Cet article discute de Marie, mère de Jésus, soulignant son rôle dans les Évangiles et l'évolution de sa vénération à travers l'histoire chrétienne, malgré sa discrète présence scripturaire.
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Mariemère de JésusNativitéÉvangilesvénération
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Si Marie occupe aujourd’hui une place importante dans l’Église Catholique romaine, elle demeure relativement discrète dans les récits évangéliques. Cette évolution au fil des siècles peut surprendre, car rien dans le comportement de Marie ne laissait présager une telle considération.
Tout au long de sa vie, elle ne revendiquait aucune position privilégiée et considérait sa maternité comme une grâce divine.
Luc mentionne sa présence lors des réunions qui ont précédé la , la décrivant simplement comme une participante parmi les 120 personnes rassemblées dans la chambre haute. En effet, rien dans son existence ne laissait présager une telle dévotion !
Dans cette étude, nous examinerons les différentes informations la concernant dans les textes bibliques, puis nous aborderons les diverses étapes historiques qui ont marqué son ascension en tant qu’icône vénérée.
I. La véritable vie de Marie
Les récits évangéliques nous permettent de découvrir Marie, mais ils ne nous fournissent que peu d’informations à son sujet. Ils la présentent principalement dans le contexte de la naissance de Jésus et la désignent souvent comme « la mère de Jésus ». L’apôtre Jean dans son Evangile ne cite jamais son nom !
Sa dernière mention dans les textes bibliques concerne sa présence lors de la le 22 mai 33, après quoi elle retourne à l’anonymat.
Des détails supplémentaires peuvent être trouvés dans la littérature , mais ils relèvent davantage de la légende que de faits historiques.
Marie apparaît donc dans le récit de la naissance miraculeuse de Jésus. Elle habite à Nazareth, où elle est probablement née vers l’an -17 av. J.-C., selon nos déductions. À cette époque, les gens avaient tendance à rester vivre dans leur village natal.
Son père, Héli, négocie son mariage avec les parents de Joseph, une pratique courante à l’époque qui légitimait la dot de la future épouse, souvent un morceau de terre qui permettait au couple de subvenir à ses besoins. Comme toutes les jeunes filles de son époque, Marie apprend à cuisiner, à tisser et à confectionner des vêtements. Elle devra assumer toutes ces tâches en tant que maîtresse de maison.
De son côté, Joseph s’occupera de la nourriture de sa famille. Il a appris le métier de charpentier, probablement le même que son père. Les habitants du village reconnaissent ses compétences et font appel à lui selon leurs besoins. Cependant, au début du siècle, le travail artisanal, qui était très valorisé, commence à perdre de sa valeur avec l’arrivée des marchands.
En effet, la Pax Romana a favorisé le commerce international, ce qui a entraîné le développement d’une nouvelle profession : celle de négociant. Cette classe sociale s’enrichit rapidement au détriment des métiers manuels et des paysans.
Malgré tout, l’avenir semble prometteur pour Joseph et Marie. Bien que 14 ans nous semblent aujourd’hui très jeunes pour se marier, à cette époque, un Juif de 25 ans devait déjà subvenir aux besoins de sa famille, qui était souvent nombreuse.
Conformément aux coutumes ancestrales, tous leurs parents vivaient dans le village ou à proximité, car peu osaient quitter leur lieu de naissance. Cette vie communautaire, basée sur la solidarité, aidait à surmonter les difficultés telles que la pauvreté et la famine. D’un autre côté, chacun s’engageait à respecter les règles religieuses et morales, sous peine d’une condamnation sans appel.
Tout le monde se connaissait et aucun secret ne restait caché très longtemps. Marie et Joseph, désormais fiancés, devaient respecter les obligations du mariage juif. Pendant un an, ils se fréquenteraient sans avoir de relations intimes. Les jeunes filles qui enfreignaient ces règles risquaient l’exil, voire la en cas de grossesse avant le mariage officiel !
Toutes les jeunes filles étaient mises en garde et se souvenaient d’histoires locales plutôt dissuasives. L’adultère n’était pas pris à la légère.
C’est dans ce contexte qu’un événement qui dépasse l’entendement va se produire, en l’an -3 av. J.-C.
II. La famille de Marie
Vers l’année -17 av. J.-C., Héli et son épouse accueillent un nouvel enfant, une fille, à qui ils donnent le nom de Marie. Bien que la famille soit déjà nombreuse, l’arrivée d’un fils aurait été souhaitée pour aider le père dans son travail. Alors que Matthieu nous présente la généalogie de Jésus du côté de Joseph, son père adoptif, les exégètes estiment que celle de Luc concerne Marie.
Les deux appartiennent à la lignée du roi David. Nous découvrons également Élisabeth, parente de Marie, qui descend de la tribu de Lévi et appartient donc à la classe sacerdotale. Son père s’appelle donc Héli. Les récits évangéliques se concentrent exclusivement sur le Messie Jésus, et Marie n’apparaît que comme sa mère.
Pour tous les Juifs religieux de l’époque, la venue d’un enfant est considérée comme un don de Dieu, ce qui les remplit de joie et les pousse à remercier leur Créateur, en compagnie de tous les membres de la famille. Marie grandit à Nazareth, entourée de ses frères, sœurs, cousins et cousines. Tout le village la connaît comme la fille d’Héli, de la tribu de Juda.
À cette époque, la plupart des gens naissent, vivent et meurent dans le même village. Marie atteint sa majorité légale à l’âge de 12 ans et un jour, et ses parents commencent à envisager son mariage. Les fiançailles avec Joseph, un jeune homme du village, sont officialisées.
Ainsi va la vie !
III. Le grand bouleversement
La petite vie paisible et bien programmée de Marie et Joseph prend une tournure inattendue. La culture religieuse, bien présente, enseigne la venue d’un Messie, mais personne n’imagine comment il apparaîtra dans la société.
Bien sûr, les évoquent une jeune fille vierge qui deviendra enceinte, mais quoi de plus normal dans le cadre du mariage ?
Matthieu nous décrit l’événement avec l’expression : « enceinte par l’action du Saint-Esprit »!
Matthieu 1.18 (Louis Segond S21)
Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l'action du Saint-Esprit.
Texte biblique de la Bible version Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Matthieu 1.24-25 (Louis Segond S21)
A son réveil, Joseph fit ce que l' lui avait ordonné et il prit sa femme chez lui,
mais il n'eut pas de relations conjugales avec elle jusqu'à ce qu'elle ait mis au monde un fils [premier-né] auquel il donna le nom de Jésus.
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Matthieu décrit donc l’événement en disant que Marie est « enceinte par l’action du Saint-Esprit » Matthieu 1.18. Joseph, qui est fiancé à Marie, obéit à l’ et prend Marie comme épouse, mais ils n’ont pas de relations conjugales avant la naissance de Jésus Matthieu 1.24-25.
Le deuxième Évangile, celui de Marc, ne mentionne pas la grossesse de Marie, ce qui signifie que les contemporains de Marie n’en étaient pas informés de manière précise à ce moment-là.
Les détails de cette histoire ne seront révélés que plus tard, environ 15 ans plus tard. Le silence de Marc et de Pierre dans leurs écrits est un choix stratégique, car ils connaissent le caractère surnaturel de la naissance de Jésus, tout comme Matthieu. Ils ignore surement les détails au moment où ils écrive. D’ailleurs ces informations n’apporteraient rien de plus à leurs démonstrations.
Luc, ayant obtenu des informations de Marie elle-même, révèle dans son livre les détails de la conception de Jésus. Il expose la réalité insoupçonnée selon laquelle la formation de Jésus est directement liée à un miracle de Dieu.
Les affirmations de Luc, bien qu’elles soient plus tardives, deviennent plus facilement compréhensibles et acceptables. La révélation de ces faits se fait progressivement en fonction des événements historiques.
Jean, quant à lui, ne reprend pas les descriptions de ses prédécesseurs dans son écrit du 1er siècle. Il se concentre sur des renseignements qu’il considère comme négligés par ses amis. Il ne mentionne pas la naissance de Jésus.
Luc, cependant, rapporte une révélation de l’ange Gabriel, qui s’est déroulée dans la maison des parents de Marie alors qu’elle était seule. Luc précise même la date, le 6ème mois de la grossesse d’Élisabeth, soit le mois de janvier selon nos calculs.
