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INF316 Notes historiques

L’importance des douze

Les apôtres avaient reçu une mission unique de témoignage, mais leur disparition progressive sous l'effet des persécutions rendait nécessaire la conservation écrite de leur enseignement.…

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Publiée
11/06/2026
Mise à jour
11/06/2026

L’importance des douze

Les apôtres avaient reçu une mission unique de témoignage, mais leur disparition progressive sous l'effet des persécutions rendait nécessaire la conservation écrite de leur enseignement.

D'abord, les Douze avaient été choisis pour être des témoins oculaires de la vie, de la mort et de la résurrection du Messie Jésus (Actes des apôtres 1.21-22). Leur autorité reposait sur ce qu'ils avaient vu et entendu (Jean 15.27 ; 1 Jean 1.1-3). Pierre rappellera plus tard :

« Ce n'est pas, en effet, en suivant des fables habilement conçues, que nous vous avons fait connaître la puissance et l'avènement de notre Seigneur Jésus-Christ, mais c'est comme ayant vu sa majesté de nos propres yeux » (2 Pierre 1.16).

Les apôtres constituaient donc le fondement historique de l'Église. Paul écrira que celle-ci est :

« édifiée sur le fondement des apôtres et des prophètes, Jésus-Christ lui-même étant la pierre angulaire » (Ephésiens 2.20).

Cependant, ce groupe était particulièrement vulnérable. Dès les premières années, Jacques, fils de Zébédée, fut exécuté sous Hérode Agrippa Ier (Actes des apôtres 12.1-2). Pierre fut emprisonné à plusieurs reprises (Actes des apôtres 5.18 ; Actes des apôtres 12.3-5), tandis que Paul subit persécutions, emprisonnements et finalement le martyre (2 Timothée 4.6-8). Les témoins directs du ministère de Jésus étaient appelés à disparaître.

Cette situation explique probablement l'apparition progressive des écrits du Nouveau Testament. Luc souligne dès l'introduction de son Évangile que plusieurs avaient entrepris de mettre par écrit les événements transmis par « ceux qui ont été témoins oculaires dès le commencement » (Luc 1.1-2). Jean précise également la raison de son œuvre :

« Ces choses ont été écrites afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu » (Jean 20.31).

Pierre lui-même semble conscient de sa mort prochaine et exprime le désir que les croyants puissent conserver son enseignement après son départ :

« Je veillerai à ce qu'après mon départ vous puissiez toujours vous souvenir de ces choses » (2 Pierre 1.13-15).

Il est difficile de ne pas voir dans cette déclaration une allusion à la nécessité d'un témoignage durable, indépendant de la survie physique des apôtres.

Ainsi, l'Église passa progressivement d'une tradition essentiellement orale, portée par des témoins vivants, à une tradition écrite destinée à préserver fidèlement leur témoignage. Les Évangiles et les épîtres apparaissent comme les héritiers naturels de cette mission apostolique. À mesure que les témoins disparaissaient, leurs écrits devenaient le moyen privilégié de transmettre la foi aux générations suivantes.

Les Pères de l'Église des deuxième et troisième siècle avaient pleinement conscience de cette continuité. Irénée de Lyon affirmait que les apôtres avaient d'abord prêché oralement, puis transmis par écrit ce qui devait devenir le fondement de la foi chrétienne. De son côté, Eusèbe de Césarée rapporte que les disciples des apôtres éprouvèrent la nécessité de conserver leur témoignage par écrit lorsque ceux-ci commencèrent à disparaître.

On peut ainsi considérer que les livres du Nouveau Testament représentent, en quelque sorte, le prolongement du témoignage apostolique. Les hommes étaient mortels et exposés aux persécutions, mais leur témoignage, lui, devait demeurer jusqu'à la fin des temps (Matthieu 24.35). C'est pourquoi, après la disparition des apôtres, l'Église ne chercha plus à recréer un nouveau collège des Douze : elle se tourna vers leur héritage écrit, considéré comme normatif et suffisant pour l'enseignement, la correction et la formation des croyants (2 Timothée 3.16-17).

Lexique
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Voici une analyse exégétique verset par verset de Matthieu 24.3-51. Matthieu 24.3 Les disciples interrogent le Messie Jésus en privé sur trois événements : la destruction du Temple, sa venue, et la fin du monde. INF170
La pierre principale de l’angle
L’image de “la pierre principale de l’angle” citée dans Matthieu 21.42 est une référence directe au Psaumes 118.22-23, et elle est reprise à plusieurs reprises dans le Nouveau Testament pour désigner le Messie Jésus comme le fondement du salut, rejeté par les hommes mais choisi par Dieu. « La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle ; c’est du Seigneur que cela est venu, et c’est un prodige à nos yeux. » INF197
Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf316-limportance-des-douze/, exportée le 28/10/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.