de l’autorité divine qui encadre et limite le jugement, rappelant que Dieu reste au centre même lorsque la terre traverse la crise.

VIII. Le prix du blé et de l’orge

Résumé du paragraphe :

Le prix du blé et de l’orge dans Apocalypse 6.6 révèle une famine extrême : un denier, salaire d’une journée, ne permet d’acheter qu’une ration individuelle, même pour l’orge de moindre qualité.

Cette inflation dramatique signale une pénurie sévère, un effondrement économique et une injustice sociale où les plus pauvres sont immédiatement touchés.

Spirituellement, ces prix montrent la fragilité des ressources humaines et la dépendance de l’humanité à la providence divine.

 

Texte intégral :

Le prix du blé et de l’orge dans Apocalypse 6.6 un indicateur économique et spirituel de la famine

Il convient de souligner que, bien que ces événements soient prévus pour le futur, Jean les décrit en utilisant ses propres repères temporels. En réalité, Dieu maintient les références correspondant à l’époque de Jean pour leur explication.

 

  1. Un prix exorbitant

La voix annonce :

  • Une mesure de blé pour un denier
  • Trois mesures d’orge pour un denier

Or, dans l’Antiquité, un denier = salaire d’un ouvrier pour une journée. Cela signifie qu’une journée entière de travail ne permet d’acheter qu’une ration individuelle, pas de quoi nourrir une famille.

Le prix n’est donc pas simplement élevé : il est insoutenable.

 

  1. Blé et orge : deux niveaux de qualité

  • Le blé : nourriture de qualité, plus nutritive, plus chère.
  • L’orge : céréale plus grossière, souvent réservée aux pauvres ou aux animaux.

Le fait que l’orge soit trois fois plus abondante pour le même prix montre que même la nourriture de moindre qualité devient difficilement accessible.

 

  1. Un signe de famine sévère

Dans un contexte normal :

  • Un denier permettait d’acheter 10 à 12 fois plus de blé. Ici, la quantité est réduite à l’extrême.

Ce prix révèle :

  • Une inflation massive,
  • Une rupture des chaînes d’approvisionnement,
  • Une pénurie généralisée.

 

  1. Un déséquilibre économique profond

Le texte ne décrit pas seulement un manque de nourriture, mais un effondrement du système économique :

  • Les denrées essentielles deviennent inaccessibles,
  • Le travail ne suffit plus à vivre,
  • La survie devient un calcul quotidien.

Le prix du blé et de l’orge devient ainsi un symbole de l’injustice sociale : les plus pauvres sont immédiatement frappés.

 

  1. Portée spirituelle

Ces prix exorbitants montrent :

  • La fragilité des ressources humaines,
  • La vanité de la sécurité économique,
  • La dépendance de l’humanité à la providence divine.

Ils rappellent que la famine n’est pas seulement un phénomène naturel, mais un jugement mesuré, révélant la précarité de la condition humaine.

 

Synthèse

Le prix du blé et de l’orge exprime une famine extrême, où une journée de travail ne suffit plus à se nourrir, révélant un effondrement économique, une injustice sociale et la fragilité de la subsistance humaine.

IX. Le vin et l’huile épargnés

Résumé du paragraphe :

Le vin et l’huile sont volontairement préservés, contrairement aux céréales essentielles. Produits secondaires associés au confort et parfois au luxe, ils restent disponibles et non rationnés alors que le blé et l’orge deviennent inaccessibles.

Ce contraste révèle une injustice sociale et montre que la famine est un jugement limité, encadré par Dieu. Leur maintien souligne la disproportion entre les plaisirs conservés et les besoins vitaux manquants, rappelant la vanité des richesses et la souveraineté divine.

 

Texte intégral :

Le vin et l’huile dans Apocalypse 6.6, un contraste théologique et économique majeur

 

  1. Des produits préservés

La voix ordonne : « Ne fais point de dommage au vin ni à l’huile. » Contrairement au blé et à l’orge, ces deux produits ne doivent pas être touchés.

Cette préservation est volontaire, délibérée, encadrée.

