Le Nouveau Testament expose les principes qui régissent l’Église dans le contexte de la Nouvelle Alliance, mettant en avant les enseignements du Messie Jésus.
L’apôtre Paul, au travers de ses treize lettres, voire quatorze si l’on inclut l’épître aux Hébreux, a établi les principaux principes destinés à encadrer la communauté chrétienne. Il peut donc être pertinent d’examiner sa position concernant l’homosexualité.
Le Nouveau Testament mentionne l’homosexualité dans trois passages attribués à l’apôtre Paul. Ces textes incluent l’homosexualité parmi d’autres comportements considérés dans le contexte de réflexions sur la volonté divine.
26 C’est pour cette raison que Dieu les a livrés à des passions déshonorantes : leurs femmes ont remplacé les rapports sexuels naturels par des relations contre nature ;
27 de même, les hommes ont abandonné les rapports naturels avec la femme et se sont enflammés dans leurs désirs les uns pour les autres ; ils ont commis homme avec homme des actes scandaleux et ont reçu en eux-mêmes le salaire que méritait leur égarement.
(Traduction Louis Segond S21)
Il apparaît que l’apôtre Paul réitère les principes majeurs de la loi mosaïque concernant l’homosexualité, et veille à inclure explicitement les femmes dans cette approche.
9 Ne savez-vous pas que les injustes n’hériteront pas du royaume de Dieu ? Ne vous y trompez pas : ni ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, ni les idolâtres, ni les adultères, ni les travestis, ni les homosexuels,
10 ni les voleurs, ni les hommes toujours désireux de posséder plus, ni les ivrognes, ni les calomniateurs, ni les exploiteurs n’hériteront du royaume de Dieu.
11 Et c’est là ce que vous étiez, certains d’entre vous. Mais vous avez été lavés, mais vous avez été déclarés saints, mais vous avez été déclarés justes au nom du Seigneur Jésus[-Christ] et par l’Esprit de notre Dieu.
(Traduction Louis Segond S21)
L’apôtre Paul précise sa pensée sur l’homosexualité et affirme clairement que les homosexuels n’entreront pas dans le royaume de Dieu. Ce texte qui peut paraitre brutal a au moins le mérite d’être clair. Il semble dès lors difficile de concilier ces paroles avec une acceptation de l’homosexualité dans l’Eglise.
8 Nous savons que la loi est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime,
9 en sachant bien qu’elle n’est pas faite pour les justes mais pour les malfaiteurs et les rebelles, les impies et les pécheurs, les sacrilèges et les profanateurs, ceux qui tueraient père et mère, les meurtriers,
10 ceux qui vivent dans l’immoralité sexuelle, les homosexuels, les trafiquants d’esclaves, les menteurs, les parjures et tout ce qui est contraire à la saine doctrine.
11 Voilà ce qui est conforme au glorieux Evangile du Dieu bienheureux tel qu’il m’a été confié.
(Traduction Louis Segond S21)
Il rappellera les principes de la loi à Timothée, son fils spirituel.
Ces versets sont souvent interprétés comme une critique des pratiques homosexuelles dans le contexte gréco-romain de l’époque.
Interprétations contemporaines
Certaines lectures modernes remettent en question l’application directe de ces textes à l’homosexualité telle qu’on la comprend aujourd’hui. Elles soulignent :
Le contexte culturel antique, où les relations homosexuelles étaient souvent liées à la domination ou à l’exploitation.
L’absence de reconnaissance des orientations sexuelles comme identités personnelles dans le monde biblique.
Nous avons cité une certaine position moderne au sein de l’Elise afin de montrer toute la difficulté d’intégrer l’homosexualité dans l’Eglise ou même de ne pas la condamner au regard des écrits de l’apôtre Paul. La seule solution pour y arriver serait de réécrire la Bible ou de supprimer ces passages (Apocalypse 22.19).