Chapitre
Chapitre
Les Evangiles

Introduction

Introduction

La vie du Messie Jésus, n’a pas marqué l’histoire profane. Cette absence ne devrait pas surprendre, étant donné que l’attention historique se concentrait principalement sur les figures dominantes de l’époque, tels les rois et les empereurs.

Pourquoi, alors, porterait-on intérêt à un homme issu d’une modeste famille de charpentiers, originaire d’un village obscur de Galilée, une province peu influente dans un pays mineur ?

Qui aurait pu prédire que cet enfant bouleverserait le monde entier ?

Jean 1.46 (S21)

46 Nathanaël demanda : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens et vois. »

(Traduction Louis Segond S21)

Nazareth, un village méconnu de Galilée, n’éveillait à l’époque l’intérêt de personne, même parmi les Juifs, pour qui l’idée qu’une personnalité notable puisse en être issue paraissait inconcevable.

La renommée de Jésus n’a franchi les frontières d’Israël qu’après sa mort, un événement que l’histoire mondiale n’a pas su anticiper, laissant peu de traces mémorielles de son existence.

C’est grâce aux témoignages de ses disciples que nous disposons d’informations à son sujet.

La conclusion est donc la suivante : les Évangiles constituent notre principale source d’informations sur Jésus. Nous disposons de quatre récits détaillant sa vie. Nous étudierons ces textes, leur contexte historique, leur origine et leurs auteurs, ainsi que les motivations qui ont poussé ces derniers à les rédiger.

Il existe également quelques références historiques contemporaines attestant de l’existence de Jésus dans le contexte politique de l’époque. D’autres écrits, considérés comme apocryphes, mentionnent également Jésus, mais leurs récits, souvent fantastiques et invérifiables, sont généralement mis de côté. Ainsi, notre source principale demeure les Évangiles.

La vie du Messie Jésus, n’a pas marqué l’histoire profane. Cette absence ne devrait pas surprendre, étant donné que l’attention historique se concentrait principalement sur les figures dominantes de l’époque, tels les rois et les empereurs.

Pourquoi, alors, porterait-on intérêt à un homme issu d’une modeste famille de charpentiers, originaire d’un village obscur de Galilée, une province peu influente dans un pays mineur ?

Qui aurait pu prédire que cet enfant bouleverserait le monde entier ?

Jean 1.46 (S21)

46 Nathanaël demanda : « Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth ? » Philippe lui répondit : « Viens et vois. »

(Traduction Louis Segond S21)

Nazareth, un village méconnu de Galilée, n’éveillait à l’époque l’intérêt de personne, même parmi les Juifs, pour qui l’idée qu’une personnalité notable puisse en être issue paraissait inconcevable.

La renommée de Jésus n’a franchi les frontières d’Israël qu’après sa mort, un événement que l’histoire mondiale n’a pas su anticiper, laissant peu de traces mémorielles de son existence.

C’est grâce aux témoignages de ses disciples que nous disposons d’informations à son sujet.

La conclusion est donc la suivante : les Évangiles constituent notre principale source d’informations sur Jésus. Nous disposons de quatre récits détaillant sa vie. Nous étudierons ces textes, leur contexte historique, leur origine et leurs auteurs, ainsi que les motivations qui ont poussé ces derniers à les rédiger.

Il existe également quelques références historiques contemporaines attestant de l’existence de Jésus dans le contexte politique de l’époque. D’autres écrits, considérés comme apocryphes, mentionnent également Jésus, mais leurs récits, souvent fantastiques et invérifiables, sont généralement mis de côté. Ainsi, notre source principale demeure les Évangiles.

La bonne nouvelle

La bonne nouvelle

Pour plus d’informations :

• Lire l’annexe ANN008 : « L’Évangile de Matthieu »

• Lire l’annexe ANN015 : « L’Évangile de Marc»

• Lire l’annexe ANN001 : « l’Évangile de Luc»

• Lire l’annexe ANN002 : « L’Évangile de Jean »

C’est au cours du second siècle que le terme grec, traduit en français par « Évangile », a commencé à être employé. « Évangile » signifie « bonne nouvelle », une expression désignant la révélation du salut offert par la mort de Jésus, le Messie. Cette rédemption, symbolisée par le sacrifice des agneaux au temple pour expier temporairement les péchés, devient définitive avec le sacrifice de Jésus.

Pour être sauvé, il suffit donc de croire et d’accepter cette rédemption exceptionnelle – voilà la « bonne nouvelle ». Par extension, l’ensemble du récit de la vie de Jésus est qualifié d’Évangile. Il peut sembler surprenant qu’il existe quatre textes distincts relatant cette nouvelle. Un seul aurait pu paraître suffisant et aurait évité de nombreux débats sur les divergences apparentes.

Ces quatre textes sont en réalité complémentaires, chacun révélant une facette différente de Jésus. Ils s’adressent aussi à différents publics : d’abord aux Juifs, puis aux Grecs, aux Romains et enfin à tous les non-Juifs. Les trois premiers, Matthieu, Marc et Luc, sont dits « synoptiques » car ils peuvent être lus en parallèle, présentant de nombreux points communs.

Le livre de Matthieu comprend 1071 versets, Marc 680 et Luc 1151. Matthieu et Marc partagent 600 versets, Matthieu et Luc 320, tandis que Marc et Luc en ont 350 en commun. Le quatrième évangile, celui de Jean, avec ses 879 versets, se distingue nettement des trois premiers et complète les synoptiques en apportant une perspective nouvelle.

C’est grâce à l’Évangile de Jean que l’on déduit que le ministère de Jésus a duré 3,5 ans, puisqu’il mentionne sa participation à au moins trois Pâques différentes. La lecture exclusive des évangiles synoptiques pourrait suggérer un ministère d’une seule année, mais certains détails relatifs à l’avancement des saisons dans ces textes corroborent les indications de Jean.

Ces quatre évangiles doivent être considérés comme une unité composée de quatre parties complémentaires. Ainsi, il ne faut pas interpréter l’absence d’un récit, comme celui de la naissance de Jésus chez Marc et Jean, comme une ignorance ou une contestation de ce fait. Leur silence sur certains aspects ne remet pas en cause leur crédibilité ; ils ont simplement choisi de ne pas répéter des informations déjà abordées.

Nous n’avons pas quatre récits exhaustifs et indépendants, mais un ensemble harmonieux et cohérent. La singularité de certains événements rapportés exclusivement par un seul auteur n’indique donc pas une anomalie. Ces textes forment un tout complémentaire, comme nous le verrons plus loin dans une proposition de rédaction collective et concertée des récits de Matthieu et Marc, débutant peu après la Pentecôte de l’an 33.

Pour plus d’informations :

• Lire l’annexe ANN008 : « L’Évangile de Matthieu »

• Lire l’annexe ANN015 : « L’Évangile de Marc»

• Lire l’annexe ANN001 : « l’Évangile de Luc»

• Lire l’annexe ANN002 : « L’Évangile de Jean »

C’est au cours du second siècle que le terme grec, traduit en français par « Évangile », a commencé à être employé. « Évangile » signifie « bonne nouvelle », une expression désignant la révélation du salut offert par la mort de Jésus, le Messie. Cette rédemption, symbolisée par le sacrifice des agneaux au temple pour expier temporairement les péchés, devient définitive avec le sacrifice de Jésus.

Pour être sauvé, il suffit donc de croire et d’accepter cette rédemption exceptionnelle – voilà la « bonne nouvelle ». Par extension, l’ensemble du récit de la vie de Jésus est qualifié d’Évangile. Il peut sembler surprenant qu’il existe quatre textes distincts relatant cette nouvelle. Un seul aurait pu paraître suffisant et aurait évité de nombreux débats sur les divergences apparentes.

Ces quatre textes sont en réalité complémentaires, chacun révélant une facette différente de Jésus. Ils s’adressent aussi à différents publics : d’abord aux Juifs, puis aux Grecs, aux Romains et enfin à tous les non-Juifs. Les trois premiers, Matthieu, Marc et Luc, sont dits « synoptiques » car ils peuvent être lus en parallèle, présentant de nombreux points communs.

Le livre de Matthieu comprend 1071 versets, Marc 680 et Luc 1151. Matthieu et Marc partagent 600 versets, Matthieu et Luc 320, tandis que Marc et Luc en ont 350 en commun. Le quatrième évangile, celui de Jean, avec ses 879 versets, se distingue nettement des trois premiers et complète les synoptiques en apportant une perspective nouvelle.

C’est grâce à l’Évangile de Jean que l’on déduit que le ministère de Jésus a duré 3,5 ans, puisqu’il mentionne sa participation à au moins trois Pâques différentes. La lecture exclusive des évangiles synoptiques pourrait suggérer un ministère d’une seule année, mais certains détails relatifs à l’avancement des saisons dans ces textes corroborent les indications de Jean.

Ces quatre évangiles doivent être considérés comme une unité composée de quatre parties complémentaires. Ainsi, il ne faut pas interpréter l’absence d’un récit, comme celui de la naissance de Jésus chez Marc et Jean, comme une ignorance ou une contestation de ce fait. Leur silence sur certains aspects ne remet pas en cause leur crédibilité ; ils ont simplement choisi de ne pas répéter des informations déjà abordées.

Nous n’avons pas quatre récits exhaustifs et indépendants, mais un ensemble harmonieux et cohérent. La singularité de certains événements rapportés exclusivement par un seul auteur n’indique donc pas une anomalie. Ces textes forment un tout complémentaire, comme nous le verrons plus loin dans une proposition de rédaction collective et concertée des récits de Matthieu et Marc, débutant peu après la Pentecôte de l’an 33.

