Daniel 9 commence par une prière et s’achève par l’une des prophéties chronologiques les plus importantes du livre. Daniel comprend que les soixante-dix années annoncées par Jérémie arrivent à leur terme. Mais Dieu lui révèle un horizon beaucoup plus vaste : soixante-dix « semaines », comprises ici comme 490 années, conduisent de la restauration de Jérusalem à la période messianique. Dans la chronologie retenue dans cette étude, le point de départ est placé en 458 av. J.-C., dans le contexte d’Esdras 7. Les 69 premières semaines conduisent vers 26 apr. J.-C. et l’ouverture du ministère de Jean-Baptiste ; la dernière semaine conduit jusqu’en 33, au temps de la mort et de la résurrection de Jésus. Certains éléments de la dernière semaine semblent également ouvrir un horizon eschatologique.
Daniel 9 – Les soixante-dix semaines : de la prière de Daniel à l’espérance messianique
Daniel 9 commence par une prière et s’achève avec la prophétie des soixante-dix semaines. Daniel découvre que l'exil de Jérusalem touche à sa fin, puis reçoit de l’ange Gabriel la vision d’une période plus vaste, symbolisée par 490 années menant à l’époque messianique. Sa prière met l'accent sur la confession du péché d'Israël et la recherche de la miséricorde divine. Les 69 premières semaines aboutissent au ministère de Jean-Baptiste, avec les dernières semaines anticipant un horizon eschatologique.
En quelques mots
Introduction
Daniel 9 occupe une place particulière dans le livre.
Les chapitres précédents rapportaient de grandes visions : la statue de Daniel 2, les quatre bêtes de Daniel 7, puis le bélier et le bouc de Daniel 8. Le chapitre 9 commence très différemment.
Daniel lit la Bible.
Il comprend dans les écrits du prophète Jérémie que la désolation de Jérusalem doit durer soixante-dix ans (Jérémie 25.11-12 ; 29.10).
Cette découverte ne le conduit pas à faire immédiatement des calculs. Elle le conduit à prier.
Daniel confesse les péchés d’Israël et demande à Dieu de restaurer Jérusalem et son sanctuaire.
C’est alors que Gabriel lui apporte une réponse extraordinaire : le plan de Dieu dépasse largement les soixante-dix années de l’exil.
Il faut maintenant regarder vers soixante-dix semaines.
Commentaire 1 - Daniel découvre que le temps de l’exil touche à sa fin
Daniel comprend la prophétie en étudiant les écrits de Jérémie. La révélation nouvelle commence donc par une révélation déjà donnée.
Daniel situe la scène dans la première année de Darius (Daniel 9.1-2), à l’époque où l’Empire babylonien vient de tomber.
Jérémie avait annoncé :
« Ces nations seront asservies au roi de Babylone pendant soixante-dix ans » (Jérémie 25.11).
Puis il avait promis qu’après cette période Dieu interviendrait en faveur de son peuple (Jérémie 29.10).
Daniel comprend donc qu’un tournant historique est arrivé.
Si l’on retient l’hypothèse selon laquelle Daniel avait environ quatorze ans lors de sa déportation en 605 av. J.-C., il aurait alors environ quatre-vingts ans.
Cette estimation n’est pas donnée explicitement dans la Bible, mais elle permet de mesurer la portée de la scène : Daniel a passé presque toute sa vie loin de Jérusalem.
Il pourrait penser : « La prophétie va s’accomplir, il suffit maintenant d’attendre. »
Il fait exactement le contraire.
Il prie.
Commentaire 2 - Daniel confesse les péchés de son peuple
La prophétie ne conduit pas Daniel à la spéculation, mais à la repentance.
Daniel se tourne vers Dieu :
« par la prière et les supplications, en jeûnant et en prenant le sac et la cendre » (Daniel 9.3).
Sa prière est remarquable parce qu’il ne cherche pas à rejeter la faute sur les générations précédentes.
Il dit :
« Nous avons péché, nous avons commis l’iniquité » (Daniel 9.5).
Pourtant, le livre présente Daniel comme un homme fidèle.
