Les magiciens de Pharaon occupent une place importante dans le récit des premières plaies d’Égypte. Appelés par le souverain pour reproduire les signes accomplis par Moïse et Aaron, ils représentent les connaissances et les pratiques religieuses de la cour égyptienne. Leur capacité initiale à imiter certains prodiges contraste avec leur impuissance progressive devant les interventions de l’. Cette évolution révèle la supériorité de la puissance divine et contribue à démontrer que les ressources religieuses de l’Égypte ne peuvent empêcher la délivrance d’Israël.
Le livre de l’Exode présente les magiciens égyptiens comme des personnages importants dans la confrontation entre Moïse, Aaron et Pharaon.
Ils apparaissent pour la première fois lorsque le bâton d’Aaron se transforme en serpent devant le souverain (Исход 7.8-13). Pharaon fait alors appel à ses sages et à ses magiciens, qui reproduisent le prodige par leurs pratiques secrètes.
Leur intervention se poursuit lors des premières plaies. Ils parviennent à reproduire certains signes, mais leur pouvoir se révèle progressivement limité.
Lors de la plaie des moustiques, ils reconnaissent que l’événement manifeste le « doigt de Dieu » (Исход 8.23). Plus tard, frappés eux-mêmes par les ulcères, ils ne peuvent plus se tenir devant Moïse (Исход 9.11).
Cette progression possède une signification théologique importante.
Le récit ne présente pas seulement une opposition entre Moïse et les représentants de la religion égyptienne. Il révèle progressivement l’impuissance des ressources humaines et religieuses face à la souveraineté de l’.