Le but des écrivains

Le but des écrivains

Pour plus d’informations :
• Lire l’annexe ANN049 : « Les objectifs des Apôtres »
• Lire l’annexe ANN046 : « Les exigences technique d’édition au 1er siècle »

Il est essentiel de comprendre les motivations qui ont incité ces auteurs à rédiger les Évangiles et, par conséquent, d’analyser leurs intentions et objectifs. Pourquoi existe-t-il quatre évangiles ? Bien que nous ne souhaitions pas nous attarder excessivement sur les détails, il est nécessaire d’aborder ces différents aspects.

Lors de l’analyse d’un document, il est crucial de connaître sa nature. Une fable, un roman, ou un rapport n’apporteront pas le même type d’informations. Les raisons de sa rédaction et la perspective de l’auteur sont des éléments clés pour en tirer des conclusions pertinentes. Par exemple, en lisant un roman, nous ne devons pas nous attendre à y trouver des vérités factuelles. La position de l’auteur vis-à-vis des événements qu’il décrit influencera sa narration. Cela ne signifie pas qu’il s’écarte de la vérité, mais qu’il mettra l’accent sur certains faits pour appuyer son point de vue.

L’objectif des quatre Évangiles n’est pas tant de narrer la biographie de Jésus que d’encourager la croyance en lui.

Jean 20.30–31 (S21)

30 Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
31 Mais ceux-ci ont été décrits afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

(Traduction Louis Segond S21)

Luc 1.1–4 (S21)

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
2 d’après ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et qui sont devenus des serviteurs de la parole.
3 Il m’a donc paru bon à moi aussi, qui me suis soigneusement informé sur toutes ces choses dès l’origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,
4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

(Traduction Louis Segond S21)

Ainsi, le principal souci des auteurs des quatre évangiles est de rapporter des événements dans le but de renforcer la croyance en Jésus comme le fils de Dieu, venu pour la rédemption de l’humanité.

Ces récits ne sont pas des biographies au sens traditionnel. Ils ne suivent pas toujours un ordre chronologique, et il peut y avoir des imprécisions dans le déroulement des faits. Des expressions telles que « ensuite », « après », ou « le lendemain » peuvent prêter à confusion.

L’usage fréquent du mot « aussitôt » par Marc, par exemple, mérite une explication, car il ne correspond pas toujours à une immédiateté littérale. L’accent est mis sur le message et les actes qui le confirment, plutôt que sur les détails biographiques.

Mis à part un événement lorsqu’il avait 12 ans, nous n’avons pas de détails sur la jeunesse de Jésus. Les liens avec l’histoire profane sont rares. En conclusion, ces textes ne sont pas des biographies au sens contemporain du terme. Il est donc nécessaire, à travers ces témoignages, de découvrir les données historiques pour retracer l’histoire de Jésus, l’homme le plus célèbre du monde.

Pour plus d’informations :
• Lire l’annexe ANN049 : « Les objectifs des Apôtres »
• Lire l’annexe ANN046 : « Les exigences technique d’édition au 1er siècle »

Il est essentiel de comprendre les motivations qui ont incité ces auteurs à rédiger les Évangiles et, par conséquent, d’analyser leurs intentions et objectifs. Pourquoi existe-t-il quatre évangiles ? Bien que nous ne souhaitions pas nous attarder excessivement sur les détails, il est nécessaire d’aborder ces différents aspects.

Lors de l’analyse d’un document, il est crucial de connaître sa nature. Une fable, un roman, ou un rapport n’apporteront pas le même type d’informations. Les raisons de sa rédaction et la perspective de l’auteur sont des éléments clés pour en tirer des conclusions pertinentes. Par exemple, en lisant un roman, nous ne devons pas nous attendre à y trouver des vérités factuelles. La position de l’auteur vis-à-vis des événements qu’il décrit influencera sa narration. Cela ne signifie pas qu’il s’écarte de la vérité, mais qu’il mettra l’accent sur certains faits pour appuyer son point de vue.

L’objectif des quatre Évangiles n’est pas tant de narrer la biographie de Jésus que d’encourager la croyance en lui.

Jean 20.30–31 (S21)

30 Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
31 Mais ceux-ci ont été décrits afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu’en croyant vous ayez la vie en son nom.

(Traduction Louis Segond S21)

Luc 1.1–4 (S21)

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,
2 d’après ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et qui sont devenus des serviteurs de la parole.
3 Il m’a donc paru bon à moi aussi, qui me suis soigneusement informé sur toutes ces choses dès l’origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,
4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

(Traduction Louis Segond S21)

Ainsi, le principal souci des auteurs des quatre évangiles est de rapporter des événements dans le but de renforcer la croyance en Jésus comme le fils de Dieu, venu pour la rédemption de l’humanité.

Ces récits ne sont pas des biographies au sens traditionnel. Ils ne suivent pas toujours un ordre chronologique, et il peut y avoir des imprécisions dans le déroulement des faits. Des expressions telles que « ensuite », « après », ou « le lendemain » peuvent prêter à confusion.

L’usage fréquent du mot « aussitôt » par Marc, par exemple, mérite une explication, car il ne correspond pas toujours à une immédiateté littérale. L’accent est mis sur le message et les actes qui le confirment, plutôt que sur les détails biographiques.

Mis à part un événement lorsqu’il avait 12 ans, nous n’avons pas de détails sur la jeunesse de Jésus. Les liens avec l’histoire profane sont rares. En conclusion, ces textes ne sont pas des biographies au sens contemporain du terme. Il est donc nécessaire, à travers ces témoignages, de découvrir les données historiques pour retracer l’histoire de Jésus, l’homme le plus célèbre du monde.

Le choix de ces hommes

Le choix de ces hommes

Jean 20.30.(S21)

30 Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce verset nous aide à comprendre que les auteurs des quatre Évangiles ont dû faire des choix éditoriaux. Durant les 3,5 années de son ministère, de l’an 29 à 33, le Messie Jésus a réalisé de nombreux miracles, attirant une foule en quête de guérison et de délivrance.

En lisant ces textes, nous constatons des récits similaires mais parfois divergents, ce qui pourrait être interprété à tort comme des contradictions. Une explication plausible est que les évangélistes ne décrivent pas toujours le même événement. Considérons la multitude de guérisons et de miracles : Jésus, s’adressant à différents auditoires, a pu répéter ses enseignements dans des circonstances variées, probablement avec des formulations différentes. Ainsi, lorsque Luc mentionne un événement, cela peut ne pas être exactement le même que celui rapporté par Matthieu ou Marc.

Nous ne devrions pas être perturbés par des critiques soulignant des incohérences entre deux récits qui, en réalité, peuvent décrire des situations distinctes. Il est tout à fait possible que Jésus ait été oint de parfum par des femmes à plusieurs reprises, qu’il ait renversé les tables des marchands du temple plus d’une fois, ou qu’il ait réalisé plusieurs pêches miraculeuses. Les Béatitudes, par exemple, ont-elles été proclamées une seule fois, ou les textes regroupent-ils différents enseignements pour en faciliter la compréhension ?

Choisir certains événements plutôt que d’autres n’a pas dû être une tâche aisée pour les évangélistes. Il se peut même que certains récits soient des synthèses de plusieurs faits distincts.

Jean 21.25 (S21)

25 Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses. Si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde entier pourrait contenir les livres qu’on écrirait.

(Traduction Louis Segond S21)

Les 40 miracles rapportés dans les quatre Évangiles ne représentent qu’une fraction des actes de Jésus, mais ils suffisent à inciter le lecteur à la croyance. Il n’y a donc pas de contradictions ou de divergences fondamentales entre les récits, mais plutôt un choix éditorial propre à chaque évangéliste.

La même scène, racontée par deux personnes différentes, peut sembler varier simplement parce que chacun met l’accent sur des aspects différents. Nous avons donc des compléments d’information plutôt que des contradictions.

Un autre choix crucial a été de transcrire par écrit toute la tradition orale.

Jean 20.30.(S21)

30 Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d’autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.

(Traduction Louis Segond S21)

Ce verset nous aide à comprendre que les auteurs des quatre Évangiles ont dû faire des choix éditoriaux. Durant les 3,5 années de son ministère, de l’an 29 à 33, le Messie Jésus a réalisé de nombreux miracles, attirant une foule en quête de guérison et de délivrance.

En lisant ces textes, nous constatons des récits similaires mais parfois divergents, ce qui pourrait être interprété à tort comme des contradictions. Une explication plausible est que les évangélistes ne décrivent pas toujours le même événement. Considérons la multitude de guérisons et de miracles : Jésus, s’adressant à différents auditoires, a pu répéter ses enseignements dans des circonstances variées, probablement avec des formulations différentes. Ainsi, lorsque Luc mentionne un événement, cela peut ne pas être exactement le même que celui rapporté par Matthieu ou Marc.

Nous ne devrions pas être perturbés par des critiques soulignant des incohérences entre deux récits qui, en réalité, peuvent décrire des situations distinctes. Il est tout à fait possible que Jésus ait été oint de parfum par des femmes à plusieurs reprises, qu’il ait renversé les tables des marchands du temple plus d’une fois, ou qu’il ait réalisé plusieurs pêches miraculeuses. Les Béatitudes, par exemple, ont-elles été proclamées une seule fois, ou les textes regroupent-ils différents enseignements pour en faciliter la compréhension ?

Choisir certains événements plutôt que d’autres n’a pas dû être une tâche aisée pour les évangélistes. Il se peut même que certains récits soient des synthèses de plusieurs faits distincts.

Jean 21.25 (S21)

25 Jésus a fait encore beaucoup d’autres choses. Si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde entier pourrait contenir les livres qu’on écrirait.

