Les différentes annexes confirment finalement la remarquable cohérence de Daniel 2.
La chronologie situe le récit au commencement du règne de Nébucadnetsar.
Le contexte babylonien explique le rôle des spécialistes de la cour.
Le passage à l'araméen inscrit le chapitre dans une section littéraire qui conduit jusqu'à Daniel 7.
Le vocabulaire du « mystère » définit la révélation comme une connaissance reçue de Dieu.
La prière de Daniel affirme que Dieu maîtrise les temps et les royaumes.
Le parallèle avec Joseph montre la continuité biblique d'une sagesse qui refuse de s'attribuer ce qui appartient à Dieu.
La comparaison avec les autres récits de sagesse et de révélation confirme que la Bible ne condamne pas l'intelligence humaine, mais en fixe les limites.
Le titre « Dieu du ciel » affirme une souveraineté qui dépasse les frontières d'Israël.
Enfin, le contraste entre le « roi des rois » et le « Seigneur des rois » replace toute autorité politique sous l'autorité divine.
Ces données permettent de formuler la conclusion théologique centrale de l'ensemble :
Daniel 2 n'est pas d'abord le récit d'un homme capable de résoudre une énigme, mais celui d'un Dieu capable de révéler ce que l'homme ne peut connaître et de gouverner une histoire que les rois ne peuvent maîtriser.
La statue donne une représentation visible de cette histoire. Les royaumes apparaissent, se succèdent et disparaissent. Mais avant même que leurs identités historiques soient examinées en détail, Daniel a fourni la clé permettant de comprendre l'ensemble :
« Il change les temps et les circonstances, il renverse et établit les rois » (Daniele 2.21).
L'étude détaillée de la statue peut dès lors commencer sur une base méthodologique solide : les empires constituent le contenu historique de la vision, mais la souveraineté du Dieu du ciel en constitue le véritable centre théologique.