Il aurait pu dire :
« Ils ont péché. »
Il dit :
« Nous avons péché. »
Daniel reconnaît également que l’exil n’est pas simplement le résultat de la puissance militaire de Babylone.
Israël avait désobéi à Dieu.
Les avertissements donnés dans la Loi s’étaient accomplis.
Daniel confesse donc à la fois :
la culpabilité du peuple ;
et :
la justice de Dieu.
Commentaire 3 - Daniel demande la miséricorde, non une récompense
Daniel ne demande pas la restauration parce qu’Israël la mériterait. Il s’appuie uniquement sur la compassion de Dieu.
Daniel prie :
« Ce n’est pas à cause de notre justice que nous te présentons nos supplications, c’est à cause de tes grandes compassions » (Daniel 9.18).
Cette phrase résume toute sa prière.
Daniel demande :
« Seigneur, écoute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, sois attentif ! agis et ne tarde pas ! » (Daniel 9.19).
Son souci principal est Jérusalem.
La ville porte le nom de Dieu.
Le sanctuaire est détruit.
Le peuple vit dans la dispersion.
Daniel demande donc à Dieu d’accomplir sa promesse.
Mais la réponse qu’il reçoit va beaucoup plus loin que ce qu’il demandait.
Commentaire 4 - Gabriel annonce soixante-dix semaines
Daniel pensait aux soixante-dix années de Jérémie. Gabriel lui révèle maintenant soixante-dix septaines.
Pendant que Daniel prie, Gabriel vient vers lui.
Il lui annonce :
« Soixante-dix semaines ont été fixées sur ton peuple et sur ta ville sainte » (Daniel 9.24).
Le mot traduit par « semaines » désigne littéralement des septaines, c’est-à-dire des groupes de sept.
Dans le contexte chronologique de Daniel, ces septaines sont comprises comme des périodes de sept années.
Nous obtenons donc :
70 × 7 = 490 années.
Daniel était préoccupé par les soixante-dix années de l’exil.
Dieu lui révèle maintenant un programme de 490 années.
Commentaire 5 - Le véritable problème n’est pas seulement l’exil
Gabriel montre que le retour à Jérusalem ne suffira pas. Le problème fondamental est celui du péché.
Daniel 9.24 annonce plusieurs objectifs :
faire cesser la transgression ;
mettre fin au péché ;
expier l’iniquité ;
amener la justice éternelle.
La réponse de Dieu dépasse donc largement la reconstruction de Jérusalem.
Le peuple peut revenir de Babylone.
Le Temple peut être rebâti.
Les murailles peuvent être relevées.
Mais si le péché demeure, le problème essentiel n’est pas résolu.
La prophétie conduit ainsi de la restauration de Jérusalem à une œuvre beaucoup plus profonde : l’expiation.
Commentaire 6 - Quand commencent les soixante-dix semaines ?
Le point de départ doit être recherché dans une décision permettant la restauration de Jérusalem.
Daniel 9.25 parle de la sortie d’une parole :
« pour restaurer et rebâtir Jérusalem ».
Plusieurs décisions perses peuvent être envisagées.
Cyrus autorise le retour et la reconstruction du Temple.
Darius confirme cette politique.
Artaxerxès donne ensuite à Esdras d’importants pouvoirs religieux, juridiques et administratifs (Esdras 7).
Plus tard, Néhémie reçoit explicitement l’autorisation de reconstruire les murailles de Jérusalem (Néhémie 2).
La présente étude retient Esdras 7.
Pourquoi ?
Parce que restaurer une ville ne signifie pas seulement reconstruire ses murs. Une ville restaurée doit également retrouver :
une population ;
une administration ;
des juges ;
une organisation religieuse et juridique.
Or Artaxerxès donne précisément à Esdras ce type d’autorité (Esdras 7.25).
Commentaire 7 - Pourquoi 458 av. J.-C. ?
La septième année d’Artaxerxès constitue le point de départ retenu dans cette étude.
Esdras situe sa mission dans la septième année d’Artaxerxès (Esdras 7.7-9).