(Traduction Louis Segond S21)

Les 40 miracles rapportés dans les quatre Évangiles ne représentent qu’une fraction des actes de Jésus, mais ils suffisent à inciter le lecteur à la croyance. Il n’y a donc pas de contradictions ou de divergences fondamentales entre les récits, mais plutôt un choix éditorial propre à chaque évangéliste.

La même scène, racontée par deux personnes différentes, peut sembler varier simplement parce que chacun met l’accent sur des aspects différents. Nous avons donc des compléments d’information plutôt que des contradictions.

Un autre choix crucial a été de transcrire par écrit toute la tradition orale.

Le passage à une version écrite de leur témoignage

Le passage à une version écrite de leur témoignage

L’analyse de la vie des Apôtres nous éclaire sur leur transition vers une documentation écrite de leurs témoignages. Il est crucial de reconnaître que ces individus étaient familiers avec l’écriture, issus d’une culture profondément enracinée dans les textes sacrés, tels que la Torah. Les scribes jouaient un rôle majeur dans cette société. Les manuscrits de la Mer Morte, découverts à Qumrân en 1947, témoignent de l’importance de l’écriture dans la transmission du savoir, malgré la persistance de la tradition orale.

Avant de développer notre hypothèse, rappelons quelques faits essentiels. À ce jour, aucun papyrus original n’a été identifié permettant de dater de façon objective et définitive la composition des Évangiles. Le fragment de papyrus le plus ancien que nous possédons, mesurant 6 x 9 cm et contenant cinq versets du chapitre 18 de l’Évangile selon Jean, date de la première moitié du 2ème siècle et a été découvert en Égypte.

Nous disposons actuellement d’un grand nombre de copies plus ou moins complètes des Évangiles, dont les plus anciennes remontent au milieu du 2ème siècle. À ce jour, environ 5 000 manuscrits en grec et plus de 24 000 dans diverses langues ont été recensés.

Concernant les langues utilisées pour ces premières rédactions, bien que nous n’ayons pas de certitudes absolues, nous pouvons en faire des déductions raisonnables.

Des chercheurs, historiens, religieux et athées ont tenté d’établir des dates de rédaction pour ces textes. Leurs travaux, bien qu’argumentés, conduisent à des conclusions variées. Certains situent la rédaction des Évangiles dans les années 50 ou 60, d’autres dans les années 70, voire plus tard.

L’hypothèse que nous allons présenter repose sur le pragmatisme des Apôtres et le contexte historique de l’époque.

L’analyse de la vie des Apôtres nous éclaire sur leur transition vers une documentation écrite de leurs témoignages. Il est crucial de reconnaître que ces individus étaient familiers avec l’écriture, issus d’une culture profondément enracinée dans les textes sacrés, tels que la Torah. Les scribes jouaient un rôle majeur dans cette société. Les manuscrits de la Mer Morte, découverts à Qumrân en 1947, témoignent de l’importance de l’écriture dans la transmission du savoir, malgré la persistance de la tradition orale.

Avant de développer notre hypothèse, rappelons quelques faits essentiels. À ce jour, aucun papyrus original n’a été identifié permettant de dater de façon objective et définitive la composition des Évangiles. Le fragment de papyrus le plus ancien que nous possédons, mesurant 6 x 9 cm et contenant cinq versets du chapitre 18 de l’Évangile selon Jean, date de la première moitié du 2ème siècle et a été découvert en Égypte.

Nous disposons actuellement d’un grand nombre de copies plus ou moins complètes des Évangiles, dont les plus anciennes remontent au milieu du 2ème siècle. À ce jour, environ 5 000 manuscrits en grec et plus de 24 000 dans diverses langues ont été recensés.

Concernant les langues utilisées pour ces premières rédactions, bien que nous n’ayons pas de certitudes absolues, nous pouvons en faire des déductions raisonnables.

Des chercheurs, historiens, religieux et athées ont tenté d’établir des dates de rédaction pour ces textes. Leurs travaux, bien qu’argumentés, conduisent à des conclusions variées. Certains situent la rédaction des Évangiles dans les années 50 ou 60, d’autres dans les années 70, voire plus tard.

L’hypothèse que nous allons présenter repose sur le pragmatisme des Apôtres et le contexte historique de l’époque.

Les 12 témoins

Les 12 témoins

Des Liens Familiaux
L’analyse des liens familiaux parmi les premiers disciples de Jésus est essentielle pour comprendre leur dynamique de groupe. Notons notamment :

Jésus et Jean le Baptiste étaient cousins.
André et Pierre étaient frères.
Jacques et Jean, fils de Zébédée et Salomé, étaient également frères.

Un Groupe d’Amis

La majorité des douze témoins étaient originaires ou avaient des liens avec la Galilée, à l’exception notable de Judas l’Iscariot, originaire de Judée. La plupart étaient des pêcheurs sur le lac de Tibériade et avaient déjà des liens avant de suivre Jean le Baptiste. Pour plus de détails, voir l’annexe ANN047 : « L’origine des Apôtres ».

Un passage clé se trouve dans Marc 1.29-31, décrivant une guérison dans la maison de Simon et André à Capernaüm en Galilée. Ce passage illustre l’ancrage profond de ces hommes dans leur région natale.

Marc 1.29–31 (S21)

29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André.
30 La belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre ; aussitôt on parla d’elle à Jésus.
31 Il s’approcha, la fit lever en lui prenant la main, et [à l’instant] la fièvre la quitta. Puis elle se mit à les servir.

(Traduction Louis Segond S21)

Un Groupe de Disciples

Ces hommes, déjà liés par leurs origines, leurs professions et leurs quêtes spirituelles, ont été profondément influencés par Jean le Baptiste. Croyant initialement en lui comme le Messie, ils ont suivi ses enseignements et se sont fait baptiser. Jean 1.29-34 décrit comment Jean le Baptiste a reconnu Jésus comme le Messie.

En Jean 1.41–42, nous voyons comment ces hommes ont partagé la nouvelle de la découverte du Messie entre eux, renforçant ainsi leur cohésion en tant que groupe.

Jean 1.29–34 (S21)

29 Le lendemain, il vit Jésus s’approcher de lui et dit : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
30 C’est celui à propos duquel j’ai dit : ‘Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il existait avant moi.’
31 Pour ma part, je ne le connaissais pas, mais c’est afin de le faire connaître à Israël que je suis venu baptiser d’eau. »
32 Jean rendit aussi ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.
33 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est lui qui baptise du Saint-Esprit.’
34 Et moi, j’ai vu et j’atteste qu’il est le Fils de Dieu. »

(Traduction Louis Segond S21)

Jean 1.41–42 (S21)

41 Il rencontra d’abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie », ce qui correspond à Christ.
42Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas », ce qui signifie Pierre.

(Traduction Louis Segond S21)

Un Groupe d’Apôtres

Leur vie a changé radicalement lorsqu’ils ont choisi de suivre Jésus. Matthieu 4.18-22 illustre leur engagement à le suivre, abandonnant leur vie antérieure. Luc 6.12-16 décrit comment Jésus a choisi douze personnes parmi ses disciples, leur conférant le titre d’apôtres.

Ces douze hommes ont formé un groupe soudé autour de Jésus, bénéficiant d’enseignements approfondis et vivant des expériences extraordinaires, comme le montre Pierre marchant sur l’eau. Après la disparition de Jésus, il est probable que la rédaction de leurs souvenirs a fait l’objet de discussions et de délibérations, aboutissant à une rédaction concertée de leurs témoignages.

Matthieu 4.18–22 (S21)

18 Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac ; c’étaient en effet des pêcheurs.
19 Il leur dit : « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
20 Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.
21 Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,
22 et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.

(Traduction Louis Segond S21)

Luc 6.12–16 (S21)

12 A cette époque-là, Jésus se retira sur la montagne pour prier ; il passa toute la nuit à prier Dieu.
13 Quand le jour fut levé, il appela ses disciples et il en choisit parmi eux douze auxquels il donna le nom d’apôtres :
14 Simon, qu’il appela aussi Pierre ; André, son frère ; Jacques ; Jean ; Philippe ; Barthélémy ;
15 Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d’Alphée ; Simon, appelé le zélote ;
16 Jude, fils de Jacques ; et Judas l’Iscariot, celui qui devint un traître.

(Traduction Louis Segond S21)

Des Liens Familiaux
L’analyse des liens familiaux parmi les premiers disciples de Jésus est essentielle pour comprendre leur dynamique de groupe. Notons notamment :

Jésus et Jean le Baptiste étaient cousins.
André et Pierre étaient frères.
Jacques et Jean, fils de Zébédée et Salomé, étaient également frères.

Un Groupe d’Amis

La majorité des douze témoins étaient originaires ou avaient des liens avec la Galilée, à l’exception notable de Judas l’Iscariot, originaire de Judée. La plupart étaient des pêcheurs sur le lac de Tibériade et avaient déjà des liens avant de suivre Jean le Baptiste. Pour plus de détails, voir l’annexe ANN047 : « L’origine des Apôtres ».

Un passage clé se trouve dans Marc 1.29-31, décrivant une guérison dans la maison de Simon et André à Capernaüm en Galilée. Ce passage illustre l’ancrage profond de ces hommes dans leur région natale.

Marc 1.29–31 (S21)

29 En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d’André.
30 La belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre ; aussitôt on parla d’elle à Jésus.
31 Il s’approcha, la fit lever en lui prenant la main, et [à l’instant] la fièvre la quitta. Puis elle se mit à les servir.

