Révélation
APO010
Le deuxième sceau, le deuxième cavalier

Pour plus d’informations

Vous pouvez consulter l’annexe ANN105 : L’inérrance de la Bible

Vous pouvez consulter le chapitre : Le prophète Daniel

Vous pouvez consulter l’annexe ANN067 : L’explication des 70 semaines de Daniel

Introduction

Résumé du paragraphe :

Le second sceau (Apocalypse 6.3-4) révèle un cheval rouge feu dont le cavalier reçoit une épée et le pouvoir d’ôter la paix de la terre. Cette vision symbolise l’irruption de la guerre, des conflits et de la haine parmi les hommes.

Elle s’inscrit dans la progression des sceaux : après la conquête du cavalier blanc vient la division apportée par le cavalier rouge, rappelant la fragilité de la paix humaine et la réalité des luttes qui traversent l’histoire.

 

Texte intégral :

Dans le cadre de l’analyse du chapitre 6 de l’Apocalypse, l’attention se porte sur l’ouverture du second sceau par le Messie Jésus. Ce sceau, une fois ouvert, fait surgir un second cheval d’une couleur rouge feu.

Le texte ne fournit pas de description précise du cavalier, si ce n’est qu’il tient une épée et qu’il reçoit un pouvoir spécifique : celui d’ôter la paix de la terre. Ce pouvoir, loin d’être anodin, entraîne sur le monde un climat de discorde et de haine, plongeant l’humanité dans le chaos et la violence.

L’Apocalypse présente, à travers l’ouverture successive des sceaux, une série de visions qui révèlent les jugements divins ainsi que les réalités spirituelles traversant l’histoire humaine. Plus précisément, l’ouverture du second sceau (Apocalypse 6.3-4) met en scène un cheval rouge ardent.

Son cavalier se voit confier la mission d’enlever la paix sur la terre, poussant ainsi les hommes à s’entre-tuer. L’épée qui lui est donnée devient le symbole de la guerre et de la violence qui s’abat sur les peuples.

Cette représentation, à la fois brève et puissante, s’inscrit dans la continuité de la séquence des sceaux. Après le passage du cavalier blanc, porteur d’une conquête initiale, intervient celui du cavalier rouge, porteur de division et de conflits. Le récit insiste ainsi sur la fragilité intrinsèque de la paix parmi les hommes et met en lumière l’omniprésence des luttes qui jalonnent l’histoire humaine.

L’analyse qui suit se propose d’approfondir ce passage, en examinant les symboles employés, le contexte dans lequel il s’inscrit et sa portée spirituelle. Cette introduction vise à replacer le second sceau dans l’ensemble dynamique de l’Apocalypse et à ouvrir la réflexion sur la signification de cette vision marquante.

 

Nous avons atteint la quatrième section du livre, intitulée « Les choses à venir », et nous abordons actuellement le deuxième sujet : l’ouverture des sept sceaux.

 

Le plan du livre

 

I. Introduction : Apocalypse 1.1-3.

II. Les choses passées : « ce que tu as vu » Apocalypse 1.4-20.

III. Les choses présentes : « ce qui est », le message du Seigneur aux sept Eglises Apocalypse 2.1 à Apocalypse 3.22.

 

IV. Les choses à venir

 

A             Le trône de Christ ; le livre scellé, Apocalypse 4.1 à Apocalypse 5.14.

 

B             Ouverture des 7 sceaux, Apocalypse 6.1-17 à Apocalypse 8.1.

 

C             Parenthèse : Les Juifs et les païens sauvés pendant la tribulation, Apocalypse 7.1-17.

D             Jugement annoncé par les sept trompettes, Apocalypse 8.2 à Apocalypse 9.21 et Apocalypse 11.15-19.

E              Parenthèse : prélude à la septième trompette, Apocalypse 10.1 à Apocalypse 11.14.

F              Personnages dominants, Apocalypse 12.1-18.

G             Avènement et règne de la Bête et du faux prophète, Apocalypse 13.1-18.

H             Parenthèse : visions prophétiques, Apocalypse 14.1-20.

I               Jugements annoncés par les sept coupes de la colère de Dieu, Apocalypse 15.1 à Apocalypse 16.21.

