Après avoir décrit le ciel et le trône de Dieu au chapitre 4, Jean attire maintenant notre attention sur un détail particulier. Il précise que Dieu, ou plutôt une représentation de Dieu, car aucun homme ne peut voir Dieu et vivre (出埃及记 33.20 ; 提摩太前书 6.16), tient dans sa main un livre.
Le livre d’启示录 5.1 est bien plus qu’un objet : il est le symbole du projet divin complet mais scellé, inaccessible à toute créature. Son importance tient au fait que son ouverture conditionne la suite de l’histoire et la révélation du sens.
Au cœur de ce désarroi, la scène prend une tournure inattendue. Jean perçoit alors, près du trône, au milieu des quatre êtres vivants mentionnés en 启示录 4.6, la présence d’un agneau. Pourtant, l’ancien qui voulait consoler Jean avait proclamé qu’un seul pouvait accomplir cette œuvre : le lion de la tribu de Juda. Or, ce n’est pas un lion qui se présente, mais un agneau. Cette distinction est fondamentale : la puissance du Messie Jésus, représenté par ces deux symboles, ne réside pas dans la force du lion, mais dans le sacrifice de l’agneau. L’image de l’agneau rappelle à la fois la mort du Messie Jésus et sa résurrection, car il est bien vivant.
Jean semble ainsi reconnaître dans l’Agneau le Messie Jésus, car c’est lui qui s’avance pour prendre le livre, alors que cette action paraît impossible pour un agneau. Ainsi, un seul être est en mesure d’ouvrir le livre : le Messie Jésus. Le texte précise la raison de cette exclusivité, notamment en 启示录 5.5, où un ancien proclame la dignité du Messie. Le sacrifice et la victoire du Messie Jésus sur la croix lui confèrent une autorité sans égale dans le ciel, faisant de lui l’unique à pouvoir ouvrir le livre. Par ce geste, il permet à l’histoire de se poursuivre et d’entrer dans une nouvelle étape.
Le chapitre 4 met donc essentiellement en avant la toute-puissance de Dieu : lorsqu’Il parle, la chose arrive ; lorsqu’Il ordonne, elle existe (诗篇 33.9). Il est important de noter que cette description ne doit pas être prise au sens littéral, car elle demeure symbolique. Jean cherche à comparer ce qu’il voit à des éléments terrestres pour tenter d’en rendre compte. Cependant, cette vision, d’après l’analyse proposée, dépasse tout ce qu’un être humain pourrait imaginer, et sa description ne peut en être qu’un reflet imparfait de la réalité.
Jean voit dans la main droite de Celui qui siège sur le trône un livre écrit à l’intérieur et à l’extérieur, scellé de sept sceaux (启示录 5.1).
Un ange puissant proclame : « Qui est digne d’ouvrir le livre et d’en rompre les sceaux ? » (启示录 5.2).
Personne, ni au ciel, ni sur la terre, ni sous la terre, n’est trouvé digne. Jean pleure beaucoup (启示录 5.3-4).
2. 被杀却站立着的羔羊
L’un des anciens console Jean : « Ne pleure pas ! Voici, le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux » (启示录 5.5).
L’Agneau s’avance et prend le livre de la main droite de Celui qui siège sur le trône (启示录 5.7).
3. 活物和长老的赞美
Les quatre êtres vivants et les vingt-quatre anciens se prosternent devant l’Agneau, chacun tenant une harpe et des coupes d’or pleines de parfums, qui sont les prières des saints (启示录 5.8).
Ils chantent un cantique nouveau : « Tu es digne de prendre le livre et d’en ouvrir les sceaux, car tu as été immolé, et tu as racheté pour Dieu, par ton sang, des hommes de toute tribu, langue, peuple et nation. Tu as fait d’eux un royaume et des prêtres, et ils régneront sur la terre » (启示录 5.9-10).
4. 无数天使的赞美
Jean entend la voix de myriades d’anges autour du trône, des vivants et des anciens, proclamant d’une voix forte : « L’Agneau qui a été immolé est digne de recevoir la puissance, la richesse, la sagesse, la force, l’honneur, la gloire et la louange » (启示录 5.11-12).