 

  1. Des biens non essentiels

Dans l’Antiquité :

  • L’huile servait à l’onction, aux soins, à la cuisine raffinée,
  • Le vin était symbole de joie, de fête, de confort.

Ce ne sont pas des aliments de base : ce sont des produits secondaires, parfois associés au luxe.

 

  1. Un contraste économique frappant

Alors que les denrées essentielles deviennent hors de prix :

  • Le vin et l’huile restent abondants,
  • Ils ne subissent pas la même inflation,
  • Ils ne sont pas rationnés.

Ce contraste met en lumière une injustice sociale : les biens de confort subsistent, tandis que les biens vitaux manquent.

 

  1. Un jugement limité

La préservation du vin et de l’huile montre que :

  • La famine est réelle, mais non totale,
  • Dieu limite la portée du jugement,
  • Tout n’est pas détruit, tout n’est pas touché.

Il y a une mesure, une frontière, un contrôle divin.

 

  1. Portée spirituelle

Le maintien du vin et de l’huile révèle :

  • La disproportion entre les besoins humains et les priorités sociales,
  • La vanité des richesses qui subsistent alors que la vie quotidienne s’effondre,
  • La souveraineté de Dieu, qui décide ce qui est frappé et ce qui est épargné.

Cela rappelle que l’homme peut conserver ses plaisirs, mais perdre l’essentiel.

 

Synthèse

Le vin et l’huile, volontairement préservés, soulignent une injustice sociale et un jugement limité, montrant que Dieu encadre la famine tout en révélant la disproportion entre les biens de confort et les besoins vitaux.

 

VII. Lien avec le discours du mont des Oliviers

Résumé du paragraphe :

Le troisième cavalier, symbole de famine, s’inscrit dans la même progression que celle annoncée par Jésus dans le discours du mont des Oliviers.

Dans Matthieu 24, Marc 13 et Luc 21, Jésus décrit une suite d’événements : tromperies, guerres, famines, puis morts et pestes, exactement l’ordre des quatre premiers sceaux d’Apocalypse 6.

Ainsi, la famine du troisième cavalier correspond directement aux famines annoncées par Jésus, et s’intègre dans la même dynamique que les autres jugements bibliques : une montée progressive des crises, de la tromperie à la guerre, puis à la famine et à la mort.

 

Texte intégral :

Oui, il existe un lien clair et reconnu entre le troisième cavalier (le cheval noir = famine), le troisième fléau dans la logique des jugements, et le discours sur le mont des Oliviers. Les sources que nous avons confirment ce parallélisme.

  1. Le discours sur le mont des Oliviers annonce des famines

Dans le discours de Jésus (Matthieu 24, Marc 13, Luc 21), Jésus décrit les « commencements des douleurs » :

  • Guerres,
  • Conflits entre nations,
  • Famines,
  • Tremblements de terre.

Les famines sont explicitement mentionnées comme un signe des temps.

C’est exactement le thème du troisième cavalier : la famine.

 

  1. L’ordre des événements dans le discours du Mont des Oliviers correspond à celui des sceaux

Une source souligne que l’ordre des sceaux dans Apocalypse 6 suit l’ordre du discours du mont des Oliviers.

Dans les deux cas, on observe :

a_ Faux christs / tromperie → premier sceau (cheval blanc)

b_ Guerres et conflits → deuxième sceau (cheval rouge)

c_ Famines → troisième sceau (cheval noir)

d_ Morts massives / pestes → quatrième sceau (cheval verdâtre)

Le troisième élément dans les deux séquences est la famine.

 

  1. Le troisième cavalier = la famine annoncée par le Messie Jésus

Le troisième cavalier représente une famine sévère, mesurée, rationnée, avec inflation extrême. Jésus, dans le discours du mont des Oliviers, annonce des famines comme signe majeur des temps de crise avant la fin.

Les deux textes décrivent le même type de jugement, dans la même progression.

 

  1. Le troisième fléau (dans la logique des jugements) s’inscrit dans cette même dynamique

Même si les « fléaux » (plaies) d’Apocalypse 16 ne suivent pas exactement les sceaux, la structure générale des jugements (sceaux → trompettes → coupes) reprend les thèmes du discours de Jésus :

  • Guerres,
  • Famines,
  • Pestes,
  • Bouleversements cosmiques.