(Traduction Louis Segond S21)

Un Groupe de Disciples

Ces hommes, déjà liés par leurs origines, leurs professions et leurs quêtes spirituelles, ont été profondément influencés par Jean le Baptiste. Croyant initialement en lui comme le Messie, ils ont suivi ses enseignements et se sont fait baptiser. Jean 1.29-34 décrit comment Jean le Baptiste a reconnu Jésus comme le Messie.

En Jean 1.41–42, nous voyons comment ces hommes ont partagé la nouvelle de la découverte du Messie entre eux, renforçant ainsi leur cohésion en tant que groupe.

Jean 1.29–34 (S21)

29 Le lendemain, il vit Jésus s’approcher de lui et dit : « Voici l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
30 C’est celui à propos duquel j’ai dit : ‘Après moi vient un homme qui m’a précédé, car il existait avant moi.’
31 Pour ma part, je ne le connaissais pas, mais c’est afin de le faire connaître à Israël que je suis venu baptiser d’eau. »
32 Jean rendit aussi ce témoignage : « J’ai vu l’Esprit descendre du ciel comme une colombe et s’arrêter sur lui.
33 Je ne le connaissais pas, mais celui qui m’a envoyé baptiser d’eau m’a dit : ‘Celui sur qui tu verras l’Esprit descendre et s’arrêter, c’est lui qui baptise du Saint-Esprit.’
34 Et moi, j’ai vu et j’atteste qu’il est le Fils de Dieu. »

(Traduction Louis Segond S21)

Jean 1.41–42 (S21)

41 Il rencontra d’abord son frère Simon et lui dit : « Nous avons trouvé le Messie », ce qui correspond à Christ.
42Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit : « Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas », ce qui signifie Pierre.

(Traduction Louis Segond S21)

Un Groupe d’Apôtres

Leur vie a changé radicalement lorsqu’ils ont choisi de suivre Jésus. Matthieu 4.18-22 illustre leur engagement à le suivre, abandonnant leur vie antérieure. Luc 6.12-16 décrit comment Jésus a choisi douze parmi ses disciples, leur conférant le titre d’apôtres.

Ces douze hommes ont formé un groupe soudé autour de Jésus, bénéficiant d’enseignements approfondis et vivant des expériences extraordinaires, comme le montre Pierre marchant sur l’eau. Après la disparition de Jésus, il est probable que la rédaction de leurs souvenirs a fait l’objet de discussions et de délibérations, aboutissant à une rédaction concertée de leurs témoignages.

Matthieu 4.18–22 (S21)

18 Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac ; c’étaient en effet des pêcheurs.
19 Il leur dit : « Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d’hommes. »
20 Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.
21 Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,
22 et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.

(Traduction Louis Segond S21)

Luc 6.12–16 (S21)

12 A cette époque-là, Jésus se retira sur la montagne pour prier ; il passa toute la nuit à prier Dieu.
13 Quand le jour fut levé, il appela ses disciples et il en choisit parmi eux douze auxquels il donna le nom d’apôtres :
14 Simon, qu’il appela aussi Pierre ; André, son frère ; Jacques ; Jean ; Philippe ; Barthélémy ;
15 Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d’Alphée ; Simon, appelé le zélote ;
16 Jude, fils de Jacques ; et Judas l’Iscariot, celui qui devint un traître.

(Traduction Louis Segond S21)

La tradition orale

La tradition orale

Le Messie Jésus, lorsqu’il s’adressait aux foules, n’avait pas besoin de notes. Son message, profondément ancré dans son esprit, était délivré avec une telle autorité que même ses adversaires reconnaissaient la singularité de sa parole.

Jean 7.46–48 (S21)

46 Les gardes répondirent : « Jamais personne n’a parlé comme cet homme. »

47 Les pharisiens leur répliquèrent : « Est-ce que vous aussi, vous vous êtes laissé tromper ?

48 Y a-t-il quelqu’un parmi les chefs ou les pharisiens qui ait cru en lui ?

(Traduction Louis Segond S21)

Les disciples de Jésus suivaient son exemple, partageant ce qu’ils avaient directement vu et entendu de leur Maître. Leurs prédications, souvent improvisées face à des foules spontanément rassemblées, étaient marquées par une grande force, entraînant des miracles, notamment lors de prières pour les malades. Après la mort de Jésus, la résurrection est devenue une source majeure d’encouragement et d’inspiration pour eux.

Leur prédication se centrait sur la personne de Jésus, reconnue comme le Messie prophétisé. Les disciples étaient respectés pour leur témoignage direct des événements qu’ils relataient.

La tradition orale apparaît donc comme un moyen de transmission efficace. Un système mnémotechnique, associant les enseignements et événements de la vie de Jésus aux fêtes juives, facilitait la mémorisation. Ces fêtes, profondément ancrées dans la culture, offraient un cadre naturel pour lier les événements clés de la vie de Jésus : la crucifixion pendant la Pâque, le don du Saint-Esprit à la Pentecôte, et la naissance de Jésus associée traditionnellement à la fête des Tabernacles.

Actes 5.12–14 (S21)

12 Beaucoup de signes miraculeux et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par l’intermédiaire des apôtres. Ils se tenaient tous d’un commun accord au portique de Salomon.

13 Personne d’autre n’osait se joindre à eux, mais le peuple les tenait en grande estime.

14 Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, augmentait de plus en plus.

(Traduction Louis Segond S21)

À cette époque, le groupe des 12 apôtres jouait un rôle central dans le développement de la communauté chrétienne naissante. Reconnus et respectés, ils jouissaient d’une grande autorité et étaient crus lorsqu’ils annonçaient les œuvres de Dieu.

Le Messie Jésus, lorsqu’il s’adressait aux foules, n’avait pas besoin de notes. Son message, profondément ancré dans son esprit, était délivré avec une telle autorité que même ses adversaires reconnaissaient la singularité de sa parole.

Jean 7.46–48 (S21)

46 Les gardes répondirent : « Jamais personne n’a parlé comme cet homme. »

47 Les pharisiens leur répliquèrent : « Est-ce que vous aussi, vous vous êtes laissé tromper ?

48 Y a-t-il quelqu’un parmi les chefs ou les pharisiens qui ait cru en lui ?

(Traduction Louis Segond S21)

Les disciples de Jésus suivaient son exemple, partageant ce qu’ils avaient directement vu et entendu de leur Maître. Leurs prédications, souvent improvisées face à des foules spontanément rassemblées, étaient marquées par une grande force, entraînant des miracles, notamment lors de prières pour les malades. Après la mort de Jésus, la résurrection est devenue une source majeure d’encouragement et d’inspiration pour eux.

Leur prédication se centrait sur la personne de Jésus, reconnue comme le Messie prophétisé. Les disciples étaient respectés pour leur témoignage direct des événements qu’ils relataient.

La tradition orale apparaît donc comme un moyen de transmission efficace. Un système mnémotechnique, associant les enseignements et événements de la vie de Jésus aux fêtes juives, facilitait la mémorisation. Ces fêtes, profondément ancrées dans la culture, offraient un cadre naturel pour lier les événements clés de la vie de Jésus : la crucifixion pendant la Pâque, le don du Saint-Esprit à la Pentecôte, et la naissance de Jésus associée traditionnellement à la fête des Tabernacles.

Actes 5.12–14 (S21)

12 Beaucoup de signes miraculeux et de prodiges se faisaient au milieu du peuple par l’intermédiaire des apôtres. Ils se tenaient tous d’un commun accord au portique de Salomon.

13 Personne d’autre n’osait se joindre à eux, mais le peuple les tenait en grande estime.

14 Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, augmentait de plus en plus.

(Traduction Louis Segond S21)

À cette époque, le groupe des 12 apôtres jouait un rôle central dans le développement de la communauté chrétienne naissante. Reconnus et respectés, ils jouissaient d’une grande autorité et étaient crus lorsqu’ils annonçaient les œuvres de Dieu.

Le remplacement de Judas l’Iscariote

Le remplacement de Judas l’Iscariote

Actes 1.21–26 (S21)

21 « Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,

22 depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous. Il nous sera associé comme témoin de sa résurrection. »

23 Ils en présentèrent deux : Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias.

24 Puis ils firent cette prière : « Seigneur, toi qui connais le cœur de tous, désigne lequel de ces deux hommes tu as choisi

25 pour prendre part à ce ministère et à cette charge d’apôtre que Judas a abandonnés pour aller à la place qui est la sienne. »

26 Ils tirèrent au sort et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.

(Traduction Louis Segond S21)

Leur formation directe par le Messie Jésus, les nombreuses soirées consacrées à l’interprétation de ses paraboles, ainsi que leur existence commune face aux épreuves, en particulier les confrontations avec les pharisiens, avaient forgé entre eux des liens indéfectibles.

Après la mort du Messie Jésus, ils prirent conscience de leur devoir de préserver l’intégrité du témoignage de Jésus. Il est difficile d’imaginer ces hommes agissant de manière isolée. Au contraire, ils choisirent de maintenir l’unité du groupe des 12 en intégrant Matthias, un témoin des événements depuis le baptême de Jean, dans leur cercle.

À cette époque, leur objectif était de préserver l’authenticité du témoignage apostolique, sans se douter de l’ampleur des changements à venir dans la dynamique de leur mission.

Actes 1.21–26 (S21)

21 « Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,

22 depuis le baptême de Jean jusqu’au jour où il a été enlevé du milieu de nous. Il nous sera associé comme témoin de sa résurrection. »

23 Ils en présentèrent deux : Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias.

24 Puis ils firent cette prière : « Seigneur, toi qui connais le cœur de tous, désigne lequel de ces deux hommes tu as choisi

25 pour prendre part à ce ministère et à cette charge d’apôtre que Judas a abandonnés pour aller à la place qui est la sienne. »

26 Ils tirèrent au sort et le sort tomba sur Matthias, qui fut associé aux onze apôtres.

(Traduction Louis Segond S21)

Leur formation directe par le Messie Jésus, les nombreuses soirées consacrées à l’interprétation de ses paraboles, ainsi que leur existence commune face aux épreuves, en particulier les confrontations avec les pharisiens, avaient forgé entre eux des liens indéfectibles.

