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Mèdes et Perses : un seul royaume ou deux royaumes successifs ?

L’identification des quatre royaumes de Daniel 2 a donné naissance à deux grandes successions. La première propose : Babylone → Médie → Perse → Grèce.…

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1. Deux reconstructions principales

L’identification des quatre royaumes de Daniel 2 a donné naissance à deux grandes successions.

La première propose :

Babylone → Médie → Perse → Grèce.

La seconde propose :

Вавилон → Мидо-Персия → Греция → .

La différence porte principalement sur la manière de comprendre la relation entre les Mèdes et les Perses.

Si la Médie constitue un royaume prophétique distinct de la Perse, la Grèce devient naturellement le quatrième royaume.

Si les Mèdes et les Perses forment ensemble le deuxième royaume, la Grèce devient le troisième et une quatrième puissance doit lui succéder.

2. Daniel 2 ne nomme pas le deuxième royaume

Книга пророка Даниила 2.39 déclare simplement :

« Après toi s’élèvera un autre royaume, inférieur au tien. »

Le texte ne précise pas :

« le royaume des Mèdes » ;

ni :

« le royaume des Mèdes et des Perses ».

L’identification doit donc être recherchée dans les autres passages du livre.

3. Daniel 5 constitue le premier texte déterminant

Lors du festin de Belshatsar, l’inscription mystérieuse annonce la fin de la domination babylonienne.

Даниил объясняет:

« PERES : ton royaume sera divisé et donné aux Mèdes et aux Perses » (Книга пророка Даниила 5.28).

Эта формулировка важна.

Le royaume de Babylone n’est pas déclaré donné d’abord aux Mèdes, puis ultérieurement aux Perses.

Daniel associe les deux peuples dans l’annonce même de la succession.

4. L’association est grammaticalement significative

Книга пророка Даниила 5.28 présente les Mèdes et les Perses comme les bénéficiaires de la chute de Babylone.

Le texte reconnaît donc leur distinction ethnique et politique, mais les place ensemble dans la nouvelle situation impériale.

Cette donnée correspond bien à une puissance composite.

Elle ne suffit pas isolément à résoudre toutes les questions, mais elle rend moins naturelle l’hypothèse d’un royaume mède prophétiquement indépendant suivi d’un royaume perse distinct.

5. Daniel 6 poursuit cette association

Daniel 6 mentionne à plusieurs reprises :

« la loi des Mèdes et des Perses ».

Les responsables du royaume déclarent au roi :

« Sache, roi, que la loi des Mèdes et des Perses exige que toute interdiction ou tout décret confirmé par le roi soit irrévocable » (Книга пророка Даниила 6.8).

La même formule réapparaît lorsque les adversaires de Daniel cherchent à contraindre le roi à appliquer son décret (Книга пророка Даниила 6.12, 16).

Le système juridique est donc présenté comme médo-perse.

6. La formule ne décrit pas deux empires successifs

« La loi des Mèdes et des Perses » ne signifie pas naturellement :

la loi d’un ancien empire mède ;

puis celle d’un empire perse ultérieur.

Les deux noms appartiennent à une même formule institutionnelle.

Le livre présente donc une réalité politique dans laquelle Médie et Perse sont conjointement associées.

7. Daniel 8 fournit la donnée la plus explicite

La vision du bélier et du bouc constitue le texte décisif.

Daniel voit :

« un bélier qui se tenait devant le fleuve et qui avait deux cornes ; les deux cornes étaient hautes, mais l’une était plus haute que l’autre et elle s’éleva la dernière » (Книга пророка Даниила 8.3).

L’ange interprète ensuite directement le symbole :

«Овен, которого ты видел с двумя рогами, — это цари Мидии и Персии» (Книга пророка Даниила 8.20).

Ici, l’interprétation ne dépend d’aucune reconstruction moderne.

Elle appartient au texte lui-même.

8. Un seul animal représente les deux composantes

La structure symbolique est particulièrement importante.

Daniel ne voit pas :

un animal représentant la Médie ;

puis un autre représentant la Perse.

Il voit :

un seul bélier ;

deux cornes ;

les Mèdes et les Perses.

Le symbolisme associe donc clairement deux composantes dans une seule puissance prophétique.

9. L’inégalité des deux cornes

Les deux cornes ne possèdent pas exactement la même hauteur.

Даниил уточняет:

« l’une était plus haute que l’autre et elle s’éleva la dernière » (Книга пророка Даниила 8.3).