J               Condamnation de la grande Babylone, Apocalypse 17.1 à Apocalypse 19.6.

K              Préparatifs pour la bataille d’Harmaguédon et pour le règne de mille ans, Apocalypse 19.7 à Apocalypse 20.6.

L              Jugement dernier ; description de la cité sainte, Apocalypse 20.7 à Apocalypse 22.5.

V. Conclusion : dernier message de la Bible, Apocalypse 22.6-21.

Ce plan provient des commentaires de Scofield.

I. Le texte

Apocalypse 6.3–4 (S21) : « Quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième être vivant dire: «Viens.» Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s'entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

Jean assiste à l’ouverture du deuxième sceau par l’Agneau. Un des quatre êtres vivants lance alors d’une voix forte : « Viens ». Un cheval rouge apparaît, monté par un cavalier armé d’une épée, à qui Dieu confie la mission de retirer la paix de la terre. Le cavalier s’en va accomplir cette tâche.

II. Les éléments symboliques

Résumé du paragraphe :

Le deuxième sceau dévoile la réalité de la guerre et de la division à travers quatre symboles : le cheval rouge, image du sang et de la violence ; le cavalier, force impersonnelle chargée d’ôter la paix ; la grande épée, signe d’un conflit étendu et d’un jugement divin ; et la paix retirée, révélant la fragilité de l’ordre humain.

L’ensemble montre que les guerres de l’histoire expriment à la fois le jugement de Dieu, la responsabilité humaine et la nécessité d’une paix qui ne peut venir que du Christ.

 

Texte intégral :

Les éléments symboliques du deuxième sceau

 

  1. Le cheval rouge

Couleur rouge : symbole du sang, de la guerre et de la violence. Dans la Bible, le rouge est souvent associé au jugement et au carnage (cf. Nahum 2.3 ; Esaïe 1.18).

Cheval : figure de puissance militaire, de rapidité et de terreur. Les chevaux évoquent les armées en marche et la guerre (Juges 5.22 ; Jérémie 4.13).

Sens global : le cheval rouge incarne la montée des conflits armés et des violences collectives, opposé au cheval blanc du premier sceau (conquête).

 

  1. Le cavalier

Non nommé : il représente une force impersonnelle, un principe de guerre plutôt qu’un individu.

Mission reçue : ôter la paix de la terre. Ce n’est pas une initiative humaine isolée, mais une action permise par Dieu dans le cadre de son jugement.

Effet : les hommes s’entretuent, ce qui souligne la responsabilité humaine dans la violence et la division.

 

  1. La grande épée

Epée (machaira megale) : symbole de guerre ouverte, de massacre et d’autorité judiciaire. Dans le monde romain, l’épée représentait le pouvoir de vie et de mort.

Grande : souligne l’ampleur du conflit, non limité à une région mais à l’échelle mondiale.

Lien biblique : l’épée est souvent associée aux jugements divins (Ezéchiel 14.21, Lévitique 26.17).

 

  1. La paix ôtée

Paix retirée : montre que la paix humaine est fragile et dépendante de la volonté divine. La paix du cavalier blanc n’était qu’un leurre.

Conséquence : guerres, révoltes, divisions sociales et familiales. Ce n’est pas seulement une guerre entre nations, mais une hostilité généralisée entre individus.

Parallèle : Jésus annonce dans Matthieu 24.6-7 des « guerres et bruits de guerres » comme signes des temps.

 

Portée théologique et pédagogique

Souveraineté du Christ : seul l’Agneau ouvre les sceaux, montrant que même les guerres sont sous le contrôle divin.

Jugement et appel à la repentance : la guerre est une conséquence du péché et un avertissement.

Fragilité humaine : la paix n’est pas durable sans Dieu ; les alliances et traités sont précaires.

Message spirituel : les croyants sont appelés à chercher la paix du Christ (Jean 14.27), qui demeure même quand la paix terrestre est ôtée.

 

Synthèse

Le deuxième sceau révèle la guerre et la division comme jugements divins, à travers trois symboles majeurs :

Le cheval rouge (violence et sang),

Le cavalier (force impersonnelle de conflit),

La grande épée (instrument de guerre mondiale),

La paix ôtée (fragilité de l’ordre humain).

