ANX110

Le milieu de la soixante-dixième semaine : Jean-Baptiste, Jésus et les deux périodes de trois ans et demi

Après : 7 semaines ; puis : 62 semaines, il reste une semaine pour atteindre les 70 semaines annoncées en Daniel 9.24. Cette dernière semaine…

32 min 34 versículos 10 livros

1. La dernière semaine

Après :

7 semaines ;

puis :

62 semaines,

il reste une semaine pour atteindre les 70 semaines annoncées en Daniel 9.24.

Cette dernière semaine correspond, dans l’interprétation année-jour :

à sept années.

Le calcul général devient :

69 × 7 = 483 années ;

puis :

1 × 7 = 7 années ;

soit :

490 années.

2. Une semaine divisée en son milieu

Daniel 9.27 esclarece:

« Durant la moitié de la semaine il fera cesser le sacrifice et l’offrande. »

La dernière semaine possède donc un point médian.

Sept années divisées en deux donnent :

3,5 années + 3,5 années.

Cette division n’est pas imposée de l’extérieur au texte.

Elle découle directement de l’expression « moitié de la semaine ».

3. Les trois ans et demi dans Daniel

Cette durée apparaît ailleurs dans le livre.

Daniel 7.25 menciona:

« un temps, des temps et la moitié d’un temps ».

Daniel 12.7 reprend la même expression.

Si le « temps » correspond à une année, la formule donne :

1 + 2 + ½ = 3½ années.

La moitié de la dernière semaine de Daniel 9 appartient donc à une structure chronologique récurrente dans le livre.

4. L’Apocalypse confirme cette structure

L’Apocalypse reprend ces durées sous différentes formes :

42 mois (Apocalipse 11.2 ; 13.5) ;

1 260 jours (Apocalipse 11.3 ; 12.6) ;

un temps, des temps et la moitié d’un temps (Apocalipse 12.14).

La correspondance est :

42 mois × 30 jours = 1 260 jours ;

e:

1 260 ÷ 360 = 3,5 années prophétiques.

5. La dernière semaine peut donc être représentée ainsi

Dans une structure prophétique idéale :

première moitié : 1 260 jours ;

milieu ;

seconde moitié : 1 260 jours ;

soit :

2 520 jours.

Daniel 9 ne donne cependant pas lui-même les nombres 1 260 et 2 520.

Cette présentation résulte du rapprochement avec Daniel 7, Daniel 12 et l’Apocalypse.

6. La reconstruction historique retenue

La présente étude propose une première réalisation générale de la dernière semaine entre :

26 apr. J.-C.

e:

33 apr. J.-C.

Cette période est structurée autour de deux ministères :

Jean-Baptiste ;

puis :

Jésus.

7. Première période : Jean-Baptiste

La première moitié est associée au ministère préparatoire de Jean.

Le point de départ proposé se situe vers :

26 apr. J.-C.

Le terme de cette première phase se situe autour de la manifestation publique de Jésus à la fin des années 20.

La présente chronologie retient le baptême de Jésus au :

4 octobre 29 apr. J.-C.

8. Une durée approximative de trois ans et demi

Entre le commencement proposé du ministère de Jean vers 26 et l’automne 29, on obtient approximativement trois ans et demi.

Il faut insister sur le mot :

approximativement.

Le Nouveau Testament ne donne ni le jour ni le mois du commencement du ministère de Jean.

Il serait donc excessif de prétendre démontrer exactement 1 260 jours.

9. Pourquoi attribuer cette première phase à Jean ?

Jean possède une fonction unique dans les Évangiles.

É:

le précurseur ;

la voix dans le désert ;

celui qui prépare le chemin ;

celui qui manifeste Jésus à Israël.

Son ministère constitue ainsi une véritable préparation messianique.

10. « Préparez le chemin du Seigneur »

Les Évangiles appliquent à Jean Isaías 40.3 :

« Une voix crie : Préparez au désert le chemin de l’ ».