5. 受造之物的普世赞美
Toute créature dans le ciel, sur la terre, sous la terre et sur la mer s’unit pour dire : « A Celui qui est assis sur le trône et à l’Agneau soient la louange, l’honneur, la gloire et la puissance aux siècles des siècles » (启示录 5.13).
Les quatre êtres vivants répondent : « Amen ! » et les anciens se prosternent et adorent (启示录 5.14).
A retenir : Le chapitre 5 révèle que seul l’Agneau immolé est digne d’ouvrir le livre scellé, car par son sacrifice il a racheté l’humanité. Toute la création se joint alors à une louange universelle, reconnaissant l’unité de Dieu et de l’Agneau dans l’œuvre du salut (启示录 5.9-13).
Le prophète Daniel évoque un livre scellé qui fait écho à celui d’Apocalypse 5. Dans 但以理书 12.4 et 但以理书 12.9, il est dit que les paroles doivent être tenues secrètes et le livre marqué du sceau « jusqu’au temps de la fin ». Ce livre mystérieux, scellé pour un temps, trouve son accomplissement dans Apocalypse 5, où l’Agneau seul est digne de l’ouvrir.
INF239 - A quel moment va se dérouler cette scène ?
A quel moment va se dérouler cette scène ?
Le contexte immédiat
Apocalypse 5 décrit la remise du livre à l’Agneau.
Apocalypse 6 montre l’ouverture progressive des sceaux, chacun déclenchant un événement historique ou cosmique. La scène de l’ouverture du livre est donc le point de départ de la révélation des jugements et de l’histoire finale.
Quand cela se déroule-t-il ?
Les interprétations varient selon les traditions théologiques :
Perspective futuriste (classique évangélique)
L’ouverture du livre correspond au début des événements de la fin des temps.
Les sceaux déclenchent les jugements apocalyptiques qui précèdent le retour du Christ.
Cette scène est donc située après l’ascension du Christ, mais son accomplissement se déploie dans l’histoire future, au « temps de la fin ».
Perspective historique (historiciste)
Les sceaux représentent des périodes successives de l’histoire de l’Église.
L’ouverture du livre commence dès la résurrection et l’ascension du Christ, et se déroule tout au long de l’histoire humaine.
Ici, Apocalypse 5 est vu comme une vision inaugurale de l’autorité du Christ sur l’histoire.
Perspective symbolique (idéaliste)
Le livre scellé symbolise le plan de Dieu pour l’histoire entière.
L’ouverture par l’Agneau signifie que tout est révélé et accompli en Christ, indépendamment d’une chronologie précise.
Cette scène est donc hors du temps, montrant la souveraineté divine sur toute l’histoire.
教导性的总结
Historiquement : L’ouverture du livre commence après la victoire du Christ (résurrection et ascension).
Eschatologiquement : Elle annonce les jugements et la rédemption finale.
Théologiquement : Elle révèle que seul le Christ crucifié et ressuscité est digne de dévoiler et d’accomplir le plan de Dieu.
Pour ces raisons, nous considérons que ces événements sont à venir, bien qu'ils soient probablement imminents au vu des réalités historiques, notamment celles concernant le pays d’Israël.
INF237
情况说明
INF237 - Que signifie ouvrir le livre ?
Que signifie ouvrir le livre ?
Que signifie « ouvrir le livre » ?
Accéder au contenu caché
Le livre est scellé : personne ne peut en lire ni même en regarder l’intérieur.
L’ouverture signifie rendre accessible ce qui était fermé : dévoiler le plan divin, comprendre le sens de l’histoire.
Déclencher des événements
Chaque sceau brisé entraîne une conséquence (les cavaliers, les bouleversements, etc.).
Ouvrir le livre, ce n’est pas seulement lire, c’est mettre en marche une série d’événements qui transforment le monde.
Acte de légitimité
Seul l’Agneau est « digne » d’ouvrir le livre.
L’ouverture est donc un acte d’autorité morale : il ne s’agit pas de curiosité, mais d’un droit acquis par la victoire du sacrifice.
Révélation progressive
Le livre n’est pas ouvert d’un seul coup : chaque sceau correspond à une étape.
Cela montre que la révélation est graduelle, comme un apprentissage qui se fait pas à pas.
Dimension pédagogique
Ouvrir le livre, c’est passer de l’incompréhension à la compréhension.