Ces images enseignent que la paix véritable ne peut venir que du règne du Christ, et que les guerres de l’histoire sont autant de rappels de la condition humaine sans Dieu

III. L’être vivant ?

Résumé du paragraphe :

Les quatre êtres vivants entourent le trône de Dieu et se distinguent par leurs formes symboliques (lion, veau, homme, aigle). Leur rôle principal est d’adorer Dieu et de proclamer sa sainteté. Le second être vivant, semblable à un veau, symbole de force, de service et de sacrifice, introduit l’ouverture du deuxième sceau en appelant Jean à regarder.

Il relie ainsi la liturgie céleste aux jugements terrestres. Son intervention souligne que même la guerre et le sang versé, représentés par le cheval rouge, s’inscrivent dans le dessein souverain de Dieu.

 

Texte intégral :

Les quatre êtres vivants (Apocalypse 4.6-8)

Ils sont placés autour du trône de Dieu.

Ils sont décrits comme ayant chacun une apparence différente :

Le premier ressemble à un lion.

Le second à un veau (ou un jeune taureau).

Le troisième a une face comme celle d’un homme.

Le quatrième est semblable à un aigle qui vole.

Ils sont remplis d’yeux, devant et derrière, et chacun possède six ailes.

Leur fonction principale : adorer Dieu sans cesse et proclamer sa sainteté (« Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu Tout-Puissant »).

 

🔹 Le second être vivant

Identité : c’est celui qui « ressemble à un veau » (Apocalypse 4.7).

Symbolisme : le veau ou le taureau est un animal de sacrifice, associé à la force et au service. Il peut symboliser la puissance dans l’obéissance, la soumission au service de Dieu, et le sacrifice.

Rôle dans Apocalypse 6.3 : il introduit le deuxième sceau en disant à Jean : « Viens ». Par son intervention, il relie la vision céleste (le trône et les adorateurs) à la manifestation terrestre (le cheval rouge et la guerre). Il agit comme médiateur liturgique : il annonce ce que l’Agneau révèle, et il invite le voyant à contempler.

 

🔹 Portée spirituelle

Le fait que ce soit le second être vivant qui parle n’est pas anodin : chaque sceau est introduit par un des quatre êtres vivants, dans l’ordre.

Le choix du veau pour introduire le sceau de la guerre peut être interprété ainsi :

Le sacrifice : la guerre entraîne le sang versé, rappelant le sacrifice.

La force brute : le taureau évoque la puissance déchaînée, comme la violence des conflits.

Le service divin : même les jugements terribles sont sous le contrôle de Dieu et servent son dessein.

 

🔹 Synthèse

L’être vivant qui parle lors de l’ouverture du deuxième sceau est le second être vivant, semblable à un veau.

Il représente la force dans l’obéissance et le sacrifice.

Il introduit la vision du cheval rouge, symbole de guerre et de sang.

Son rôle est de relier la liturgie céleste au déroulement des jugements terrestres, montrant que tout est orchestré sous l’autorité de Dieu.

 

IV. Le cavalier

Résumé du paragraphe :

Le second cavalier apparaît sur un cheval rouge‑feu, symbole de guerre et de sang. Ce cavalier non nommé incarne la dynamique impersonnelle du conflit : il reçoit le pouvoir d’ôter la paix, provoquant une violence généralisée entre peuples et individus.

Sa grande épée représente une guerre ouverte et étendue. Ce cavalier manifeste à la fois la souveraineté de Dieu, la fragilité de la paix humaine et la responsabilité des hommes dans leur propre destruction.

 

Texte intégral :

Portrait du second cavalier (Apocalypse 6.3-4)

Le second cavalier apparaît lorsque l’Agneau ouvre le deuxième sceau : Jean voit surgir un cheval rouge-feu ; son cavalier reçoit le pouvoir d’ôter la paix de la terre afin que les hommes s’entre-tuent, et il lui est donnée une grande épée. L’image condense guerre, violence et division à une échelle large, en contraste avec la conquête du premier sceau.

 

  1. Le cheval rouge‑feu

  • Rouge : couleur du sang, de la guerre, de l’incendie et de la colère.
  • Fonction symbolique : annoncer immédiatement un climat de violence et de conflits étendus.
  • Contraste : il s’oppose au blanc du premier cheval, marquant un basculement de la conquête vers la guerre manifeste.

