Les vingt-et-un jours de Daniel 10 constituent l'un des passages bibliques les plus remarquables concernant la relation entre prière, attente et monde invisible.
Le texte affirme clairement que Daniel a été entendu dès le premier jour.
Il affirme tout aussi clairement qu'une opposition spirituelle a retardé l'arrivée du messager.
Michel est finalement intervenu et la révélation a atteint Daniel.
Cependant, le passage ne doit pas être transformé en système universel.
Il n'enseigne pas que toute prière doit durer vingt-et-un jours.
Il ne prescrit pas un régime alimentaire obligatoire appelé « jeûne de Daniel ».
Il ne dit pas que la prière fournit de la puissance aux anges.
Il ne commande pas de s'adresser aux puissances territoriales.
Il ne permet pas davantage d'expliquer automatiquement tout retard par une activité démoniaque.
Son enseignement est à la fois plus sobre et plus profond.
Daniel prie sans voir. Dieu entend dès le premier jour. Un conflit que Daniel ignore se déroule. La réponse semble tarder, mais le dessein divin n'est pas abandonné.
Les vingt-et-un jours enseignent ainsi une vérité essentielle : la réalité visible ne constitue pas la mesure complète de l'action de Dieu.