Après la mort du Messie Jésus, ils prirent conscience de leur devoir de préserver l’intégrité du témoignage de Jésus. Il est difficile d’imaginer ces hommes agissant de manière isolée. Au contraire, ils choisirent de maintenir l’unité du groupe des 12 en intégrant Matthias, un témoin des événements depuis le baptême de Jean, dans leur cercle.

À cette époque, leur objectif était de préserver l’authenticité du témoignage apostolique, sans se douter de l’ampleur des changements à venir dans la dynamique de leur mission.

Les évènements déclencheurs

Les évènements déclencheurs

Pour plus d’informations :
• Lire l’annexe ANN048 : « La mort d’Etienne »
• Lire l’annexe ANN057 : « L’Église d’Antioche »
• Lire l’annexe ANN049 : « Les objectifs des Apôtres »
• Lire l’annexe ANN036 : « Le discours de l’Apôtre Pierre »

Trois facteurs clés ont contribué à un changement significatif dans la transmission du témoignage chrétien : l’arrivée massive de non-Juifs, la mort d’Étienne, et l’expansion géographique de la foi à la suite des persécutions.

L’Arrivée Massive des Non-Juifs

Au jour de la Pentecôte (22 mai 33), les Apôtres ne pouvaient pas anticiper l’ampleur de l’adhésion des non-Juifs. Initialement, les nouveaux croyants étaient majoritairement juifs, familiers avec le Judaïsme et voyant le christianisme comme une extension de leur foi. La conversion des Gentils a déstabilisé cet équilibre, rendant nécessaire une forme de transmission adaptée à un public moins averti des traditions juives. (Annexe ANN036 : « Le discours de l’Apôtre Pierre »)

La Mort d’Étienne

L’assassinat d’Étienne, décrit dans les Actes 7.59-60, a révélé aux apôtres la précarité de leur situation. La perte de leur témoignage, en cas de disparition, représenterait un revers majeur pour la propagation de leur nouvelle doctrine. Les arrestations successives n’ont fait qu’intensifier leur sentiment d’insécurité. Cette situation soulève une question cruciale : quelles seraient les conséquences si eux, les apôtres et témoins officiels, venaient également à disparaître ?

L’Expansion Géographique et les Persécutions

La persécution grandissante et la dispersion des chrétiens Actes 9.1-2 ont favorisé la diffusion du message chrétien. La création d’une communauté importante à Antioche a montré aux Apôtres que leur œuvre dépassait leur contrôle direct et nécessitait une documentation écrite.

L’Émergence de Textes Fantaisistes

Nous pouvons aussi ajouter ce point, face à l’apparition de prédications et de textes divergents Marc 9.38, l’écriture est devenue un outil essentiel pour préserver l’authenticité de l’enseignement apostolique.

Conclusion

La combinaison de ces facteurs a incité les Apôtres à privilégier l’écriture pour pérenniser leur témoignage. La répression politique et la diversité des croyants ont rendu cette transition inévitable. L’impulsion de l’Esprit Saint a été déterminante dans ce changement d’approche.

Pour plus d’informations :
• Lire l’annexe ANN048 : « La mort d’Etienne »
• Lire l’annexe ANN057 : « L’Église d’Antioche »
• Lire l’annexe ANN049 : « Les objectifs des Apôtres »
• Lire l’annexe ANN036 : « Le discours de l’Apôtre Pierre »

Trois facteurs clés ont contribué à un changement significatif dans la transmission du témoignage chrétien : l’arrivée massive de non-Juifs, la mort d’Étienne, et l’expansion géographique de la foi à la suite des persécutions.

L’Arrivée Massive des Non-Juifs

Au jour de la Pentecôte (22 mai 33), les Apôtres ne pouvaient pas anticiper l’ampleur de l’adhésion des non-Juifs. Initialement, les nouveaux croyants étaient majoritairement juifs, familiers avec le Judaïsme et voyant le christianisme comme une extension de leur foi. La conversion des Gentils a déstabilisé cet équilibre, rendant nécessaire une forme de transmission adaptée à un public moins averti des traditions juives. (Annexe ANN036 : « Le discours de l’Apôtre Pierre »)

La Mort d’Étienne

L’assassinat d’Étienne, décrit dans les Actes 7.59-60, a révélé aux apôtres la précarité de leur situation. La perte de leur témoignage, en cas de disparition, représenterait un revers majeur pour la propagation de leur nouvelle doctrine. Les arrestations successives n’ont fait qu’intensifier leur sentiment d’insécurité. Cette situation soulève une question cruciale : quelles seraient les conséquences si eux, les apôtres et témoins officiels, venaient également à disparaître ?

L’Expansion Géographique et les Persécutions

La persécution grandissante et la dispersion des chrétiens Actes 9.1-2 ont favorisé la diffusion du message chrétien. La création d’une communauté importante à Antioche a montré aux Apôtres que leur œuvre dépassait leur contrôle direct et nécessitait une documentation écrite.

L’Émergence de Textes Fantaisistes

Nous pouvons aussi ajouter ce point, face à l’apparition de prédications et de textes divergents Marc 9.38, l’écriture est devenue un outil essentiel pour préserver l’authenticité de l’enseignement apostolique.

Conclusion

La combinaison de ces facteurs a incité les Apôtres à privilégier l’écriture pour pérenniser leur témoignage. La répression politique et la diversité des croyants ont rendu cette transition inévitable. L’impulsion de l’Esprit Saint a été déterminante dans ce changement d’approche.

Le concile de Jérusalem

Le concile de Jérusalem

Le Concile de Jérusalem, survenu en l’an 49, représente un tournant majeur dans l’histoire de l’Église primitive, marqué par l’arrivée des païens et des conflits qui en découlent. La distinction entre Judaïsme et christianisme était floue, et des débats sur l’application des rites juifs aux païens émergeaient. Après leur premier voyage missionnaire en l’an 46, Paul et Barnabas, confrontés à ces questions, ont cherché à clarifier la situation.

L’autorité des Apôtres et des demi-frères de Jésus était reconnue. Ils partirent d’Antioche, où une importante communauté chrétienne s’était établie, pour se rendre à Jérusalem. Ce concile, le premier grand débat officiel de la nouvelle Église, est détaillé dans le 15ème chapitre des Actes des Apôtres. Contrairement à la nomination des diacres quelques années auparavant, le Concile de Jérusalem abordait des problèmes doctrinaux fondamentaux.

Actes 15.30–31 (S21)

30 Ils prirent donc congé de l’Église et allèrent à Antioche, où ils réunirent l’assemblée et lui remirent la lettre.

31 On en fit la lecture et tous se réjouirent de l’encouragement qu’elle leur apportait.

(Traduction Louis Segond S21)

Les tensions naissantes, souvent en lien avec le Judaïsme, soulignaient la nécessité d’une ligne directrice claire. Beaucoup de Juifs acceptaient l’enseignement de Jésus tout en observant la loi juive. La question était de savoir si de telles pratiques devaient être imposées aux convertis non juifs. Jacques, le demi-frère de Jésus et responsable de l’Église de Jérusalem, a joué un rôle clé dans la rédaction d’une lettre adressée à l’Église d’Antioche pour clarifier ces points.

Nous souhaitons souligner deux points essentiels. Le premier concerne les dissensions au sein de l’Église et l’autorité centrale de l’Église de Jérusalem, ainsi que de ses dirigeants. Il leur incombe de proposer une solution qui, visiblement, est attendue et qui sera respectée.

Le second point concerne la lettre écrite à la suite des délibérations. Cette lettre a été envoyée à Antioche avec Barsabas et Silas, qui étaient accompagnés par Paul et Barnabas. Cette démarche montre que les responsables de l’Église de Jérusalem ont soigneusement examiné le problème et ont consigné par écrit leurs conclusions.

Comment, alors, ne pas envisager de façon similaire la mise par écrit du témoignage des apôtres, cette ‘Bonne Nouvelle’, certifiée personnellement par les 12 apôtres ? Il serait illogique de préparer une lettre pour communiquer les décisions prises lors d’un différend lié au judaïsme, tout en négligeant de fixer par écrit un témoignage d’une importance cruciale pour la foi des convertis.

Nous estimons donc que les Évangiles selon Matthieu et Marc étaient déjà rédigés avant ce concile de l’an 49. Cependant, il faut garder à l’esprit que nous ne disposons plus d’aucun document original certifiant leur écriture au premier siècle.

Le Concile de Jérusalem, survenu en l’an 49, représente un tournant majeur dans l’histoire de l’Église primitive, marqué par l’arrivée des païens et des conflits qui en découlent. La distinction entre Judaïsme et christianisme était floue, et des débats sur l’application des rites juifs aux païens émergeaient. Après leur premier voyage missionnaire en l’an 46, Paul et Barnabas, confrontés à ces questions, ont cherché à clarifier la situation.

L’autorité des Apôtres et des demi-frères de Jésus était reconnue. Ils partirent d’Antioche, où une importante communauté chrétienne s’était établie, pour se rendre à Jérusalem. Ce concile, le premier grand débat officiel de la nouvelle Église, est détaillé dans le 15ème chapitre des Actes des Apôtres. Contrairement à la nomination des diacres quelques années auparavant, le Concile de Jérusalem abordait des problèmes doctrinaux fondamentaux.