La famine du troisième cavalier correspond donc à la troisième étape dans la montée des jugements, comme dans le discours de Jésus.

 

Synthèse

Oui : le troisième cavalier (famine) correspond directement aux famines annoncées par Jésus dans le discours du mont des Oliviers, et les deux suivent la même progression : tromperie → guerre → famine → mort.

VIII. Existe-t-il un lien avec les informations communiquées par Daniel ?

Résumé du paragraphe :

Les visions de Daniel et celles d’Apocalypse 6.5‑7 convergent fortement. Les deux annoncent des temps de crise, marqués par la famine, le rationnement et l’injustice économique.

Daniel décrit des guerres et des désolations qui entraînent privations, tandis qu’Apocalypse montre la même dynamique : la guerre mène à la famine. La balance, symbole central des deux livres, exprime un jugement divin et révèle l’injustice des systèmes humains.

Les deux textes soulignent aussi que les royaumes humains produisent oppression et désolation, mais qu’ils restent soumis à la souveraineté de Dieu. Ensemble, Daniel et Apocalypse offrent une lecture cohérente : les crises économiques et alimentaires manifestent la fragilité humaine et s’inscrivent dans le cadre des jugements divins qui conduisent l’histoire vers le royaume éternel de Dieu.

 

Texte intégral :

Points de convergence entre Daniel et Apocalypse

Il existe des points de convergence clairs entre Daniel et Apocalypse 6.5-7. Les deux textes annoncent des temps de crise où les royaumes et les hommes sont frappés par la famine, l’injustice économique et la fragilité des ressources. Daniel en parle dans le cadre des visions des royaumes et des jugements, tandis qu’Apocalypse reprend ces thèmes en les inscrivant dans la séquence des sceaux.

Points de convergence Daniel et Apocalypse 6.5-7

 

  1. La famine et le rationnement

Apocalypse 6.5-6 : le cheval noir, le cavalier avec une balance, rationnement du blé et de l’orge, prix exorbitants.

Daniel 7.25 ; Daniel 9.26-27 : annonce de guerres et de désolations qui entraînent privations et souffrances.

Convergence : les conflits décrits par Daniel débouchent sur la famine, exactement comme dans Apocalypse où la guerre du cheval rouge précède la famine du cheval noir.

 

  1. La justice faussée et les balances

Apocalypse 6.5-6 : la balance symbolise une économie où tout se pèse, mais de manière injuste (prix disproportionnés).

Daniel 5.27 : « Tu as été pesé dans la balance et trouvé léger », image du jugement divin par la balance.

Convergence : la balance est un symbole commun de jugement et de mesure, révélant l’injustice des systèmes humains.

 

  1. Les conséquences des royaumes humains

Daniel 2 et 7 : succession des royaumes terrestres, chacun apportant oppression et souffrance.

Apocalypse 6.5-7 : la famine est une conséquence directe des guerres et des ambitions humaines.

Convergence : les deux textes montrent que les royaumes humains produisent désolation et privation, et qu’ils sont soumis au jugement divin.

 

  1. La souveraineté divine

Daniel 2.44 : Dieu établira un royaume éternel qui brisera les royaumes humains.

Apocalypse 6.5-7 : c’est l’Agneau qui ouvre le sceau, montrant que même la famine est sous contrôle divin.

Convergence : Dieu reste souverain au milieu des crises, et les jugements sont permis dans le cadre de son plan.

 

Synthèse

Le cheval noir de l’Apocalypse et les visions de Daniel convergent sur plusieurs points : la famine et le rationnement comme conséquence des guerres. La balance comme symbole de jugement et d’injustice. Les royaumes humains qui produisent désolation.

La souveraineté de Dieu qui dirige l’histoire vers son royaume éternel. Ensemble, Daniel et Apocalypse offrent une lecture cohérente : les crises économiques et alimentaires ne sont pas des accidents, mais des révélations de la fragilité humaine et des jugements divins.