 

  1. Le cavalier

  • Non nommé : il ne représente pas un individu historique, mais un principe impersonnel de guerre.
  • Rôle : exécuter un jugement permis — son action est “donnée”, non initiée par lui-même.
  • Effet : il provoque l’effondrement de la paix sociale, politique et interpersonnelle.

 

  1. La paix ôtée

  • Sens : rupture de l’ordre social ; hostilité entre nations, groupes et individus.
  • Portée : la violence se diffuse “sur la terre”, dépassant un champ de bataille unique.
  • Observation : la guerre n’est pas seulement subie ; elle révèle la responsabilité humaine dans la destruction mutuelle.

 

  1. La grande épée

  • Symbole : guerre directe, massacre, autorité de mettre à mort.
  • “Grande” : indique l’ampleur du conflit, non un affrontement localisé.
  • Contraste : par rapport à l’arc du premier cavalier, l’épée signale l’entrée dans la violence ouverte.

 

  1. Sens théologique du cavalier

  • Souveraineté divine : le cavalier agit dans un cadre où “il lui fut donné”, rappelant que rien n’échappe à l’autorité de l’Agneau.
  • Jugement : il dévoile la fragilité de la paix humaine et la profondeur des divisions.
  • Humanité mise à nu : “qu’ils s’entre‑tuassent” souligne que la guerre révèle le cœur humain autant qu’elle le détruit.

 

Synthèse

Le second cavalier, monté sur un cheval rouge‑feu, incarne la guerre ouverte et la violence généralisée. Il reçoit le pouvoir d’ôter la paix, entraînant les hommes dans la destruction mutuelle. Sa grande épée symbolise l’ampleur du conflit. Ce cavalier révèle à la fois la souveraineté de Dieu, la fragilité de la paix humaine et la responsabilité des hommes dans la violence qui ravage la terre.

V. Le cheval rouge feu

Résumé du paragraphe :

Le cheval rouge‑feu symbolise la guerre qui se déchaîne sur la terre. Sa couleur évoque le sang, l’incendie et la violence, annonçant immédiatement un climat de conflit généralisé.

Comme cheval, il représente la puissance et la propagation rapide de la guerre. En contraste avec le cheval blanc du premier sceau, il marque le passage de la conquête à la guerre ouverte.

Il incarne ainsi un monde enflammé où la paix est retirée et où la violence collective se répand.

 

Texte intégral :

Le cheval rouge-feu du deuxième sceau (Apocalypse 6.3-4) est une image extrêmement riche en symboles. Voici une analyse détaillée et structurée :

  1. Sa couleur : rouge‑feu

  • Rouge : évoque le sang versé, la guerre, l’incendie et la colère.
  • Rouge‑feu : intensifie l’idée d’embrasement, comme une terre enflammée par les conflits.
  • Impact visuel : la couleur annonce immédiatement un climat de violence généralisée.

 

  1. Sa fonction symbolique

  • Le cheval est un vecteur de puissance, de mouvement et d’irruption.
  • Ici, il devient le support de la guerre, l’animal qui porte et manifeste la dynamique du conflit.
  • Il représente la propagation rapide de la violence : la guerre ne reste pas statique, elle se répand.

 

  1. Son contraste avec le premier cheval

  • Le blanc du premier cheval évoquait la conquête initiale.
  • Le rouge‑feu marque un basculement : la conquête se transforme en guerre ouverte.
  • Ce contraste visuel structure la progression des jugements.

 

  1. Sa portée symbolique

  • Le cheval rouge‑feu n’est pas un simple décor : il incarne la nature même du jugement.
  • Il représente un monde enflammé par les conflits, où la paix est retirée.
  • Il est le symbole animal de la violence collective qui se déchaîne.

 

Synthèse

Le cheval rouge‑feu symbolise la guerre qui embrase la terre : sa couleur évoque le sang, l’incendie et la violence, tandis que sa nature de cheval exprime la puissance et la propagation rapide du conflit. Par son contraste avec le cheval blanc, il marque le passage de la conquête à la guerre ouverte et devient l’image même d’un monde où la paix est ôtée.

