Lors de la première plaie d’Égypte, les magiciens de Pharaon parviennent à reproduire un prodige semblable à celui accompli par Aaron : la transformation de l’eau en sang. Cependant, leur intervention ne supprime pas le jugement divin. Le récit établit ainsi une distinction fondamentale entre la capacité d’imiter certains signes et l’autorité souveraine de l’. L’attitude des magiciens contribue également à éclairer la résistance persistante de Pharaon, qui refuse de reconnaître la puissance du Dieu d’Israël.
La première plaie intervient après le signe du bâton d’Aaron transformé en serpent.
Lors de cette première confrontation, les magiciens égyptiens avaient déjà reproduit un prodige semblable. Toutefois, le bâton d’Aaron avait englouti les leurs (Exode 7.8-12).
La transformation des eaux du Nil en sang donne lieu à une nouvelle intervention de ces spécialistes religieux.
Exode 7.22 rapporte que les magiciens égyptiens accomplissent un prodige semblable par leurs pratiques secrètes.
Le texte ne précise ni les procédés employés ni les circonstances exactes de cette imitation.
Il affirme néanmoins que Pharaon demeure endurci et refuse d’écouter Moïse et Aaron.
L’étude de cet épisode permet d’examiner trois questions essentielles : la place des magiciens dans la civilisation égyptienne, la nature et les limites de leurs interventions, et la relation entre leurs prodiges et l’endurcissement de Pharaon.