Actes 15.30–31 (S21)

30 Ils prirent donc congé de l’Église et allèrent à Antioche, où ils réunirent l’assemblée et lui remirent la lettre.

31 On en fit la lecture et tous se réjouirent de l’encouragement qu’elle leur apportait.

(Traduction Louis Segond S21)

Les tensions naissantes, souvent en lien avec le Judaïsme, soulignaient la nécessité d’une ligne directrice claire. Beaucoup de Juifs acceptaient l’enseignement de Jésus tout en observant la loi juive. La question était de savoir si de telles pratiques devaient être imposées aux convertis non juifs. Jacques, le demi-frère de Jésus et responsable de l’Église de Jérusalem, a joué un rôle clé dans la rédaction d’une lettre adressée à l’Église d’Antioche pour clarifier ces points.

Nous souhaitons souligner deux points essentiels. Le premier concerne les dissensions au sein de l’Église et l’autorité centrale de l’Église de Jérusalem, ainsi que de ses dirigeants. Il leur incombe de proposer une solution qui, visiblement, est attendue et qui sera respectée.

Le second point concerne la lettre écrite à la suite des délibérations. Cette lettre a été envoyée à Antioche avec Barsabas et Silas, qui étaient accompagnés par Paul et Barnabas. Cette démarche montre que les responsables de l’Église de Jérusalem ont soigneusement examiné le problème et ont consigné par écrit leurs conclusions.

Comment, alors, ne pas envisager de façon similaire la mise par écrit du témoignage des apôtres, cette ‘Bonne Nouvelle’, certifiée personnellement par les 12 apôtres ? Il serait illogique de préparer une lettre pour communiquer les décisions prises lors d’un différend lié au judaïsme, tout en négligeant de fixer par écrit un témoignage d’une importance cruciale pour la foi des convertis.

Nous estimons donc que les Évangiles selon Matthieu et Marc étaient déjà rédigés avant ce concile de l’an 49. Cependant, il faut garder à l’esprit que nous ne disposons plus d’aucun document original certifiant leur écriture au premier siècle.

Le passage à l’écriture avant l’an 46

Le passage à l’écriture avant l’an 46

L’étude des liens étroits unissant le groupe des douze apôtres révèle des éléments clés pour comprendre la rédaction commune des Évangiles. Leur amitié, fraternité, et dévouement à la vérité éclairent sur leur collaboration dans ce projet. Ces hommes, reconnus pour leur proximité exceptionnelle avec le Messie Jésus, ont partagé des expériences uniques.

Nous avons également identifié les événements qui, selon nous, ont motivé leur décision de consigner par écrit leur témoignage. Parmi les apôtres, Matthieu se distingue comme ayant les capacités requises pour entreprendre cette rédaction. Nous avançons dans l’annexe ANN049 : « Les objectifs des apôtres », que l’Évangile de Matthieu aurait été écrit en premier, avant l’an 46, suivi de près par celui de Marc. Cette hypothèse s’oppose aux théories d’historiens suggérant des rédactions plus tardives.

Historiquement, aucune découverte archéologique ne confirme une rédaction antérieure à 46. Notre théorie repose sur le pragmatisme et le bon sens des apôtres, face aux réalités historiques de leur époque.

Un élément supplémentaire vient appuyer cette hypothèse : la discrétion des auteurs des Évangiles concernant les noms et lieux spécifiques. Par exemple, la maison de Marie, la mère de Jean surnommé Marc, ou le lieu de la Cène restent anonymes. Cette prudence pourrait s’expliquer par la protection des personnes encore en vie à l’époque de la rédaction, susceptibles d’être persécutées. Dans l’Évangile de Jean, rédigé plus tardivement, cette précaution n’est plus nécessaire, les personnes évoquées étant probablement déjà décédées.

L’étude des liens étroits unissant le groupe des douze apôtres révèle des éléments clés pour comprendre la rédaction commune des Évangiles. Leur amitié, fraternité, et dévouement à la vérité éclairent sur leur collaboration dans ce projet. Ces hommes, reconnus pour leur proximité exceptionnelle avec le Messie Jésus, ont partagé des expériences uniques.

Nous avons également identifié les événements qui, selon nous, ont motivé leur décision de consigner par écrit leur témoignage. Parmi les apôtres, Matthieu se distingue comme ayant les capacités requises pour entreprendre cette rédaction. Nous avançons dans l’annexe ANN049 : « Les objectifs des apôtres », que l’Évangile de Matthieu aurait été écrit en premier, avant l’an 46, suivi de près par celui de Marc. Cette hypothèse s’oppose aux théories d’historiens suggérant des rédactions plus tardives.

Historiquement, aucune découverte archéologique ne confirme une rédaction antérieure à 46. Notre théorie repose sur le pragmatisme et le bon sens des apôtres, face aux réalités historiques de leur époque.

Un élément supplémentaire vient appuyer cette hypothèse : la discrétion des auteurs des Évangiles concernant les noms et lieux spécifiques. Par exemple, la maison de Marie, la mère de Jean surnommé Marc, ou le lieu de la Cène restent anonymes. Cette prudence pourrait s’expliquer par la protection des personnes encore en vie à l’époque de la rédaction, susceptibles d’être persécutées. Dans l’Évangile de Jean, rédigé plus tardivement, cette précaution n’est plus nécessaire, les personnes évoquées étant probablement déjà décédées.

Les autres Évangiles

Les autres Évangiles

Pour plus d’informations :
• Lire l’annexe ANN008 : « L’Évangile de Matthieu »
• Lire l’annexe ANN015 : « L’Évangile de Marc »
• Lire l’annexe ANN001 : « l’Évangile de Luc »
• Lire l’annexe ANN002 : « L’Évangile de Jean »
• Lire l’annexe ANN049 : « Les objectifs des Apôtres »

Luc 1.1–4 (S21)

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous,

2 d’après ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et qui sont devenus des serviteurs de la parole.

3 Il m’a donc paru bon à moi aussi, qui me suis soigneusement informé sur toutes ces choses dès l’origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,

4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

(Traduction Louis Segond S21)

Lorsque Luc entame la rédaction de son Évangile, il est conscient que d’autres ont déjà entrepris une démarche similaire. Il souligne que ces auteurs anonymes, tout comme lui, se sont appuyés sur le témoignage des apôtres.

Bien que cette source d’information puisse être de nature orale, il semble plus probable que Luc fait référence aux écrits de Matthieu et de Marc.

Autrement dit, certains écrivains, s’inspirant des textes de Matthieu et de Marc ainsi que de leurs propres souvenirs en compagnie des apôtres, se sont lancés dans la rédaction d’une histoire de Jésus. Selon Luc, cela a conduit à une prolifération de récits sur la vie de Jésus.

Luc n’est donc pas le seul à avoir rédigé un récit sur le Messie Jésus. Il convient de rappeler qu’à cette époque, l’écriture était principalement pratiquée par une minorité de personnes cultivées, ce qui leur conférait une influence certaine auprès du peuple.

La principale préoccupation devenait alors la fiabilité des informations transmises. Pour cette raison, il était crucial d’être reconnu dans la communauté chrétienne pour conférer une certaine officialité à son texte.

Pour plus d’informations :
• Lire l’annexe ANN008 : « L’Évangile de Matthieu »
• Lire l’annexe ANN015 : « L’Évangile de Marc »
• Lire l’annexe ANN001 : « l’Évangile de Luc »
• Lire l’annexe ANN002 : « L’Évangile de Jean »
• Lire l’annexe ANN049 : « Les objectifs des Apôtres »

Luc 1.1–4 (S21)

Plusieurs ont entrepris de composer un récit des évènements qui se sont accomplis parmi nous,

2 d’après ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et qui sont devenus des serviteurs de la parole.

3 Il m’a donc paru bon à moi aussi, qui me suis soigneusement informé sur toutes ces choses dès l’origine, de te les exposer par écrit d’une manière suivie, excellent Théophile,

4 afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.

(Traduction Louis Segond S21)

Lorsque Luc entame la rédaction de son Évangile, il est conscient que d’autres ont déjà entrepris une démarche similaire. Il souligne que ces auteurs anonymes, tout comme lui, se sont appuyés sur le témoignage des apôtres.

Bien que cette source d’information puisse être de nature orale, il semble plus probable que Luc fait référence aux écrits de Matthieu et de Marc.

Autrement dit, certains écrivains, s’inspirant des textes de Matthieu et de Marc ainsi que de leurs propres souvenirs en compagnie des apôtres, se sont lancés dans la rédaction d’une histoire de Jésus. Selon Luc, cela a conduit à une prolifération de récits sur la vie de Jésus.

Luc n’est donc pas le seul à avoir rédigé un récit sur le Messie Jésus. Il convient de rappeler qu’à cette époque, l’écriture était principalement pratiquée par une minorité de personnes cultivées, ce qui leur conférait une influence certaine auprès du peuple.

La principale préoccupation devenait alors la fiabilité des informations transmises. Pour cette raison, il était crucial d’être reconnu dans la communauté chrétienne pour conférer une certaine officialité à son texte.

La priorité de Marc

La priorité de Marc

La ‘priorité de Marc’ est une hypothèse bien établie parmi les spécialistes des Évangiles en études bibliques. Proposée au début du 19e siècle, cette théorie suggère que l’Évangile selon Marc a été le premier des quatre Évangiles du Nouveau Testament à être rédigé. Cette idée remet en question l’ordre chronologique traditionnellement admis, qui place Matthieu en premier, suivi de Marc, Luc, et Jean. Nous allons examiner brièvement cinq arguments clés qui soutiennent cette théorie, tout en apportant nos observations pour chaque point.

