
Marie, la mère de Jésus
Pour plus d’informations
Introduction
Si Marie occupe aujourd’hui une place importante dans l’Église Catholique romaine, elle demeure relativement discrète dans les récits évangéliques. Cette évolution au fil des siècles peut surprendre, car rien dans le comportement de Marie ne laissait présager une telle considération.
Tout au long de sa vie, elle ne revendiquait aucune position privilégiée et considérait sa maternité comme une grâce divine.
Luc mentionne sa présence lors des réunions qui ont précédé la fête de la Pentecôte, la décrivant simplement comme une participante parmi les 120 personnes rassemblées dans la chambre haute. En effet, rien dans son existence ne laissait présager une telle dévotion !
Dans cette étude, nous examinerons les différentes informations la concernant dans les textes bibliques, puis nous aborderons les diverses étapes historiques qui ont marqué son ascension en tant qu’icône vénérée.
La véritable vie de Marie
Les récits évangéliques nous permettent de découvrir Marie, mais ils ne nous fournissent que peu d’informations à son sujet. Ils la présentent principalement dans le contexte de la naissance de Jésus et la désignent souvent comme « la mère de Jésus ». L’apôtre Jean dans son Evangile ne cite jamais son nom !
Sa dernière mention dans les textes bibliques concerne sa présence lors de la fête de la Pentecôte le 22 mai 33, après quoi elle retourne à l’anonymat.
Des détails supplémentaires peuvent être trouvés dans la littérature apocryphe, mais ils relèvent davantage de la légende que de faits historiques.
Marie apparaît donc dans le récit de la naissance miraculeuse de Jésus. Elle habite à Nazareth, où elle est probablement née vers l’an -17 av. J.-C., selon nos déductions. À cette époque, les gens avaient tendance à rester vivre dans leur village natal.
Son père, Héli, négocie son mariage avec les parents de Joseph, une pratique courante à l’époque qui légitimait la dot de la future épouse, souvent un morceau de terre qui permettait au couple de subvenir à ses besoins. Comme toutes les jeunes filles de son époque, Marie apprend à cuisiner, à tisser et à confectionner des vêtements. Elle devra assumer toutes ces tâches en tant que maîtresse de maison.
De son côté, Joseph s’occupera de la nourriture de sa famille. Il a appris le métier de charpentier, probablement le même que son père. Les habitants du village reconnaissent ses compétences et font appel à lui selon leurs besoins. Cependant, au début du siècle, le travail artisanal, qui était très valorisé, commence à perdre de sa valeur avec l’arrivée des marchands.
En effet, la Pax Romana a favorisé le commerce international, ce qui a entraîné le développement d’une nouvelle profession : celle de négociant. Cette classe sociale s’enrichit rapidement au détriment des métiers manuels et des paysans.
Malgré tout, l’avenir semble prometteur pour Joseph et Marie. Bien que 14 ans nous semblent aujourd’hui très jeunes pour se marier, à cette époque, un Juif de 25 ans devait déjà subvenir aux besoins de sa famille, qui était souvent nombreuse.
Conformément aux coutumes ancestrales, tous leurs parents vivaient dans le village ou à proximité, car peu osaient quitter leur lieu de naissance. Cette vie communautaire, basée sur la solidarité, aidait à surmonter les difficultés telles que la pauvreté et la famine. D’un autre côté, chacun s’engageait à respecter les règles religieuses et morales, sous peine d’une condamnation sans appel.
Tout le monde se connaissait et aucun secret ne restait caché très longtemps. Marie et Joseph, désormais fiancés, devaient respecter les obligations du mariage juif. Pendant un an, ils se fréquenteraient sans avoir de relations intimes. Les jeunes filles qui enfreignaient ces règles risquaient l’exil, voire la lapidation en cas de grossesse avant le mariage officiel !
Toutes les jeunes filles étaient mises en garde et se souvenaient d’histoires locales plutôt dissuasives. L’adultère n’était pas pris à la légère.