Jean pleure quand personne ne peut l’ouvrir : cela souligne que l’accès au sens est vital.
L’ouverture devient une métaphore de l’illumination : comprendre ce qui était caché, entrer dans la logique du projet divin.
总结
« Ouvrir le livre » signifie dévoiler le plan divin complet, jusque-là inaccessible, et en même temps déclencher les événements qui en découlent. C’est un acte de légitimité réservé à l’Agneau, qui a vaincu par son sacrifice. L’ouverture n’est pas seulement une lecture, mais une mise en marche de l’histoire, révélée étape par étape, jusqu’à la louange universelle.
La parabole est un récit symbolique, généralement long, qui vise à enseigner ou provoquer une réflexion. Elle prend la forme d’une histoire, souvent avec des personnages et une intrigue. Un exemple biblique emblématique est celui du fils prodigue (路加福音 15.11-32).
La métaphore est une figure de style brève, fondée sur une analogie implicite. Elle sert à éclairer une réalité ou frapper l’esprit par une image forte, sans passer par un récit. Par exemple : « Je suis la vigne » (约翰福音 15.1 et 约翰福音 15.5).
Quelle est l’origine de l’expression « 7 esprits » ?
La formule « sept esprits » dans 启示录 1.4 intrigue souvent, et le détail de la majuscule ou non à “esprit” joue un rôle dans l’interprétation.
Origine de la formule « sept esprits »
Dans le texte grec : on lit ta hepta pneumata = “les sept esprits”.
Symbolisme du chiffre 7 : dans la Bible, 7 exprime la plénitude, la totalité. Ici, il ne s’agit pas de sept entités séparées, mais d’une manière imagée de dire que l’Esprit de Dieu agit dans sa plénitude.
Lien avec l’Ancien Testament : 以赛亚书 11.2 décrit l’Esprit reposant sur le Messie avec sept qualités (sagesse, intelligence, conseil, force, connaissance, crainte de Dieu, piété). Cela a souvent été rapproché des “sept esprits”.
Dans l’Apocalypse : on retrouve cette expression en 启示录 3.1, 启示录 4.5 et 启示录 5.6, toujours en lien avec la présence de Dieu et du Christ.
Pourquoi pas de majuscule ?
Dans les manuscrits grecs anciens, il n’y avait pas de distinction majuscule/minuscule comme aujourd’hui.
Les traductions modernes choisissent parfois de mettre une majuscule à “Esprit” pour indiquer qu’il s’agit de l’Esprit de Dieu, ou de laisser en minuscule pour respecter la littéralité “sept esprits”.
La version S21, par exemple, garde la minuscule, ce qui laisse ouverte l’interprétation : soit une image de l’Esprit Saint dans sa plénitude, soit une représentation symbolique de puissances spirituelles devant le trône.
简言之
La formule « sept esprits » vient du texte grec et du symbolisme biblique du chiffre 7.
Elle désigne la plénitude de l’Esprit de Dieu, pas sept esprits différents.
L’absence de majuscule est un choix de traduction : le grec ne l’imposait pas.
Le sens reste : l’Esprit est pleinement présent devant le trône, associé à Dieu et au Christ dans la salutation initiale.
INF238
情况说明
INF238 - Le sens du sacrifice ?
Le sens du sacrifice ?
Est-ce que cette vision parle uniquement du sacrifice du Messie Jésus, ou bien est-ce que son principe s’étend à chaque croyant ?
Le sens premier : le sacrifice de Jésus
Dans 启示录 5, le centre de la vision est l’Agneau immolé mais debout.
C’est clairement une référence au Messie Jésus : son sacrifice est unique, car lui seul est déclaré « digne » d’ouvrir le livre.
Le texte insiste sur cette exclusivité : personne dans le ciel, sur la terre ou sous la terre n’était capable, sauf lui.
Donc, au niveau strict du texte, « vaincre par le don de soi » désigne le sacrifice de Jésus comme acte fondateur.
Le prolongement pour les chrétiens
Même si la vision parle d’abord du Messie Jésus, elle a une dimension pédagogique et exemplaire.
Les croyants sont appelés à participer à cette logique du don :
Dans 启示录 5.10, les rachetés deviennent « rois et prêtres » → ils reçoivent une mission active.