VI. La grande épée

Résumé du paragraphe :

La grande épée symbolise la guerre ouverte et sanglante. Sa taille souligne l’ampleur du conflit, bien au‑delà d’un affrontement local. Elle représente la violence directe et manifeste, par contraste avec l’arc du premier cavalier.

Donnée au cavalier, elle n’est pas un pouvoir autonome mais un instrument de jugement permis, révélant la fragilité de la paix humaine et la responsabilité des hommes qui s’entretuent.

 

Texte intégral :

La grande épée (Apocalypse 6.4)

 

  1. Nature de l’objet : une “grande épée”

  • L’épée est un symbole classique de guerre, de combat rapproché et de mise à mort.
  • Le texte insiste sur sa grandeur, ce qui lui donne un poids particulier : elle n’est pas un simple accessoire, mais un instrument de jugement majeur.

 

  1. Sa fonction symbolique

  • Elle représente la violence directe, le conflit ouvert, l’affrontement sans médiation.
  • Contrairement à l’arc du premier cavalier (conquête à distance), l’épée évoque la guerre manifeste, visible, sanglante.
  • Elle incarne l’idée d’un conflit assumé, non dissimulé, qui éclate au grand jour.

 

  1. Sa portée : un conflit d’ampleur

  • Le qualificatif “grande” suggère une guerre étendue, non limitée à une région ou à un groupe.
  • Elle symbolise l’intensité et l’ampleur du jugement : la violence n’est pas marginale, elle devient structurelle.
  • L’épée devient ainsi l’emblème d’un monde où la paix est retirée et où la violence domine.

 

  1. Son rôle dans la scène

  • L’épée n’est pas brandie par initiative personnelle : elle est donnée au cavalier.
  • Cela souligne que l’épée est un instrument confié, non un pouvoir autonome.
  • Elle matérialise la permission divine d’un jugement qui se déploie sur la terre.

 

  1. Sa signification théologique

  • L’épée rappelle que la guerre, dans ce sceau, n’est pas un chaos incontrôlé mais un jugement permis.
  • Elle dévoile la fragilité de la paix humaine : il suffit d’un instrument pour que tout bascule.
  • Elle met en lumière la responsabilité humaine : l’épée est donnée, mais ce sont les hommes qui s’entretuent.

 

Synthèse

La grande épée du deuxième sceau symbolise la guerre ouverte et massive. Par sa taille, elle exprime l’ampleur du conflit ; par sa nature, elle incarne la violence directe et sanglante. Donnée au cavalier, elle manifeste un jugement permis par Dieu, révélant à la fois la fragilité de la paix humaine et la responsabilité des hommes dans la destruction mutuelle.

VII. Lien avec le discours du mont des Oliviers

Résumé du paragraphe :

Le second cavalier, qui ôte la paix de la terre et provoque la guerre, correspond directement aux annonces de Jésus dans le discours du mont des Oliviers, où il parle de « guerres », de « menaces de guerres » et de nations qui s’affrontent.

Les deux passages décrivent une même réalité : une période de conflits, de trahisons et de violences généralisées, présentée comme un signe des temps.

Ainsi, le cavalier rouge de l’Apocalypse met en scène ce que Jésus avait déjà annoncé : la rupture de la paix humaine et le dévoilement des jugements divins dans l’histoire.

 

Texte intégral :

Le lien entre le second cavalier et le discours du mont des Oliviers

Le second cavalier, celui du cheval rouge‑feu, reçoit le pouvoir d’ôter la paix de la terre et de pousser les hommes à s’entre‑tuer (Apocalypse 6.3-4). Or ce thème correspond exactement à ce que Jésus annonce dans le discours du mont des Oliviers.

Selon les évangiles synoptiques, le Messie Jésus prévient ses disciples :

  • « Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres » (Matthieu 24.6)
  • « Une nation se dressera contre une nation, un royaume contre un royaume » (Matthieu 24.7)

Ces annonces sont explicitement présentées comme des signes des temps, c’est‑à‑dire des réalités qui marqueront l’histoire avant la fin.

Une étude comparative confirme que les thèmes du discours de Jésus et ceux des sceaux de l’Apocalypse sont parallèles : « Pour bien montrer le lien qui existe entre le discours que Jésus a tenu sur le mont des Oliviers et la prophétie de Jean sur l’ouverture des six sceaux… ».