C’est dans ce contexte qu’un événement qui dépasse l’entendement va se produire, en l’an -3 av. J.-C.
La famille de Marie
Vers l’année -17 av. J.-C., Héli et son épouse accueillent un nouvel enfant, une fille, à qui ils donnent le nom de Marie. Bien que la famille soit déjà nombreuse, l’arrivée d’un fils aurait été souhaitée pour aider le père dans son travail. Alors que Matthieu nous présente la généalogie de Jésus du côté de Joseph, son père adoptif, les exégètes estiment que celle de Luc concerne Marie.
Les deux appartiennent à la lignée du roi David. Nous découvrons également Élisabeth, parente de Marie, qui descend de la tribu de Lévi et appartient donc à la classe sacerdotale. Son père s’appelle donc Héli. Les récits évangéliques se concentrent exclusivement sur le Messie Jésus, et Marie n’apparaît que comme sa mère.
Pour tous les Juifs religieux de l’époque, la venue d’un enfant est considérée comme un don de Dieu, ce qui les remplit de joie et les pousse à remercier leur Créateur, en compagnie de tous les membres de la famille. Marie grandit à Nazareth, entourée de ses frères, sœurs, cousins et cousines. Tout le village la connaît comme la fille d’Héli, de la tribu de Juda.
À cette époque, la plupart des gens naissent, vivent et meurent dans le même village. Marie atteint sa majorité légale à l’âge de 12 ans et un jour, et ses parents commencent à envisager son mariage. Les fiançailles avec Joseph, un jeune homme du village, sont officialisées.
Ainsi va la vie !
Le grand bouleversement
La petite vie paisible et bien programmée de Marie et Joseph prend une tournure inattendue. La culture religieuse, bien présente, enseigne la venue d’un Messie, mais personne n’imagine comment il apparaîtra dans la société.
Bien sûr, les prophètes juifs évoquent une jeune fille vierge qui deviendra enceinte, mais quoi de plus normal dans le cadre du mariage ?
Matthieu nous décrit l’événement avec l’expression : « enceinte par l’action du Saint-Esprit »!
Matthieu décrit donc l’événement en disant que Marie est « enceinte par l’action du Saint-Esprit » Matthieu 1.18. Joseph, qui est fiancé à Marie, obéit à l’ange du Seigneur et prend Marie comme épouse, mais ils n’ont pas de relations conjugales avant la naissance de Jésus Matthieu 1.24-25.
Le deuxième Évangile, celui de Marc, ne mentionne pas la grossesse de Marie, ce qui signifie que les contemporains de Marie n’en étaient pas informés de manière précise à ce moment-là.
Les détails de cette histoire ne seront révélés que plus tard, environ 15 ans plus tard. Le silence de Marc et de Pierre dans leurs écrits est un choix stratégique, car ils connaissent le caractère surnaturel de la naissance de Jésus, tout comme Matthieu. Ils ignore surement les détails au moment où ils écrive. D’ailleurs ces informations n’apporteraient rien de plus à leurs démonstrations.
Luc, ayant obtenu des informations de Marie elle-même, révèle dans son livre les détails de la conception de Jésus. Il expose la réalité insoupçonnée selon laquelle la formation de Jésus est directement liée à un miracle de Dieu.
Les affirmations de Luc, bien qu’elles soient plus tardives, deviennent plus facilement compréhensibles et acceptables. La révélation de ces faits se fait progressivement en fonction des événements historiques.
Jean, quant à lui, ne reprend pas les descriptions de ses prédécesseurs dans son écrit du 1er siècle. Il se concentre sur des renseignements qu’il considère comme négligés par ses amis. Il ne mentionne pas la naissance de Jésus.
Luc, cependant, rapporte une révélation de l’ange Gabriel, qui s’est déroulée dans la maison des parents de Marie alors qu’elle était seule. Luc précise même la date, le 6ème mois de la grossesse d’Élisabeth, soit le mois de janvier selon nos calculs.
