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PER367 Les Évangiles : contexte et particularités des récits Parcours · Synopse des ÉvangilesThème · Les ÉvangilesThème · Résurrection de JésusSérie · Passion et Résurrection

Les femmes avertissent les disciples

Nous observons une différence notable entre les récits des Évangiles synoptiques et celui de Jean concernant l'état d'esprit des femmes au matin de la résurrection...

En bref

La péricope 367 examine le moment où les femmes avertissent les disciples de la résurrection, en croisant Matthieu 28.8, Marc 16.9-11, Luc 24.9-11 et Jean 20.2. Une divergence notable apparaît : Marie de Magdala semble ignorer le message des anges, contrairement aux autres femmes. L'hypothèse d'un départ précoce de Marie avant l'apparition angélique permet d'harmoniser les récits et d'expliquer son incompréhension persistante face au tombeau vide.

Lecture
35 min
Références
54
Livres cités
4
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
05/06/2026
Mise à jour
24/06/2026
Personnages

Marie de Magdala · Jésus · Pierre · Jean le disciple bien-aimé · anges · Pilate

Lieux

Jérusalem · tombeau vide · maison de Marie mère de Marc

Périodes

dimanche 3 avril 33 ap. J.-C. · matin de la résurrection · période pascale

Mots-clés

résurrection · femmes au tombeau · Marie de Magdala · anges · tombeau vide · synopse · apparitions · disciples · Pâques · harmonisation évangélique

Notions

résurrection de Jésus · témoignage des femmes · harmonisation synoptique · divergences évangéliques · chronologie pascale · comptage inclusif juif · apparitions du Ressuscité · annonce pascale

Références bibliques

Matthieu 28.8 · Matthieu 28.5-7 · Matthieu 27.62-66 · Matthieu 28.2-4 · Marc 16.9-11 · Marc 16.5-7 · Marc 16.2-4 · Marc 16.8 · Marc 16.13-14 · Luc 24.9-11 (+ 11, voir l'index)

Résumé

La péricope 367 intitulée 'Les femmes avertissent les disciples' s'inscrit dans le cadre des récits de la résurrection de Jésus, au sein d'une synopse comparative des quatre Évangiles. Elle traite du moment crucial où les femmes présentes au tombeau vide transmettent aux disciples le témoignage de ce qu'elles ont vu et entendu, le dimanche matin du 3 avril 33 de notre ère. Ce récit est abordé à travers une lecture synoptique mettant en parallèle Matthieu 28.8, Marc 16.9-11, Luc 24.9-11 et Jean 20.2, révélant des convergences importantes mais aussi une divergence notable entre les synoptiques et le quatrième Évangile. Les trois Évangiles synoptiques s'accordent sur l'essentiel : les femmes, après avoir reçu le message des anges au tombeau, partent pour avertir les disciples. Matthieu décrit leur état d'esprit comme un mélange de 'crainte et de grande joie'. Marc mentionne un jeune homme vêtu de blanc qui annonce la résurrection. Luc précise que deux hommes en vêtements resplendissants rappellent aux femmes les propres paroles de Jésus concernant sa mort et sa résurrection. Dans les trois cas, les femmes reçoivent clairement le message pascal avant de partir rejoindre les disciples. Le récit johannique présente en revanche une situation sensiblement différente. Marie de Magdala, lorsqu'elle rejoint Pierre et le disciple bien-aimé, ne mentionne ni les anges ni la résurrection. Son message se limite à constater la disparition du corps : 'Ils ont enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis' (Jean 20.2). Cette ignorance persiste même ultérieurement, lorsqu'elle se tient devant le tombeau vide et pleure, répétant qu'elle ignore où le corps a été déposé. Face à cette divergence apparente, l'article propose une hypothèse harmonisatrice : Marie de Magdala se serait séparée du groupe des femmes dès son arrivée au tombeau. Ayant constaté que la pierre avait été roulée (Jean 20.1), elle aurait immédiatement conclu à un enlèvement du corps et serait repartie avertir Pierre et Jean sans attendre. Les autres femmes, restées sur place, auraient alors reçu la visite des anges et entendu l'annonce de la résurrection. Cette reconstruction chronologique expliquerait pourquoi Marie de Magdala demeure dans l'ignorance de la résurrection au moment où elle rejoint les deux disciples, tandis que les autres femmes portent déjà le message angélique. L'article souligne que cette hypothèse, bien qu'elle ne puisse être démontrée avec une certitude absolue, offre une cohérence narrative satisfaisante. En effet, si Marie de Magdala avait déjà entendu les paroles des anges affirmant que Jésus était ressuscité, son incompréhension persistante et son discours centré sur la disparition du corps seraient difficiles à expliquer. L'hypothèse du départ précoce résout cette tension en attribuant à chaque personnage une expérience distincte et chronologiquement différenciée au tombeau. L'article s'inscrit dans une démarche chronologique plus large. Il rappelle plusieurs jalons importants : la demande de garde devant le tombeau formulée à Pilate le jour du Sabbat (Matthieu 27.62-66), la résurrection au dimanche matin à l'aube correspondant aux trois jours et trois nuits selon le comptage inclusif juif, et la série des apparitions du Ressuscité à partir de ce même dimanche matin. Des renvois sont faits à des annexes complémentaires sur le dernier repas de Pâque, la journée juive au temps de Jésus, l'heure de la crucifixion et les Souverains Sacrificateurs, témoignant d'une approche pédagogique structurée et contextualisée. D'un point de vue théologique, ce passage met en lumière le rôle central des femmes comme premières témoins de la résurrection, chargées d'en porter l'annonce aux disciples. Il illustre également la complexité de la transmission du témoignage dans un contexte de stupeur, de peur et d'incompréhension initiale, ce qui renforce paradoxalement la crédibilité historique des récits évangéliques en montrant des réactions humaines authentiques face à un événement sans précédent. La péricope s'intègre ainsi dans une réflexion plus vaste sur la fiabilité et la complémentarité des quatre Évangiles dans leur témoignage sur la résurrection.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 28.8 (Louis Segond S21)

