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Daniel 7 – Les quatre bêtes et le royaume du Fils de l’homme

Daniel 7 présente l’une des visions les plus importantes du livre. Quatre bêtes représentent quatre royaumes successifs. La dernière porte dix cornes, parmi lesquelles apparaît…

En bref

Daniel 7 détaille une vision prophétique clé utilisant quatre bêtes pour symboliser des royaumes : Babylone, la Médo-Perse, la Grèce et Rome. Le texte illustre la nature temporaire des puissances humaines par rapport au règne éternel de Dieu confié à 'un comme un fils d'homme'.

Lecture
28 min
Références
29
Livres cités
5
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
29/10/2026
Mise à jour
03/11/2026
Personnages

Daniel · Belshatsar · Nebucadnetsar

Lieux

Babylone

Périodes

Antiquité

Mots-clés

Daniel · vision · royaumes · bêtes · prophétie

Notions

souveraineté de Dieu · jugement divin

Références bibliques

Dn 7,3 · Dn 7,17 · Dn 7,23 · Dn 8,20 · Apocalypse 12 · Apocalypse 13

Résumé

L'article explore le chapitre 7 du livre de Daniel, offrant une analyse détaillée d'une vision prophétique qui est essentielle dans le texte biblique. Daniel 7 présente la vision de quatre bêtes qui symbolisent quatre royaumes successifs : Babylone, la Médo-Perse, la Grèce et Rome. Ces empires sont représentés de manière vividement symbolique, chaque bête illustrant des caractéristiques spécifiques de puissance et de domination. Babylone est évoqué par un lion avec des ailes d'aigle, reflétant la puissance et la vitesse de son empire. Vient ensuite l'ours, représentant la Médo-Perse, avec une allusion possible aux conquêtes de Lydie, Babylone et l'Égypte. La Grèce est représentée par un léopard avec quatre ailes et quatre têtes, symbolisant la rapidité et la division du royaume après la mort d'Alexandre le Grand. Enfin, la quatrième bête, remarquablement féroce avec des dents de fer et dix cornes, symbolise Rome. Ce dernier royaume introduit l'idée d'une 'petite corne', représentant une puissance qui s'oppose à Dieu et persécute les saints pour une période prophétique de trois ans et demi. Cette période est examinée comme 42 mois, ou 1 260 jours, par analogie avec l'Apocalypse. La nature passagère de ces empires contraste avec le règne éternel du royaume confié à 'un comme un fils d'homme'. Cette vision souligne la perspective divine de l'histoire où les pouvoirs terrestres passagers seront jugés, et la souveraineté éternelle de Dieu réétablie.

En quelques mots

Daniel 7 présente l’une des visions les plus importantes du livre. Quatre bêtes représentent quatre royaumes successifs. La dernière porte dix cornes, parmi lesquelles apparaît une petite corne qui s’oppose à Dieu et persécute les saints. Mais son pouvoir est limité. Le tribunal céleste intervient, la puissance hostile est jugée et « un comme un fils d’homme » reçoit un royaume éternel. La vision montre ainsi que les empires humains passent, tandis que le royaume de Dieu demeure pour toujours.

Introduction

Daniel reçoit cette vision pendant la première année de Belshatsar, probablement vers 553-552 av. J.-C. Le récit nous ramène donc chronologiquement avant la chute de Babylone racontée au chapitre 5.

Si l’on retient, comme hypothèse de travail, que Daniel avait environ quatorze ans lors de sa déportation en 605 av. J.-C., il aurait alors approximativement soixante-six ans. Cet âge demeure une estimation, puisque la Bible ne précise pas l’âge de Daniel au moment de son arrivée à Babylone.

Daniel voit successivement quatre bêtes sortir d’une mer agitée. Puis son regard quitte la terre pour se porter vers le ciel, où l’Ancien des jours siège pour juger. Enfin apparaît « un comme un fils d’homme », auquel est remis un royaume qui ne sera jamais détruit.

Daniel 7 reprend ainsi la succession des royaumes déjà annoncée par la statue de Daniel 2, mais sous une autre perspective.

Commentaire 1 - Les quatre bêtes et les quatre royaumes

Daniel voit quatre vents agiter la grande mer :

« Et quatre grands animaux sortirent de la mer, différents l’un de l’autre » (Daniel 7.3).

Le texte explique lui-même le symbole :

« Ces quatre grands animaux, ce sont quatre rois qui s’élèveront de la terre » (Daniel 7.17).

Le quatrième animal est ensuite explicitement appelé un « quatrième royaume » (Daniel 7.23). Les rois représentent donc ici les royaumes auxquels ils appartiennent.

Dans la lecture retenue dans cette étude, ces quatre royaumes sont :

Babylone → Médo-Perse → Grèce → Rome.