Le départ de Marie et Joseph
La pression sociale, trop forte, accable Marie. Tout le bourg, y compris ses parents et ses frères et sœurs, pense maintenant qu’elle a commis une faute. Heureusement, Joseph, averti par Dieu dans un rêve, accepte de prendre Marie, sa fiancée, chez lui. Il déclare ainsi publiquement qu’il est le père de l’enfant.
Bien que cela améliore la situation, ils ont néanmoins enfreint toutes les règles morales aux yeux de leur famille et des villageois, et la grande célébration de mariage n’aura pas lieu. Un événement vient sortir le couple de cette impasse.
Le recensement ordonné par Quirinus leur offre l’occasion de fuir ce village accusateur. Bien que légalement Marie ne soit pas obligée de suivre Joseph, comment pourrait-elle donner naissance à Nazareth dans de telles conditions et sans Joseph ?
La décision prise, ils partent ensemble pour Bethléem. Ils savent que l’accouchement n’aura lieu que dans plusieurs semaines et qu’ils ne prennent donc que peu de risques. Le voyage, qui dure environ 5 jours, s’annonce néanmoins difficile, car le couple doit prendre des précautions en raison de la grossesse afin d’éviter une naissance prématurée.
Nous savons maintenant qu’elle mettra au monde un fils dans un endroit normalement réservé aux animaux, dans le village de Bethléem. La présence des nombreux pèlerins venus pour les fêtes du mois de tischri a saturé les demandes de location.
Peu importe l’endroit, l’essentiel était d’échapper à l’influence des rumeurs et des commérages des habitants de Nazareth. Marie a supporté et surmonté une pression psychologique très forte.
Nous pouvons imaginer que cela était comparable à celle des personnes harcelées sur les réseaux sociaux d’Internet, telle que décrite régulièrement par les médias de nos jours. Dieu veillait manifestement sur Marie et cet enfant, ainsi que sur Joseph.
Lorsqu’ils sont revenus d’Égypte, Joseph et Marie ont décidé de ne plus retourner à Nazareth et de s’établir définitivement à Bethléem.
Encore une fois, une révélation de Dieu les a incités à revenir malgré tout dans leur village familial.
Nous ne disposons d’aucune information sur leur vie à cet endroit, mais nous pouvons facilement imaginer un quotidien paisible avec une nombreuse progéniture.
Marie et ses autres enfants
Après la naissance de Jésus, le couple a vécu une existence normale. Pendant son séjour en Égypte, Marie aurait peut-être mis au monde un second enfant. En effet, Matthieu, Marc et Jean mentionnent à différents moments la présence de frères et sœurs.
Jean note l’existence d’une fratrie, Matthieu et Marc plus précis nomment quatre frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude. Ils indiquent aussi la présence de sœurs, mais sans aucun détail.
Ces trois textes ne laissent pas de place au doute, selon nous, au sujet des frères et des sœurs de Jésus.
Lire l’annexe ANN018 : Les frères et sœurs de Jésus.
Nous remarquons que la vie familiale de Jésus était difficile. À un certain moment, Jean nous fait remarquer que ses frères et sœurs ne croyaient pas en lui, et Marc ajoute même qu’ils le considéraient comme fou. Marie devait inévitablement souffrir de cette situation.
Lorsque nous parlons des frères et sœurs de Jésus, il serait plus approprié d’utiliser les termes « demi-frères et demi-sœurs », car Joseph n’était pas son père biologique. Il semble peu probable que Marie et Joseph aient informé leurs autres enfants de la naissance exceptionnelle de Jésus.
Cela aurait créé une division, comme nous le constatons dans la vie de Joseph, le fils de Jacob, qui a été renommé Israël. La pudeur ne permettait pas de divulguer de tels détails, qui ne seront révélés qu’après la mort de Jésus.