Selon les systèmes chronologiques, cette année est généralement discutée autour de 458/457 av. J.-C.
La présente étude retient :
458 av. J.-C.
Il faut cependant distinguer la date générale de la date exacte.
Esdras 7.9 indique qu’Esdras commence son voyage le premier jour du premier mois.
Mais le texte ne dit pas explicitement que le décret royal fut promulgué ce jour-là.
La date précise du 3 avril 458 av. J.-C. appartient donc à la reconstruction chronologique adoptée et non à une affirmation explicite d’Esdras.
Commentaire 8 - Les 69 premières semaines
Les sept premières semaines et les soixante-deux suivantes représentent ensemble 483 années.
Daniel annonce :
7 semaines + 62 semaines = 69 semaines.
Donc :
69 × 7 = 483 années.
En partant de 458 av. J.-C. et en tenant compte de l’absence d’année zéro :
458 + 26 − 1 = 483.
Les 483 années conduisent donc à :
26 apr. J.-C.
Dans la chronologie retenue ici, cette date correspond au commencement proposé du ministère de Jean-Baptiste.
Commentaire 9 - Pourquoi Jean-Baptiste ?
Jean n’est pas le Messie, mais il constitue le grand précurseur qui ouvre la période de sa manifestation.
Jean déclare explicitement :
« Je ne suis pas le Christ » (Jean 1.20).
Il ne peut donc pas être identifié au Messie de Daniel 9.
Mais son ministère constitue un tournant.
Jésus déclare :
« La loi et les prophètes ont subsisté jusqu’à Jean » (Luc 16.16).
Jean explique lui-même pourquoi il baptise :
« afin qu’il soit manifesté à Israël » (Jean 1.31).
Jean prépare donc immédiatement la manifestation de Jésus.
Dans la reconstruction retenue, l’année 26 marque ainsi non l’apparition du Messie lui-même, mais l’ouverture de la période messianique par son précurseur.
Cette datation demeure discutée, puisque la lecture habituelle de la quinzième année de Tibère en Luc 3.1 conduit plutôt vers 28/29. La date de 26 dépend donc d’une autre manière de compter l’autorité de Tibère.
Commentaire 10 - Le Messie est retranché
Après les 69 semaines, Daniel annonce qu’un Oint sera retranché.
Daniel 9.26 déclare :
« Après les soixante-deux semaines, un Oint sera retranché ».
Le mot hébreu מָשִׁיחַ (mashiaḥ) signifie :
« oint ».
C’est de ce mot que vient « Messie ».
Le grec utilise χριστός (christos), d’où vient « Christ ».
Dans l’Ancien Testament, le mot « oint » peut désigner différents personnages. Le terme seul ne suffit donc pas à identifier Jésus.
Mais le contexte est remarquable.
Daniel parle :
d’expiation ;
de justice éternelle ;
d’un Oint ;
de son retranchement.
Dans la lecture chrétienne, cette figure trouve son accomplissement en Jésus.
Commentaire 11 - La mort du Messie
Le Messie annoncé n’est pas immédiatement présenté comme un roi triomphant : il est d’abord retranché.
Cette annonce rappelle Ésaïe 53 :
« Il a été retranché de la terre des vivants » (Esaïe 53.8).
Le Nouveau Testament présente la mort de Jésus comme une mort expiatoire.
Jésus déclare que son sang est :
« répandu pour plusieurs, pour le pardon des péchés » (Matthieu 26.28).
Nous retrouvons ainsi le grand thème de Daniel 9.24 :
expier l’iniquité.
Dans la chronologie retenue dans cette étude, la Passion est située au printemps 33 apr. J.-C.
Commentaire 12 - La dernière semaine : 26-33
Après les 483 années des 69 premières semaines, il reste sept années.
Le schéma général devient :
458 av. J.-C. → 26 apr. J.-C. = 483 années ;
puis :
26 → 33 = 7 années.
Ainsi :
458 + 33 − 1 = 490 années.
La période complète correspond donc aux 70 semaines :
70 × 7 = 490 années.
