Le récit des dix plaies conduit progressivement à un événement décisif : la mort des premiers-nés d’Égypte et la libération d’Israël.
Depuis le commencement de la confrontation, Pharaon refuse de laisser partir le peuple.
Les jugements successifs manifestent la puissance de l’, mais le souverain persiste dans son opposition.
La dixième plaie constitue l’aboutissement de cette résistance.
Dieu annonce qu’il frappera les premiers-nés du pays, depuis le premier-né de Pharaon jusqu’à celui des familles les plus modestes (2. Mose 11.4-6).
Cependant, avant l’accomplissement du jugement, il donne aux Israélites des instructions particulières.
Chaque famille doit choisir un agneau, l’immoler et appliquer son sang sur les montants et le linteau de la porte de sa maison.
Ce signe permettra de distinguer les habitations qui seront épargnées.
La Pâque est ainsi instituée avant même la sortie d’Égypte.
Elle associe trois réalités fondamentales : le jugement divin, la protection accordée au peuple et la délivrance qui doit suivre.
Cette institution possède donc une signification qui dépasse la seule commémoration d’un événement historique.
Elle devient l’un des fondements de la relation entre Israël et l’.