IV. Le départ de Marie et Joseph
La pression sociale, trop forte, accable Marie. Tout le bourg, y compris ses parents et ses frères et sœurs, pense maintenant qu’elle a commis une faute. Heureusement, Joseph, averti par Dieu dans un rêve, accepte de prendre Marie, sa fiancée, chez lui. Il déclare ainsi publiquement qu’il est le père de l’enfant.
Bien que cela améliore la situation, ils ont néanmoins enfreint toutes les règles morales aux yeux de leur famille et des villageois, et la grande célébration de mariage n’aura pas lieu. Un événement vient sortir le couple de cette impasse.
Le recensement ordonné par Quirinus leur offre l’occasion de fuir ce village accusateur. Bien que légalement Marie ne soit pas obligée de suivre Joseph, comment pourrait-elle donner naissance à Nazareth dans de telles conditions et sans Joseph ?
La décision prise, ils partent ensemble pour Bethléem. Ils savent que l’accouchement n’aura lieu que dans plusieurs semaines et qu’ils ne prennent donc que peu de risques. Le voyage, qui dure environ 5 jours, s’annonce néanmoins difficile, car le couple doit prendre des précautions en raison de la grossesse afin d’éviter une naissance prématurée.
Nous savons maintenant qu’elle mettra au monde un fils dans un endroit normalement réservé aux animaux, dans le village de Bethléem. La présence des nombreux pèlerins venus pour les fêtes du mois de tischri a saturé les demandes de location.
Peu importe l’endroit, l’essentiel était d’échapper à l’influence des rumeurs et des commérages des habitants de Nazareth. Marie a supporté et surmonté une pression psychologique très forte.
Nous pouvons imaginer que cela était comparable à celle des personnes harcelées sur les réseaux sociaux d’Internet, telle que décrite régulièrement par les médias de nos jours. Dieu veillait manifestement sur Marie et cet enfant, ainsi que sur Joseph.
Lorsqu’ils sont revenus d’Égypte, Joseph et Marie ont décidé de ne plus retourner à Nazareth et de s’établir définitivement à Bethléem.
Encore une fois, une révélation de Dieu les a incités à revenir malgré tout dans leur village familial.
Nous ne disposons d’aucune information sur leur vie à cet endroit, mais nous pouvons facilement imaginer un quotidien paisible avec une nombreuse progéniture.
V. Marie et ses autres enfants
Après la naissance de Jésus, le couple a vécu une existence normale. Pendant son séjour en Égypte, Marie aurait peut-être mis au monde un second enfant. En effet, Matthieu, Marc et Jean mentionnent à différents moments la présence de frères et sœurs.
Jean 7.2-5 (Louis Segond S21)
Or, la fête juive des tentes était proche.
Ses frères lui dirent: «Pars d'ici et va en Judée afin que tes disciples voient aussi ce que tu fais.
Personne n'agit en secret, s'il cherche à être connu. Puisque tu fais ce genre de choses, montre-toi au monde!»
En effet, ses frères non plus ne croyaient pas en lui.
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Matthieu 13.54-57 (Louis Segond S21)
Il se rendit dans sa patrie, et il enseignait dans la , de sorte que ceux qui l'entendirent étaient étonnés et disaient: «D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?
N'est-il pas le fils du charpentier? N'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères?
Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D'où lui vient donc tout cela?»
Et il représentait un obstacle pour eux. Mais Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa famille.»
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Marc 6.1-6 (Louis Segond S21)
Jésus partit de là et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent.
Le jour du , il se mit à enseigner dans la . Beaucoup de gens l'entendirent; ils étaient étonnés et disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée? Et comment de tels miracles se font-ils par son intermédiaire?
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous?» Et il représentait un obstacle pour eux.
Mais Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa famille.»
Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.
Et il s'étonnait de leur incrédulité.
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Jean note l’existence d’une fratrie, Matthieu et Marc plus précis nomment quatre frères : Jacques, Joseph, Simon et Jude. Ils indiquent aussi la présence de sœurs, mais sans aucun détail.
Ces trois textes ne laissent pas de place au doute, selon nous, au sujet des frères et des sœurs de Jésus.
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.
Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»
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Nous remarquons que la vie familiale de Jésus était difficile. À un certain moment, Jean nous fait remarquer que ses frères et sœurs ne croyaient pas en lui, et Marc ajoute même qu’ils le considéraient comme fou. Marie devait inévitablement souffrir de cette situation.
Lorsque nous parlons des frères et sœurs de Jésus, il serait plus approprié d’utiliser les termes « demi-frères et demi-sœurs », car Joseph n’était pas son père biologique. Il semble peu probable que Marie et Joseph aient informé leurs autres enfants de la naissance exceptionnelle de Jésus.
Cela aurait créé une division, comme nous le constatons dans la vie de Joseph, le fils de Jacob, qui a été renommé Israël. La pudeur ne permettait pas de divulguer de tels détails, qui ne seront révélés qu’après la mort de Jésus.
Donc, à l’époque, il était considéré comme le fils de Joseph, comme tout le monde le croyait. Nous observons également que le nom de Joseph disparaît rapidement des récits évangéliques, ce qui nous laisse imaginer un décès prématuré.
VI. Les différentes allusions à Marie dans les Evangiles
Nous ne trouvons pas une biographie de Marie dans les Evangiles mais uniquement quelques petits récits où son nom apparait.
Luc 2.34-35 (Louis Segond S21)
Siméon les bénit et dit à Marie, sa mère: «Cet enfant est destiné à amener la chute et le relèvement de beaucoup en Israël et à devenir un signe qui provoquera la contradiction.
Toi-même, une épée te transpercera l'âme. Ainsi, les pensées de beaucoup de cœurs seront révélées.»
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Ces paroles de Siméon sont incompréhensibles pour Marie à ce moment-là. Ce ne sera que lors de la crucifixion qu’elles s’éclaireront.
Jean 19.25-27 (Louis Segond S21)
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de et Marie de Magdala.
Jésus vit sa mère et, près d'elle, le disciple qu'il aimait. Il dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.»
Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès ce moment-là, le disciple la prit chez lui.
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Marie apparait ici brisée par la souffrance et par son impuissance à aider son Fils. La parole de Siméon s’accomplit ici à la lettre.
Heureusement, elle vivra un événement incroyable, la résurrection du Messie Jésus, son Jésus. Nous la retrouverons pour la dernière fois dans la chambre haute, lors de la Pentecôte, après la résurrection et l’ascension du Messie Jésus.
Actes des apôtres 1.14 (Louis Segond S21)
Tous persévéraient d'un commun accord dans la prière avec les femmes, avec Marie la mère de Jésus et avec les frères de Jésus.
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C’est ici pour la dernière fois que Marie est citée dans la Bible.
Marie a été une personne extraordinaire, mais une humble servante du Seigneur, comme nous pouvons le remarquer lors des .
Jean 2.1-5 (Louis Segond S21)
Or, le troisième jour, il y eut des noces à en Galilée. La mère de Jésus était là.
Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.
Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont plus de vin.»
Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue.»
Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira.»
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Cette demande aux et son cantique avec Élisabeth sont les seules paroles citées dans nos Évangiles. Même après la résurrection du Messie Jésus, elle n’interviendra pas.
Au regard de sa position de mère, nous aurions pu imaginer qu’elle occuperait une place plus essentielle au sein de l’Église naissante. Cette femme d’exception a compris que seul son fils Jésus revêtait une importance extraordinaire pour le monde.
Luc 1.46-55 (Louis Segond S21)
Marie dit:
et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
parce qu'il a porté le regard sur son humble servante.
parce que le Tout-Puissant a fait de grandes choses pour moi.
et sa bonté s'étend de génération en génération
Il a agi avec la force de son bras,
Il a renversé les puissants de leurs trônes
Il a rassasié de biens les affamés
Il a secouru Israël, son serviteur,
– comme il l'avait dit à nos ancêtres –
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Ce cantique est appelé le Magnificat car il commence par les mots « Mon âme magnifie le Seigneur ». Marie se décrit comme une simple servante, et c’est ainsi qu’elle a vécu jusqu’à la fin de sa vie.
Marie est principalement connue en tant que mère de Jésus. Selon les informations de la Bible, elle était une femme ordinaire, semblable à beaucoup d’autres à cette époque.
