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Le Messie Jésus a récemment émis des paroles de réprobation à l’égard de plusieurs villes dont les habitants sont restés incrédules malgré les nombreux miracles accomplis en leur sein. Il s’agit spécifiquement des résidents de ces lieux qui ne se sont pas convertis.
À présent, le ton change et Jésus, le Messie, exprime sa joie. En analysant la situation, il observe que les érudits religieux ne se convertissent pas malgré leur connaissance approfondie des enseignements religieux, tandis que les gens du peuple, souvent illettrés et méprisés par la classe dirigeante, comprennent le message du Messie et se convertissent.
Matthieu semble opposer les habitants des villes incrédules aux personnes du peuple dont la conversion condamne ces villageois. En effet, si certains se convertissent, pourquoi d’autres ne l’ont-ils pas fait ?
Nous pourrions dire la même chose des autorités religieuses et des docteurs de la loi, ainsi que de tous les enseignants du peuple.
Nous arrivons au paradoxe suivant : ce sont les ignorants du peuple, méprisés par l’intelligence et la connaissance des religieux de l’époque, qui comprennent le mieux les paroles du Messie Jésus. Les religieux qui se croient riches sont en réalité pauvres, tandis que les gens du peuple qui ne possèdent rien sont en réalité riches, bien qu’ils ne s’en rendent pas encore compte.
Le Messie Jésus reconnaît que cette situation résulte de la volonté divine.
Avant d’inviter les individus à le suivre, il déclare sa position de Fils de Dieu, une affirmation qui aurait pu être considérée comme un blasphème par les responsables religieux s’ils avaient été présents.
Cependant, pour ses auditeurs, cette déclaration est encourageante et facilite la compréhension de ses propos ultérieurs. En effet, il invite tous ceux qui sont fatigués et accablés par de lourds fardeaux à venir à lui et à le suivre, en s’engageant à prendre soin d’eux. La fatigue et les charges pesantes étaient bien connues du peuple.
Le Messie Jésus invite ces gens à suivre ses préceptes en utilisant la métaphore du joug. Notons que ce joug est porté à deux, en effet l’Esprit du Seigneur sera avec eux. Ils ne sont pas habitués à un Maître doux et humble de cœur, ayant été trop souvent en contact avec les pharisiens.
Il apparaît clairement qu’il souhaitait mentionner, par ses propos sur le fardeau, le péché qui tourmente l’âme.
Matthieu ne mentionne pas les conséquences de ce discours ni l’impact que le Messie Jésus a eu sur ces personnes. La joie initiale rapportée par Luc suggère que plusieurs d’entre eux ont cru et se sont convertis ce jour-là.
Nous observons l’impact de l’incrédulité sur le Messie Jésus, manifesté par une profonde tristesse. À l’inverse, les conversions provoquaient en lui une grande satisfaction. Cette compassion exceptionnelle se manifeste régulièrement au cours de son ministère (Matthieu 9.36 ; Marc 1.41 ; Luc 7.13). Ces moments montrent bien la profonde empathie et l’amour de Jésus pour les gens.
Luc présente ce passage d’une manière différente. Dans la même séquence, il mentionne le blâme contre Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, puis cite que le Père a caché les vérités spirituelles aux sages et aux intelligents pour les révéler aux enfants. Toutefois, Luc insère également un autre récit : celui des 70 disciples envoyés pour annoncer la bonne nouvelle.