Mateus 3.3, Marcos 1.3, Lucas 3.4 et João 1.23 identifient Jean à cette voix préparatoire.

Son ministère appartient donc directement à l’arrivée du Messie.

11. Malachie et le messager

Malaquias 3.1 anuncia:

« Voici, j’enverrai mon messager ; il préparera le chemin devant moi. »

Jésus applique cette parole à Jean (Mateus 11.10).

Le précurseur possède donc une place prophétique propre dans le processus de manifestation messianique.

12. « Jusqu’à Jean »

Jésus déclare :

« Tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu’à Jean » (Mateus 11.13).

Luc formule :

« La loi et les prophètes ont subsisté jusqu’à Jean ; depuis lors, le royaume de Dieu est annoncé » (Lucas 16.16).

Jean constitue ainsi une frontière entre deux phases de l’histoire biblique.

13. Jean comme commencement de la période messianique

C’est précisément cette fonction qui permet de proposer le ministère de Jean comme borne chronologique.

Le raisonnement n’est pas :

Jean est le Messie.

É:

avec Jean commence la période immédiate de manifestation du Messie.

Essa distinção é essencial.

14. Jean refuse explicitement le titre de Messie

Jean déclare :

« Je ne suis pas le Christ » (João 1.20).

La reconstruction ne doit donc jamais identifier Jean à l’« Oint » de Daniel 9.

Jean prépare.

Jésus accomplit.

15. La fonction de Jean selon Jean 1.31

Jean explique :

« Je suis venu baptiser d’eau, afin qu’il soit manifesté à Israël. »

Cette phrase résume parfaitement son rôle dans le modèle proposé.

Son ministère prépare une manifestation.

Cette manifestation concerne Jésus.

16. Le baptême comme point de transition

Le baptême de Jésus constitue alors une articulation naturelle.

Jean baptise Jésus.

L’Esprit descend sur lui.

La voix céleste l’identifie comme Fils.

Le ministère public de Jésus commence.

La période préparatoire atteint son objectif.

17. Jésus est oint

Atos 10.38 résume cet événement :

« Dieu a oint du Saint-Esprit et de force Jésus de Nazareth ».

La relation entre le baptême et l’onction messianique explique pourquoi ce moment occupe une place si importante dans la chronologie.

18. Le passage de Jean à Jésus n’est pas instantané

Les Évangiles montrent cependant que les deux ministères se chevauchent pendant un certain temps.

João 3.22-24 décrit Jésus et ses disciples actifs alors que Jean :

« n’avait pas encore été mis en prison ».

Il ne faut donc pas imaginer une séparation chronologique absolue où Jean disparaîtrait le jour même où Jésus commence à agir.

19. « Il faut qu’il croisse »

Jean exprime lui-même cette transition :

« Il faut qu’il croisse, et que je diminue » (João 3.30).

La formule décrit un passage progressif.

Jean demeure quelque temps actif.

Mais le centre se déplace définitivement vers Jésus.

20. Deux phases dominantes plutôt que deux blocs hermétiques

La division :

3,5 années Jean ;

3,5 années Jésus

doit donc être comprise comme une structure des phases dominantes.

Elle ne signifie pas nécessairement :

1 260 jours exclusivement consacrés à Jean ;

puis :

1 260 jours exclusivement consacrés à Jésus sans aucun chevauchement.

Cette précision rend la reconstruction plus conforme aux données évangéliques.

21. Deuxième période : le ministère de Jésus

La seconde phase s’étend, dans la chronologie retenue, du baptême à la Passion.

Elle commence à l’automne 29.

Elle conduit au printemps 33.

La durée est proche de trois ans et demi.

22. Les fêtes de l’Évangile de Jean

L’Évangile de Jean fournit plusieurs repères permettant d’évaluer la durée du ministère de Jésus.

Il mentionne plusieurs fêtes juives, particulièrement des Pâques.

Cette succession conduit de nombreux chercheurs à attribuer au ministère public de Jésus une durée de plusieurs années plutôt qu’une seule année.