 

Correspondance précise

Apocalypse 6 Discours du mont des Oliviers
Le cavalier rouge ôte la paix et provoque la guerre « Guerres et bruits de guerres » ; « nation contre nation »
Violence généralisée « Beaucoup se trahiront et se haïront les uns les autres » (Matthieu 24.10)
Jugement permis par Dieu « Il faut que ces choses arrivent » (Matthieu 24.6)

 

Synthèse

Le second cavalier réalise dans la vision de Jean ce que Jésus avait annoncé sur le mont des Oliviers : une période de guerres, divisions et violences généralisées, signe que la paix humaine se brise et que les jugements de Dieu se dévoilent dans l’histoire.

VIII. Existe-t-il un lien avec les informations communiquées par Daniel ?

Résumé du paragraphe :

Daniel et l’Apocalypse convergent en montrant une histoire marquée par les guerres, les conflits et les jugements permis par Dieu.

Daniel décrit la succession des royaumes et leurs violences, tandis qu’Apocalypse révèle les forces spirituelles derrière ces événements, notamment avec le cheval rouge‑feu.

Les deux livres affirment que, malgré la fragilité de la paix humaine, Dieu reste souverain et conduit l’histoire vers son royaume final.

Texte intégral :

Points de convergence entre Daniel et Apocalypse

 

  1. Les royaumes et les conflits

Daniel 2 et 7 : Daniel voit les grandes puissances du monde sous forme de statues ou de bêtes (lion, ours, léopard, bête terrible).

Apocalypse 6 (cavaliers) : les chevaux symbolisent des forces impersonnelles (conquête, guerre, famine, mort) qui traversent l’histoire des royaumes.

Lien : Daniel annonce la succession des empires et leurs violences ; Apocalypse montre la dynamique spirituelle derrière ces conflits (jugements permis par Dieu).

 

  1. La guerre et la paix ôtée

Daniel 7.21-25 : la petite corne fait la guerre aux saints et les opprime.

Apocalypse 6.4 : le cavalier rouge ôte la paix et pousse les hommes à s’entre-tuer.

Lien : les deux textes insistent sur la guerre comme instrument de domination et de jugement, révélant la fragilité des alliances humaines.

 

  1. Les instruments du jugement

Daniel 9.26-27 : annonce des guerres, désolations et alliances rompues.

Apocalypse 6.4 : la grande épée symbolise la guerre ouverte.

Lien : Daniel décrit les conflits historiques ; Apocalypse les transpose dans une perspective cosmique et eschatologique.

 

  1. La souveraineté divine

Daniel 2.44 : « Le Dieu du ciel suscitera un royaume qui ne sera jamais détruit. »

Apocalypse 6 : chaque cavalier agit parce qu’ « il lui fut donné » → Dieu reste au contrôle.

Lien : les deux livres affirment que malgré les guerres et les jugements, Dieu dirige l’histoire vers l’établissement de son royaume éternel.

 

Différences de perspective

Daniel : met l’accent sur la succession des royaumes terrestres et leur chute.

Apocalypse : insiste sur les forces spirituelles et les jugements divins qui traversent l’histoire.

Complémentarité : Daniel donne la structure historique, Apocalypse en dévoile le sens spirituel et eschatologique.

 

Synthèse

Le cheval rouge-feu et son cavalier trouvent un écho dans les visions de Daniel : les guerres et violences annoncées par Daniel sont reprises dans Apocalypse comme jugements symboliques.

Les deux livres montrent que la paix humaine est fragile et que les conflits sont permis dans le cadre du plan divin.

Ensemble, Daniel et Apocalypse offrent une lecture cohérente : l’histoire des royaumes est marquée par la guerre, mais Dieu conduit tout vers son règne final.

IX. Commentaire

Résumé du paragraphe :

Le passage d’Apocalypse 6.3-4 décrit symboliquement la guerre et la paix ôtée, non comme une prédiction datée, mais comme une révélation sur la fragilité humaine et les jugements permis par Dieu.

