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Le papyrus P52

L'anecdote de la découverte du Papyrus P52 est tout aussi fascinante ! Voici comment cela s'est passé : Découverte Début du XXe siècle : Bernard…

En bref

Le Papyrus P52 est le plus ancien fragment connu du Nouveau Testament, contenant des versets de Jean 18. Découvert en Égypte au début du XXe siècle par des érudits d'Oxford, il fut acquis en 1920 pour la John Rylands Library de Manchester. Identifié en 1935 par Colin Henderson Roberts, ce fragment de 9x6 cm est daté paléographiquement de la première moitié du IIe siècle. Sa découverte confirme la diffusion rapide et la fidèle transmission des évangiles.

Lecture
2 min
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
12/12/2024
Mise à jour
12/12/2024
Personnages

Bernard Pyne Grenfell · Arthur Surridge Hunt · Colin Henderson Roberts · Ponce Pilate · Jésus

Lieux

Fayoum · Égypte · Manchester · John Rylands Library · Oxford

Périodes

IIe siècle · début du XXe siècle · 1920 · 1935 · 1936 · premiers siècles du christianisme

Mots-clés

Papyrus P52 · Nouveau Testament · manuscrit biblique · Évangile de Jean · paléographie · John Rylands Library · fragment grec · archéologie biblique

Notions

transmission textuelle · paléographie · critique textuelle · manuscrits du Nouveau Testament · datation des textes bibliques · diffusion de l'Évangile · fiabilité scripturaire

Références bibliques

Jean 18.31-33 · Jean 18.37-38

Résumé

Le Papyrus P52, également connu sous le nom de Rylands Library Papyrus P52, est considéré comme le plus ancien fragment connu du Nouveau Testament. Son histoire est à la fois fascinante et riche en enseignements sur la transmission des textes bibliques à travers les siècles. La découverte de ce précieux fragment remonte au début du XXe siècle, dans le contexte des grandes fouilles archéologiques menées en Égypte. Bernard Pyne Grenfell et Arthur Surridge Hunt, deux érudits réputés de l'Université d'Oxford, exploraient des amas de déchets et de gravats antiques dans la région du Fayoum, en Égypte. Ces fouilles, bien que portant sur des matériaux a priori anodins, allaient se révéler d'une importance capitale pour l'histoire biblique. Parmi les centaines de fragments de papyrus exhumés lors de ces travaux, se trouvait celui qui deviendrait le Papyrus P52. En 1920, Grenfell acquiert un petit fragment de papyrus mesurant environ 9 centimètres sur 6 centimètres. Ce fragment modeste en apparence fut acheté avec d'autres documents pour le compte de la John Rylands Library à Manchester, sans que son importance ne soit immédiatement perçue. Pendant plusieurs années, il resta parmi d'autres papyrus non classifiés, attendant d'être étudié de manière approfondie. C'est en 1935 que l'histoire prend un tournant décisif. Colin Henderson Roberts, un autre chercheur de l'Université d'Oxford, procédait au tri méthodique de ces anciens papyrus pour la bibliothèque. En examinant le fragment, il reconnut des mots grecs qui lui semblèrent familiers. Cette intuition érudite allait changer notre compréhension de l'histoire du Nouveau Testament. L'année suivante, en 1936, Roberts publia ses conclusions dans un article intitulé 'An Unpublished Fragment of the Fourth Gospel in the John Rylands Library'. Il y identifiait formellement le fragment comme contenant des versets de l'Évangile selon Jean, plus précisément Jean 18.31-33 au recto et Jean 18.37-38 au verso. Ces passages relatent un échange crucial entre Ponce Pilate et Jésus, au moment du procès de ce dernier. L'importance théologique et historique de cette découverte est considérable. Sur le plan de la datation, Roberts utilisa la méthode de la paléographie, qui consiste à analyser les caractéristiques de l'écriture manuscrite pour en estimer l'époque de rédaction. Cette analyse permit d'estimer que le fragment datait de la première moitié du IIe siècle, probablement entre 100 et 150 après Jésus-Christ. Cette datation en fait le plus ancien fragment manuscrit connu du Nouveau Testament, ce qui représente une découverte exceptionnelle pour les historiens, les théologiens et les biblistes. Cette ancienneté du fragment apporte plusieurs éléments importants à la réflexion biblique et historique. D'abord, elle témoigne de la diffusion très rapide de l'Évangile selon Jean dès les premiers siècles de l'ère chrétienne. En effet, si un exemplaire de cet évangile se trouvait déjà en Égypte au IIe siècle, cela suppose que le texte avait été composé suffisamment tôt pour avoir eu le temps d'être copié et diffusé dans diverses régions du monde méditerranéen. Cela conforte les thèses d'une rédaction johannique au Ier siècle. Ensuite, le Papyrus P52 contribue à établir la fiabilité de la transmission textuelle du Nouveau Testament. Le fait que le texte de ce fragment corresponde au texte de Jean tel que nous le connaissons aujourd'hui démontre la remarquable cohérence et la fidélité de la transmission scripturaire à travers les générations de copistes. Aujourd'hui, le Papyrus P52 est précieusement conservé à la John Rylands Library à Manchester, où il constitue l'un des trésors les plus précieux de la bibliothèque. Il demeure un témoignage tangible et émouvant de la foi des premières communautés chrétiennes et de leur soin à conserver et transmettre les écrits apostoliques. L'histoire de sa redécouverte est également une leçon d'humilité scientifique : ce fragment d'une importance capitale avait été trouvé dans des déchets antiques, acquis parmi de nombreux autres documents sans distinction particulière, et avait attendu des années avant d'être identifié. Elle rappelle que les découvertes les plus significatives peuvent surgir des endroits les plus inattendus, et que la persévérance et la passion pour la recherche historique peuvent mener à des révélations d'une portée considérable pour la foi et pour la science.

Le papyrus P52

L'anecdote de la découverte du Papyrus P52 est tout aussi fascinante ! Voici comment cela s'est passé :

Découverte

Début du XXe siècle : Bernard Pyne Grenfell et Arthur Surridge Hunt, deux érudits de l'Université d'Oxford, fouillaient des tas de gravats antiques dans la région du Fayoum, en Égypte, lorsqu'ils exhumèrent des centaines de fragments de papyrus.
1920 : Grenfell acquiert un petit fragment de papyrus mesurant environ 9 cm sur 6 cm. Ce fragment était parmi d'autres acquis pour la John Rylands Library à Manchester.

Identification

1935 : Colin Henderson Roberts, également de l'Université d'Oxford, triait ces anciens papyrus pour la bibliothèque. Il remarqua un fragment avec des mots grecs familiers1.
1936 : Roberts publie ses conclusions dans un article intitulé "An Unpublished Fragment of the Fourth Gospel in the John Rylands Library". Il identifiait le fragment comme étant des versets de l'Évangile selon Jean (Jean 18.31-33 au recto et Jean 18.37-38 au verso).

Importance

Datation : Grâce à une méthode appelée paléographie, Roberts a pu estimer que le fragment datait de la première moitié du IIe siècle, ce qui en fait le plus ancien fragment connu du Nouveau Testament.
Conservation : Le Papyrus P52 est maintenant conservé à la John Rylands Library à Manchester.

Cette découverte inattendue parmi des détritus a permis de mieux comprendre l'histoire et la transmission des textes bibliques. C'est une belle histoire de persévérance et de passion pour la recherche historique !

Pour aller plus loin
Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/inf061-le-papyrus-p52/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.