Simplicité et brièveté de Marc : Marc est le plus court et semble moins élaboré que Matthieu et Luc. Cette simplicité suggère que Marc pourrait être la source originale.
Notre observation : Cette brièveté pourrait résulter d’une simplification du texte de Matthieu, destinée à un public non-juif.

Structure narrative : Matthieu et Luc suivent largement l’ordre des événements de Marc, tout en y ajoutant leur propre contenu.
Notre observation : Il est également possible que Marc et Luc aient adapté la structure de Matthieu, modifiant le contenu pour leurs propres objectifs.

Détails et langue : Les choix de langue et les détails bruts de Marc sont souvent édulcorés dans Matthieu et Luc.
Notre observation : Les compétences linguistiques érudites de Matthieu et Luc se manifestent dans leurs récits, tandis que le récit de Marc reflète une approche plus simple, adaptée à un public moins familier avec les coutumes juives.

Théorie des deux sources : Suggère que Matthieu et Luc ont utilisé Marc et une source hypothétique ‘Q’ pour leur rédaction.
Notre observation : Nous envisageons plutôt une liste commune de péricopes établie par les apôtres, avec Matthieu en tant que principal rédacteur. Pierre aurait ensuite simplifié le texte de Matthieu avec l’aide de Marc.

Analyses littéraires et textuelles : Matthieu et Luc reprennent souvent textuellement des portions de Marc.
Notre observation : Luc, écrit bien après Matthieu et Marc, doit être analysé séparément. L’étroite liaison entre Matthieu et Marc suggère que Marc est une version simplifiée de Matthieu.

En conclusion, bien que la priorité de Marc soit largement débattue, elle n’est pas universellement acceptée. Notre analyse suggère que la priorité de Matthieu reste une option viable, en accord avec la dynamique du groupe des apôtres.

La ‘priorité de Marc’ est une hypothèse bien établie parmi les spécialistes des Évangiles en études bibliques. Proposée au début du 19e siècle, cette théorie suggère que l’Évangile selon Marc a été le premier des quatre Évangiles du Nouveau Testament à être rédigé. Cette idée remet en question l’ordre chronologique traditionnellement admis, qui place Matthieu en premier, suivi de Marc, Luc, et Jean. Nous allons examiner brièvement cinq arguments clés qui soutiennent cette théorie, tout en apportant nos observations pour chaque point.

Simplicité et brièveté de Marc : Marc est le plus court et semble moins élaboré que Matthieu et Luc. Cette simplicité suggère que Marc pourrait être la source originale.
Notre observation : Cette brièveté pourrait résulter d’une simplification du texte de Matthieu, destinée à un public non-juif.

Structure narrative : Matthieu et Luc suivent largement l’ordre des événements de Marc, tout en y ajoutant leur propre contenu.
Notre observation : Il est également possible que Marc et Luc aient adapté la structure de Matthieu, modifiant le contenu pour leurs propres objectifs.

Détails et langue : Les choix de langue et les détails bruts de Marc sont souvent édulcorés dans Matthieu et Luc.
Notre observation : Les compétences linguistiques érudites de Matthieu et Luc se manifestent dans leurs récits, tandis que le récit de Marc reflète une approche plus simple, adaptée à un public moins familier avec les coutumes juives.

Théorie des deux sources : Suggère que Matthieu et Luc ont utilisé Marc et une source hypothétique ‘Q’ pour leur rédaction.
Notre observation : Nous envisageons plutôt une liste commune de péricopes établie par les apôtres, avec Matthieu en tant que principal rédacteur. Pierre aurait ensuite simplifié le texte de Matthieu avec l’aide de Marc.

Analyses littéraires et textuelles : Matthieu et Luc reprennent souvent textuellement des portions de Marc.
Notre observation : Luc, écrit bien après Matthieu et Marc, doit être analysé séparément. L’étroite liaison entre Matthieu et Marc suggère que Marc est une version simplifiée de Matthieu.

En conclusion, bien que la priorité de Marc soit largement débattue, elle n’est pas universellement acceptée. Notre analyse suggère que la priorité de Matthieu reste une option viable, en accord avec la dynamique du groupe des apôtres.

Date de rédaction des Évangiles

Date de rédaction des Évangiles

La datation des Évangiles de Matthieu et Marc suscite un débat académique continu. À la suite de la Pentecôte du 24 mai 33, marquée par le discours inspiré de Pierre (voir l’annexe ANN036 : Le discours de l’apôtre Pierre), les Apôtres ont dû gérer une communauté chrétienne grandissante. Face à cette situation, ils ont pris la décision de consigner par écrit leur témoignage.

Nous postulons que les Évangiles de Matthieu et de Marc auraient été rédigés avant le Concile de Jérusalem en l’an 49. Matthieu aurait été rédigé en premier, suivi par Marc, dont l’Évangile serait une adaptation du récit de Matthieu pour un public non-juif, en particulier après le retour prématuré de Marc en l’an 46.

Les experts avancent des dates de rédaction entre 50 et 70, voire plus tard. Sans preuves formelles ou originaux, nous disposons de plus de 5 000 copies grecques des premiers siècles. La multiplication des copies a introduit le risque de divergences et de faux évangiles. Les traductions grecques des Évangiles de Matthieu et de Marc témoignent de la demande des nouveaux convertis à travers le monde connu de l’époque.

Des experts suggèrent une rédaction, ou traduction, en grec à Antioche pour Matthieu et à Rome pour Marc, ce qui n’est pas incompatible avec notre hypothèse d’une rédaction initiale en araméen pour Matthieu et en grec pour Marc à Jérusalem.

La datation des Évangiles reste un sujet complexe, souvent réservé aux experts. Nous considérons qu’une rédaction précoce des Évangiles, à une époque où des témoins oculaires étaient encore vivants pour confirmer les récits, est essentielle pour attester de leur véracité. Cette rédaction rapide aurait contribué à l’adhésion massive des premiers chrétiens 1 Corinthiens 15.6.

Les prophéties concernant la destruction du temple, mentionnées dans Matthieu 24.1-44 et Marc 13.1-37, ont conduit certains chercheurs à dater ces écrits après l’événement de l’an 70. Cependant, cela soulève la question de la nature prophétique des écritures, comme celles de Daniel et d’Esdras, qui annoncent des événements futurs. Cette interprétation dépend de l’acceptation de la prophétie comme un élément légitime de la narration biblique.

La datation des Évangiles de Matthieu et Marc suscite un débat académique continu. À la suite de la Pentecôte du 24 mai 33, marquée par le discours inspiré de Pierre (voir l’annexe ANN036 : Le discours de l’apôtre Pierre), les Apôtres ont dû gérer une communauté chrétienne grandissante. Face à cette situation, ils ont pris la décision de consigner par écrit leur témoignage.

Nous postulons que les Évangiles de Matthieu et de Marc auraient été rédigés avant le Concile de Jérusalem en l’an 49. Matthieu aurait été rédigé en premier, suivi par Marc, dont l’Évangile serait une adaptation du récit de Matthieu pour un public non-juif, en particulier après le retour prématuré de Marc en l’an 46.

Les experts avancent des dates de rédaction entre 50 et 70, voire plus tard. Sans preuves formelles ou originaux, nous disposons de plus de 5 000 copies grecques des premiers siècles. La multiplication des copies a introduit le risque de divergences et de faux évangiles. Les traductions grecques des Évangiles de Matthieu et de Marc témoignent de la demande des nouveaux convertis à travers le monde connu de l’époque.

Des experts suggèrent une rédaction, ou traduction, en grec à Antioche pour Matthieu et à Rome pour Marc, ce qui n’est pas incompatible avec notre hypothèse d’une rédaction initiale en araméen pour Matthieu et en grec pour Marc à Jérusalem.

La datation des Évangiles reste un sujet complexe, souvent réservé aux experts. Nous considérons qu’une rédaction précoce des Évangiles, à une époque où des témoins oculaires étaient encore vivants pour confirmer les récits, est essentielle pour attester de leur véracité. Cette rédaction rapide aurait contribué à l’adhésion massive des premiers chrétiens 1 Corinthiens 15.6.

Les prophéties concernant la destruction du temple, mentionnées dans Matthieu 24.1-44 et Marc 13.1-37, ont conduit certains chercheurs à dater ces écrits après l’événement de l’an 70. Cependant, cela soulève la question de la nature prophétique des écritures, comme celles de Daniel et d’Esdras, qui annoncent des événements futurs. Cette interprétation dépend de l’acceptation de la prophétie comme un élément légitime de la narration biblique.

L’Anonymat des textes

L’Anonymat des textes

L’objectif initial des apôtres était de préserver leur témoignage pour les générations futures à travers un écrit, connu sous le nom d’Évangiles des Apôtres. Pierre a rapidement compris la nécessité d’adapter ce texte en fonction du public cible. Ainsi, au lieu d’un seul texte, deux versions ont été élaborées.

À l’époque où ces récits étaient diffusés, les lecteurs et auditeurs connaissaient généralement leurs auteurs, rendant inutile de les nommer explicitement. De plus, pourquoi nommer spécifiquement Matthieu alors que l’œuvre était le fruit d’un effort collectif ? Cette collaboration est l’une des raisons de l’anonymat initial des textes évangéliques. Ce n’est qu’au IIe siècle que les Évangiles ont été officiellement attribués à leurs auteurs respectifs.