Elle a été choisie par Dieu pour donner naissance à celui qui deviendrait le Messie, Jésus, pour tous. Elle exprime cela dans sa louange, le Magnificat.
La foi de Marie est admirable !
VII. Les grandes dérives historiques
Au fil des années, des chrétiens, sûrement bien intentionnés, ont souhaité rendre hommage à Marie, la mère du Messie Jésus. Ce que Dieu n’a pas voulu, des hommes l’ont réalisé.
Marie, va passer du statut de simple et humble servante du Seigneur à celui de médiatrice, que beaucoup invoquent, prient et louent. Nous devons relever que certains disent qu’ils ne prient pas Marie, mais la sollicitent, pour qu’elle demande à son fils Jésus d’intervenir en leur faveur.
Un fils ne refuserait rien à sa mère !
Nous désirons aussi noter, ce que dit le théologien italien, Alphonso de Liguori, dans son livre « Les gloires de Marie » édité en 1750 et réédité en 1987.
Dans cet ouvrage, nous lisons : « Ah ! Maintenant, vous êtes notre Reine, car vous êtes la mère de Dieu et nous vous saluons, nous vous adorons comme telle ». (Les gloires de Marie p. 319) « Courons donc aux pieds de notre très douce Reine, et soyons toujours fidèles à la prier, si nous voulons mettre notre salut en assurance. Si la vue de nos péchés nous épouvante et nous décourage, c’est pour qu’elle sauve, par sa protection, les pécheurs les plus coupables, les plus désespérés, dès qu’ils se recommandent à elle ».
Nous constatons la clarté des propos de cet homme ! Il nous précise le statut de Marie reconnu aujourd’hui, par une grande majorité de chrétiens catholiques.
Que devons-nous en penser ?
Nous allons étudier tous ces nouveaux attributs de Marie.
Comme nous l’avons spécifié, Marie n’a pas eu de place privilégiée, dans l’Église primitive. Ce sont uniquement les ouvrages apocryphes qui ont permis de concevoir une autre vie de Marie.
Un recueil , l’Ascension d’Isaïe, rapporte que sa grossesse a duré deux mois. Dans différents documents, du même ordre, elle prononce des vœux de virginité perpétuelle. Nous pouvons aussi lire la précision suivante : après sa maternité, son corps redevint comme auparavant, comme si elle n’avait jamais enfanté. L’accouchement de Jésus n’aurait pas affecté sa virginité !
Ces ouvrages commencent à circuler au cours du second siècle. Pour les résumer, nous pouvons simplement dire que les propos qu’ils avancent restent dénués de toute logique.
Nous ne pouvons donc pas considérer les faits qu’ils rapportent comme historiques.
D’autre part, ces écrits contredisent clairement ceux des Évangiles, estimés par les chrétiens comme inspirés par Dieu. Nous constatons une différence importante, en effet, entre l’équilibre, la sobriété et la sagesse des récits bibliques, et ces légendes.
Nous rappelons que les premiers chrétiens ont rejeté ces textes. Ils leur donnèrent le nom : . Ils ont influencé malgré tout un grand nombre de personnes.
Avec les années, des hommes ont calqué la vie de Marie, sur celle de son fils Jésus, lui appliquant les mêmes qualités. Ces principes, avec le temps, sont devenus, des dogmes, ancrés dans la religion catholique.
VIII. L’Immaculée Conception
Ce dogme affirme que Marie la mère de Jésus a été exemptée du péché originel, il apparaît au cours du X et XI siècle et le pape Pie IX le stipulera, le 8 décembre 1854, dans sa bulle, Ineffabilis Deus.
Les orthodoxes rejettent cette idéologie propre aux catholiques. Nous ne devons pas la confondre avec la conception virginale de l’Enfant Jésus, l’incarnation. De plus, Marie n’aurait pas péché tout au long de son existence.
Si ces caractéristiques restent vraies pour le Messie Jésus, nous ne pouvons pas l’admettre pour sa mère. On applique donc à Marie les mêmes principes que ceux de la vie du Messie Jésus. Rien dans les textes bibliques ne peut étayer une telle doctrine, et au contraire, ils précisent que sans exception, tous les êtres humains sont pécheurs.
3.22-24 (Louis Segond S21)
c'est la justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ pour tous ceux qui croient. Il n'y a pas de différence:
tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu,
et ils sont gratuitement déclarés justes par sa grâce, par le moyen de la libération qui se trouve en Jésus-Christ.
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Le seul qui échappe à cette règle reste le fils de Dieu, le Messie Jésus, car il est Dieu. Ce dogme catholique entre en contradiction formelle avec les affirmations de la Bible.
IX. La virginité perpétuelle de Marie
Les Évangiles nous montrent le caractère exceptionnel de la naissance de Jésus. La virginité de Marie, liée à la conception de ce fils, demeure donc un fait historique, reconnu par tous les chrétiens, mais Marie a ensuite procréé d’autres enfants de son mari Joseph.
Matthieu 1.24-25 (Louis Segond S21)
A son réveil, Joseph fit ce que l' lui avait ordonné et il prit sa femme chez lui,
mais il n'eut pas de relations conjugales avec elle jusqu'à ce qu'elle ait mis au monde un fils [premier-né] auquel il donna le nom de Jésus.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Matthieu prend soin de préciser que Joseph, même s’il est le mari de Marie, n’est pas le père biologique de ce premier enfant. Nous ne devons pas confondre ce dogme, de la , avec la naissance miraculeuse de Jésus.
Nous avons déjà noté que l’écrit , l’Ascension d’Isaïe, nous rapporte un prodige au sujet de la reconstitution de la virginité de Marie après la naissance de Jésus. Avec ce récit, nous sortons de la réalité concrète de la vie, pour entrer dans la légende.
Luc 1.34-35 (Louis Segond S21)
Marie dit à l'ange: «Comment cela se fera-t-il, puisque je n'ai pas de relations avec un homme?»
L'ange lui répondit: «Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C'est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
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La naissance de l’Enfant Jésus demeure surnaturelle et exclusive, mais après Marie et Joseph ont observé une vie tout à fait normale, ce sont les Évangiles qui nous le rapportent, cela implique que « la » reste tout simplement impossible.
Ce dogme proclamé lors du concile œcuménique d’Éphèse en l’an 431, et précisé lors du concile de Chalcédoine, affirme que Marie est la Théotokos ou Mère de Dieu. Il ne prétend pas que Marie est divine, ni qu’elle est l’égale de Dieu, mais il précise simplement que Marie a engendré le Dieu Jésus.
Luc nous montre clairement que Marie n’est pas la mère de Dieu, mais simplement la mère de Jésus en tant qu’homme. Luc 1.30-31 Selon les Evangiles, l’humanité de Jésus vient de Marie, tandis que sa divinité vient du Saint-Esprit, de Dieu. Luc 1.35 Par conséquent, Marie n’est en aucun cas la mère de Dieu ! Luc 2.7 !
Même si ce dogme catholique est basé sur de bons sentiments, il n’est en aucun cas scripturaire, bien au contraire.
XI. La Dormition et l’Assomption
Les catholiques utilisent le terme « assomption » tandis que les orthodoxes utilisent celui de « dormition ». La différence entre ces deux termes réside dans le fait que le premier soutient que Marie a été enlevée au ciel sans passer par la mort, tandis que le second affirme que Marie est morte de manière douce.
Le mot « mort » est remplacé car certains chrétiens croient que Marie ne pouvait pas mourir de la même manière que les autres êtres humains. Selon le dogme catholique, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel à la fin de sa vie. Il ne faut pas confondre cela avec l’ascension de Jésus-Christ, qui a été enlevé au ciel de son vivant.
L’assomption de Marie est donc considérée comme une réplique de l’ascension de Jésus. Ce dogme catholique, qui remonte au 5ème siècle, a été officialisé par le pape Pie XII le 1er novembre 1950 et est célébré le 15 août.
Pour les orthodoxes, le principe est similaire, mais afin d’éviter toute confusion avec l’ascension de Jésus, ils utilisent le terme « dormition ». Selon eux, il ne faut pas sous-entendre que Marie a été enlevée de son vivant. Il est important de noter que tout cela ne provient pas de nos textes bibliques, mais plutôt de la volonté de certains d’accorder à Marie un statut privilégié.
