SchiloDécouvrir Jésus Fiche d'étude biblique
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Le Messie Jésus et Pierre marchent sur les eaux

La journée a été marquée par des événements extraordinaires, attirant une foule considérable...

En bref

La péricope 171 analyse le miracle de Jésus marchant sur les eaux du lac de Génésareth (avril 32), incluant l'épisode de Pierre. Une comparaison rigoureuse des récits de Matthieu 14.22-32, Marc 6.45-52 et Jean 6.16-21 met en lumière convergences et divergences, révélant la puissance divine du Messie et la tension entre foi et doute chez les disciples.

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Références
10
Livres cités
3
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
14/02/2025
Mise à jour
11/02/2026
Personnages

Jésus · Pierre · les disciples · les apôtres · la foule

Lieux

lac de Génésareth · Capernaüm · Bethsaïda · Génésareth · montagne

Périodes

Avril 32 · Troisième Pâque · Avant la dernière semaine · Quatrième veille de la nuit

Mots-clés

marche sur les eaux · Pierre · Jésus Messie · miracle · lac de Génésareth · tempête · foi · doute · synopse · évangiles

Notions

miracle sur la nature · foi et doute · identité divine de Jésus · christologie · analyse synoptique · puissance divine sur les éléments · révélation du Messie · prière solitaire de Jésus · peur et confiance

Références bibliques

Matthieu 14.22-32 · Marc 6.45-52 · Jean 6.16-21 · Jean 6.22-24 · Job 9.8 · Psaumes 77.20

Résumé

La péricope 171 de la Synopse traite de l'un des miracles les plus spectaculaires du ministère du Messie Jésus : sa marche sur les eaux du lac de Génésareth, accompagnée de l'épisode remarquable où l'apôtre Pierre tente lui aussi de marcher sur l'eau. Cet événement se situe chronologiquement en avril 32, peu avant la Pâque, dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine de la vie terrestre de Jésus. La journée avait été marquée par des événements extraordinaires, notamment la multiplication des pains pour une foule considérable. Après cela, le Messie Jésus demande à ses disciples de prendre une barque en direction de Capernaüm (ou Bethsaïda selon Marc), tandis qu'il s'occupe lui-même de disperser la foule. Les disciples supposent qu'il les rejoindra par une autre embarcation. Le Maître monte ensuite seul sur une montagne pour prier. L'article procède à une analyse comparative rigoureuse des trois textes synoptiques et johannique qui relatent cet événement : Matthieu 14.22-32, Marc 6.45-52 et Jean 6.16-21. Luc, pour sa part, ne rapporte pas cet épisode. Le récit de Matthieu est le plus détaillé des trois. Il décrit la tempête qui s'abat sur le lac pendant que les disciples rament péniblement. Vers la fin de la nuit, le Messie Jésus marche sur l'eau pour les rejoindre. Les disciples, saisis de terreur, le prennent pour un fantôme. L'élément distinctif du récit matthéen est l'épisode de Pierre : l'apôtre demande au Messie Jésus de lui ordonner de marcher sur l'eau, ce que Jésus accepte. Pierre marche effectivement sur les eaux, mais commence à sombrer lorsqu'il doute, saisi par la violence du vent. Le Messie Jésus le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Lorsqu'ils remontent dans la barque, le vent se calme aussitôt. Le récit de Marc est plus concis. Il insiste sur la dimension spirituelle de l'incompréhension des disciples, notant qu'ils n'avaient pas compris le miracle des pains. Marc souligne que le Messie Jésus, voyant les disciples en difficulté depuis la montagne, se dirige vers eux à la quatrième veille de la nuit en marchant sur l'eau. Il précise que Jésus voulait les dépasser, détail absent des autres récits. Les disciples sont frappés d'étonnement lorsque le vent se calme après l'entrée de Jésus dans la barque. L'Évangile de Jean offre une version également concise mais avec des particularités notables. Jean ne mentionne pas l'épisode de Pierre marchant sur l'eau. Il apporte en revanche une précision géographique intéressante : les disciples ont ramé environ vingt-cinq à trente stades avant d'apercevoir Jésus marchant sur l'eau. Jean souligne aussi qu'aussitôt après que les disciples ont voulu prendre Jésus dans la barque, celle-ci atteignit immédiatement la rive, ce qui constitue un détail miraculeux supplémentaire propre à son récit. L'analyse comparative dégagée par l'article met en évidence plusieurs points de convergence et de divergence entre les récits. Les trois textes s'accordent sur le contexte (suite de la multiplication des pains), sur la retraite en prière de Jésus, sur la tempête et la peur des disciples, et sur l'apaisement du vent après l'entrée de Jésus dans la barque. Les divergences portent principalement sur la destination initiale de la barque (Capernaüm chez Jean, Bethsaïda chez Marc), sur la présence ou l'absence de l'épisode de Pierre, et sur certains détails narratifs. Cet épisode est riche de significations théologiques. Il manifeste la puissance divine du Messie Jésus sur les éléments naturels, faisant écho aux textes vétérotestamentaires décrivant Dieu marchant sur les eaux (Job 9.8 ; Psaume 77.20). La réaction de foi chancelante de Pierre illustre la tension entre foi et doute qui caractérise la vie du disciple. L'interpellation de Jésus — « C'est moi, n'ayez pas peur » — rappelle la formule divine de l'Ancien Testament, suggérant une affirmation implicite de son identité divine. L'article s'inscrit dans une démarche synoptique rigoureuse, s'appuyant principalement sur Jean comme source de référence, confirmée par Matthieu et Marc.