La reconstruction proposée répartit approximativement la dernière semaine en deux phases.
La première est dominée par le ministère préparatoire de Jean-Baptiste.
La seconde est dominée par le ministère public de Jésus.
Commentaire 13 - Deux périodes d’environ trois ans et demi
La dernière semaine peut être envisagée comme deux périodes de trois ans et demi.
La première période irait approximativement :
de 26 à l’automne 29 : Jean-Baptiste.
La seconde :
de l’automne 29 au printemps 33 : Jésus.
La présente chronologie situe le baptême de Jésus au 4 octobre 29.
Ce baptême constitue un point de transition particulièrement significatif.
Jean prépare le Messie.
Puis Jésus commence son ministère public.
Jean résume lui-même cette transition :
« Il faut qu’il croisse, et que je diminue » (Jean 3.30).
Il ne faut cependant pas imaginer deux périodes parfaitement séparées : les Évangiles montrent que les ministères de Jean et de Jésus se chevauchent quelque temps.
Commentaire 14 - Une difficulté importante
La chronologie 26-33 est cohérente, mais elle ne résout pas parfaitement chaque détail de Daniel 9.27.
Daniel déclare qu’au milieu de la dernière semaine :
« il fera cesser le sacrifice et l’offrande » (Daniel 9.27).
Or, dans la reconstruction proposée, le milieu de la période correspond approximativement au passage entre Jean et Jésus.
La crucifixion se situe vers le terme de la semaine.
Il existe donc une difficulté réelle.
Il ne faut pas la dissimuler.
La mort de Jésus met théologiquement fin à la nécessité des sacrifices pour l’expiation :
« Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché » (Hébreux 10.18).
Mais cette mort intervient vers la fin du schéma 26-33 et non en son milieu.
Cela invite à envisager que certains détails de la dernière semaine possèdent également un accomplissement eschatologique.
Commentaire 15 - Jérusalem sera de nouveau détruite
Daniel annonce qu’après le retranchement du Messie, la ville et le sanctuaire seront détruits.
Daniel 9.26 déclare :
« Le peuple d’un chef qui viendra détruira la ville et le sanctuaire ».
Cette prophétie possède une correspondance historique majeure.
En 70 apr. J.-C., les armées romaines assiègent Jérusalem.
Sous le commandement de Titus, la ville tombe et le Temple est détruit.
La séquence de Daniel est donc remarquable :
le Messie est retranché ;
puis :
Jérusalem et le sanctuaire sont détruits.
Dans la lecture chrétienne, Jésus meurt avant la destruction du second Temple, exactement dans cet ordre général.
Commentaire 16 - Le « prince qui viendra »
Le texte parle du « peuple d’un prince qui viendra ».
Historiquement, le peuple destructeur correspond naturellement aux forces romaines.
Titus constitue donc une figure historique importante de l’accomplissement.
Mais il faut rester prudent.
Daniel ne dit pas explicitement que Titus accomplit tous les détails de Daniel 9.27.
Il ne parle pas non plus directement d’« ».
L’identification d’un dirigeant eschatologique final résulte d’un rapprochement entre plusieurs passages de Daniel, de Paul, de Jean et de l’Apocalypse.
Commentaire 17 - Un second horizon eschatologique ?
Daniel et l’Apocalypse utilisent plusieurs fois une période de trois ans et demi.
Daniel parle :
« d’un temps, des temps et la moitié d’un temps » (Daniel 7.25 ; 12.7).
L’Apocalypse parle de :
42 mois (Apocalypse 11.2 ; 13.5) ;
et :
1 260 jours (Apocalypse 11.3 ; 12.6).
Ces durées correspondent :
42 × 30 = 1 260 jours ;
soit :
3½ années de 360 jours.
Cette correspondance est importante.
Commentaire 18 - Les deux témoins et la bête
L’Apocalypse présente une période de témoignage prophétique et une période de domination hostile.
Les deux témoins prophétisent pendant :
1 260 jours (Apocalypse 11.3).
La bête reçoit ensuite, dans un autre passage :
42 mois d’autorité (Apocalypse 13.5).