Dans les Evangiles et les Actes des Apôtres, Marie est décrite comme une simple servante du Seigneur Luc 1.38 et n’a jamais occupé une place particulière en tant que mère de Dieu. Rien dans le Nouveau Testament ne suggère une telle position. Si Marie avait été enlevée au ciel, cela aurait été mentionné dans nos textes bibliques, ce qui n’est pas le cas Actes des apôtres 1.14.
XII. Marie la médiatrice entre Dieu et les hommes
Les catholiques utilisent le terme « assomption » tandis que les orthodoxes utilisent celui de « dormition ». La différence entre ces deux termes réside dans le fait que le premier soutient que Marie a été enlevée au ciel sans passer par la mort, tandis que le second affirme que Marie est morte de manière douce.
Le mot « mort » est remplacé car certains chrétiens croient que Marie ne pouvait pas mourir de la même manière que les autres êtres humains. Selon le dogme catholique, Marie a été « enlevée corps et âme » au ciel à la fin de sa vie. Il ne faut pas confondre cela avec l’ascension de Jésus-Christ, qui a été enlevé au ciel de son vivant.
L’assomption de Marie est donc considérée comme une réplique de l’ascension de Jésus. Ce dogme catholique, qui remonte au 5ème siècle, a été officialisé par le pape Pie XII le 1er novembre 1950 et est célébré le 15 août.
Pour les orthodoxes, le principe est similaire, mais afin d’éviter toute confusion avec l’ascension de Jésus, ils utilisent le terme « dormition ». Selon eux, il ne faut pas sous-entendre que Marie a été enlevée de son vivant. Il est important de noter que tout cela ne provient pas de nos textes bibliques, mais plutôt de la volonté de certains d’accorder à Marie un statut privilégié.
Dans les Évangiles et les Actes des Apôtres, Marie est décrite comme une simple servante du Seigneur et n’a jamais occupé une place particulière en tant que mère de Dieu. Rien dans le Nouveau Testament ne suggère une telle position. Si Marie avait été enlevée au ciel, cela aurait été mentionné dans nos textes bibliques, ce qui n’est pas le cas.
1) Marie n’est pas, comme le Messie Jésus, au ciel.
Nous venons de parler de l’assomption ou de la dormition qui nous laisseraient imaginer que Marie serait montée au ciel, copiant ainsi l’ascension du Messie Jésus.
Jean 3.13 (Louis Segond S21)
Personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme [qui est dans le ciel].
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Ce verset de Jean, très clair, affirme que seul le Messie Jésus, a été de son vivant, enlevé au ciel.
Hébreux 9.27 (Louis Segond S21)
Il est réservé aux êtres humains de mourir une seule fois, après quoi vient le jugement.
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Jean 5.28–29 (S21)
Jean 5.28-29 (Louis Segond S21)
Ne vous en étonnez pas, car l'heure vient où tous ceux qui sont dans les tombeaux entendront sa voix et
en sortiront: ceux qui auront fait le bien ressusciteront pour la vie, mais ceux qui auront fait le mal ressusciteront pour le jugement.
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Marie est dès lors, selon ces écrits, décédée, et elle attend comme, tous les êtres humains morts, la résurrection. Elle n’occupe pas une place au ciel comme son fils, le Messie Jésus. Ceux qui recourent à elle dans la prière s’adressent à une personne morte.
Ecclésiaste 9.5-6 (Louis Segond S21)
Les vivants, en effet, savent qu'ils mourront, tandis que les morts ne savent plus rien, et ils n'ont même plus de récompense à attendre, puisque leur souvenir est oublié.
Même leur amour, leur haine et leur zèle ont déjà disparu; ils ne prendront plus jamais aucune part à tout ce qui se fait sous le soleil.
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Marie n’entend donc pas les milliers de prières, qui lui sont adressées tous les jours.
2) La Bible nous enseigne à prier uniquement Dieu
Le second point que nous souhaitons analyser est : qui devons-nous prier ? Si nous regardons dans la Bible les différents exemples de Abraham à Paul, nous remarquons que leurs prières s’adressent exclusivement à Dieu.
Genèse 20.17-18 (Louis Segond S21)
Abraham pria Dieu, et Dieu guérit Abimélec, sa femme et ses servantes, de sorte qu'elles purent avoir des enfants.
En effet, l'Eternel avait frappé de stérilité tout le foyer d'Abimélec à cause de Sara, la femme d'Abraham.
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Philémon 1.4-6 (Louis Segond S21)
Je dis constamment à mon Dieu toute ma reconnaissance en faisant mention de toi dans mes prières,
car j'entends parler de ta foi dans le Seigneur Jésus et de ton amour pour tous les saints.
Je lui demande que ta participation à la foi soit efficace et fasse reconnaître tout le bien que nous accomplissons pour la cause de [Jésus-]Christ.
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Il n’y a dans la Bible, aucun exemple de prière, à quelqu’un d’autre qu’à Dieu.
Lorsque les disciples du Messie Jésus lui demandèrent, comment prier, la réponse est explicite :
Matthieu 6.5-13 (Louis Segond S21)
»Lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites: ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.
Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].
»En priant, ne multipliez pas les paroles comme les membres des autres peuples: ils s'imaginent en effet qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Ne les imitez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez.
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,
que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.
Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;
pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;
ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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Le Messie Jésus nous apporte ici un exemple de prière, pas dans le but de la réciter, mais plutôt comme un modèle, un principe. Sans entrer dans les détails, nous remarquons que la prière est adressée à Dieu, notre Père.
C’est la seule citation de prière, qui est d’ailleurs notée, aussi, par Luc.
Luc 11.1-4 (Louis Segond S21)
Jésus priait un jour dans un certain endroit. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit: «Seigneur, enseigne-nous à prier, tout comme Jean l'a enseigné à ses disciples.»
Il leur dit: «Quand vous priez, dites: ‘[Notre] Père [céleste]! Que la sainteté de ton nom soit respectée, que ton règne vienne, [que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.]
Donne-nous chaque jour notre pain quotidien;
pardonne-nous nos péchés, car nous aussi nous pardonnons à toute personne qui nous offense, et ne nous expose pas à la tentation, [mais délivre-nous du mal.]’»
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En résumé, la Bible nous enseigne que les prières doivent être adressées exclusivement à Dieu, et il n’y a aucun exemple de prière adressée à quelqu’un d’autre dans les Écritures.
4) Il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes
Certains chrétiens qui ont recours à Marie, pensant qu’un fils ne refuse rien à sa mère, négligent, peut-être par ignorance, différents événements des Évangiles comme « les » ou même cet écrit de Luc 11.27, où une femme interrompit Jésus faisant remarquer à quel point sa mère était bénie de l’avoir porté. Jésus lui répondit : « Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent Luc 11.28.
La Bible souligne qu’il n’y a qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes.
1 Timothée 2.5-7 (Louis Segond S21)
En effet, il y a un seul Dieu et il y a aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes: un homme, Jésus-Christ,
qui s'est donné lui-même en rançon pour tous. Tel est le témoignage rendu au moment voulu
et pour lequel j'ai été établi prédicateur et apôtre – je dis la vérité [devant Christ], je ne mens pas – chargé d'enseigner les non-Juifs dans la foi et la vérité.
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L’affirmation de l’apôtre Paul ne permet aucune exception. Nous constatons une exclusivité, il n’existe qu’un seul médiateur, le Messie Jésus. Nous pouvons prier les uns pour les autres, mais toutes ces supplications sont adressées à Dieu. Ce n’est donc pas une médiation, et de plus, ce sont les vivants qui peuvent prier ! L’épître aux Hébreux nous montre tout aussi explicitement qu’après son ascension au ciel, Christ est devenu notre « grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux » Hébreux 4.14-15, et il est ajouté que les chrétiens doivent prier le Père « par lui » (Jésus), car il est « toujours vivant pour intercéder en leur faveur » Hébreux 7.25. Nous ne pouvons pas, dans le cadre de notre étude, développer davantage les divers textes de l’épître aux Hébreux, mais il en ressort clairement que seul Jésus, ressuscité, remplit la fonction de médiateur. Il est donc impossible d’envisager un autre intermédiaire sans entrer en contradiction flagrante avec les récits des (Saintes) Écritures.