Cette succession correspond à celle de Daniel 2.

La différence se trouve surtout dans les symboles. Daniel 2 présentait les empires sous la forme impressionnante d’une statue composée de métaux précieux. Daniel 7 les représente comme des animaux sauvages.

L’histoire humaine possède ainsi deux visages : les empires peuvent impressionner par leur puissance et leur splendeur, mais ils peuvent également devenir prédateurs lorsqu’ils exercent leur domination par la violence.

Commentaire 2 - Le lion : Babylone

La première bête est :

« semblable à un lion, et avait des ailes d’aigle » (Daniel 7.4).

Elle correspond à Babylone, premier royaume de la succession.

Le lion évoque la puissance et les ailes d’aigle la rapidité. Ces deux images peuvent convenir à l’expansion de l’Empire babylonien.

Daniel voit ensuite les ailes arrachées. L'animal est redressé comme un homme et reçoit un cœur humain.

Cette transformation rappelle le destin de Nebucadnetsar en Daniel 4. Le roi avait été abaissé jusqu’à vivre comme une bête avant de retrouver la raison et de reconnaître la souveraineté du Dieu Très-Haut.

Le texte ne dit pas explicitement que Daniel 7.4 décrit cet épisode, mais le rapprochement littéraire est remarquable.

Commentaire 3 - L’ours : la Médo-Perse

La deuxième bête ressemble à un ours :

« Elle se tenait sur un côté ; elle avait trois côtes dans la gueule entre les dents » (Daniel 7.5).

Cette puissance correspond à l’Empire médo-perse.

Daniel 8 confirme l’association des deux peuples. Le bélier à deux cornes y est explicitement identifié comme représentant :

« les rois des Mèdes et des Perses » (Daniel 8.20).

L’une des cornes du bélier devient plus haute que l’autre. De la même manière, l’ours de Daniel 7 est dressé sur un côté. Cette asymétrie peut évoquer la prédominance croissante de la composante perse.

Les trois côtes ont parfois été identifiées à trois grandes conquêtes, notamment la Lydie, Babylone et l’Égypte. Daniel ne fournit cependant aucune interprétation de ces trois côtes ; cette identification doit donc rester une hypothèse.

Commentaire 4 - Le léopard : la Grèce

La troisième bête ressemble à un léopard :

« et avait sur le dos quatre ailes comme celles d’un oiseau ; cet animal avait quatre têtes » (Daniel 7.6).

Cette fois encore, Daniel 8 facilite l’identification :

« Le bouc, c’est le roi de Javan » (Daniel 8.21).

Il s’agit du monde grec.

Les quatre ailes renforcent l’idée de rapidité. Elles correspondent particulièrement bien aux conquêtes d’Alexandre le Grand, qui renversa en quelques années la puissance perse.

Les quatre têtes évoquent ensuite la fragmentation du monde grec après la mort d’Alexandre en 323 av. J.-C.

Daniel 8 et Daniel 11 reprennent cette division. Le royaume d’Alexandre ne fut pas transmis intact à ses descendants, mais partagé entre plusieurs puissances issues de ses généraux.

Commentaire 5 - La quatrième bête : Rome

La quatrième bête impressionne particulièrement Daniel :

« Elle était terrible, épouvantable et extraordinairement forte ; elle avait de grandes dents de fer » (Daniel 7.7).

Contrairement aux trois précédentes, Daniel ne peut même pas la comparer à un animal connu.

Ses dents de fer rappellent immédiatement Daniel 2 :

« Il y aura un quatrième royaume, fort comme du fer » (Daniel 2.40).

Dans la lecture retenue ici, cette quatrième puissance correspond à Rome.

Rome succéda progressivement au monde hellénistique et absorba les principales puissances issues de l’empire d’Alexandre.

Mais la prophétie ne s’arrête pas à la Rome antique.

La quatrième bête porte dix cornes.

Commentaire 6 - Les dix rois et la petite corne

L’ange explique :

« Les dix cornes, ce sont dix rois qui s’élèveront de ce royaume » (Daniel 7.24).

Les dix rois appartiennent donc toujours au quatrième royaume.

Daniel voit ensuite apparaître une autre corne :

« une autre petite corne sortit du milieu d’elles » (Daniel 7.8).

Trois cornes sont arrachées devant elle.

Cette petite corne possède des yeux humains et une bouche parlant avec arrogance. Elle devient ensuite plus importante que les autres.

Son activité est à la fois politique et religieuse.

Elle domine des rois, mais elle s’attaque également directement à Dieu.

Commentaire 7 - La puissance qui s’oppose à Dieu

Daniel reçoit cette explication :

« Il prononcera des paroles contre le Très-Haut, il opprimera les saints du Très-Haut, et il espérera changer les temps et la loi » (Daniel 7.25).