Il est donc possible d’envisager :
3½ années de témoignage ;
puis :
3½ années de domination hostile.
Le total donnerait une période de sept années.
Mais il faut être précis : l’Apocalypse ne dit jamais explicitement que ces deux périodes constituent successivement les deux moitiés de la soixante-dixième semaine de Daniel.
Cette relation demeure une reconstruction eschatologique possible.
Le saviez-vous ?
Les expressions bibliques :
« un temps, des temps et la moitié d’un temps » ;
« 42 mois » ;
et :
« 1 260 jours »
correspondent à la même durée prophétique de trois ans et demi.
Le calcul est simple :
42 mois × 30 jours = 1 260 jours.
Et :
1 260 ÷ 3,5 = 360 jours par année prophétique.
Cette structure explique pourquoi l’année prophétique de 360 jours joue un rôle important dans l’étude de Daniel et de l’Apocalypse.
Elle ne signifie cependant pas automatiquement que les 490 années de Daniel 9 doivent toutes être converties en années de 360 jours.
À retenir
Daniel 9 ne doit pas être réduit à un calcul de dates.
Les 70 années de Jérémie conduisent aux 70 semaines de Daniel.
Les 70 semaines représentent 490 années dans l’interprétation retenue.
La présente étude choisit Esdras 7 et 458 av. J.-C. comme point de départ.
Les 69 premières semaines, soit 483 années, conduisent vers 26 apr. J.-C., date proposée pour le commencement du ministère de Jean-Baptiste.
Jean n’est pas le Messie : il en est le précurseur.
Le « Messie retranché » de Daniel 9.26 est identifié, dans la lecture chrétienne, à Jésus.
La dernière semaine est mise en relation avec la période 26-33, tout en reconnaissant que certains détails de Daniel 9.27 peuvent appeler un accomplissement eschatologique complémentaire.
La destruction de Jérusalem et du Temple en 70 apr. J.-C. correspond remarquablement à Daniel 9.26.
Mais le message essentiel dépasse toutes les chronologies : Dieu conduit l’histoire vers l’expiation du péché, la justice éternelle et l’accomplissement de son dessein messianique.
Pour approfondir les questions historiques, les différents décrets perses, le choix de 458 av. J.-C., les chronologies d’Edward Denny et de Sir Robert Anderson, l’année prophétique de 360 jours, la dernière semaine et les parallèles avec l’Apocalypse, le lecteur pourra se reporter à la version académique complète de cette étude de Daniel 9 et à ses annexes.
Conclusion
Daniel 9 commence avec un homme âgé qui lit Jérémie et prie pour une ville en ruines.
Daniel pense aux soixante-dix années de l’exil.
Dieu lui répond par soixante-dix semaines.
L’horizon devient alors beaucoup plus vaste.
Il ne s’agit plus seulement de reconstruire Jérusalem.
Il s’agit de résoudre le problème du péché.
La chronologie retenue dans cette étude peut être résumée ainsi :
458 av. J.-C. : point de départ retenu dans le contexte d’Esdras 7 ;
26 apr. J.-C. : terme proposé des 69 semaines et commencement du ministère de Jean-Baptiste ;
29 apr. J.-C. : baptême de Jésus et transition vers son ministère public ;
33 apr. J.-C. : terme proposé des 490 années et accomplissement pascal ;
70 apr. J.-C. : destruction de Jérusalem et du second Temple par les .
Certains détails de la dernière semaine, notamment le milieu de la semaine, la cessation du sacrifice et l’abomination de la désolation, peuvent également ouvrir un second horizon eschatologique.
Il faut toutefois conserver une distinction essentielle entre :
ce que Daniel affirme explicitement ;
ce que l’histoire permet d’identifier ;
et :
ce que la reconstruction chronologique propose.
Cette prudence ne diminue pas la force du chapitre. Elle permet au contraire de mieux percevoir son véritable centre.
Daniel demandait la restauration de Jérusalem.
Gabriel lui annonce quelque chose de plus grand : l’expiation de l’iniquité, la justice éternelle et la venue de l’Oint.