Elles s'éloignèrent rapidement du tombeau, avec crainte et une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.

Marc
Marc 16.9-11 (Louis Segond S21)

[Ressuscité le dimanche matin, Jésus apparut d'abord à Marie de Magdala, dont il avait chassé sept démons.

Elle partit l'annoncer à ceux qui avaient été avec lui et qui étaient tristes et pleuraient,

mais quand ils entendirent qu'il était vivant et qu'elle l'avait vu, ils ne la crurent pas.

Luc
Luc 24.9-11 (Louis Segond S21)

A leur retour du tombeau, elles annoncèrent tout cela aux onze et à tous les autres.

Celles qui racontèrent cela aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie la mère de Jacques et les autres femmes qui étaient avec elles,

mais ils prirent leurs discours pour des absurdités, ils ne crurent pas ces femmes.

Jean
Jean 20.2 (Louis Segond S21)

Elle courut trouver Simon Pierre et l'autre disciple que Jésus aimait et leur dit: «Ils ont enlevé le Seigneur du tombeau et nous ne savons pas où ils l'ont mis.»

Détails techniques

Année 33

Lieu : La maison de Marie mère de Marc à Jérusalem

Date : le dimanche 3 avril, le matin

Mode opératoire : Nous continuons avec Matthieu

Note sur le mode opératoire : Marc et Luc notent aussi ce fait extraordinaire, Jean note une différence.

Carte Jérusalem et sa région
Bargraph dimanche

Les femmes portent aux disciples le témoignage du tombeau vide et du message des anges.

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_29 Un dernier petit point reste à traiter, le Messie Jésus avait parlé de résurrection alors, il est plus prudent de placer des gardes devant le tombeau. C’est la demande formulée à Pilate le jour même du Sabbat, rien n’arrête ces fervents religieux. Matthieu 27.62-66.

_30 La résurrection a lieu le dimanche matin à l’aube. Nous avons bien les 3 jours et 3 nuits selon le comptage inclusif juif. Matthieu 28.2-4 ; Marc 16.2-4 ; Luc 24.1-3. Nous prenons en compte la nuit en plein midi.

_31 Maintenant, il y a les différentes apparitions du Messie Jésus, vivant, à partir du dimanche 3 avril 33 de bon matin. Jean 20.11-18 ; Matthieu 28.8-10 ; Marc 16.8 ; Jean 20.24-34 ; Marc 16.13-14 ; Luc 24.13-35 ; Marc 16.14 ; Luc 24.36-49 ; Jean 20.26-31 ; Jean 21.1-14.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

Commentaire :

1- Une différence apparente entre les récits

Une différence notable apparaît entre les récits des Évangiles synoptiques et celui de Jean concernant l'état d'esprit des femmes au matin de la résurrection.