À cette époque, les communautés chrétiennes disposaient d’un récit destiné aux Juifs, l’Évangile selon Matthieu, et d’un autre, celui selon Marc, orienté vers les non-Juifs. Avec l’ajout des récits de Luc et de Jean, il est devenu nécessaire d’identifier plus formellement les auteurs pour les chrétiens du IIe siècle. L’identification de l’écrivain était considérée comme celle de l’auteur.

Vers la fin du IIe siècle, les Pères de l’Église, tels que Clément d’Alexandrie, Tertullien et Irénée de Lyon, ont dû nommer et distinguer ces textes évangéliques des autres écrits considérés comme non authentiques ou fantaisistes. Ils ont ainsi établi le canon biblique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Cette sélection des textes canoniques a probablement été formalisée à Rome, comme le suggère le Canon de Muratori.

Les textes non inclus dans ce canon, jugés non inspirés et donc non fiables, ont été classés comme apocryphes.

L’objectif initial des apôtres était de préserver leur témoignage pour les générations futures à travers un écrit, connu sous le nom d’Évangiles des Apôtres. Pierre a rapidement compris la nécessité d’adapter ce texte en fonction du public cible. Ainsi, au lieu d’un seul texte, deux versions ont été élaborées.

À l’époque où ces récits étaient diffusés, les lecteurs et auditeurs connaissaient généralement leurs auteurs, rendant inutile de les nommer explicitement. De plus, pourquoi nommer spécifiquement Matthieu alors que l’œuvre était le fruit d’un effort collectif ? Cette collaboration est l’une des raisons de l’anonymat initial des textes évangéliques. Ce n’est qu’au IIe siècle que les Évangiles ont été officiellement attribués à leurs auteurs respectifs.

À cette époque, les communautés chrétiennes disposaient d’un récit destiné aux Juifs, l’Évangile selon Matthieu, et d’un autre, celui selon Marc, orienté vers les non-Juifs. Avec l’ajout des récits de Luc et de Jean, il est devenu nécessaire d’identifier plus formellement les auteurs pour les chrétiens du IIe siècle. L’identification de l’écrivain était considérée comme celle de l’auteur.

Vers la fin du IIe siècle, les Pères de l’Église, tels que Clément d’Alexandrie, Tertullien et Irénée de Lyon, ont dû nommer et distinguer ces textes évangéliques des autres écrits considérés comme non authentiques ou fantaisistes. Ils ont ainsi établi le canon biblique tel que nous le connaissons aujourd’hui. Cette sélection des textes canoniques a probablement été formalisée à Rome, comme le suggère le Canon de Muratori.

Les textes non inclus dans ce canon, jugés non inspirés et donc non fiables, ont été classés comme apocryphes.

La réalité des miracles

La réalité des miracles

Les Évangiles relatent divers événements qui relèvent du miracle, comme la venue des bergers et l’apparition des anges après la naissance de Jésus. Ces récits soulèvent la question de leur nature : s’agit-il de faits historiques ou de manifestations théologiques accessibles uniquement par la foi ?

Il est indéniable que certains éléments des Évangiles, comme la naissance virginale de Jésus, l’étoile de Bethléem, ou les guérisons opérées par Jésus, défient notre compréhension rationnelle. Cependant, les réduire à de simples symboles en raison de leur caractère extraordinaire serait ignorer leur potentiel de vérité.

Ces récits, bien que mettant en défi nos lois naturelles, peuvent être interprétés comme des moments où des règles divines transcendent notre réalité connue. Ainsi, accepter ces événements comme des réalités historiques nécessite une ouverture à la dimension transcendante de l’existence.

D’autre part, il est crucial de reconnaître que la démarche de rationalisation excessive de ces événements peut mener à un éloignement de l’essence des Évangiles. Des explications trop érudites ou scientifiques peuvent conduire à des interprétations erronées, semant le doute et sapant la foi de certains.

Les Évangiles, lorsqu’ils sont abordés uniquement sous un angle critique et sceptique, risquent d’être perçus comme de simples légendes ou tromperies. Pour appréhender pleinement leur message, une reconnaissance de la réalité de Dieu et de son action dans le monde est fondamentale. Sans cette acceptation, les miracles évoqués dans les Évangiles peuvent sembler dénués de sens ou d’authenticité.

Les Évangiles relatent divers événements qui relèvent du miracle, comme la venue des bergers et l’apparition des anges après la naissance de Jésus. Ces récits soulèvent la question de leur nature : s’agit-il de faits historiques ou de manifestations théologiques accessibles uniquement par la foi ?

Il est indéniable que certains éléments des Évangiles, comme la naissance virginale de Jésus, l’étoile de Bethléem, ou les guérisons opérées par Jésus, défient notre compréhension rationnelle. Cependant, les réduire à de simples symboles en raison de leur caractère extraordinaire serait ignorer leur potentiel de vérité.

Ces récits, bien que mettant en défi nos lois naturelles, peuvent être interprétés comme des moments où des règles divines transcendent notre réalité connue. Ainsi, accepter ces événements comme des réalités historiques nécessite une ouverture à la dimension transcendante de l’existence.

D’autre part, il est crucial de reconnaître que la démarche de rationalisation excessive de ces événements peut mener à un éloignement de l’essence des Évangiles. Des explications trop érudites ou scientifiques peuvent conduire à des interprétations erronées, semant le doute et sapant la foi de certains.

Les Évangiles, lorsqu’ils sont abordés uniquement sous un angle critique et sceptique, risquent d’être perçus comme de simples légendes ou tromperies. Pour appréhender pleinement leur message, une reconnaissance de la réalité de Dieu et de son action dans le monde est fondamentale. Sans cette acceptation, les miracles évoqués dans les Évangiles peuvent sembler dénués de sens ou d’authenticité.

Conclusion

Conclusion

Dans notre recherche, nous avons examiné la manière dont les Apôtres, en se basant sur le pragmatisme, ont modifié leur méthode pour satisfaire les différents besoins de la communauté chrétienne émergente. Il convient de noter que nos suggestions sont purement hypothétiques, puisqu’il n’existe actuellement aucune preuve concrète pour étayer ou réfuter cette théorie. De la même façon, les autres théories concernant ce sujet reposent aussi sur des suppositions.

Nous soutenons que notre position, qui envisage une évolution naturelle et logique de la démarche des Apôtres, est crédible et plausible. Initialement, le message chrétien, principalement destiné à un public juif, reposait sur le témoignage direct des Apôtres. Cependant, face à l’expansion rapide du mouvement et aux divers témoignages de guérisons, ainsi qu’aux interprétations variées, les Apôtres se sont trouvés dans la nécessité de formaliser l’annonce de la Bonne Nouvelle par écrit.

Les convertis non juifs rencontraient des difficultés à intégrer les traditions juives, exacerbant la nécessité de distinguer clairement le Judaïsme de l’Évangile. Les Apôtres ont donc dû aborder et résoudre ces problématiques lors du Concile de Jérusalem en l’an 49 (Actes 15).

Nous postulons que les Évangiles ont été rédigés rapidement, avant l’an 49 et probablement peu de temps après la première Pentecôte du 24 mai 33. Ces textes originels se sont perdus avec le temps, et les versions actuelles proviennent de copies ultérieures.

Cette hypothèse semble cohérente avec les événements historiques du début de l’Église chrétienne. Comme l’a suggéré un docteur de la loi du temps de Jésus, cité dans Actes 5.38-39, si cette œuvre provenait de Dieu, elle persisterait malgré les obstacles.

Actes 1.8 indique également que les Apôtres seront des témoins « à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Cette directive semble se refléter dans la rédaction des Évangiles : Matthieu pour Jérusalem et la Judée, Marc pour la Samarie et les régions étrangères, Luc pour les « extrémités de la terre » et Jean avec une portée universelle.

Dans notre recherche, nous avons examiné la manière dont les Apôtres, en se basant sur le pragmatisme, ont modifié leur méthode pour satisfaire les différents besoins de la communauté chrétienne émergente. Il convient de noter que nos suggestions sont purement hypothétiques, puisqu’il n’existe actuellement aucune preuve concrète pour étayer ou réfuter cette théorie. De la même façon, les autres théories concernant ce sujet reposent aussi sur des suppositions.

Nous soutenons que notre position, qui envisage une évolution naturelle et logique de la démarche des Apôtres, est crédible et plausible. Initialement, le message chrétien, principalement destiné à un public juif, reposait sur le témoignage direct des Apôtres. Cependant, face à l’expansion rapide du mouvement et aux divers témoignages de guérisons, ainsi qu’aux interprétations variées, les Apôtres se sont trouvés dans la nécessité de formaliser l’annonce de la Bonne Nouvelle par écrit.

Les convertis non juifs rencontraient des difficultés à intégrer les traditions juives, exacerbant la nécessité de distinguer clairement le Judaïsme de l’Évangile. Les Apôtres ont donc dû aborder et résoudre ces problématiques lors du Concile de Jérusalem en l’an 49 (Actes 15).

Nous postulons que les Évangiles ont été rédigés rapidement, avant l’an 49 et probablement peu de temps après la première Pentecôte du 24 mai 33. Ces textes originels se sont perdus avec le temps, et les versions actuelles proviennent de copies ultérieures.

Cette hypothèse semble cohérente avec les événements historiques du début de l’Église chrétienne. Comme l’a suggéré un docteur de la loi du temps de Jésus, cité dans Actes 5.38-39, si cette œuvre provenait de Dieu, elle persisterait malgré les obstacles.

Actes 1.8 indique également que les Apôtres seront des témoins « à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu’aux extrémités de la terre ». Cette directive semble se refléter dans la rédaction des Évangiles : Matthieu pour Jérusalem et la Judée, Marc pour la Samarie et les régions étrangères, Luc pour les « extrémités de la terre » et Jean avec une portée universelle.