Donc, à l’époque, il était considéré comme le fils de Joseph, comme tout le monde le croyait. Nous observons également que le nom de Joseph disparaît rapidement des récits évangéliques, ce qui nous laisse imaginer un décès prématuré.
Les différentes allusions à Marie dans les Evangiles
Nous ne trouvons pas une biographie de Marie dans les Evangiles mais uniquement quelques petits récits où son nom apparait.
Ces paroles de Siméon sont incompréhensibles pour Marie à ce moment-là. Ce ne sera que lors de la crucifixion qu’elles s’éclaireront.
Marie apparait ici brisée par la souffrance et par son impuissance à aider son Fils. La parole de Siméon s’accomplit ici à la lettre.
Heureusement, elle vivra un événement incroyable, la résurrection du Messie Jésus, son Jésus. Nous la retrouverons pour la dernière fois dans la chambre haute, lors de la Pentecôte, après la résurrection et l’ascension du Messie Jésus.
C’est ici pour la dernière fois que Marie est citée dans la Bible.
Marie a été une personne extraordinaire, mais une humble servante du Seigneur, comme nous pouvons le remarquer lors des noces de Cana.
Cette demande aux noces de Cana et son cantique avec Élisabeth sont les seules paroles citées dans nos Évangiles. Même après la résurrection du Messie Jésus, elle n’interviendra pas.
Au regard de sa position de mère, nous aurions pu imaginer qu’elle occuperait une place plus essentielle au sein de l’Église naissante. Cette femme d’exception a compris que seul son fils Jésus revêtait une importance extraordinaire pour le monde.
Ce cantique est appelé le Magnificat car il commence par les mots « Mon âme magnifie le Seigneur ». Marie se décrit comme une simple servante, et c’est ainsi qu’elle a vécu jusqu’à la fin de sa vie.
Marie est principalement connue en tant que mère de Jésus. Selon les informations de la Bible, elle était une femme ordinaire, semblable à beaucoup d’autres à cette époque.
Elle a été choisie par Dieu pour donner naissance à celui qui deviendrait le Messie, Jésus, pour tous. Elle exprime cela dans sa louange, le Magnificat.
La foi de Marie est admirable !
Les grandes dérives historiques
Au fil des années, des chrétiens, sûrement bien intentionnés, ont souhaité rendre hommage à Marie, la mère du Messie Jésus. Ce que Dieu n’a pas voulu, des hommes l’ont réalisé.
Marie, va passer du statut de simple et humble servante du Seigneur à celui de médiatrice, que beaucoup invoquent, prient et louent. Nous devons relever que certains disent qu’ils ne prient pas Marie, mais la sollicitent, pour qu’elle demande à son fils Jésus d’intervenir en leur faveur.
Un fils ne refuserait rien à sa mère !
Nous désirons aussi noter, ce que dit le théologien italien, Alphonso de Liguori, dans son livre « Les gloires de Marie » édité en 1750 et réédité en 1987.
Dans cet ouvrage, nous lisons : « Ah ! Maintenant, vous êtes notre Reine, car vous êtes la mère de Dieu et nous vous saluons, nous vous adorons comme telle ». (Les gloires de Marie p. 319) « Courons donc aux pieds de notre très douce Reine, et soyons toujours fidèles à la prier, si nous voulons mettre notre salut en assurance. Si la vue de nos péchés nous épouvante et nous décourage, c’est pour qu’elle sauve, par sa protection, les pécheurs les plus coupables, les plus désespérés, dès qu’ils se recommandent à elle ».
Nous constatons la clarté des propos de cet homme ! Il nous précise le statut de Marie reconnu aujourd’hui, par une grande majorité de chrétiens catholiques.
Que devons-nous en penser ?
Nous allons étudier tous ces nouveaux attributs de Marie.
Comme nous l’avons spécifié, Marie n’a pas eu de place privilégiée, dans l’Église primitive. Ce sont uniquement les ouvrages apocryphes qui ont permis de concevoir une autre vie de Marie.