Une durée approximative de trois à trois ans et demi est donc historiquement possible.

23. Cana dans cette chronologie

La présente étude situe les vers la fin de novembre 29.

appartient ainsi au début du ministère qui suit le baptême.

Jean 2 présente effectivement cet épisode très tôt dans le récit du ministère public.

24. Le terme au printemps 33

La chronologie générale retenue situe la Passion au printemps 33.

Le schéma devient alors :

vers 26 : commencement proposé de Jean ;

4 octobre 29 : baptême de Jésus ;

printemps 33 : Passion et résurrection.

La période globale approche sept années.

25. Une symétrie théologique intéressante

La construction possède une forte cohérence théologique.

Première phase :

préparer le Messie.

Seconde phase :

manifester et accomplir l’œuvre du Messie.

Jean annonce :

« Voici l’Agneau de Dieu » (João 1.29).

Jésus accomplit ensuite l’œuvre vers laquelle Jean orientait Israël.

26. La difficulté majeure : Daniel 9.27

Une difficulté importante demeure néanmoins.

Daniel 9.27 ne dit pas seulement que la semaine possède deux moitiés.

Il associe son milieu à un événement précis :

« il fera cesser le sacrifice et l’offrande ».

Or, dans le modèle proposé, le milieu correspond approximativement au baptême et au passage de Jean à Jésus.

La crucifixion intervient plusieurs années plus tard.

27. Le problème ne doit pas être dissimulé

Si l’on interprète la cessation du sacrifice comme une conséquence directe de la mort de Jésus, elle devrait être associée à la crucifixion.

Dans la chronologie 26-33, celle-ci se trouve vers le terme de la semaine et non au milieu.

Une correspondance terme à terme entre :

26-29,5-33

e:

Daniel 9.27

n’est donc pas parfaite.

28. La lecture théologique de la cessation des sacrifices

L’épître aux Hébreux enseigne que le sacrifice de Jésus accomplit définitivement ce que les sacrifices répétés de l’ancienne alliance ne pouvaient achever.

« Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s’est assis pour toujours à la droite de Dieu » (Hebreus 10.12).

Depois:

« Là où il y a pardon des péchés, il n’y a plus d’offrande pour le péché » (Hebreus 10.18).

La croix met donc théologiquement fin à la nécessité du système sacrificiel.

29. Cessation théologique et cessation historique

Il faut cependant distinguer deux réalités.

Cessation théologique :

le sacrifice de Jésus rend les sacrifices animaux inutiles pour l’expiation définitive.

Cessation matérielle :

les sacrifices du Temple continuent historiquement jusqu’à la guerre et à la destruction du sanctuaire en 70.

Cette distinction est indispensable.

30. Le voile du Temple

Les Évangiles rapportent qu’au moment de la mort de Jésus :

« le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu’en bas » (Mateus 27.51).

Cet événement possède une forte valeur symbolique dans la lecture chrétienne.

Il indique un changement radical dans l’accès à Dieu et dans la fonction du sanctuaire.

Mais les sacrifices matériels ne cessent pas immédiatement ce jour-là.

31. Pourquoi le premier accomplissement reste pertinent

La difficulté du milieu n’annule pas nécessairement toute relation entre la période 26-33 et Daniel 9.

Le modèle conserve plusieurs correspondances importantes :

sept années approximatives ;

Jean comme précurseur ;

Jésus comme Messie ;

le Messie retranché ;

a expiação;

la nouvelle alliance ;

la disparition ultérieure du système sacrificiel.

Il est donc possible de parler d’une première réalisation messianique globale.

32. Une réalisation globale n’est pas une correspondance mécanique

Essa formulação é importante.

Elle signifie que l’ensemble de la période messianique correspond à la structure générale de la dernière semaine.

Elle ne signifie pas que chaque détail du verset 27 possède nécessairement son accomplissement définitif entre 26 et 33.

Cette distinction permet de conserver les correspondances sans forcer les éléments résistants.

