Daniel invite ainsi à ne pas juger l'histoire trop tôt.
Un persécuteur peut sembler victorieux parce qu'il a tué les sages.
Un martyr peut sembler vaincu parce qu'il est mort.
Mais le jugement de l'histoire n'est pas achevé au tombeau.
La résurrection renverse l'apparence.
Celui qui semblait avoir tout perdu reçoit la vie éternelle.
Celui qui semblait avoir triomphé doit comparaître devant Dieu.
但以理书 12.2 constitue donc bien davantage qu'une précision doctrinale sur l'état futur. La résurrection est la réponse divine au problème de la fidélité persécutée. Elle garantit que ni les empires, ni les persécuteurs, ni même la mort ne peuvent annuler la promesse faite aux serviteurs de Dieu.
L'Ancien Testament avait progressivement préparé cette espérance ; Daniel lui donne l'une de ses formulations les plus explicites. Et le dernier verset du livre en fait une promesse personnelle au vieux prophète : après son long service, Daniel se reposera, puis il se tiendra debout pour recevoir son héritage à la fin des jours.