Elle est mentionnée dans les quatre évangiles comme une disciple importante. Jésus l’a délivrée de sept démons (cf. Luc 8.2 ; Marc 16.9), ce qui marque le point de départ de son engagement. Elle fait partie des femmes qui soutiennent matériellement le ministère de Jésus (cf. Luc 8.2-3).
Elle est présente :
- au pied de la croix (cf. Matthieu 27.56 ; Marc 15.40 ; Jean 19.25)
- lors de la mise au tombeau (cf. Matthieu 27.61 ; Marc 15.47)
- au matin de la résurrection (cf. Matthieu 28.1 ; Marc 16.1 ; Luc 24.10 ; Jean 20.1)
Elle est surtout la première à voir Jésus ressuscité et à l’annoncer aux disciples (cf. Jean 20.14-18). Ce rôle central est constant dans tous les récits.
Marie, mère de Jésus
Jean est le seul à mentionner explicitement sa présence au pied de la croix (cf. Jean 19.25). Il rapporte également le dialogue avec Jésus (cf. Jean 19.26-27).
Les synoptiques ne la nomment pas directement dans cette scène, mais cela ne signifie pas son absence. Marie apparaît ailleurs dans les évangiles comme une figure constante :
- à la naissance de Jésus (cf. Matthieu 1.18-25 ; Luc 2.1-20)
- lors de son ministère (cf. Jean 2.1-5)
- parmi les disciples après la résurrection (cf. Actes des apôtres 1.14)
Les « frères de Jésus » sont clairement identifiés ailleurs (cf. Matthieu 13.55 ; Marc 6.3). Jean précise qu’ils ne croyaient pas en lui pendant son ministère (cf. Jean 7.5), ce qui explique pourquoi Jésus confie sa mère à Jean plutôt qu’à eux (cf. Jean 19.26-27).
Marie, mère de Jacques et de Joses
Elle est mentionnée dans :
- Matthieu 27.56
- Marc 15.40
- Marc 15.47
- Marc 16.1
Elle est distincte de Marie, mère de Jésus, car les évangiles différencient clairement les groupes familiaux. Par exemple, Jésus confie sa mère à Jean, ce qui serait incohérent si cette Marie était déjà identifiée autrement dans la scène.
Un rapprochement est souvent proposé avec « Marie femme de Clopas » (cf. Jean 19.25). De plus, Jacques « le mineur » est mentionné parmi les apôtres (cf. Matthieu 10.3 ; Marc 3.18), ce qui pourrait correspondre à ce même cercle familial, sans certitude absolue.
Salomé, mère des fils de Zébédée
Elle apparaît sous deux désignations :
- « La mère des fils de Zébédée » (cf. Matthieu 27.56)
- « Salomé » (cf. Marc 15.40)
Elle est aussi mentionnée dans la demande adressée à Jésus pour ses fils (cf. Matthieu 20.20-21). Ses fils sont Jacques et Jean, deux apôtres majeurs (cf. Marc 1.19).
Elle est présente :
- à la croix (cf. Marc 15.40)
- au tombeau (cf. Marc 16.1)
L’identification avec « la sœur de la mère de Jésus » (cf. Jean 19.25) est possible mais reste hypothétique, car le texte ne donne pas de nom explicite.
Marie, femme de Clopas
Elle est mentionnée uniquement par Jean (cf. Jean 19.25). Le nom Clopas pourrait être rapproché de Cléopas (cf. Luc 24.18), sans certitude qu’il s’agisse de la même personne.
Certains l’identifient à la mère de Jacques « le mineur » (cf. Marc 15.40), ce qui ferait le lien avec les listes synoptiques. De plus, un Jacques « fils d’Alphée » est mentionné parmi les apôtres (cf. Luc 6.15), et certains rapprochent Alphée et Clopas, bien que cela ne soit pas explicitement établi dans les textes.
Remarque générale
La difficulté d’identification vient de deux éléments :
- la fréquence du prénom « Marie » (très courant au 1er siècle)
- les différences de perspective entre les évangiles
Cependant, en croisant les textes, plusieurs certitudes émergent :
- Marie de Magdala est une figure centrale et constante
- plusieurs femmes suivent Jésus depuis la Galilée (cf. Luc 8.2-3)
- elles sont témoins de la croix, du tombeau et de la résurrection
Une observation importante : les évangiles s’accordent pour faire des femmes les premières témoins fidèles des événements les plus cruciaux, malgré leur statut social limité à l’époque. Ce détail renforce la cohérence et la force du témoignage.
Matthieu précise que « Marie de Magdala et l’autre Marie » sont assises vis-à-vis du tombeau. Marc confirme qu’elles observent attentivement l’endroit où Jésus est déposé. Luc ajoute un détail important : ces femmes « regardèrent le tombeau et la manière dont le corps y fut déposé » (cf. Luc 23.55), puis elles préparent des aromates pour honorer le corps (cf. Luc 23.56).
Ce point est essentiel : leur rôle n’est pas passif. Elles sont des témoins directs et précis du lieu et des conditions de l’ensevelissement. Cela explique pourquoi, au matin de la résurrection, elles savent exactement où se rendre (cf. Marc 16.1-2).
Leur présence continue entre la crucifixion, l’ensevelissement et la résurrection établit une chaîne de témoignage ininterrompue.
Le rôle de Joseph d’Arimathée et de Nicodème
Les femmes mentionnées incluent :