Conclusion
Nous avons relevé des points qui nous semblent essentiels pour bien comprendre la différence qui existe aujourd’hui entre la position de Marie telle qu’elle est rapportée dans la Bible et celle que certains lui attribuent de nos jours. Les résultats de nos recherches nous conduisent à considérer Marie, la mère de Jésus, comme une femme semblable à beaucoup d’autres de son époque, à une exception près : elle possédait une foi remarquable. Son témoignage personnel, que voici, résume très bien sa situation :
Luc 1.46-49 (Louis Segond S21)
Marie dit:
et mon esprit se réjouit en Dieu, mon Sauveur,
parce qu'il a porté le regard sur son humble servante.
parce que le Tout-Puissant a fait de grandes choses pour moi.
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Le sentimentalisme de certains chrétiens des premiers siècles a conduit l’Église catholique à proclamer la divine maternité en 431, la virginité perpétuelle en 649, l’Immaculée Conception en 1854 et l’Assomption corporelle au ciel en 1950. Tous ces dogmes contredisent formellement les textes de nos Bibles.
Ils définissent maintenant une religion différente du christianisme décrit dans notre Nouveau Testament. Ce qui demeure grand dans la vie de Marie, ce n’est pas elle, mais uniquement le fils qu’elle a engendré, Jésus !
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Référence biblique
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INF124- Dogme de la virginité perpétuelle de Marie
Dogme de la virginité perpétuelle de Marie
Les Évangiles nous montrent le caractère exceptionnel de la naissance de Jésus. La virginité de Marie, liée à la conception de ce fils, demeure donc un fait historique, reconnu par tous les chrétiens, mais Marie a ensuite procréé d’autres enfants de son mari Joseph.
Matthieu 1.24–25 (S21)
À son réveil, Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait ordonné et il prit sa femme chez lui,
25 mais il n’eut pas de relations conjugales avec elle jusqu’à ce qu’elle ait mis au monde un fils auquel il donna le nom de Jésus.
(Traduction Louis Segond S21)
Matthieu prend soin de préciser que Joseph, même s’il est le mari de Marie, n’est pas le père biologique de ce premier enfant. Nous ne devons pas confondre ce dogme, de la virginité perpétuelle de Marie, avec la naissance miraculeuse de Jésus.
Nous avons déjà noté que l’écrit apocryphe, l’Ascension d’Isaïe, nous rapporte un prodige au sujet de la reconstitution de la virginité de Marie après la naissance de Jésus. Avec ce récit, nous sortons de la réalité concrète de la vie, pour entrer dans la légende.
Luc 1.34–35 (S21)
34 Marie dit à l’ange : « Comment cela se fera-t-il, puisque je n’ai pas de relations avec un homme ? »
35 L’ange lui répondit : « Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre. C’est pourquoi le saint enfant qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.
(Traduction Louis Segond S21)
La naissance de l’Enfant Jésus demeure surnaturelle et exclusive, mais après Marie et Joseph ont observé une vie tout à fait normale, ce sont les Évangiles qui nous le rapportent, cela implique que « la virginité perpétuelle de Marie » reste tout simplement impossible.
La tradition prophétique juive est une part essentielle de la religion et de l'histoire juive, marquée par les écrits et les enseignements des prophètes. Voici quelques éléments clés :
Caractéristiques de la Tradition Prophétique
Prophètes : Les prophètes sont des individus choisis par Dieu pour transmettre ses messages au peuple d'Israël. Ils ont souvent un rôle de critique social, de guide spirituel et de visionnaire. Messages : Leurs messages se concentrent sur l'appel à la justice, la repentance, et la fidélité à l'alliance avec Dieu. Ils dénoncent les injustices sociales, les idolâtries et les péchés du peuple. Écrits Prophétiques : Les livres prophétiques de la Bible hébraïque incluent Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, et les Douze Prophètes Mineurs (comme Osée, Joël, Amos).
Rôle et Impact
Critique Sociale : Les prophètes jouent souvent le rôle de critiques sociaux, dénonçant les injustices et appelant les dirigeants et le peuple à respecter les lois divines. Espoir et Consolation : En plus de leurs critiques, les prophètes offrent aussi des messages d'espoir et de consolation, promettant le rétablissement et la rédemption du peuple d'Israël. Vision Eschatologique : Ils ont souvent des visions eschatologiques (de la fin des temps), décrivant un futur idéal où la justice et la paix régneront.
Influence Influence Théologique : La tradition prophétique a profondément influencé la théologie juive, en mettant l'accent sur la moralité, la justice sociale, et l'alliance avec Dieu. Héritage Littéraire : Les écrits prophétiques sont parmi les textes les plus puissants et poétiques de la Bible hébraïque, offrant une richesse littéraire et spirituelle.
Les prophètes juifs ont donc joué un rôle crucial non seulement dans la religion et la spiritualité du judaïsme, mais aussi dans la formation des valeurs éthiques et morales de la société.
INF318
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INF318 – La fête de la Pentecôte
La fête de la Pentecôte
La Pentecôte, appelée en hébreu Chavouot (שבועות), c'est-à-dire la « fête des Semaines », est l'une des trois grandes fêtes de pèlerinage instituées par la Loi de Moïse (Exode 23.14-17 ; Deutéronome 16.16). Tous les hommes d'Israël étaient invités à se rendre à Jérusalem pour célébrer cette fête.
Le nom hébreu Chavouot provient du fait qu'il fallait compter sept semaines complètes à partir de la fête des prémices :
« Vous compterez cinquante jours jusqu'au lendemain du septième sabbat » (Lévitique 23.15-16).
Dans l'Ancien Testament, cette célébration porte plusieurs appellations. Elle est appelée « fête des Semaines » (Exode 34.22 ; Deutéronome 16.10), « fête de la Moisson » (Exode 23.16) et encore « jour des Prémices » (Nombres 28.26). Elle marquait la fin de la récolte de l'orge et le commencement de celle du blé. Les Israélites apportaient alors à Dieu les premiers produits de la moisson en signe de reconnaissance et de dépendance envers lui (Exode 23.16).
Le terme « Pentecôte » provient du grec Pentêkostê, qui signifie « cinquantième ». Ce nom, employé dans la traduction grecque de l'Ancien Testament et dans le Nouveau Testament (Actes des apôtres 2.1), rappelle que cette fête est célébrée cinquante jours après la fête des prémices.
La fête de Chavouot était avant tout une célébration joyeuse. Le peuple remerciait Dieu pour ses bénédictions matérielles et partageait cette joie avec les lévites, les étrangers, les veuves et les orphelins (Deutéronome 16.11-12). Deux pains levés étaient présentés devant Dieu, particularité remarquable parmi les offrandes prescrites par la Loi (Lévitique 23.17).
Au premier siècle, Chavouot attirait à Jérusalem des Juifs venus de nombreuses régions du monde méditerranéen et oriental. Luc mentionne ainsi la présence de Parthes, de Mèdes, d'Élamites, d'habitants de la Mésopotamie, de l'Asie Mineure, de l'Égypte, ainsi que de visiteurs venus de Rome, de Crète ou d'Arabie (Actes des apôtres 2.5-11). Cette affluence explique pourquoi la prédication de Pierre eut un retentissement considérable et pourquoi environ trois mille personnes furent baptisées ce jour-là (Actes des apôtres 2.41).
Dans le judaïsme rabbinique postérieur, Chavouot a également été associée au souvenir du don de la Loi au mont Sinaï, même si cette relation n'est pas explicitement établie dans les Écritures.
Pour les chrétiens, la Pentecôte du dimanche 22 mai 33 revêt une signification particulière. Ce jour-là, la promesse annoncée par Jésus s'accomplit :
« Vous serez baptisés du Saint-Esprit dans peu de jours » (Actes des apôtres 1.5).
Alors que les disciples étaient réunis à Jérusalem, le Saint-Esprit fut répandu sur eux (Actes des apôtres 2.1-4). Pierre interpréta cet événement comme l'accomplissement de la prophétie de Joël (
Verset(s) introuvable(s) : 28-32
; Actes des apôtres 2.16-21). C'est pourquoi de nombreux théologiens considèrent cette Pentecôte comme le commencement visible de l'Église et l'ouverture d'une nouvelle étape dans l'histoire du salut.
Ainsi, la fête juive de Chavouot, initialement liée aux récoltes et à la reconnaissance envers Dieu, acquiert dans le Nouveau Testament une dimension nouvelle en devenant le cadre choisi par Dieu pour l'effusion du Saint-Esprit et le début de la mission universelle confiée aux disciples (Actes des apôtres 1.8).