Cette image correspond bien à une puissance composée dans laquelle une composante devient dominante.

Historiquement, les Perses acquièrent la prééminence politique sous Cyrus.

La dualité n’empêche donc pas l’unité impériale.

10. La Médie existait avant la domination perse

Reconnaître une puissance médo-perse dans Daniel ne signifie pas nier l’existence historique d’un royaume mède.

Les Mèdes avaient constitué une puissance importante avant Cyrus.

Ils avaient notamment participé avec les Babyloniens à la destruction de l’Empire assyrien à la fin du VIIe siècle av. J.-C.

La question n’est donc pas :

« La Médie a-t-elle existé ? »

La réponse est incontestablement positive.

La véritable question est :

« Daniel place-t-il un empire mède indépendant entre Babylone et la Perse dans la succession des quatre royaumes ? »

11. Cyrus modifie profondément l’équilibre politique

Cyrus II appartient à la dynastie perse des Achéménides.

Vers le milieu du VIe siècle av. J.-C., il renverse la domination d’Astyage, roi des Mèdes.

La puissance perse devient alors dominante.

Mais les Mèdes ne disparaissent pas de la structure impériale.

Ils continuent à occuper une place importante dans l’ordre politique achéménide.

Cette réalité historique permet de comprendre pourquoi les traditions bibliques peuvent associer durablement Mèdes et Perses.

12. L’Empire achéménide ne doit donc pas être conçu comme exclusivement perse au sens ethnique

L’expression moderne « Empire perse » est historiquement légitime.

Elle ne signifie pas que l’empire était composé uniquement de Perses.

L’État achéménide intégrait de nombreux peuples.

Les Mèdes occupaient une position particulièrement importante dans cette structure.

Le langage de Daniel reflète cette association en parlant des Mèdes et des Perses.

13. La chute de Babylone intervient sous Cyrus

Babylone tombe en 539 av. J.-C. devant les forces de Cyrus.

À cette date, Cyrus exerce déjà la domination sur les Perses et les Mèdes.

Il n’existe donc pas, après 539, une longue période historiquement identifiable durant laquelle un empire mède indépendant aurait dominé Babylone avant d’être remplacé par la Perse.

Cette difficulté historique pèse sur la succession :

Babylone → Médie → Perse → Grèce.

14. Le problème de Darius le Mède

Книга пророка Даниила 5.30.1 introduit cependant une donnée particulière :

« Cette même nuit, Belshatsar, roi des Chaldéens, fut tué. Darius le Mède reçut le royaume à l’âge de soixante-deux ans. »

Книга пророка Даниила 9.1 parle également de :

« Darius, fils d’Assuérus, de la descendance des Mèdes ».

Книга пророка Даниила 11.1 mentionne encore :

« la première année de Darius le Mède ».

Cette figure constitue l’une des principales difficultés historiques du livre de Daniel.

15. Darius le Mède ne doit pas être confondu avec Darius Ier sans démonstration

Darius Ier, appelé Darius le Grand, règne sur l’Empire perse de 522 à 486 av. J.-C.

Il est bien attesté historiquement.

Mais sa chronologie ne correspond pas immédiatement à celle de Darius le Mède en Daniel.

Daniel place Darius le Mède directement après la chute de Belshatsar.

Darius Ier commence son règne plusieurs années après la conquête de Babylone par Cyrus.

Une identification directe des deux personnages crée donc d’importantes difficultés chronologiques.

16. Plusieurs identifications de Darius le Mède ont été proposées

L’histoire de l’interprétation a proposé différentes solutions.

Darius le Mède a notamment été identifié ou rapproché :

de Gubaru ou Gobryas ;

d’Ugbaru ;

de Cyrus lui-même sous un autre titre ;

d’un gouverneur placé sur Babylone ;

d’un souverain ou administrateur mède dont l’identification exacte nous échappe.

Aucune de ces propositions ne bénéficie d’un consensus suffisant pour être présentée comme définitivement démontrée.

17. Gubaru et Ugbaru doivent être distingués

Les sources relatives à la conquête de Babylone mentionnent des personnages dont les noms sont parfois transcrits de manière proche.

Cette proximité a favorisé certaines confusions dans les études plus anciennes.

Il convient de distinguer les différentes figures administratives et militaires mentionnées dans les documents babyloniens avant de les identifier à Darius le Mède.

Une simple ressemblance de fonction ou de nom ne suffit pas à établir l’identité.