Un recueil apocryphe, l’Ascension d’Isaïe, rapporte que sa grossesse a duré deux mois. Dans différents documents, du même ordre, elle prononce des vœux de virginité perpétuelle. Nous pouvons aussi lire la précision suivante : après sa maternité, son corps redevint comme auparavant, comme si elle n’avait jamais enfanté. L’accouchement de Jésus n’aurait pas affecté sa virginité !
Ces ouvrages commencent à circuler au cours du second siècle. Pour les résumer, nous pouvons simplement dire que les propos qu’ils avancent restent dénués de toute logique.
Nous ne pouvons donc pas considérer les faits qu’ils rapportent comme historiques.
D’autre part, ces écrits contredisent clairement ceux des Évangiles, estimés par les chrétiens comme inspirés par Dieu. Nous constatons une différence importante, en effet, entre l’équilibre, la sobriété et la sagesse des récits bibliques, et ces légendes.
Nous rappelons que les premiers chrétiens ont rejeté ces textes. Ils leur donnèrent le nom : apocryphe. Ils ont influencé malgré tout un grand nombre de personnes.
Avec les années, des hommes ont calqué la vie de Marie, sur celle de son fils Jésus, lui appliquant les mêmes qualités. Ces principes, avec le temps, sont devenus, des dogmes, ancrés dans la religion catholique.
L’Immaculée Conception
Ce dogme affirme que Marie la mère de Jésus a été exemptée du péché originel, il apparaît au cours du X et XI siècle et le pape Pie IX le stipulera, le 8 décembre 1854, dans sa bulle, Ineffabilis Deus.
Les orthodoxes rejettent cette idéologie propre aux catholiques. Nous ne devons pas la confondre avec la conception virginale de l’Enfant Jésus, l’incarnation. De plus, Marie n’aurait pas péché tout au long de son existence.
Si ces caractéristiques restent vraies pour le Messie Jésus, nous ne pouvons pas l’admettre pour sa mère. On applique donc à Marie les mêmes principes que ceux de la vie du Messie Jésus. Rien dans les textes bibliques ne peut étayer une telle doctrine, et au contraire, ils précisent que sans exception, tous les êtres humains sont pécheurs.
Le seul qui échappe à cette règle reste le fils de Dieu, le Messie Jésus, car il est Dieu. Ce dogme catholique entre en contradiction formelle avec les affirmations de la Bible.
La virginité perpétuelle de Marie
Les Évangiles nous montrent le caractère exceptionnel de la naissance de Jésus. La virginité de Marie, liée à la conception de ce fils, demeure donc un fait historique, reconnu par tous les chrétiens, mais Marie a ensuite procréé d’autres enfants de son mari Joseph.
Matthieu prend soin de préciser que Joseph, même s’il est le mari de Marie, n’est pas le père biologique de ce premier enfant. Nous ne devons pas confondre ce dogme, de la virginité perpétuelle de Marie, avec la naissance miraculeuse de Jésus.
Nous avons déjà noté que l’écrit apocryphe, l’Ascension d’Isaïe, nous rapporte un prodige au sujet de la reconstitution de la virginité de Marie après la naissance de Jésus. Avec ce récit, nous sortons de la réalité concrète de la vie, pour entrer dans la légende.
La naissance de l’Enfant Jésus demeure surnaturelle et exclusive, mais après Marie et Joseph ont observé une vie tout à fait normale, ce sont les Évangiles qui nous le rapportent, cela implique que « la virginité perpétuelle de Marie » reste tout simplement impossible.
Lire l’annexe ANN018 : Les frères et sœurs de Jésus.
Marie, mère de Dieu
Ce dogme proclamé lors du concile œcuménique d’Éphèse en l’an 431, et précisé lors du concile de Chalcédoine, affirme que Marie est la Théotokos ou Mère de Dieu. Il ne prétend pas que Marie est divine, ni qu’elle est l’égale de Dieu, mais il précise simplement que Marie a engendré le Dieu Jésus.