INF082
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INF082-La Bible Segond 21 (S21)
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Voici quelques informations clés sur cette version :
Contexte et Objectifs
Date de Publication : 2007 Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. Clarté et Accessibilité : L'accent est mis sur la clarté et l'accessibilité du texte pour les lecteurs contemporains.
Principales Caractéristiques
Fidélité aux Textes Originaux : La Segond 21 s'appuie sur les manuscrits anciens les plus fiables pour garantir une traduction précise et fidèle. Révision Linguistique : Le langage a été révisé pour mieux refléter les usages modernes de la langue française tout en conservant la richesse et la profondeur du texte biblique. Notes et Références : La version inclut souvent des notes explicatives et des références pour aider à la compréhension et à l'étude des Écritures.
Importance
Usage Étendu : La Segond 21 est largement utilisée dans les milieux protestants francophones, notamment pour les études bibliques et la lecture personnelle. Accessibilité : Grâce à sa langue modernisée, elle est accessible à un public plus large, y compris les nouvelles générations de lecteurs.
La Segond 21 a été réalisée par une équipe pluridisciplinaire de traducteurs, linguistes et théologiens, et a nécessité environ 12 ans de travaux pour être finalisée.
Ces révisions montrent l'évolution de la traduction de Louis Segond pour s'adapter aux changements linguistiques et aux besoins des lecteurs au fil du temps.
INF029
Note d’information
INF029-Les écrits apocryphes
Les livres apocryphes
Les livres apocryphes sont des écrits religieux qui ne sont pas inclus dans le canon officiel de la Bible hébraïque ou chrétienne, mais qui ont une valeur historique, théologique ou littéraire. Le terme "apocryphe" signifie "caché" ou "secret" en grec. Voici un aperçu de certains des livres apocryphes les plus connus :
1. Les Apocryphes de l'Ancien Testament
Ces livres sont inclus dans la Septante et la Vulgate latine, mais pas dans le canon hébraïque. Ils sont parfois appelés "deutérocanoniques" dans les traditions catholique et orthodoxe.
Tobie : Récit d'un jeune homme guidé par l'ange Raphaël dans une quête pour retrouver une fortune familiale et guérir son père de la cécité.
Judith : Histoire d'une veuve juive qui sauve son peuple en séduisant et décapitant le général assyrien Holopherne.
1 et 2 Maccabées : Récits des révoltes juives contre les Séleucides et l'histoire de Judas Maccabée.
Sagesse de Salomon : Livre de sagesse qui traite de la justice et de l'immortalité de l'âme.
Ecclésiastique (Siracide) : Recueil de conseils pratiques et de réflexions sur la vie et la foi.
Baruch : Livre attribué à Baruch, le scribe de Jérémie, contenant des prières et des exhortations à la repentance.
2. Les Apocryphes du Nouveau Testament
Ces écrits sont associés aux traditions chrétiennes mais ne sont pas inclus dans le Nouveau Testament canonique.
Évangile de Thomas : Recueil de 114 paroles attribuées à Jésus, souvent considérées comme gnostiques.
Évangile de Philippe : Texte gnostique qui explore les mystères sacrés et la relation entre Jésus et Marie-Madeleine.
Actes de Pierre : Récit des miracles et du martyre de l'apôtre Pierre.
Apocalypse de Pierre : Description des visions de l'apôtre Pierre sur le paradis et l'enfer.
Évangile de Marie (Madeleine) : Texte gnostique attribué à Marie-Madeleine, offrant des enseignements ésotériques de Jésus.
Les livres apocryphes, bien qu'ils ne soient pas inclus dans le canon biblique officiel, peuvent parfois contribuer à la compréhension de l'histoire religieuse et des traditions théologiques. Cependant, leurs récits, notamment ceux du Nouveau Testament, relèvent souvent de l’imaginaire et ne peuvent être considérés au même niveau que les textes canoniques des Écritures. Leur étude permet de distinguer ces textes, rejetés par l'Église des premiers siècles, de ceux qui figurent dans nos Bibles actuelles.
INF353
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INF353 – Un ange du Seigneur
Un ange du Seigneur
La précision de Luc : « Mais un ange du Seigneur, ayant ouvert pendant la nuit les portes de la prison… » (Actes des apôtres 5.19) n'est certainement pas fortuite. Elle répond à plusieurs objectifs théologiques et historiques.
Souligner l'origine divine de la délivrance
Luc veut montrer que la libération des apôtres n'est ni une évasion organisée ni le résultat d'une complicité humaine. C'est Dieu lui-même qui intervient par l'intermédiaire d'un de ses messagers. Cette précision souligne que les autorités religieuses peuvent emprisonner les serviteurs de Dieu, mais qu'elles ne peuvent empêcher l'accomplissement de sa volonté (Psaumes 34.8 ; Psaumes 91.11).
Un ange parmi d'autres
L'expression est indéfinie : « un ange » et non « l'ange du Seigneur ». Luc ne cherche donc pas à identifier cet être céleste. Son identité importe peu ; ce qui compte est son origine : il vient du Seigneur et agit sur son ordre.
Dans les Actes, plusieurs interventions angéliques sont rapportées :
auprès de Philippe (Actes des apôtres 8.26) ;
auprès de Corneille (Actes des apôtres 10.3) ;
auprès de Pierre lors d'une autre délivrance (Actes des apôtres 12.7) ;
auprès de Paul pendant la tempête (Actes des apôtres 27.23-24).
Luc présente ainsi les anges comme des serviteurs de Dieu chargés d'assister son peuple (Hébreux 1.14).
Une expression différente de « l'Ange de l'Éternel »
Dans l'Ancien Testament, l'expression « l'Ange de l'Éternel » désigne parfois un personnage mystérieux qui parle comme Dieu lui-même (Genèse 16.7-13 ; Exode 3.2-6). Certains théologiens y voient une manifestation préincarnée du Messie.
Or, Luc n'emploie pas cette formule particulière. Il écrit simplement « un ange du Seigneur », ce qui suggère un ange ordinaire appartenant à la cour céleste.
Mettre l'accent sur le message plus que sur le miracle
Il est remarquable que l'ange ne se contente pas d'ouvrir les portes. Il donne un ordre :
« Allez, tenez-vous dans le temple, et annoncez au peuple toutes les paroles de cette vie » (Actes des apôtres 5.20).
Ainsi, le miracle n'est pas une fin en soi. Dieu ne délivre pas les apôtres pour leur assurer une existence plus confortable, mais afin qu'ils poursuivent leur mission. Cette idée se retrouve plus tard dans la délivrance de Pierre (Actes des apôtres 12.7-11) et dans celle de Paul et Silas à Philippes (Actes des apôtres 16.25-34).
Un contraste avec les autorités religieuses
Le souverain sacrificateur et le Sanhédrin disposent du pouvoir humain ; mais les apôtres sont soutenus par les armées célestes. Luc établit ainsi un contraste entre les puissances terrestres et l'autorité souveraine de Dieu (Psaumes 2.1-4 ; Actes des apôtres 4.29-31).
En définitive, la formule « un ange du Seigneur » vise moins à satisfaire la curiosité du lecteur sur l'identité de ce messager céleste qu'à rappeler que l'Église primitive avance sous la protection et la direction de Dieu lui-même. Luc attire l'attention non sur l'ange, mais sur le Seigneur qui l'envoie.
INF122
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INF122- Les noces de Cana
Les noces de Cana
Pour quelle raison le Messie Jésus entreprend-il un aller-retour entre Béthanie et Nazareth peu de temps après son retour à Béthanie aux côtés de Jean le Baptiste (Jean 1.43) ?
Les informations disponibles suggèrent qu'il était au courant d'un mariage imminent dans sa famille et qu'il avait l'intention d'y assister. Cela pourrait expliquer son départ soudain de Béthanie. Il semble qu'il connaissait la date de cet événement avant de quitter Nazareth pour se faire baptiser par Jean le Baptiste (Matthieu 3.13).
En conclusion, le jour suivant, Jésus prit la décision de se rendre en Galilée afin d'assister aux noces à Cana.
Les mariages à cette époque étaient considérés comme des événements communautaires importants qui incluaient de nombreux invités. Cependant, il semble financièrement difficile d'inviter tous les villages environnants.