La petite corne ne représente donc pas simplement un royaume ordinaire.

Elle cherche à exercer une autorité qui entre directement en concurrence avec celle de Dieu.

Elle persécute également les saints.

Daniel la voit même :

« faire la guerre aux saints et l’emporter sur eux » (Daniel 7.21).

Sa victoire n’est cependant que temporaire.

Commentaire 8 - Trois ans et demi

La domination de cette puissance possède une durée déterminée :

« un temps, des temps, et la moitié d’un temps » (Daniel 7.25).

Cette formule correspond à trois temps et demi.

L’Apocalypse permet d’en comprendre plus précisément la durée.

Apocalypse 12 parle successivement de 1 260 jours et d’« un temps, des temps et la moitié d’un temps » (Apocalypse 12.6, 14).

Apocalypse 13 attribue à la bête une autorité pendant quarante-deux mois (Apocalypse 13.5).

Nous obtenons donc :

3½ temps = 42 mois = 1 260 jours.

Le calcul repose sur des mois prophétiques de trente jours :

42 × 30 = 1 260 jours.

La puissance hostile paraît considérable, mais Dieu a déjà fixé la limite de son règne.

Le saviez-vous ?

Le récit du Déluge fournit un précédent intéressant pour cette computation.

Entre le dix-septième jour du deuxième mois et le dix-septième jour du septième mois s’écoulent cinq mois (Genèse 7.11 ; 8.4).

Or Genèse 7.24 indique une durée de 150 jours.

Cela correspond à cinq mois de trente jours.

Ce calcul ne signifie pas que le calendrier juif ordinaire possédait toujours des années de 360 jours. Il montre simplement que la Bible peut employer une computation schématique de mois de trente jours, comparable à celle utilisée dans les périodes prophétiques de Daniel et de l’Apocalypse.

Commentaire 9 - La petite corne et l’Antéchrist

Daniel n’emploie jamais le mot « Antéchrist ».

Cependant, le Nouveau Testament reprend plusieurs caractéristiques de la petite corne pour décrire la puissance hostile finale.

Paul annonce un « homme de l’impiété » qui :

« s’élève au-dessus de tout ce qu’on appelle Dieu » (2 Thessaloniciens 2.4).

Il sera finalement détruit lors de l’intervention du Seigneur Jésus (2 Thessaloniciens 2.8).

Apocalypse 13 décrit également une bête possédant dix cornes, prononçant des blasphèmes, combattant les saints et exerçant son autorité pendant quarante-deux mois.

Les correspondances avec Daniel 7 sont particulièrement fortes.

Dans la lecture eschatologique retenue ici, la petite corne trouve donc son accomplissement final dans la figure que la théologie chrétienne désigne comme l’Antéchrist.

Commentaire 10 - Et Antiochos IV ?

Antiochos IV Épiphane, roi séleucide du IIe siècle av. J.-C., persécuta les Juifs et intervint brutalement dans leur religion.

Il occupe une place importante dans Daniel 8 et Daniel 11.

Il constitue donc un précédent historique essentiel pour comprendre la figure du souverain persécuteur.

Cependant, la petite corne de Daniel 8 apparaît dans le contexte du royaume grec, tandis que celle de Daniel 7 apparaît sur la quatrième bête.

Dans la lecture défendue ici, Antiochos constitue donc une préfiguration particulièrement importante de la puissance finale, mais non l’accomplissement complet de la petite corne de Daniel 7.

Commentaire 11 - Le tribunal céleste

Au moment où la puissance hostile semble triompher, la scène change complètement.

Daniel voit des trônes installés :

« Et l’Ancien des jours s’assit » (Daniel 7.9).

Des milliers d’êtres se tiennent devant lui.

Puis :

« les juges s’assirent, et les livres furent ouverts » (Daniel 7.10).

Le véritable centre du pouvoir apparaît enfin.

Pendant que les royaumes se combattent sur la terre, le tribunal céleste demeure souverain.

La petite corne peut persécuter les saints, mais elle ne peut échapper au jugement.

Commentaire 12 - « Un comme un fils d’homme »

Daniel voit ensuite :

« sur les nuées des cieux arriva quelqu’un de semblable à un fils de l’homme » (Daniel 7.13).

Cette figure contraste fortement avec les quatre bêtes.

Les empires humains étaient devenus bestiaux.

Le royaume définitif est confié à une figure véritablement humaine.

Le Fils de l’homme s’avance vers l’Ancien des jours et reçoit :

« la domination, la gloire et le règne » (Daniel 7.14).

Tous les peuples le servent.

Et contrairement aux empires précédents :

« sa domination est une domination éternelle qui ne passera point ».

Commentaire 13 - Jésus et le Fils de l’homme

Jésus reprend directement cette prophétie.