Matthieu rapporte qu'après avoir reçu le message des anges, les femmes quittent le tombeau « avec crainte et avec une grande joie » (Matthieu 28.8). Marc indique également qu'un jeune homme vêtu de blanc leur annonce : « Il est ressuscité, il n'est point ici » (Marc 16.5-6). Luc précise pour sa part que deux hommes en vêtements resplendissants rappellent aux femmes les paroles que Jésus avait prononcées au sujet de sa mort et de sa résurrection (Luc 24.4-8).

Le récit de Jean semble cependant présenter une situation différente. Marie de Magdala apparaît profondément bouleversée. Lorsqu'elle rejoint Pierre et le disciple bien-aimé, elle ne mentionne ni les anges ni la résurrection, mais se limite à déclarer : « Ils ont enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis » (Jean 20.2). Plus tard encore, alors qu'elle se tient devant le tombeau vide, elle pleure et répète qu'elle ignore où le corps a été déposé (Jean 20.11-13).

2- L'hypothèse d'un départ précoce de Marie de Magdala

Cette divergence apparente peut être expliquée par l'hypothèse selon laquelle Marie de Magdala se serait séparée du groupe dès son arrivée au tombeau.

Après avoir constaté que la pierre avait été roulée (Jean 20.1), elle aurait immédiatement conclu que le corps de Jésus avait été enlevé et serait partie avertir Pierre et Jean sans attendre davantage. Les autres femmes auraient alors poursuivi leur visite du sépulcre et reçu le message des anges (Matthieu 28.5-7 ; Marc 16.5-7 ; Luc 24.4-8).

Sans pouvoir être démontrée avec certitude, cette hypothèse présente l'avantage d'expliquer pourquoi Marie de Magdala continue à croire à la disparition du corps et pourquoi elle ne transmet aucune annonce concernant la résurrection lorsqu'elle rencontre les deux disciples.

3- L'ignorance initiale de Marie de Magdala

Si Marie de Magdala avait déjà entendu les paroles des anges affirmant que Jésus était ressuscité, il serait plus difficile d'expliquer son incompréhension persistante.

Son témoignage demeure centré sur la disparition du corps : « Ils ont enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis » (Jean 20.2). Même après le départ de Pierre et de Jean, elle continue à pleurer devant le sépulcre et répond aux anges puis à Jésus lui-même qu'elle recherche toujours le corps de son Maître (Jean 20.11-15).

Cette attitude semble montrer qu'elle n'avait pas encore pleinement compris ce qui venait de se produire, ce qui correspond d'ailleurs à l'incompréhension générale des disciples face aux annonces répétées de la résurrection (Luc 18.31-34 ; Jean 20.9).

4- La question des déplacements des différents groupes

Une autre difficulté consiste à comprendre comment Pierre et Jean ont pu se rendre au tombeau sans rencontrer les femmes qui avaient reçu l'annonce des anges.

Les Évangiles ne fournissent aucun détail précis sur les itinéraires empruntés ni sur le temps exact écoulé entre les différents déplacements. Jérusalem était alors particulièrement fréquentée en raison de la fête de la Pâque (Jean 19.31), et les événements ont pu se succéder rapidement.

Par ailleurs, les disciples vivaient dans la crainte des autorités religieuses qui avaient obtenu la condamnation de Jésus (Jean 20.19). Il est donc tout à fait possible que les différents groupes aient emprunté des chemins différents ou qu'ils se soient croisés sans se rencontrer.

5- La disparition des anges

Les récits évangéliques ne mentionnent plus la présence des anges après leur message aux femmes. Matthieu précise simplement qu'elles quittèrent rapidement le tombeau pour annoncer la nouvelle aux disciples (Matthieu 28.8). Marc souligne leur émotion et leur trouble (Marc 16.8), tandis que Luc rapporte qu'elles informèrent ensuite les apôtres de tout ce qu'elles avaient vu et entendu (Luc 24.9-10).

Il paraît donc vraisemblable que les anges aient disparu avant l'arrivée de Pierre et de Jean, ce qui expliquerait leur absence dans les observations rapportées par ces deux disciples (Jean 20.3-10).