33. Un second horizon devient alors pertinent

Les passages eschatologiques de Daniel et de l’Apocalypse présentent précisément des périodes de trois ans et demi beaucoup plus explicitement définies.

Ils décrivent :

persécution ;

profanation ;

domination hostile ;

témoignage prophétique ;

jugement final.

Ces textes peuvent donc fournir un second horizon pour la dernière semaine.

34. Les deux témoins

Apocalipse 11.3 declara:

« Je donnerai à mes deux témoins le pouvoir de prophétiser, revêtus de sacs, pendant mille deux cent soixante jours. »

La durée est explicite :

1 260 dias.

Elle correspond exactement à trois ans et demi selon la structure prophétique de 360 jours.

35. Une fonction préparatoire

Les deux témoins exercent une fonction prophétique avant l’achèvement du conflit.

Cette fonction peut être rapprochée structurellement de celle de Jean :

appel à Dieu ;

témoignage ;

préparation ;

opposition ;

mort du témoin.

Il ne faut cependant pas identifier Jean aux deux témoins.

Il s’agit d’une analogie fonctionnelle.

36. Les 42 mois de la bête

Apocalipse 13.5 déclare à propos de la bête :

« il lui fut donné le pouvoir d’agir pendant quarante-deux mois ».

Nous retrouvons :

42 mois = 1 260 jours = 3,5 années.

Une seconde période de trois ans et demi apparaît donc dans le même ensemble apocalyptique.

37. Un schéma eschatologique possible

À partir de ces données, la reconstruction peut proposer :

première période : 1 260 jours de témoignage prophétique ;

milieu : crise et changement de phase ;

seconde période : 42 mois de domination de la puissance hostile ;

terme : jugement divin.

La totalité formerait alors :

3,5 + 3,5 = 7 années.

38. Ce que l’Apocalypse ne dit pas explicitement

Cette construction doit néanmoins rester qualifiée.

L’Apocalypse ne formule pas :

« les 1 260 jours des deux témoins sont la première moitié de la soixante-dixième semaine et les 42 mois de la bête en sont la seconde moitié ».

Cette identification résulte d’une synthèse de Daniel et de l’Apocalypse.

Elle est cohérente.

Elle n’est pas explicitement énoncée.

39. Le milieu eschatologique

Un second accomplissement eschatologique pourrait néanmoins correspondre plus littéralement à Daniel 9.27.

Le milieu de la semaine deviendrait alors un véritable point de rupture :

fin d’une première phase ;

cessation du sacrifice ;

abomination ;

domination du dévastateur.

Cette structure correspond mieux au vocabulaire immédiat du verset 27.

40. Une éventuelle reprise du culte sacrificiel

Si Daniel 9.27 reçoit un accomplissement eschatologique littéral, la cessation du sacrifice suppose naturellement qu’un système sacrificiel fonctionne auparavant.

Certains interprètes en déduisent une restauration future du culte à Jérusalem.

Cette déduction conduit souvent à l’hypothèse d’un sanctuaire futur.

41. Le texte ne dit pas explicitement « troisième Temple »

Daniel 9.27 ne contient cependant pas l’expression :

« troisième Temple ».

Une reconstruction eschatologique peut conduire à cette conclusion, mais il faut distinguer l’inférence du vocabulaire explicite.

La prudence méthodologique reste nécessaire.

42. Deux accomplissements complémentaires

La proposition retenue peut donc être formulée ainsi.

Premier accomplissement messianique :

la période Jean-Jésus réalise globalement la structure des sept années et place le Messie au centre de l’accomplissement.

Second accomplissement eschatologique :

une période future pourrait reprendre plus littéralement les deux moitiés de trois ans et demi, la cessation du sacrifice, l’abomination et le jugement du dévastateur.

43. Pourquoi parler d’accomplissement et de reprise typologique ?

La prophétie biblique peut présenter des motifs qui connaissent plusieurs manifestations historiques.