Il annonce :

« le Fils de l’homme venant sur les nuées du ciel avec puissance et une grande gloire » (Matthieu 24.30).

Lors de son procès, il déclare également :

« vous verrez le Fils de l’homme assis à la droite de la puissance de Dieu, et venant sur les nuées du ciel » (Matthieu 26.64).

Pour la lecture chrétienne, le Fils de l’homme de Daniel 7 trouve donc son accomplissement messianique en Jésus.

Celui que les hommes ont rejeté est précisément celui auquel Dieu donne le royaume éternel.

Commentaire 14 - Les saints reçoivent le royaume

Daniel affirme d’abord que le Fils de l’homme reçoit le royaume.

Mais il déclare ensuite :

« les saints du Très-Haut recevront le royaume » (Daniel 7.18).

Il n’existe aucune contradiction.

Le Messie reçoit le royaume comme roi, et son peuple participe à son règne.

Le chapitre construit ainsi un renversement spectaculaire.

Les saints étaient persécutés.

La petite corne paraissait victorieuse.

Mais après le jugement, les persécutés deviennent héritiers du royaume.

Commentaire 15 - Daniel 2 et Daniel 7 racontent la même histoire

Les deux grandes visions peuvent être placées côte à côte :

Daniel 2 :

Babylone → Médo-Perse → Grèce → Rome → phase divisée → royaume de Dieu.

Daniel 7 :

lion → ours → léopard → quatrième bête → dix cornes et petite corne → Fils de l’homme et royaume éternel.

Daniel 7 approfondit donc ce que Daniel 2 avait déjà annoncé.

Il ajoute surtout des informations concernant la phase finale du quatrième royaume et la puissance qui s’opposera au Très-Haut.

Commentaire 16 - La perspective prophétique retenue

Dans la lecture défendue dans cette étude, et en accord avec l’orientation prophétique d’Edward Denny, Rome constitue le commencement historique du quatrième royaume, mais elle n’en épuise pas toute la portée prophétique.

La quatrième puissance possède une phase finale représentée par les dix cornes.

C’est dans cette configuration qu’apparaît la petite corne.

Cette lecture ne signifie pas qu’il soit aujourd’hui possible d’identifier avec certitude les dix rois ou l’Antéchrist.

Daniel ne donne aucun nom.

La prudence demeure donc indispensable.

La prophétie fournit des critères permettant de reconnaître la structure lorsqu’elle s’accomplira ; elle n’autorise pas à désigner arbitrairement chaque nouvelle coalition politique comme son accomplissement.

À retenir

Les quatre bêtes représentent quatre royaumes successifs : Babylone, la Médo-Perse, la Grèce et, dans la lecture retenue, Rome.

La quatrième puissance connaît une phase finale représentée par dix rois.

La petite corne apparaît parmi eux, s’oppose à Dieu et persécute les saints.

Sa domination est limitée à trois temps et demi, correspondant à 42 mois ou 1 260 jours.

Le Nouveau Testament reprend plusieurs de ses caractéristiques dans les descriptions de la puissance hostile finale.

L’Ancien des jours met fin à cette domination.

Le Fils de l’homme reçoit un royaume éternel.

Les saints participent finalement à son règne.

Daniel 7 ne présente donc pas le triomphe de l’Antéchrist, mais la certitude de sa défaite et l’établissement définitif du royaume de Dieu.

Conclusion

Daniel 7 commence avec une mer agitée et des bêtes qui se disputent la domination du monde.

Tout semble dominé par la violence.

Babylone disparaît.

La Médo-Perse disparaît.

La Grèce disparaît.

La quatrième puissance atteint finalement une phase dans laquelle surgit une autorité qui ose s’opposer directement au Très-Haut.

Pendant un temps, cette puissance paraît même victorieuse.

Mais Daniel est alors invité à regarder ailleurs.

Au-dessus des royaumes terrestres existe un tribunal que les empires ne contrôlent pas.

L’Ancien des jours siège.

Les livres sont ouverts.

Le jugement est prononcé.

Puis vient le Fils de l’homme.

Les royaumes obtenus par la conquête disparaissent et laissent place au royaume reçu de Dieu.

C’est finalement le message essentiel de Daniel 7 : les empires humains sont temporaires, même lorsqu’ils semblent invincibles. Le royaume du Fils de l’homme, lui, ne passera jamais.

L’étude académique de Daniel 7 permet d’aller plus loin : elle examine en détail l’identification des quatre royaumes, les dix cornes, la petite corne, Antiochos IV, la figure de l’Antéchrist, les 1 260 jours, les quarante-deux mois, la relation avec Daniel 2 et l’Apocalypse ainsi que la lecture prophétique d’Edward Denny.

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Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/dan009-daniel-7-les-quatre-betes-et-le-royaume-du-fils-de-lhomme/, exportée le 04/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.