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 14.22-32 (Louis Segond S21)

Aussitôt après, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive pendant qu'il renverrait la foule.

Quand il l'eut renvoyée, il monta sur la montagne pour prier à l'écart et, le soir venu, il était là seul.

La barque se trouvait déjà au milieu du lac, battue par les vagues, car le vent était contraire.

A la fin de la nuit, Jésus alla vers eux en marchant sur le lac.

Quand les disciples le virent marcher sur le lac, ils furent affolés et dirent: «C'est un fantôme!» et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.

Jésus leur dit aussitôt: «Rassurez-vous, c'est moi. N'ayez pas peur!»

Pierre lui répondit: «Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi d'aller vers toi sur l'eau.»

Jésus lui dit: «Viens!» Pierre sortit de la barque et marcha sur l'eau pour aller vers Jésus,

mais, voyant que le vent était fort, il eut peur et, comme il commençait à s'enfoncer, il s'écria: «Seigneur, sauve-moi!»

Aussitôt Jésus tendit la main, l'empoigna et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?»

Ils montèrent dans la barque, et le vent tomba.

Marc
Marc 6.45-52 (Louis Segond S21)

Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule.

Quand il l'eut renvoyée, il s'en alla sur la montagne pour prier.

Le soir venu, la barque était au milieu du lac et Jésus était seul à terre.

Il vit qu'ils avaient beaucoup de peine à ramer, car le vent leur était contraire. Vers la fin de la nuit, il alla vers eux en marchant sur le lac, et il voulait les dépasser.

Quand ils le virent marcher sur le lac, ils crurent que c'était un fantôme et ils poussèrent des cris,

car ils le voyaient tous et ils étaient affolés. Jésus leur parla aussitôt et leur dit: «Rassurez-vous, c'est moi. N'ayez pas peur!»

Puis il monta près d'eux dans la barque, et le vent tomba. Ils étaient en eux-mêmes extrêmement stupéfaits [et étonnés]

car ils n'avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.

Luc
Luc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Jean
Jean 6.16-21 (Louis Segond S21)

Le soir venu, ses disciples descendirent au bord du lac.

Ils montèrent dans une barque pour traverser le lac et se rendre à Capernaüm. Il faisait déjà nuit et Jésus ne les avait pas encore rejoints.

Le vent soufflait avec violence et le lac était agité.

Après avoir ramé environ cinq kilomètres, ils virent Jésus qui marchait sur l'eau et s'approchait de la barque, et ils eurent peur.

