PER222

Le bon samaritain

La péricope PER222 présente la parabole du bon Samaritain (Luc 10.25-37), racontée par Jésus en réponse à un docteur de la Loi voulant le piéger. Située à Béthanie au-delà du Jourdain en novembre 32, cette parabole enseigne que le vrai 'prochain' n'est pas défini par la religion ou la culture, mais par l'acte de miséricorde. Le Samaritain méprisé devient le modèle de compassion, figure symbolique du Messie lui-même venant au secours de l'humanité blessée.

11 min bon Samaritain parabole prochain miséricorde compassion 10 versets 3 livres

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Marc
Marc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Luc
.25-37 (Louis Segond S21)

Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle?»

Jésus lui dit: «Qu'est-il écrit dans la loi? Qu'y lis-tu?»

Il répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force et de toute ta pensée, et ton prochain comme toi-même.»

«Tu as bien répondu, lui dit Jésus. Fais cela et tu vivras.»

Mais lui, voulant se justifier, dit à Jésus: «Et qui est mon prochain?»

Jésus reprit la parole et dit: «Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba entre les mains de brigands qui le dépouillèrent, le rouèrent de coups et s'en allèrent en le laissant à moitié mort.

Un prêtre qui, par hasard, descendait par le même chemin vit cet homme et passa à distance.

De même aussi un Lévite arriva à cet endroit; il le vit et passa à distance.

Mais un qui voyageait arriva près de lui et fut rempli de compassion lorsqu'il le vit.

Il s'approcha et banda ses plaies en y versant de l'huile et du vin; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit dans une auberge et prit soin de lui.

Le lendemain, [à son départ,] il sortit deux pièces d'argent, les donna à l'aubergiste et dit: ‘Prends soin de lui, et ce que tu dépenseras en plus, je te le rendrai à mon retour.’

Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui était tombé au milieu des brigands?»

«C'est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Lieu : Béthanie, située au-delà du Jourdain.

Date : novembre 32

Mode opératoire : Nous continuons avec Luc

Note sur le mode opératoire : Luc est le seul à parler de cette période.

Année 32

Les savaient où le Messie Jésus et ses disciples s’étaient réfugiés. Quelques-uns se rendirent sur place pour l’interroger.

Le bon samaritain

Le bon samaritain

Contexte

Nous savons que le Messie Jésus et ses disciples se sont repliés à Béthanie au-delà du Jourdain. C’est un endroit sécurisé et toute intervention agressive serait vite remarquée dans cette hypothèse le groupe passerait rapidement en Pérée, sur la rive orientale du Jourdain en dehors de la juridiction de Ponce Pilate et du Souverain sacrificateur Caïphe.

Cependant nous pensons que des groupes réduit de personnes ont repris contact avec le Messie Jésus. Certains, au sein de la classe dirigeante, s’interrogeaient et effectuaient le déplacement afin d’interroger le Maître.

Dans ces conditions ce passage se déroulerait donc à Béthanie au-delà du Jourdain, à une journée de marche de Jérusalem. Nous devons donc admettre que ce docteur de la loi et ses amis ont parcourus environ 30 km pour interroger le Maître.

Ce docteur de la loi n’apparait pas aussi sincère que nous aurions pu l’espérer. En effet .25 précise qu’il posait sa question pour éprouver le Messie Jésus pourtant il l’appelle, « maître ».

Ce mot grec utilisé ici est "didaskalos", qui signifie littéralement enseignant ou instructeur.

C’est un titre de respect, souvent donné aux rabbins ou aux figures religieuses reconnues pour leur autorité dans l’interprétation de la Loi.

En l’utilisant, le docteur de la loi reconnaît le Messie Jésus comme un interlocuteur compétent dans les affaires spirituelles et juridiques, même s’il le fait dans un contexte de mise à l’épreuve.

.25 (Louis Segond S21) :
Un professeur de la loi se leva et dit à Jésus pour le mettre à l'épreuve: «Maître, que dois-je faire pour hériter de la vie éternelle?»

demande le spécialiste de la loi.