IX. Commentaire

Résumé du paragraphe :

Les cavaliers montrent une montée des ténèbres humaines : la guerre mène à la famine, puis à la mort. Dieu laisse l’humanité subir les conséquences de ses choix, comme le Pharaon endurci.

Durant cette période de jugement, il n’y a plus de secours, mais certains se tournent encore vers Dieu, au prix souvent de leur vie, montrant que l’espérance subsiste même au cœur des épreuves.

 

Texte intégral :

À travers l’action des cavaliers, nous observons un phénomène d’intensification des tendances les plus sombres de l’humanité. Les fléaux tels que la séduction ou la guerre sont déjà bien présents dans l’histoire humaine, mais ici, la famine apparaît comme une conséquence directe des conflits engendrés par les hommes.

Dans ce contexte, Dieu met en lumière les penchants naturels de l’homme, l’obligeant à affronter les répercussions de ses choix. Ces derniers ne conduisent qu’à la désillusion, à la souffrance et, finalement, à la mort.

Cependant, il ne s’agit plus ici d’un temps où la repentance ou l’absolution sont possibles. Le processus de jugement poursuit son cours et doit arriver à son accomplissement. On peut même penser que Dieu, bien qu’ayant permis ces événements depuis le ciel, n’intervient plus de manière directe sur la terre. Il n’y a plus de secours possible pour l’humanité.

La seconde moitié de la soixante-dixième semaine de Daniel se distingue par une intensité terrifiante, mettant en exergue les instincts les plus brutaux de l’homme. Ce principe rappelle celui du Pharaon, dont le cœur s’est endurci jusqu’au moment où Dieu lui-même a renforcé cet endurcissement (Exode 4.21, Exode 7.3, Exode 9.12, Exode 10.1 ). Les hommes ayant rejeté le salut divin et choisi de suivre leurs penchants, Dieu les confirme dans cette voie, laissant leur nature s’exprimer pleinement.

Malgré la gravité de cette période, il est important de noter que certains individus trouveront le courage de se tourner vers Dieu. Leur conversion, réalisée au cœur des épreuves et des jugements, ne sera pas sans conséquence : ils devront souvent payer de leur vie le prix de leur fidélité. Ces personnes, animées par une foi profonde, choisiront de suivre Dieu malgré les dangers et les souffrances qui les attendent. Leur engagement témoigne de la possibilité de transformation même dans les temps les plus sombres, soulignant que l’espérance subsiste là où tout semble perdu.

Conclusion

Résumé du paragraphe :

Le troisième cavalier montre que la famine et l’injustice économique découlent des conflits humains. Le cheval noir évoque le deuil, la balance le rationnement.

Malgré cette crise où le nécessaire manque et où les inégalités explosent, l’ouverture du sceau rappelle que Dieu reste souverain. Le message est clair : la sécurité matérielle est fragile, seule la providence divine demeure fiable.

 

Texte intégral :

Le troisième cavalier, monté sur le cheval noir et tenant une balance, incarne la famine et l’injustice économique qui frappent l’humanité. Sa présence rappelle que les guerres et les ambitions humaines conduisent inévitablement à la privation et à la souffrance. La couleur noire exprime le deuil et la désolation, tandis que la balance souligne la fragilité des ressources et la dureté du rationnement.

Ce sceau révèle la précarité de la vie terrestre : un salaire journalier ne suffit plus à nourrir une famille, et pourtant les produits de luxe demeurent intacts, signe d’une injustice sociale criante. Mais derrière cette image sombre, le texte souligne aussi la souveraineté de Dieu : c’est l’Agneau qui ouvre le sceau, et c’est la voix céleste qui fixe les limites du jugement.

Ainsi, le troisième cavalier n’est pas seulement une vision de famine; il est une leçon spirituelle : la paix et la subsistance humaines sont fragiles, et seule la providence divine assure la véritable sécurité. Ce sceau invite les croyants à ne pas placer leur confiance dans les richesses ou les systèmes économiques, mais à chercher la justice et la paix qui viennent de Dieu.