18. L’hypothèse d’un gouverneur

Une possibilité consiste à comprendre Darius comme un dirigeant placé à la tête de Babylone sous l’autorité supérieure de Cyrus.

Cette hypothèse cherche notamment à rendre compte de Книга пророка Даниила 5.31 :

« Darius trouva bon d’établir sur le royaume cent vingt satrapes ».

Le terme « royaume » peut désigner une juridiction importante sans nécessairement signifier que Darius était le souverain suprême de tout l’Empire achéménide.

Cette solution reste toutefois discutée.

19. L’expression « reçut le royaume » mérite attention

Книга пророка Даниила 5.31 ne dit pas nécessairement que Darius conquit personnellement Babylone.

Il affirme qu’il :

« reçut le royaume ».

La formulation peut suggérer une autorité reçue plutôt qu’acquise par une conquête personnelle.

Elle est compatible avec l’hypothèse d’une fonction exercée dans le cadre d’une souveraineté plus large.

Elle ne suffit cependant pas à identifier historiquement le personnage.

20. Daniel 6 et Cyrus

La fin de l’épisode de la fosse aux lions déclare :

«И Даниил благоуспевал и в царствование Дария, и в царствование Кира Персидского» (Книга пророка Даниила 6.28).

La formulation peut être comprise comme distinguant deux règnes.

Elle constitue donc une difficulté pour les hypothèses identifiant simplement Darius à Cyrus.

Certaines analyses proposent une compréhension alternative de la conjonction, mais l’interprétation naturelle distingue généralement les deux personnages.

21. Le problème historique de Darius doit rester ouvert lorsque les données sont insuffisantes

Une étude académique n’a pas besoin de résoudre artificiellement toutes les difficultés.

Les données disponibles ne permettent pas d’identifier Darius le Mède avec une certitude comparable à celle de Cyrus, Darius Ier ou Xerxès.

La conclusion la plus rigoureuse consiste donc à reconnaître :

Daniel présente Darius le Mède comme un dirigeant mède exerçant une autorité immédiatement après la chute de Belshatsar ; son identification précise avec un personnage connu des sources extrabibliques demeure discutée.

22. Cette difficulté ne prouve pas l’existence d’un empire mède prophétique séparé

Même si l’identité de Darius le Mède demeure incertaine, une conclusion importante doit être maintenue.

L’existence d’un souverain ou gouverneur mède ne signifie pas automatiquement que Daniel considère la Médie comme l’un des quatre empires indépendants de Daniel 2.

Un dirigeant mède peut exercer une autorité à l’intérieur d’une structure politique associant Mèdes et Perses.

Книга пророка Даниила 8.20 demeure particulièrement important sur ce point.

23. Daniel 8 interprète les deux peuples comme une seule puissance symbolique

Le problème de Darius concerne une personne.

Книга пророка Даниила 8.20 concerne la structure prophétique d’un empire.

Les deux questions doivent être distinguées.

Même si l’identité de Darius reste discutée, Daniel 8 présente explicitement :

un bélier unique = les Mèdes et les Perses.

Cette donnée possède davantage de poids pour déterminer la structure des royaumes prophétiques que l’origine ethnique d’un dirigeant particulier.

24. Daniel 11 confirme la transition de la Perse à la Grèce

Daniel 11 commence par évoquer plusieurs souverains perses :

« Voici, il y aura encore trois rois en Perse » (Книга пророка Даниила 11.2).

Puis le texte annonce :

« Un roi vaillant se lèvera ; il dominera avec une grande puissance » (Книга пророка Даниила 11.3).

Son royaume est ensuite brisé et réparti :

« aux quatre vents du ciel » (Книга пророка Даниила 11.4).

Cette structure correspond au passage de la Perse au monde grec d’Alexandre.

Le texte ne place pas ici un empire mède indépendant entre les deux.

25. La succession interne du livre devient cohérente

Plusieurs passages convergent donc :

Книга пророка Даниила 5.28 : Mèdes et Perses associés lors de la chute de Babylone ;

Daniel 6 : loi des Mèdes et des Perses ;

Книга пророка Даниила 8.20 : un seul bélier représentant les Mèdes et les Perses ;

Книга пророка Даниила 8.21 : la Grèce leur succède ;

Книга пророка Даниила 11.2-4 : passage de la Perse au grand conquérant dont le royaume est ensuite divisé.

Cette convergence favorise fortement une succession dans laquelle Médo-Perse constitue une seule étape impériale.