Les réalités du 21ᵉ siècle, guerres, terrorisme, tensions géopolitiques, résonnent avec cette image. Le cheval rouge‑feu peut ainsi être compris comme une prophétie intemporelle décrivant les violences qui traversent l’histoire.

Les conflits actuels rappellent que la paix terrestre est précaire et que Dieu reste souverain sur leur déroulement. Lorsque Dieu le décidera, ce stade de conflit pourrait atteindre une ampleur dépassant les affrontements présents.

 

 

Texte intégral :

Le texte biblique (Apocalypse 6.3-4) décrit une réalité symbolique : la guerre et la paix ôtée de la terre. Ce n’est pas une prédiction datée, mais une révélation sur la fragilité humaine et les jugements permis par Dieu.

Le 21ᵉ siècle connaît déjà des phénomènes qui résonnent avec cette image :

Guerres régionales et mondiales (Ukraine, Moyen-Orient, Afrique).

Terrorisme, violences civiles, conflits ethniques.

Montée des tensions géopolitiques (armes nucléaires, rivalités économiques).

Potentiel d’accomplissement : il n’est pas extravagant de voir dans le cheval rouge-feu une image qui peut se manifester dans notre époque. Les guerres et divisions sont des réalités constantes de l’histoire humaine, et le 21ᵉ siècle n’y échappe pas.

Le cheval rouge-feu peut tout à fait être lu comme une prophétie réaliste pour le 21ᵉ siècle, non pas au sens d’une prédiction datée, mais comme une image intemporelle des guerres et violences qui traversent l’histoire humaine. Ce sceau rappelle que les conflits actuels ne sont pas hors du plan divin, mais qu’ils annoncent la fragilité de la paix terrestre et la nécessité de chercher la paix véritable en Christ.

L’observation des faits contemporains indique que, selon nous, la prophétie pourrait se réaliser lorsque cela sera déterminé par Dieu. Ce stade de conflit, tel qu’évoqué dans la prophétie de Jean, dépasserait les affrontements actuels par son caractère généralisé.

Conclusion

Résumé du paragraphe

Le premier cavalier d’Apocalypse 6.1-2 ne représente pas le Christ, mais l’Antéchrist, qui imite les symboles du Messie pour tromper. Monté sur un cheval blanc et couronné d’un pouvoir temporaire, il avance avec l’apparence de la victoire et de l’autorité, mais n’est qu’une contrefaçon séduisante.

Cette fausse paix ouvre la voie aux trois cavaliers suivants, qui déversent les jugements divins. Ainsi, la séduction initiale du premier cavalier prépare l’entrée progressive du chaos.

 

Texte intégral

Nous venons d’analyser le passage d’Apocalypse 6.1-2, et selon l’hypothèse que nous retenons, ce premier cavalier n’évoque pas le Messie Jésus, mais l’Antéchrist, celui qui se présente comme un sauveur tout en usurpant les symboles du Christ. Il apparaît monté sur un cheval blanc, couleur qui évoque normalement la pureté et la victoire, mais qu’il utilise ici comme un masque, une imitation destinée à tromper. Même si le texte ne mentionne pas sa tunique, nous pouvons imaginer qu’elle est blanche elle aussi, renforçant cette illusion de légitimité.

Il part « en vainqueur et pour vaincre », affichant une assurance totale, comme s’il possédait une autorité incontestable. Sa couronne, qui lui est donnée, symbolise un pouvoir accordé pour un temps, non une royauté véritable. Ce n’est pas le Christ glorifié qui revient pour achever son œuvre : c’est un homme fort, un dirigeant séducteur, un faux roi qui avance sous les apparences du triomphe.

L’honneur dont il semble entouré dans cette vision n’a rien à voir avec l’adoration céleste réservée au véritable Agneau. Aucun roi, même le plus puissant, n’a jamais reçu un tel respect sur la terre — et pourtant, ce cavalier n’en est qu’une contrefaçon.

Après cette première scène, trois autres cavaliers apparaîtront, chacun lié à l’ouverture d’un sceau. L’ordre est précis et intentionnel : le premier cavalier ouvre la voie, et les suivants déversent sur la terre les fléaux qui manifestent la colère de Dieu. Nous verrons dans les chapitres suivants comment cette séquence se déploie et comment la séduction initiale du premier cavalier conduit progressivement au chaos.