Daniel 7 oppose ainsi deux durées.
La puissance hostile reçoit :
« un temps, des temps et la moitié d’un temps ».
Le royaume donné aux saints est :
« un royaume éternel » (Daniel 7.27).
La comparaison est saisissante.
D’un côté :
3½ temps.
De l’autre :
l’éternité.
Toute la perspective prophétique est contenue dans ce contraste.
L’expression « un temps, des temps et la moitié d’un temps » ne constitue donc pas seulement une énigme chronologique. Elle affirme que la domination du mal est réelle mais mesurée, violente mais temporaire, impressionnante mais incomplète.
Daniel et l’Apocalypse convergent sur ce point : les saints peuvent être livrés entre les mains de la puissance hostile, les témoins peuvent être tués et la bête peut sembler triompher, mais son temps demeure compté. Les trois ans et demi appartiennent à l’adversaire seulement dans les limites que Dieu lui accorde ; le royaume qui suit appartient aux saints pour l’éternité.