C'est principalement pour cette raison que nous supposons que Marie et ses enfants étaient invités à ces noces. De plus, elle joue un rôle particulier lors de cet événement car c'est à elle que l'on vient d'abord signaler la pénurie de vin (Jean 2.3).
Tous ces éléments nous amènent à conclure que la famille du Messie Jésus est directement impliquée dans cette union matrimoniale.
Pourquoi devrions-nous considérer Nathanael comme étant le marié ?
Jean 21.2 indique que Nathanael est originaire de Cana. Il est présent aux noces, peut-être comme disciple de Jésus, mais probablement comme marié à une demi-sœur de Jésus. Cette hypothèse expliquerait la présence de Jésus à Cana et l'importance donnée à la conversion de Nathanael.
INF373
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INF373 – La lapidation
La lapidation
La lapidation d'Étienne (Actes des apôtres 7.57-60) est le premier martyre chrétien rapporté en détail dans les Actes des Apôtres. Cet épisode soulève plusieurs questions historiques et juridiques.
1- Une exécution en dehors de la ville
Luc précise qu'Étienne fut entraîné hors de la ville avant d'être lapidé (Actes des apôtres 7.58). Ce détail correspond à la pratique juive traditionnelle, selon laquelle les exécutions devaient avoir lieu à l'extérieur du camp ou de la ville (Lévitique 24.14 ; Nombres 15.35-36).
Cette sortie hors de Jérusalem rappelle également la mort de Jésus, crucifié à l'extérieur des murailles (Hébreux 13.12).
2- Comment se déroulait une lapidation ?
La littérature rabbinique postérieure, notamment la Mishna (traité Sanhédrin), décrit une procédure relativement codifiée :
Le condamné était conduit hors de la ville.
Il était précipité d'une hauteur importante.
Si la chute n'entraînait pas la mort, un premier témoin jetait une grosse pierre sur sa poitrine.
Si la victime survivait encore, l'assemblée participait à la lapidation.
Il n'est cependant pas certain que cette procédure ait été suivie dans le cas d'Étienne. Le récit de Luc donne plutôt l'impression d'une exécution précipitée sous l'effet de la colère.
3- Le rôle des témoins
Luc précise :
« Les témoins déposèrent leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme nommé Saul » (Actes des apôtres 7.58).
Ce détail est particulièrement intéressant. Selon la Loi, ce sont les témoins qui devaient être les premiers à exécuter la sentence (Deutéronome 17.6-7). Leur responsabilité était ainsi engagée.
Le dépôt des vêtements permettait probablement une plus grande liberté de mouvement pour lancer les pierres.
4- Saul de Tarse apparaît pour la première fois
Le jeune Saul, futur apôtre Paul, approuvait cette mise à mort (Actes des apôtres 8.1). Il ne semble pas avoir participé directement à la lapidation, mais il en fut au moins le témoin favorable.
Cette première apparition de Saul est lourde de signification. Celui qui assiste à la mort du premier martyr deviendra plus tard le grand missionnaire des nations.
5- Une scène qui rappelle la mort de Jésus
Luc établit volontairement plusieurs parallèles entre Jésus et Étienne :
Jésus
Étienne
Remet son esprit au Père (Luc 23.46)
Remet son esprit au Seigneur Jésus (Actes des apôtres 7.59)
Pardonne à ses bourreaux (Luc 23.34)
Prie pour ses meurtriers (Actes des apôtres 7.60)
Mort hors de la ville
Mort hors de la ville
Injustement condamné
Injustement mis à mort
Étienne apparaît ainsi comme le premier disciple qui imite son Maître jusque dans sa mort.
6- Une exécution légale ou un lynchage ?
C'est l'une des grandes questions historiques.
Luc ne mentionne :
aucune délibération finale ;
aucune sentence officielle ;
aucune autorisation romaine.
La violence soudaine des membres du Sanhédrin après la vision d'Étienne (Actes des apôtres 7.55-57) suggère davantage une exécution sommaire ou un lynchage collectif qu'une condamnation régulière.
7- Une mort qui marque un tournant
Paradoxalement, la mort d'Étienne ne met pas fin à la progression de l'Évangile.
Au contraire, la persécution qui suit provoque la dispersion des croyants hors de Jérusalem (Actes des apôtres 8.1-4). Ainsi commence l'accomplissement concret du programme annoncé par Jésus en Actes des apôtres 1.8 :
Jérusalem (Actes 1–7) ;
Judée et Samarie (Actes 8–12) ;
jusqu'aux extrémités de la terre (Actes 13–28).
8- Une dernière remarque
La lapidation d'Étienne constitue la démonstration tragique de son discours. Il venait d'accuser ses contemporains de reproduire les fautes de leurs ancêtres en rejetant les envoyés de Dieu (Actes des apôtres 7.51-53). En le mettant à mort quelques instants plus tard, ses adversaires confirment involontairement la véracité de ses paroles. L'événement lui-même devient ainsi la conclusion vivante de son réquisitoire.
INF090
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INF090-La synagogue
La synagogue
Une synagogue est un lieu de culte, d'enseignement et de rassemblement pour les Juifs. Voici quelques points clés pour mieux comprendre ce qu'est une synagogue :
Fonctions principales :
Lieu de prière : La synagogue est utilisée pour la prière communautaire et individuelle. Elle abrite les services religieux réguliers, y compris les prières quotidiennes, le Shabbat et les fêtes juives. Étude et éducation : C'est un centre d'apprentissage où l'on étudie la Torah (les cinq premiers livres de la Bible hébraïque) et d'autres textes sacrés. Les synagogues organisent souvent des cours pour les enfants et les adultes. Rassemblement communautaire :La synagogue sert de lieu de rassemblement pour la communauté juive, offrant un espace pour des événements sociaux, des discussions communautaires et des célébrations.
Éléments architecturaux et symboliques :
Arche sainte (Aron Kodesh) : L'arche sainte est une structure ornée où sont conservés les rouleaux de la Torah. Elle est généralement située à l'avant de la synagogue, orientée vers Jérusalem. Bimah : Une plateforme surélevée d'où l'on lit la Torah et d'autres textes pendant les services. La bimah est souvent située au centre ou à l'avant de la synagogue. Ner Tamid :Une lampe éternelle qui brûle constamment près de l'arche sainte, symbolisant la présence perpétuelle de Dieu.
Rôles et personnes clés :
Rabbin : Le rabbin est un leader spirituel et enseignant qui dirige les services religieux, donne des sermons et offre des conseils spirituels et éthiques à la communauté. Hazzan (chantre) :Le hazzan dirige les prières chantées et les hymnes pendant les services religieux. Gabbaï : Une personne responsable de l'organisation des services et de la gestion des affaires courantes de la synagogue.
Variétés de synagogues :
Les synagogues peuvent varier en fonction des mouvements religieux au sein du judaïsme, tels que l'orthodoxie, le conservatisme et le réformisme, chacun ayant ses propres traditions et pratiques spécifiques.
En résumé, la synagogue est un centre vital de la vie religieuse, éducative et communautaire pour les Juifs, offrant un espace où la foi, la culture et la communauté se rencontrent.
Le Messie Jésus, par ses enseignements et ses miracles, a profondément marqué les synagogues de son temps, lieux centraux de la vie religieuse juive. Que ce soit en enseignant avec une autorité inégalée ou en guérissant des personnes possédées par des esprits impurs, comme le démontrent les récits de Marc 1.23-28 et Luc 4.33-37, le Messie Jésus a utilisé les synagogues comme lieux de révélation de son ministère. Dans ces lieux de culte et d'enseignement, il a proclamé les bonnes nouvelles du Royaume de Dieu et a démontré sa divinité à travers des actes de compassion et de pouvoir, confondant souvent les autorités religieuses de l'époque par sa profonde compréhension des Écritures et sa capacité à accomplir des miracles.
INF004
Note d’information
INF004-Les romains
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. Le judaïsme grâce à Jule César devient en l’an -45 av. J.-C. une religion légale.
Cinq ans plus tard, en -40 av. J.-C. L’empereur Auguste met un terme à la dynastie hasmonéenne et nomme Hérode le Grand, un Iduméen, donc, pas de lignée royale, roi des Juifs.
