Le choix de 458 av. J.-C. repose donc sur trois niveaux complémentaires.
Le premier est textuel : Esdras 7 décrit une mission royale d’une ampleur suffisante pour être comprise comme une restauration institutionnelle de Jérusalem.
Le deuxième est historique : cette mission appartient à la septième année d’Artaxerxès Ier, située dans la période 458/457 av. J.-C.
Le troisième est chronologique : en retenant 458, les 483 années conduisent à 26 apr. J.-C. et les 490 années à 33 apr. J.-C.
Cette convergence rend la proposition particulièrement intéressante.
Elle ne supprime cependant pas les incertitudes concernant la computation exacte de l’année royale ni, surtout, le jour précis de promulgation du décret.
La date du 3 avril 458 av. J.-C. doit donc être conservée comme borne précise de la reconstruction proposée, et non comme une date explicitement attestée par Esdras.
Cette distinction permet de défendre la chronologie sans dépasser ce que les sources permettent réellement d’affirmer.