Mais Jésus leur dit: «C'est moi, n'ayez pas peur!»

Ils voulurent alors le prendre dans la barque, et aussitôt celle-ci aborda à l'endroit où ils allaient.

Jean
Jean 6.22-24 (Louis Segond S21)

Le lendemain, la foule restée de l'autre côté du lac remarqua qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque et que Jésus n'était pas monté dedans avec ses disciples, mais que ceux-ci étaient partis seuls.Note6.27 Son empreinte: l'empreinte d'un sceau (bague ou objet cylindrique), apposée sur un document, servait à le protéger, à l'authentifier ou à signaler son propriétaire.Note6.31 Manne: nourriture accordée chaque jour, durant 40 ans, par Dieu aux Israélites après leur sortie d'Egypte, pendant leur parcours dans le désert (voir Exode 16).Note6.31 Il leur… manger: citation du Psaume 78.24.

D'autres barques arrivèrent de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut remercié Dieu.

Quand les gens s'aperçurent que ni Jésus ni ses disciples n'étaient là, ils montèrent dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus.

Détails techniques

Année 32

Lieu : En direction de Génésareth

Date : Avril 32. Pâque sera le Vers le lundi 12 avril 32

Mode opératoire : Nous prenons l'information de Jean

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Marc confirment ce fait

Génésareth

Le Messie Jésus rejoint maintenant ses disciples partis précédemment en barque.

Le Messie Jésus et Pierre marchent sur les eaux

Pierre sur l'eau

Matthieu 14.22-32

La journée a été marquée par des événements extraordinaires, attirant une foule considérable. Cette dernière pressait le Messie Jésus et ses apôtres, si bien qu'à un certain moment, le Maître invita ses disciples à embarquer dans une barque pour regagner Capernaüm, tandis qu'il s'occuperait de disperser la foule. Les apôtres ont probablement supposé qu'il prendrait une autre embarcation par la suite.

Comparons maintenant les trois textes, Matthieu 14.22-32, Marc 6.45-52, Jean 6.16-21.

Matthieu 14.22-32

Ce passage se trouve dans l'Evangile selon Matthieu et est le plus détaillé des trois récits. Voici les points clés :

  • Contexte et Introduction : Après avoir nourri les cinq mille, Jésus ordonne à ses disciples de monter dans une barque et de traverser le lac pendant qu'il renvoie les foules.
  • Le Messie Jésus priant : Le Messie Jésus monte sur la montagne pour prier seul.
  • Tempête sur le lac : Les disciples luttent contre une mer agitée par le vent.
  • Le Messie Jésus marchant sur l'eau : Vers la fin de la nuit, le Messie Jésus marche sur l'eau pour rejoindre les disciples.
  • Réactions des disciples : Ils pensent d'abord voir un fantôme et crient de peur.
  • Invitation à Pierre : Pierre demande au Messie Jésus de lui ordonner de marcher sur l'eau pour le rejoindre. Le Messie Jésus accepte.
  • Pierre marche sur l'eau : Pierre marche sur l'eau mais commence à sombrer en doutant. Le Messie Jésus le saisit et dit : "Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ?"
  • Retour dans la barque : Quand ils montent dans la barque, le vent se calme.

Marc 6.45-52

Le récit de Marc est plus concis et se concentre sur l'essentiel :

  • Contexte : Après la multiplication des pains, le Messie Jésus force ses disciples à monter dans la barque et à partir pour Bethsaïda pendant qu'il renvoie la foule.
  • Le Messie Jésus priant : Le Messie Jésus monte sur une montagne pour prier.
  • Tempête sur le lac : La barque est au milieu du lac et les disciples peinent contre le vent.
  • Le Messie Jésus marchant sur l'eau : Aux environs de la quatrième veille de la nuit, le Messie Jésus vient vers eux en marchant sur l'eau.
  • Réactions des disciples : Ils le prennent pour un fantôme et crient.
  • Assurance du Messie Jésus : Le Messie Jésus parle immédiatement et les rassure : "Confiance, c'est moi ; n'ayez pas peur !"
  • Montée dans la barque : Le Messie Jésus monte dans la barque avec eux, et le vent s'apaise. Les disciples sont très étonnés, car ils n'avaient pas compris le miracle des pains.