Luc précise que cette question est posée pour l’éprouver, ce qui suggère une intention de tester ou piéger le Messie Jésus plutôt qu’un réel désir d’apprendre.

Ce contraste entre le respect apparent du titre et l’intention cachée donne une tension dramatique à l’échange.

Le Messie Jésus retourne la question et plutôt que de répondre directement, le Messie Jésus renvoie le docteur à sa propre expertise :

.26 (Louis Segond S21) :
Jésus lui dit: «Qu'est-il écrit dans la loi? Qu'y lis-tu?»

Ce renversement montre que le Messie Jésus ne se laisse pas enfermer dans un rôle passif de maître, mais qu’il maîtrise l’art du dialogue rabbinique, souvent basé sur des questions-réponses.

Cette question sur la vie éternelle revient à différents moments dans les Evangiles comme : Matthieu 19.16-22 , Luc 18.18-23 , Jean 3.1-15 .

Le récit aurait pu s’achever en .28 mais l’homme tente de se justifier il ne veut pas paraitre comme un élève enseigné par le Maître ( .29 ).

D’ailleurs, heureusement qu’il a tenté de se justifier car ainsi nous possédons cette magnifique du bon .

C’est l’un des enseignements les plus puissants du Messie Jésus sur la compassion, la miséricorde et l’amour du prochain.

 

Contexte

Le Messie Jésus répond à un docteur de la Loi qui lui demande : « Qui est mon prochain ? » Plutôt que de donner une définition, le Messie Jésus raconte une histoire pour illustrer ce que signifie être le prochain de quelqu’un.

Vous pouvez consulter l'étude détaillée de cette : PAR023 : Le bon

 

Le cœur du message

Le prêtre et le lévite, figures religieuses respectées, voient l’homme blessé mais passent leur chemin.

Le , considéré comme hérétique et méprisé par les Juifs, est celui qui agit avec compassion.

Il soigne l’homme, le transporte, paie pour ses soins et promet de revenir.

Le Messie Jésus renverse les attentes : le “prochain” n’est pas celui qui est proche de nous par la religion ou la culture, mais celui qui agit avec bonté et miséricorde.

 

Symbolisme et interprétations

Le est souvent vu comme une figure du Messie Jésus lui-même, qui vient au secours de l’humanité blessée. L’huile et le vin symbolisent les sacrements, la guérison spirituelle. L’auberge peut représenter l’Eglise, lieu de soin et de refuge.

 

L’appel final

Le Messie Jésus conclut avec une injonction directe :

.37 (Louis Segond S21) :
«C'est celui qui a agi avec bonté envers lui», répondit le professeur de la loi. Jésus lui dit [donc]: «Va agir de la même manière, toi aussi.»

C’est une invitation à agir, pas seulement à croire ou à prier. La foi se vit dans les gestes concrets envers ceux qui souffrent.

La réaction du docteur de la loi reste inconnue ; alors qu'il tentait de mettre le Maître à l’épreuve, il s’est retrouvé confronté à une demande exigeante qui le place dans une position délicate. Il est suggéré d’agir avec discernement dans des situations similaires.

D’après nos analyses, une partie du considérait Jésus comme une figure remettant en cause leur statut et leur position sociale. Toutefois, au sein de ce groupe, comme déjà mentionné (PER213), certains membres s’interrogeaient à son sujet et étaient sensibles à ses propos. L’influence du Caïphe, le Souverain Sacrificateur responsable du , limitait les débats contradictoires, réduisant la possibilité d’exprimer des opinions divergentes. La situation de Nicodème semble ainsi complexe.

Il a été établi qu’après leur tentative d’incitation à l’assassinat du Messie Jésus à Jérusalem (PER219), les ont modifié leur stratégie et cherchent désormais à recourir à des voies légales pour obtenir la condamnation du Maître.

Il est donc plausible que ce pharisien ait été envoyé par le dans le but de recueillir des éléments à charge contre le Messie Jésus, en vue d’un éventuel procès devant cette instance religieuse. Il est possible aussi que cet homme se posait des questions personnelles concernant le Messie Jésus, ce qui pourrait avoir fait de cette conversation un moment instructif.