Luc nous montre clairement que Marie n’est pas la mère de Dieu, mais simplement la mère de Jésus en tant qu’homme. Selon les Évangiles, l’humanité de Jésus vient de Marie, tandis que sa divinité vient du Saint-Esprit, de Dieu. Par conséquent, Marie n’est en aucun cas la mère de Dieu !
Même si ce dogme catholique est basé sur de bons sentiments, il n’est en aucun cas scripturaire, bien au contraire.
La Dormition et l’Assomption
Les catholiques utilisent le terme « assomption » tandis que les orthodoxes utilisent celui de « dormition ». La différence entre ces deux termes réside dans le fait que le premier soutient que Marie a été enlevée au ciel sans passer par la mort, tandis que le second affirme que Marie est morte de manière douce.
Le mot « mort » est remplacé car certains chrétiens croient que Marie ne pouvait pas mourir de la même manière que les autres êtres humains. Selon le dogme catholique, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel à la fin de sa vie. Il ne faut pas confondre cela avec l’ascension de Jésus-Christ, qui a été enlevé au ciel de son vivant.
L’assomption de Marie est donc considérée comme une réplique de l’ascension de Jésus. Ce dogme catholique, qui remonte au 5ème siècle, a été officialisé par le pape Pie XII le 1er novembre 1950 et est célébré le 15 août.
Pour les orthodoxes, le principe est similaire, mais afin d’éviter toute confusion avec l’ascension de Jésus, ils utilisent le terme « dormition ». Selon eux, il ne faut pas sous-entendre que Marie a été enlevée de son vivant. Il est important de noter que tout cela ne provient pas de nos textes bibliques, mais plutôt de la volonté de certains d’accorder à Marie un statut privilégié.
Dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, Marie est décrite comme une simple servante du Seigneur et n’a jamais occupé une place particulière en tant que mère de Dieu. Rien dans le Nouveau Testament ne suggère une telle position. Si Marie avait été enlevée au ciel, cela aurait été mentionné dans nos textes bibliques, ce qui n’est pas le cas.
Marie la médiatrice entre Dieu et les hommes
Les catholiques utilisent le terme « assomption » tandis que les orthodoxes utilisent celui de « dormition ». La différence entre ces deux termes réside dans le fait que le premier soutient que Marie a été enlevée au ciel sans passer par la mort, tandis que le second affirme que Marie est morte de manière douce.
Le mot « mort » est remplacé car certains chrétiens croient que Marie ne pouvait pas mourir de la même manière que les autres êtres humains. Selon le dogme catholique, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel à la fin de sa vie. Il ne faut pas confondre cela avec l’ascension de Jésus-Christ, qui a été enlevé au ciel de son vivant.
L’assomption de Marie est donc considérée comme une réplique de l’ascension de Jésus. Ce dogme catholique, qui remonte au 5ème siècle, a été officialisé par le pape Pie XII le 1er novembre 1950 et est célébré le 15 août.
Pour les orthodoxes, le principe est similaire, mais afin d’éviter toute confusion avec l’ascension de Jésus, ils utilisent le terme « dormition ». Selon eux, il ne faut pas sous-entendre que Marie a été enlevée de son vivant. Il est important de noter que tout cela ne provient pas de nos textes bibliques, mais plutôt de la volonté de certains d’accorder à Marie un statut privilégié.
Dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, Marie est décrite comme une simple servante du Seigneur et n’a jamais occupé une place particulière en tant que mère de Dieu. Rien dans le Nouveau Testament ne suggère une telle position. Si Marie avait été enlevée au ciel, cela aurait été mentionné dans nos textes bibliques, ce qui n’est pas le cas.
1) Marie n’est pas, comme le Messie Jésus, au ciel.
Nous venons de parler de l’assomption ou de la dormition qui nous laisseraient imaginer que Marie serait montée au ciel, copiant ainsi l’ascension du Messie Jésus.