Dans le reste du livre, les fidèles sont invités à vaincre (cf. les lettres aux Eglises en chapitres 2–3), mais leur victoire passe par la fidélité et parfois le témoignage jusqu’au sacrifice.
Cela signifie que la logique de l’Agneau (vaincre par le don, non par la force) devient un modèle pour chaque chrétien.
总结
Sens strict : la vision parle du sacrifice unique de Jésus, qui seul ouvre le livre.
Sens élargi : elle enseigne une pédagogie du don qui s’étend à chaque croyant.
En clair : le Messie Jésus est le seul à révéler le sens ultime de l’histoire, mais les chrétiens sont invités à entrer dans cette logique de l’Agneau, en vivant eux aussi une victoire par le don de soi, la fidélité et l’amour.
Tableau comparatif : Jésus et les croyants face au livre scellé
要素
Pour Jésus (l’Agneau)
Pour chaque chrétien
Victoire
Il a vaincu par son sacrifice unique, en donnant sa vie.
Les croyants sont appelés à « vaincre » par fidélité, persévérance et parfois témoignage jusqu’au sacrifice.
Dignité
Lui seul est déclaré « digne » d’ouvrir le livre, car son offrande est parfaite.
Les croyants reçoivent une dignité dérivée : ils deviennent « rois et prêtres » grâce à son œuvre.
Ouverture du livre
Acte exclusif : Jésus seul peut briser les sceaux et déclencher le plan divin.
Les croyants n’ouvrent pas le livre, mais ils participent à son contenu en vivant selon la logique de l’Agneau.
Mission
Révéler le sens ultime de l’histoire et mettre en marche la révélation.
Porter ce sens dans leur vie quotidienne, en incarnant le don de soi et la fidélité.
Louange universelle
Jésus est l’objet de la louange cosmique.
Les croyants rejoignent cette louange et deviennent témoins de l’Agneau dans le
Pour Jésus : la vision souligne son sacrifice unique, qui lui donne l’autorité d’ouvrir le livre et de révéler le plan divin.
Pour les croyants : elle devient un modèle. Ils ne sont pas les auteurs de la révélation, mais ils sont appelés à vivre dans la logique de l’Agneau : vaincre par le don, la fidélité et l’amour, et participer à la louange universelle.
INF200
情况说明
INF200 - Un vêtement blanc
Un vêtement blanc
Le vêtement blanc que les chrétiens recevront symbolise la pureté, la justice, la victoire et la participation à la gloire céleste. Il est un signe de transformation spirituelle et d’appartenance au Christ.
Origine biblique du vêtement blanc
Le vêtement blanc apparaît à plusieurs reprises dans la Bible, notamment dans le livre de l’Apocalypse, où il est associé aux croyants fidèles :
_启示录 3.5 : « Celui qui vaincra sera revêtu de vêtements blancs ; je n’effacerai point son nom du livre de vie. »
_启示录 7.13-14 : Les élus sont décrits comme ayant « lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l’Agneau ».
_启示录 19.8 : L’Épouse de l’Agneau (l’Église) reçoit un vêtement de fin lin, « symbole des œuvres justes des saints ».
Signification spirituelle
Le vêtement blanc représente :
_La pureté et la sainteté : Il symbolise une vie purifiée du péché par le sacrifice du Christ.
_La justice reçue de Dieu : Ce n’est pas une justice humaine, mais celle que Dieu accorde à ceux qui croient en Jésus.
_La victoire sur le mal : Il est promis à ceux qui « vaincront », c’est-à-dire qui persévèrent dans la foi jusqu’à la fin.
_La résurrection et la gloire : Il évoque l’état glorifié des croyants dans la vie éternelle.
Dans la tradition chrétienne
_Au baptême, les nouveaux chrétiens reçoivent souvent un vêtement blanc, signe de leur nouvelle naissance spirituelle.
_Dans la liturgie, les prêtres portent des vêtements blancs lors des fêtes de résurrection, rappelant la victoire du Christ.
_Dans l’art chrétien, les saints et les anges sont souvent représentés en blanc, reflet de leur état céleste.