L’abomination fournit elle-même un exemple :

Antiochus IV ;

puis :

la réutilisation du motif par Jésus pour une crise encore future.

Une première réalisation n’épuise donc pas nécessairement toutes les dimensions d’un schéma prophétique.

44. Jean et les deux témoins

Le parallèle doit rester limité.

Jean est :

un précurseur du Messie.

Les deux témoins sont :

des prophètes eschatologiques.

Le rapprochement porte seulement sur une structure :

témoignage préparatoire avant une phase décisive du programme divin.

Il serait injustifié d’aller au-delà sans données textuelles supplémentaires.

45. Jésus et la seconde moitié

Le premier accomplissement ne doit pas non plus conduire à mettre Jésus en parallèle avec la puissance hostile de la seconde moitié eschatologique.

Les deux structures ne sont pas identiques dans leur contenu.

Dans la première réalisation :

Jean prépare → Jésus accomplit.

Dans l’horizon eschatologique proposé :

témoins prophétisent → puissance hostile domine → Dieu juge.

La correspondance porte sur la durée et la structure, non sur l’identité des acteurs.

46. Le véritable centre reste Jésus

Même si une réalisation eschatologique est admise, elle ne déplace pas le centre théologique de Daniel 9.

Le chapitre annonce d’abord :

a expiação;

la justice éternelle ;

l’Oint ;

son retranchement.

L’eschatologie développe l’achèvement du programme dont l’œuvre messianique constitue le fondement.

47. Ce que le modèle 3,5 + 3,5 explique bien

Le modèle Jean-Jésus explique de manière intéressante :

la fonction charnière de Jean ;

la durée approximative précédant le ministère public de Jésus ;

la durée approximative du ministère de Jésus ;

la période générale 26-33 ;

les 490 années depuis 458 av. J.-C.

Ces convergences justifient son examen sérieux.

48. Ce qu’il explique moins bien

Il explique moins directement :

la cessation du sacrifice exactement au milieu ;

l’abomination au même point chronologique ;

le rôle précis du dévastateur dans la période 26-33.

Ces difficultés empêchent de présenter le modèle comme une correspondance exhaustive de Daniel 9.27.

49. La formulation la plus rigoureuse

É preferível, portanto, escrever:

la période Jean-Jésus constitue une première réalisation messianique de la dernière septaine dans la reconstruction chronologique retenue, tandis que certains détails du verset 27 paraissent appeler un accomplissement complémentaire, notamment eschatologique.

Cette formulation respecte à la fois la cohérence du modèle et ses limites.

50. Conclusion de l’annexe

Daniel 9.27 divise la dernière semaine en deux périodes de trois ans et demi.

La présente étude propose une première correspondance avec :

environ 26-29 : ministère préparatoire de Jean-Baptiste ;

environ 29-33 : ministère public de Jésus.

Cette construction possède une réelle cohérence.

Jean constitue le seuil prophétique : « la loi et les prophètes » conduisent jusqu’à lui, et son ministère a pour objectif que Jésus soit « manifesté à Israël ». Jésus devient ensuite le centre de la période : il est l’Oint, il établit l’alliance dans son sang et il est retranché.

Une difficulté demeure cependant incontournable : Daniel place la cessation du sacrifice au milieu de la semaine, tandis que la crucifixion se situe vers le terme du schéma 26-33.

Cette difficulté conduit à ne pas présenter la période Jean-Jésus comme une correspondance mécanique de chaque détail de Daniel 9.27.

Elle peut être comprise comme une première réalisation messianique globale, tandis que les périodes eschatologiques de 1 260 jours et 42 mois permettent d’envisager une seconde réalisation où la division 3,5 + 3,5 recevrait une expression plus littérale.

La force de cette lecture réside ainsi moins dans une équation imposée à chaque détail que dans une double perspective : la première venue du Messie accomplit le cœur rédempteur de la prophétie ; l’horizon eschatologique peut en reprendre la structure finale jusqu’au jugement définitif du dévastateur.