Ce verset de Jean, très clair, affirme que seul le Messie Jésus, a été de son vivant, enlevé au ciel.
Marie est dès lors, selon ces écrits, décédée, et elle attend comme, tous les êtres humains morts, la résurrection. Elle n’occupe pas une place au ciel comme son fils, le Messie Jésus. Ceux qui recourent à elle dans la prière s’adressent à une personne morte.
Marie n’entend donc pas les milliers de prières, qui lui sont adressées tous les jours.
2) La Bible nous enseigne à prier uniquement Dieu
Le second point que nous souhaitons analyser est : qui devons-nous prier ? Si nous regardons dans la Bible les différents exemples de Abraham à Paul, nous remarquons que leurs prières s’adressent exclusivement à Dieu.
Il n’y a dans la Bible, aucun exemple de prière, à quelqu’un d’autre qu’à Dieu.
Lorsque les disciples du Messie Jésus lui demandèrent, comment prier, la réponse est explicite :
Le Messie Jésus nous apporte ici un exemple de prière, pas dans le but de la réciter, mais plutôt comme un modèle, un principe. Sans entrer dans les détails, nous remarquons que la prière est adressée à Dieu, notre Père.
C’est la seule citation de prière, qui est d’ailleurs notée, aussi, par Luc.
En résumé, la Bible nous enseigne que les prières doivent être adressées exclusivement à Dieu, et il n’y a aucun exemple de prière adressée à quelqu’un d’autre dans les Écritures.
4) Il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes
Certains chrétiens qui ont recours à Marie, pensant qu’un fils ne refuse rien à sa mère, négligent, peut-être par ignorance, différents événements des Évangiles comme « les noces de Cana » ou même cet écrit de Luc 11.27, où une femme interrompit Jésus faisant remarquer à quel point sa mère était bénie de l’avoir porté. Jésus lui répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent Luc 11.28.
La Bible souligne qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes.
L’affirmation de l’apôtre Paul ne permet aucune exception. Nous constatons une exclusivité, il n’existe qu’un seul médiateur, le Messie Jésus. Nous pouvons prier les uns pour les autres, mais toutes ces supplications sont adressées à Dieu. Ce n’est donc pas une médiation, et de plus, ce sont les vivants qui peuvent prier ! L’épître aux Hébreux nous montre tout aussi explicitement qu’après son ascension au ciel, Christ est devenu notre « grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux » Hébreux 4.14-15, et il est ajouté que les chrétiens doivent prier le Père « par lui » (Jésus), car il est « toujours vivant pour intercéder en leur faveur » Hébreux 7.25. Nous ne pouvons pas, dans le cadre de notre étude, développer davantage les divers textes de l’épître aux Hébreux, mais il en ressort clairement que seul Jésus, ressuscité, remplit la fonction de médiateur. Il est donc impossible d’envisager un autre intermédiaire sans entrer en contradiction flagrante avec les récits des (Saintes) Écritures.
Conclusion
Nous avons relevé des points qui nous semblent essentiels pour bien comprendre la différence qui existe aujourd’hui entre la position de Marie telle qu’elle est rapportée dans la Bible et celle que certains lui attribuent de nos jours. Les résultats de nos recherches nous conduisent à considérer Marie, la mère de Jésus, comme une femme semblable à beaucoup d’autres de son époque, à une exception près : elle possédait une foi remarquable. Son témoignage personnel, que voici, résume très bien sa situation :
Le sentimentalisme de certains chrétiens des premiers siècles a conduit l’Église catholique à proclamer la divine maternité en 431, la virginité perpétuelle en 649, l’Immaculée Conception en 1854 et l’Assomption corporelle au ciel en 1950. Tous ces dogmes contredisent formellement les textes de nos Bibles.
Ils définissent maintenant une religion différente du christianisme décrit dans notre Nouveau Testament. Ce qui demeure grand dans la vie de Marie, ce n’est pas elle, mais uniquement le fils qu’elle a engendré, Jésus !