26. Pourquoi certains exégètes retiennent-ils néanmoins une Médie indépendante ?

La succession Babylone → Médie → Perse → Grèce est particulièrement associée aux lectures qui comprennent le quatrième royaume dans le cadre du monde hellénistique et de la crise d’Antiochos IV.

Cette reconstruction permet de faire de la Grèce le quatrième empire.

Elle est souvent liée à une datation de la forme finale des visions au IIe siècle av. J.-C.

La structure devient alors :

or = Babylone ;

argent = Médie ;

bronze = Perse ;

fer = Grèce.

27. La principale difficulté de cette lecture se situe dans Daniel 8

Pour maintenir cette succession, il faut expliquer pourquoi Daniel 8 réunit explicitement Médie et Perse dans un seul animal.

Il faut également expliquer pourquoi la Grèce succède directement à ce bélier.

La difficulté n’est donc pas seulement historique.

Elle est interne au livre.

C’est l’un des arguments majeurs en faveur de la succession Médo-Perse → Grèce.

28. « Inférieur au tien » ne suffit pas à identifier la Médie

Книга пророка Даниила 2.39 qualifie le deuxième royaume d’« inférieur ».

Certains ont cherché dans cette caractéristique un argument en faveur d’un royaume mède supposé plus faible que Babylone.

Mais le texte ne précise pas la nature de cette infériorité.

En outre, l’Empire perse fut territorialement beaucoup plus étendu que l’Empire néo-babylonien.

L’expression ne peut donc servir seule à identifier le royaume.

29. Les deux bras peuvent-ils représenter Mèdes et Perses ?

La poitrine et les bras d’argent offrent une configuration anatomique compatible avec une puissance composée de deux éléments.

Les deux bras ont ainsi souvent été rapprochés des Mèdes et des Perses.

Le rapprochement possède une certaine cohérence avec le bélier à deux cornes de Daniel 8.

Mais Daniel 2 ne dit jamais :

« les deux bras sont les Mèdes et les Perses ».

Il s’agit donc d’une correspondance possible, non d’une interprétation explicite.

30. Daniel 8 fournit un meilleur argument que les deux bras

La lecture médo-perse ne doit pas dépendre des deux bras de la statue.

Même si la statue n’avait pas été décrite avec deux bras, Книга пророка Даниила 8.20 continuerait à présenter Mèdes et Perses comme une seule puissance symbolique.

L’argument principal doit donc être textuel :

un bélier unique représente les deux peuples.

L’anatomie de la statue peut éventuellement compléter cette donnée, mais elle ne doit pas la remplacer.

31. Les sources bibliques extérieures à Daniel associent également Mèdes et Perses

Esther emploie plusieurs fois la formule :

« les lois des Perses et des Mèdes » (Книга Есфирь 1.19).

Le livre décrit également :

« les rois de Perse et de Médie » (Книга Есфирь 10.2).

Cette association montre que la juxtaposition des deux peuples appartient plus largement au langage biblique relatif à l’ordre impérial perse.

Elle ne constitue donc pas une particularité isolée de Daniel.

32. Jérémie connaissait déjà le rôle des Mèdes dans la chute de Babylone

Jérémie avait annoncé :

« Aiguisez les flèches, saisissez les boucliers ! L’ a excité l’esprit des rois des Mèdes, parce qu’il veut détruire Babylone » (Книга пророка Иеремии 51.11).

Plus loin :

« Préparez contre elle les nations, les rois des Mèdes » (Книга пророка Иеремии 51.28).

La présence des Mèdes dans les traditions relatives à la chute de Babylone n’exige donc pas l’existence d’un empire mède indépendant postérieur à Babylone.

Les Mèdes participent à l’horizon historique de la puissance qui renverse la ville.

33. Ésaïe mentionne également les Mèdes contre Babylone

Книга пророка Исаии 13.17 возвещает:

« Je vais pousser contre eux les Mèdes ».

Là encore, le rôle des Mèdes dans le jugement de Babylone est fortement affirmé.

Ces textes expliquent pourquoi la tradition biblique peut mettre l’accent sur les Mèdes sans pour autant construire nécessairement une succession impériale séparant Médie et Perse.

34. La distinction entre peuple, dynastie et empire est essentielle

Une partie des difficultés disparaît lorsque trois catégories sont distinguées :

un peuple peut conserver son identité ;

un souverain peut appartenir à ce peuple ;

un empire peut intégrer plusieurs peuples sous une même structure politique.