Quelques années, après la mort d’Hérode le Grand, en l’an 6, Rome change le statut de la Judée ainsi que de la Samarie et de l’Idumée (l’Edom biblique) pour le transformer en provinces romaines placées sous la responsabilité de procurateurs romains.
Les fils du monarque Hérode seront promus par l’autorité romaine, tétrarques, et gouverneront ces différentes provinces sous l’égide de ces procurateurs.
Nous sommes par conséquent, pendant le ministère du Messie Jésus avec un préfet, Ponce Pilate et un tétrarque, Hérode Antipas qui se partagent le pouvoir. Les deux hommes se haïssent jusqu’au jour de la condamnation du Messie Jésus (Luc 23.12).
Quarante ans après la crucifixion du Messie Jésus, l’insurrection des Juifs, commencée en 66, est jugulée, Titus détruit le temple de Jérusalem en l’an 70 et tout se termine avec la chute de Massada le 2 mai 73.
D’autres révoltes suivront jusqu’en 135.
En 130, l’empereur Hadrien change de nouveau le statut du pays d’Israël, en créant une nouvelle colonie romaine, le nom de Jérusalem est remplacé par Aelia Capitolina.
Le Messie Jésus exercera son ministère dans un territoire occupé par les Romains, avec un gouverneur désigné par Rome.
Trois hommes se partagent donc à ce moment de l’histoire, la direction du pays d’Israël :
Ponce Pilate, le préfet romain, il détient tous les pouvoirs en particulier sur la Judée.
Hérode Antipas, règne sur la Galilée et la Pérée.
Le Souverain Sacrificateur, Caïphe, responsable des problèmes religieux.
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INF118-Cléopas
Cléopas
Cléopas est l'un des deux disciples que Jésus rencontra sur le chemin d'Emmaüs après sa résurrection. Voici quelques détails sur lui :
Cléopas dans les Écritures
Luc 24.18 : Cléopas est mentionné comme l'un des deux disciples qui parlaient avec Jésus ressuscité sur le chemin d'Emmaüs. Le nom de l'autre disciple n'est pas mentionné2. Marc 16.12-13 : Ce passage fait également référence à Cléopas et à un autre disciple rencontrant Jésus ressuscité.
Tradition Chrétienne
Mariage et Descendance : Selon la tradition chrétienne, Cléopas est marié à Marie Jacobé, l'une des Trois Maries. Ensemble, ils ont deux fils : Jacques le Mineur et Joset. Parenté avec Jésus : Cléopas est souvent identifié comme le frère de Joseph, le père adoptif de Jésus, ce qui en ferait l'oncle de Jésus. Autres Noms : Le nom Cléopas est parfois associé à Clopas, et il est possible qu'il soit le même personnage.
Le compagnon de Cléopas sur le chemin d'Emmaüs : Certains chercheurs considèrent que ce compagnon pourrait être son épouse, ce qui signifierait qu'ils repartaient chez eux.
Ces détails montrent que Cléopas joue un rôle important dans les récits de la résurrection de Jésus et dans la tradition chrétienne.
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INF089-Le sabbat
Le sabbat
Le sabbat est un jour de repos et de sanctification dans la tradition juive, observé du vendredi soir au samedi soir. Voici quelques éléments importants à connaître sur le sabbat :
Origines et Signification
Commandement Biblique : Le sabbat est l'un des Dix Commandements donnés par Dieu à Moïse sur le mont Sinaï. Il est mentionné à plusieurs reprises dans la Torah, notamment dans Exode 20.8-11 et Deutéronome 5.12-15. Création : Le sabbat commémore le jour de repos de Dieu après les six jours de la création, tel que décrit dans Genèse 2.2-3. Libération d'Égypte : En plus de la création, le sabbat est aussi un rappel de la libération des Israélites de l'esclavage en Égypte, symbolisant la liberté et la sanctification.
Observance et Pratiques
Repos : Le sabbat est un jour de repos complet où les travaux créatifs (appelés "melakhot") sont interdits. Cela inclut des activités comme cuisiner, écrire, allumer un feu, et plus encore. Célébration : Le sabbat commence le vendredi soir avec un repas festif, souvent précédé par l'allumage des bougies du sabbat. Des prières spéciales, comme le Kiddouch (sanctification), sont récitées. Services Religieux : Les juifs pratiquants assistent aux services religieux dans les synagogues, où des lectures spéciales de la Torah et des prières sont effectuées.
Temps en Famille et Spiritualité : Le sabbat est aussi un moment de rassemblement familial, d'étude de la Torah, et de réflexion spirituelle.
Importance Spirituelle Lien avec Dieu : Le sabbat est un temps consacré à la spiritualité et au renforcement du lien avec Dieu, un temps de repos physique et spirituel. Communauté : Le sabbat encourage le rassemblement communautaire et familial, renforçant les liens sociaux et religieux.
Signification du Sabbat pour les Juifs
Pour les Juifs, le sabbat est bien plus qu'un simple jour de repos. Il est un rappel hebdomadaire de la création du monde et un symbole du pacte entre Dieu et le peuple d'Israël. Le sabbat est un temps sacré dédié à la prière, à la réflexion spirituelle, et à la communion familiale et communautaire.
L'observation du sabbat implique l'abstention de tout travail, la participation à des services religieux à la synagogue, la préparation de repas spéciaux et la célébration en famille. C'est un moment pour se détacher des préoccupations matérielles et se concentrer sur le spirituel, renforçant ainsi les liens avec Dieu et avec les proches.
Application du Sabbat au Temps de Jésus
Au temps de Jésus, le sabbat avait une grande importance religieuse et sociale. Les lois du sabbat étaient scrupuleusement observées, et les pharisiens, ainsi que les scribes, étaient particulièrement vigilants quant au respect strict de ces lois. Ils avaient élaboré un ensemble détaillé de règles pour déterminer ce qui était considéré comme un "travail" interdit le jour du sabbat.
Jésus, cependant, a souvent défié ces interprétations rigides des lois du sabbat. Par exemple, il a guéri des malades le jour du sabbat, ce qui a provoqué des controverses avec les autorités religieuses de son temps. Jésus a enseigné que le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat (Marc 2.27), soulignant ainsi l'importance de la compassion et de l'humanité par rapport aux règles strictes.
L'approche de Jésus vis-à-vis du sabbat mettait en lumière l'idée que les lois religieuses devaient servir le bien-être des gens, plutôt que devenir des fardeaux oppressifs. Cette perspective a contribué à des tensions entre lui et les autorités religieuses, et a joué un rôle dans les conflits qui ont finalement conduit à sa crucifixion.
Le sabbat est une institution centrale du judaïsme, symbolisant le repos, la sanctification, et le lien avec Dieu. Il joue un rôle essentiel dans la vie religieuse et sociale des juifs, offrant une pause hebdomadaire dédiée à la réflexion, à la prière, et à la communion avec les proches.
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INF088-Cana
Cana
Cana est une ville mentionnée dans le Nouveau Testament de la Bible, principalement connue pour le premier miracle de Jésus, le Messie, lors des noces de Cana en Galilée (Jean 2.1-11).
Voici quelques informations supplémentaires sur Cana :
Contexte Historique et Géographique
Localisation : Cana est située dans la région de Galilée, au nord d'Israël, près de la ville de Nazareth. Signification : Le nom "Cana" signifie "reine" en hébreu, ce qui pourrait symboliser l'importance de la ville dans le contexte biblique.
Le Premier Miracle de Jésus
Lieu : Les noces de Cana en Galilée (Jean 2.1-11). Description : Lors de cette fête, le Messie Jésus transforme l'eau en vin après que Marie, sa mère, a informé Jésus du manque de vin. Ce miracle est souvent interprété comme une métaphore de la transformation spirituelle et de la nouvelle alliance apportée par Jésus.
Importance Théologique
Symbole de la Gloire de Jésus : Ce miracle est le premier de Jésus dans les Évangiles et révèle sa gloire et sa puissance divine. Foi et Obédience : Marie joue un rôle crucial en informant Jésus et en obéissant à ses instructions, montrant la foi et la confiance en Jésus.
Références Bibliques
Jean 2.1-11 : Ce passage décrit en détail le miracle de la transformation de l'eau en vin lors des noces de Cana.
Cana reste une ville symbolique dans la tradition chrétienne, rappelant le début du ministère public de Jésus et la manifestation de sa puissance divine.