Un appel à la préparation
Le vêtement blanc n’est pas seulement un don, c’est aussi un appel à vivre dans la fidélité :
« Heureux ceux qui lavent leurs robes, afin d’avoir droit à l’arbre de vie » (启示录 22.14)
Cela signifie que les croyants sont invités à vivre dans la lumière, à se détourner du péché, et à se préparer pour les noces de l’Agneau.
Ce vêtement blanc est indispensable pour participer aux noces de l’agneau et toute personne qui arriverait à entrer sans ce vêtement, si cela était possible, serait immanquablement chassée dehors
INF226
情况说明
INF226 - L’île de Patmos
L’île de Patmos
Jean était très probablement en exil forcé sur l’île de Patmos, utilisé par les Romains comme lieu de déportation. Autrement dit, il n’y était pas volontairement, mais contraint par les autorités impériales.
Contexte historique
Apocalypse 1.9 dit clairement : « Moi, Jean, votre frère… j’étais dans l’île appelée Patmos, à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus. » → Cela indique une situation de contrainte, liée à sa fidélité.
Les Romains utilisaient Patmos comme lieu de bannissement pour des prisonniers politiques ou religieux. L’île, rocheuse et isolée, servait à couper les exilés de leurs communautés.
Tradition chrétienne ancienne (Irénée de Lyon, fin IIe siècle) affirme que Jean y fut envoyé sous l’empereur Domitien (vers 95 ap. J.-C.).
Les historiens modernes nuancent : certains parlent d’“exil” (expulsion hors de sa communauté), d’autres de “déportation” (peine imposée par l’État romain). Dans les deux cas, il s’agit d’une contrainte politique et religieuse.
简言之
Jean n’a pas choisi Patmos : il y a été envoyé par les autorités romaines.
On peut parler à la fois d’exil (il est éloigné de sa communauté) et de déportation (il est puni par le pouvoir).
Ce cadre explique pourquoi l’Apocalypse est un livre de résistance et d’espérance : écrit depuis un lieu de marginalisation, il affirme que le Messie Jésus est présent et souverain, même quand l’empire semble dominer.
Malgré ce cadre humain difficile de la déportation, Jean affirme qu’il reçoit une vision de Dieu. L’exil n’empêche pas la révélation, il en devient même le lieu privilégié. C’est précisément dans la faiblesse et l’isolement que la voix du Messie Jésus se fait entendre.
Le fait que Jean soit en exil souligne la force du message. L’Apocalypse n’est pas une spéculation abstraite, mais une révélation donnée dans une situation de détresse réelle. Cela rend le texte crédible et puissant : Dieu parle dans l’histoire, pas en dehors d’elle.
Autrement dit, le cadre de marginalisation explique le ton du livre, et la révélation explique son contenu. Ensemble, ils montrent que l’espérance chrétienne naît dans les lieux de fragilité, et qu’elle affirme la souveraineté du Christ même quand l’empire semble dominer
INF236
情况说明
INF236 - Il a vaincu
Le Messie Jésus a vaincu
Dans 启示录 5.5, il est dit : « Ne pleure pas, car le lion de la tribu de Juda, le rejeton de la racine de David, a vaincu pour ouvrir le livre et ses sept sceaux. »
分析 :
Le verbe « a vaincu » est central. Mais que signifie cette victoire ?
Ce n’est pas une victoire militaire ou politique, comme celle d’un lion rugissant.
C’est une victoire par le don de soi, révélée juste après par l’image de l’Agneau offert en sacrifice (启示录 5.6).
Il a vaincu quoi ?
Le mal et la mort, en se donnant lui-même.
L’impossibilité d’accès au sens : personne ne pouvait ouvrir le livre, mais lui, par son sacrifice, rend le projet divin accessible.
La logique du pouvoir fermé : il ne prend pas le livre par force, mais parce qu’il est reconnu digne.
Il a vaincu comment ?
Par l’humilité et le sacrifice, non par domination.
En devenant l’Agneau debout, marqué par la souffrance mais vivant et actif.
总之:
« Il a vaincu » signifie qu’il a traversé la mort, qu’il a offert sa vie, et que cette offrande lui donne l’autorité morale et spirituelle pour ouvrir le livre. Sa victoire est une victoire de l’amour sur la fermeture, du don sur l’exclusion.