Le fait que Daniel parle d’un dirigeant mède n’oblige donc pas à conclure à l’existence d’un empire mède distinct dans la série des quatre royaumes.

35. La prophétie s’intéresse aux dominations, non à chaque changement dynastique

Daniel 2 ne compte pas comme nouveau royaume chaque changement de souverain.

Nabopolassar, Nébucadnetsar, Amel-Marduk, Nériglissar, Nabonide et Belshatsar appartiennent tous à la période babylonienne.

De même, les changements internes à la structure médo-perse ne doivent pas automatiquement être transformés en royaumes prophétiques distincts.

Le critère est la succession des grandes dominations représentées par les symboles.

36. Conséquence pour le troisième royaume

Si Mèdes et Perses constituent ensemble le deuxième royaume, la Grèce devient le troisième.

Cette conclusion correspond précisément à Daniel 8 :

bélier médo-perse ;

puis bouc grec.

La succession du chapitre 8 fournit ainsi un contrôle interne particulièrement important pour Daniel 2.

37. Conséquence pour le quatrième royaume

Une fois la Grèce placée en troisième position, la question du quatrième royaume se pose nécessairement au-delà d’elle.

Dans l’interprétation retenue dans cette étude, constitue la meilleure correspondance historique.

Cette conclusion ne découle donc pas d’une volonté préalable de trouver dans Daniel.

Elle résulte d’abord du regroupement de la Médie et de la Perse comme deuxième puissance, puis de l’identification explicite de la Grèce comme puissance suivante.

38. Degrés de certitude

Les données peuvent être classées ainsi.

Certain :

Книга пророка Даниила 8.20 associe Mèdes et Perses dans un seul bélier.

Книга пророка Даниила 8.21 fait succéder la Grèce à cette puissance.

Книга пророка Даниила 5.28 associe Mèdes et Perses lors de la chute de Babylone.

Très probable dans la structure retenue :

le royaume d’argent correspond à la puissance médo-perse.

Possible mais non explicitement interprété :

les deux bras représentent respectivement Mèdes et Perses.

Non résolu avec certitude :

l’identité historique exacte de Darius le Mède.

Ces niveaux ne doivent pas être confondus.

39. Tableau comparatif des deux principales successions

RangLecture Médo-Perse / Lecture Médie / Perse
1ВавилонВавилон
2Médo-PerseMédie
3ГрецияПерсия
4Греция
Donnée difficile à expliquerIdentification précise de Darius le MèdeDaniel 8.20 réunit Médie et Perse dans un seul bélier
Transition explicite de Daniel 8Médo-Perse → GrèceNécessite de distinguer Daniel 8 de la succession de Daniel 2
Quatrième royaumeMonde grec, généralement centré sur la crise hellénistique

Le tableau montre que la divergence ne concerne pas seulement l’identification de .

Elle dépend principalement de la manière dont est structurée la puissance médo-perse.

40. Conclusion

La question « Médie et Perse : un royaume ou deux ? » constitue l’un des points décisifs de l’interprétation de Daniel 2.

Les données internes du livre favorisent fortement leur association dans une même puissance impériale.

Daniel 5 annonce que Babylone sera donnée :

« aux Mèdes et aux Perses » (Книга пророка Даниила 5.28).

Daniel 6 connaît :

« la loi des Mèdes et des Perses ».

Surtout, Daniel 8 donne une interprétation explicite :

un seul bélier à deux cornes représente « les rois des Mèdes et des Perses » (Книга пророка Даниила 8.20).

La Grèce lui succède immédiatement sous la forme du bouc (Книга пророка Даниила 8.21).

Cette structure fournit un fondement interne particulièrement solide à la succession :

Babylone → Médo-Perse → Grèce → quatrième royaume.

La figure de Darius le Mède demeure une question historique importante. Son identification précise avec un personnage connu des sources extrabibliques n’est pas établie avec certitude et ne doit pas être artificiellement résolue.

Mais cette difficulté personnelle et chronologique ne suffit pas à établir l’existence d’un empire mède indépendant dans la succession prophétique.

La donnée la plus explicite demeure Книга пророка Даниила 8.20 : Mèdes et Perses sont distincts comme composantes, mais unis dans une seule puissance symbolique.

C’est cette distinction entre dualité interne et unité impériale qui permet de comprendre le plus rigoureusement la place de la Médo-Perse dans la succession des royaumes de Daniel.