6- Les perspectives propres à chaque évangéliste

Chaque évangéliste met l'accent sur des personnages différents et sélectionne les éléments qui servent son propos.

Matthieu insiste davantage sur le groupe des femmes dans son ensemble (Matthieu 28.1-10). Marc présente un récit plus condensé et accorde une attention particulière à Marie de Magdala (Marc 16.9). Luc mentionne plusieurs témoins féminins, parmi lesquels Marie de Magdala, Jeanne et Marie, mère de Jacques (Luc 24.10). Jean, quant à lui, concentre principalement son récit sur l'expérience personnelle de Marie de Magdala (Jean 20.1-18).

Ces différences de perspective ne constituent pas des contradictions, mais témoignent de la complémentarité des récits évangéliques.

7- Les autres femmes avant la rencontre avec Jésus

Au moment où elles quittent le tombeau, les autres femmes n'ont pas encore vu le Christ ressuscité. Elles savent seulement que le tombeau est vide et qu'elles ont reçu l'annonce de sa résurrection par les anges (Matthieu 28.5-7 ; Luc 24.6-8).

Ce n'est qu'ensuite que Jésus leur apparaîtra personnellement et qu'elles se prosterneront devant lui (Matthieu 28.9-10).

Marie de Magdala, en revanche, semble avoir quitté les lieux avant cette première annonce angélique et reviendra plus tard au tombeau, où elle recevra à son tour une révélation particulière (Jean 20.11-18).

8- Le caractère synthétique du récit de Marc

Il est également possible que Marc ait regroupé plusieurs épisodes dans un récit plus synthétique. Il mentionne l'apparition du Christ ressuscité à Marie de Magdala (Marc 16.9) sans détailler toutes les étapes intermédiaires que Jean rapporte plus longuement.

Jean distingue clairement la première visite de Marie, lorsqu'elle croit encore à la disparition du corps (Jean 20.2), de sa seconde présence au tombeau, au cours de laquelle elle voit les anges puis rencontre personnellement le Seigneur ressuscité (Jean 20.11-18).

9- Les différents témoignages des femmes

Luc précise que les femmes annoncèrent ces événements aux apôtres (Luc 24.9-10). Parmi elles figurait Marie de Magdala, mais rien n'oblige à penser qu'elle se trouvait avec le groupe lors du premier compte rendu.

Il est donc possible que les autres femmes aient informé les disciples avant elle, tandis que Marie de Magdala, retenue plus longtemps au tombeau par sa rencontre personnelle avec le Ressuscité, ait ensuite apporté son propre témoignage : « J'ai vu le Seigneur » (Jean 20.18).

10- Une harmonisation possible des récits

Ainsi, l'hypothèse d'un départ précoce de Marie de Magdala offre une explication cohérente des différences de perspective observées entre les quatre Évangiles.

Sans prétendre résoudre toutes les difficultés chronologiques, elle permet de comprendre l'ignorance initiale de Marie de Magdala concernant la résurrection, son attitude de tristesse décrite par Jean, ainsi que la diversité des témoignages rapportés par les évangélistes.

Loin de constituer des contradictions irréconciliables, ces différences de présentation témoignent plutôt de l'indépendance et de la complémentarité des traditions évangéliques, qui convergent toutes vers une même affirmation fondamentale : le tombeau est vide et Jésus est ressuscité (Matthieu 28.6 ; Marc 16.6 ; Luc 24.6 ; Jean 20.1-18).

Comment comprendre l'expression de Matthieu quant à vous
Marie de Magdala est elle partie avant l'intervention des deux hommes en blanc

Lexique
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Le sabbat
Le sabbat est un jour de repos et de sanctification dans la tradition juive, observé du vendredi soir au samedi soir. Commandement Biblique : Le sabbat est l'un des Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. INF089
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Matthieu 28.8 · Matthieu 28.5-7 · Matthieu 27.62-66 · Matthieu 28.2-4 · Marc 16.9-11 · Marc 16.5-7 · Marc 16.2-4 · Marc 16.8 · Marc 16.13-14 · Luc 24.9-11 · Luc 24.4-8 · Luc 24.1-3 · Luc 24.13-35 · Luc 24.36-49 · Jean 20.2 · Jean 20.1 · Jean 20.11-13 · Jean 20.11-18 · Jean 20.24-34 · Jean 20.26-31 · Jean 21.1-14

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per367-les-femmes-avertissent-les-disciples/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.