Daniel 6 affirme sans ambiguïté une intervention angélique.
Daniel explique lui-même :
«O meu Deus enviou o seu anjo e fechou a boca dos leões.»
Le parallèle avec Daniel 3 est particulièrement fort puisque Nebucadnetsar y reconnaît également que Dieu « a envoyé son ange » pour délivrer Shadrak, Méshak et Abed-Nego (Daniel 3.28).
Il est donc légitime d’étudier ensemble ces deux interventions.
Il faut cependant s’arrêter là où le texte s’arrête.
Daniel 6 ne nomme pas l’ange.
Il ne permet donc pas d’affirmer avec certitude qu’il s’agissait de Gabriel, de Michel, du même messager que dans la fournaise ou du Christ préincarné.
Ces identifications appartiennent à différents niveaux d’interprétation théologique.
La formulation exégétique la plus rigoureuse demeure :
Daniel 6 enseigne que Dieu envoya un messager céleste pour protéger Daniel et fermer la gueule des lions ; l’identité personnelle de ce messager n’est pas révélée.
Cette absence de nom n’est pas une lacune du récit. Elle oriente au contraire l’attention vers celui qui constitue son véritable centre :
ce n’est pas l’identité de l’ange qui explique la délivrance, mais l’autorité du Dieu qui l’envoie.