Jean 6.16-21

L'Évangile de Jean offre également une version concise, mais avec des variations intéressantes :

  • Contexte : Après avoir nourri les cinq mille, les disciples descendent au bord du lac et prennent une barque pour traverser jusqu' à Capernaüm.
  • Le Messie Jésus absent : Il fait déjà nuit et le Messie Jésus n'est pas encore avec eux.
  • Tempête sur le lac : La mer est agitée à cause d'un grand vent.
  • Le Messie Jésus marchant sur l'eau : Quand ils ont ramé environ vingt-cinq ou trente stades, ils voient le Messie Jésus marcher sur l'eau et approcher de la barque.
  • Réactions des disciples : Ils ont peur, mais le Messie Jésus leur dit : "C'est moi, n'ayez pas peur."
  • Montée dans la barque : Ils veulent le prendre dans la barque, mais aussitôt la barque atteint la terre vers laquelle ils allaient.

Comparaison et Analyse

  • Contexte et Contexte de prière : Les trois récits s'accordent sur le fait que l'événement suit la multiplication des pains, et le Messie Jésus se retire seul pour prier.
  • Tempête et Lutte des Disciples : Tous mentionnent une mer agitée et les disciples rencontrant des difficultés.
  • Apparition du Messie Jésus : Dans les trois récits, le Messie Jésus marche sur l'eau et les disciples pensent voir un fantôme avant qu'il ne les rassure.
  • Pierre marchant sur l'eau : Ce détail unique à Matthieu met en lumière la foi et les doutes de Pierre.
  • Calme de la tempête : Après l'arrivée du Messie Jésus dans la barque, le vent se calme dans Matthieu et Marc. Jean omet ce détail.
  • Étonnement des disciples : Marc souligne le fait que les disciples ne comprennent pas encore pleinement la signification des miracles du Messie Jésus, alors que ce point est moins explicite chez Matthieu et Jean.
  • Destination immédiate : Jean ajoute un détail miraculeux supplémentaire : la barque atteint immédiatement la terre lorsqu'ils reçoivent le Messie Jésus.

Chaque évangile apporte des nuances spécifiques qui enrichissent le récit global et mettent en lumière différents aspects de l'expérience des disciples et de la nature divine du Messie Jésus. Matthieu met l'accent sur la foi de Pierre, Marc sur l'incompréhension des disciples face aux miracles, et Jean sur la souveraineté du Messie Jésus sur la nature.

Jean rapporte ensuite que la foule recherchait le Messie Jésus ainsi que ses disciples. Il est noté qu'elle avait bien remarqué que les disciples étaient partis avec la seule barque disponible, tandis que le Messie Jésus ne les avait pas accompagnés.

Jean mentionne également l'arrivée de plusieurs barques en provenance de Tibériade, ce qui témoigne de l'attrait important exercé par le Messie Jésus sur les foules des environs, toutes désireuses de le rencontrer.

Enfin, Jean indique que l'ensemble de ces personnes a décidé de se rendre à Capernaüm, consciente que cette ville était le lieu de résidence du Messie Jésus et de ses disciples.

Jean a probablement obtenu ces renseignements de personnes arrivées à Capernaüm.

Lexique
Bethsaïda
Bethsaïde était une ancienne ville de Galilée, située sur la rive nord-est du lac de Tibériade, près de l'endroit où le Jourdain se jette dans le lac. Le nom Bethsaïde signifie "maison de la pêche" ou "maison de l'approvisionnement" en araméen. INF105
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
Les deux multiplications des pains
Le Messie Jésus évoque les deux multiplications des pains dans les Évangiles de Matthieu et de Marc, lors d'une conversation avec ses disciples. Matthieu 16.9-10 INF104
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/per171-le-messie-jesus-et-pierre-marchent-sur-les-eaux/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.