Le Mont des Oliviers
Le mont des Oliviers constitue l'un des lieux les plus importants de la géographie biblique. Situé à l'est de Jérusalem, il est séparé de la ville par la vallée du Cédron (2 Samuel 15.30 ; John 18.1). Son nom provient des nombreux oliviers qui couvraient autrefois ses pentes.
Situation géographique
Le mont des Oliviers forme une longue crête orientée du nord au sud, culminant à environ 820 mètres d'altitude, soit légèrement plus haut que Jérusalem. Depuis son sommet, on bénéficie d'une vue remarquable sur la ville et sur l'emplacement du Temple.
Sa proximité avec Jérusalem explique pourquoi Jésus et ses disciples s'y rendaient fréquemment (Luke 21.37). Selon Luc, le lieu de l'ascension se trouvait à une distance d'environ un « chemin de sabbat » de Jérusalem, soit approximativement un kilomètre (Acts 1.12).
Un lieu associé à de nombreux événements bibliques
Sous l'Ancien Testament
David franchit le torrent du Cédron et gravit le mont des Oliviers en pleurant lorsqu'il fuit devant son fils Absalom (2 Samuel 15.30).
Le prophète Ézéchiel décrit la gloire de Dieu quittant Jérusalem et s'arrêtant sur la montagne située à l'est de la ville, généralement identifiée au mont des Oliviers (Ezekiel 11.23).
Le prophète Zacharie annonce qu'au jour du Seigneur, les pieds de l'Éternel se poseront sur le mont des Oliviers (Zechariah 14.4).
Dans la vie du Messie Jésus
Le mont des Oliviers occupe une place particulière dans les Évangiles :
- Jésus y séjourne fréquemment (Luke 22.39) ;
- il contemple Jérusalem et pleure sur la ville (Luke 19.41-44) ;
- il y prononce le discours eschatologique sur la fin des temps (Matthew 24.3 ; Mark 13.3) ;
- il passe ses nuits sur cette montagne pendant les derniers jours précédant sa mort (Luke 21.37) ;
- au pied du mont se trouve le jardin de Gethsémané où il prie avant son arrestation (Matthew 26.36 ; Luke 22.39-46) ;
- c'est également depuis les environs de Béthanie, sur le versant oriental du mont, qu'il bénit ses disciples et s'élève au ciel (Luke 24.50-51 ; Acts 1.9-12).
Le mont des Oliviers et l'ascension
Les Actes indiquent que les disciples revinrent à Jérusalem « de la montagne appelée des Oliviers » après l'ascension (Acts 1.12). Luc précise dans son Évangile que Jésus les conduisit jusque vers Béthanie avant de les quitter (Luke 24.50).
Ces deux indications sont parfaitement compatibles puisque Béthanie se situe sur le versant oriental du mont des Oliviers, à environ trois kilomètres de Jérusalem (John 11.18).
Une dimension prophétique
Pour plusieurs interprètes, le choix du mont des Oliviers comme lieu de l'ascension n'est probablement pas fortuit. Le prophète Zacharie annonçait déjà qu'au jour de l'Éternel, celui-ci se tiendrait sur cette montagne (Zechariah 14.4). Ainsi, le lieu depuis lequel Jésus quitte ses disciples pourrait également être celui associé à son retour glorieux, conformément à la parole des anges :
« Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel » (Acts 1.11).
Ainsi, le mont des Oliviers apparaît comme un lieu chargé d'histoire et de symbolisme. Il est à la fois le théâtre des souffrances du Messie, de son enseignement sur les temps futurs, de son ascension et, selon plusieurs interprétations prophétiques, du lieu associé à son retour futur.